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La cognition, software du cerveau ?
Qui programme ce software (« logiciel ») ?
Sotfware = Ensemble des moyens d'utilisation, programmes, procédures, documentation d'un système informatique (abrév. fam. soft). SOFTWARE : Définition de SOFTWARE (cnrtl.fr)
➢ Les gènes.
➢ Le remodelage des synapses pendant l’enfance, ce qui a une répercussion sur le circuit cognitif.
• Maximal pendant l’enfance = plasticité cérébrale, lien important avec l’environnement.
• Également pendant l’âge adulte : expérience, apprentissage, maladie… → Les maladies neurologiques peuvent programmer ou reprogrammer le software.
➢l’environnement à l’age adulte = expéreinces, apprentissages
les maladies neurologiques peuvent déprogrmmer ou re programmer le software
Le lien entre la cognition et la conscience
La conscience est la scène de la cognition MAIS tout ne se passe pas devant la scène.
➢ Il y a ce l’on voit (conscience) et ce que l’on ne voit pas (inconscience).
Le premier théoricien de l’inconscient est Freud.
Il n’y a pas de définition de la conscience unanimement acceptée (philosophe, théologien, neuroscientifique,…). A minima dans le domaine du médical, il s’agit de la faculté qui permet d’appréhender de façon subjective les phénomènes extérieurs (sensations) ou intérieurs (émotions, pensées) et plus généralement sa propre expérience (conscience de soi).
➢ La conscience est difficile à définir car il s’agit d’une expérience subjective, pas de définition accéptée à l’unanimité
➢ « Je suis conscient parce que je le perçois ainsi » ; on ne peut pas savoir ce qu’est la conscience si nous ne sommes pas humains. Comment est le monde dans les yeux de quelqu’un d’autre ? « Vu que tu es humain, tu vois sûrement le monde plus ou moins de la même façon que moi, à quelques différences près »MAIS on ne sait pas pour les animaux par exemple = d’où l’expérience subjective.
L’activité cognitive consciente est seulement une petite partie de l’iceberg = le pic de l’iceberg. Contrairement à la partie inconsciente qui est énorme.
La physiologie de l’inconscient
Il y a des couches de traitement dont on n’est pas conscient. Nous avons l’impression d’être un TOUT, et non pas d’être composés de morceaux.
➢ Pourtant, la réalité est que nous sommes faits de fonctions spécialisées (propriétés émergentes) = aspects spécifiques sous-tendus par des couches spécifiques.
➢ Il s’agit de l’émergence d’un traitement réalisé différemment dans chaque coin du cortex.
Unicité dans la multiplicité :
-Impression d’un tout : Qui reçoit l’information, la traite puis réagit (ou non). = sensation subjective.
-Fonctions spécifiques : Qui concourent pour produire un comportement cohérent et adéquat (en principe) = la cognition est émergente
=> mais on sait aujourd’hui que le cerveau fonctionne sous forme de modules

La localisation cérébrale
La localisation cérébrale est au centre d’un vieux débat.
-holisme = un tout : Pierre Flourens
-localisationnisme = différents modules, avec des zones spécifiquent dan sle cerveau qui permettent certaines fonctions : Franz-Joseph Gall
Le localisationnisme extrême mènera à une dérive phrénologique : selon les localisationnistes extrêmes, il y aurait des régions dans le cerveau, pouvant être palpées au scalp, qui interviennent dans différents domaines (exemple : la bosse des mathématiques). Inventaire des aires cérébrales :
✓ Miséricorde.
✓ Harmonie
✓ Amour du lucre.
✓ Besoin d’admiration.
✓ Tendance à la foi.
✓ …
Ils ont rapidement été discrédités MAIS la localisation dans le cerveau est indiscutable ; la pathologie neurologique a un rôle déterminant.
➢ Cas de Phineas Gage (1848).
➢ Monsieur Tan Tan (1861).
➢ Cas H.M (1953).
La latéralisation cérébrale
Les deux hémisphères ne font pas la même chose ; ils font certaines tâches communes mais ils sont surtout spécialisés.
➢ Spécialisation plus ou moins poussée des hémisphères gauche et droit pour certaines fonctions cognitives.
Chez les humains, la latéralisation est assez extrême : l’étude de Knecht et al. (Brain, 2000) montre notamment sur 188 sujets droitiers, il y a 92,5% qui ont le langage à gauche. Les animaux sont également latéralisé :
- Les antilopes ont une partie cérébrale qui fait attention à ce qu’elle mange et une autre qui fait attention à l’espace autour d’elle afin de repérer des potentiels prédateurs.
- Les dauphins ont une partie cérébrale qui peut se mettre en veille pendant que l’autre reste en éveil.
- …
MAIS la latéralisation n’est pas aussi extrême : chez les chimpanzés, c’est 50-50% pour la latéralisation.
Il se pourrait donc que la latéralisation extrême des humains soit liée à la persécution des gauchers ; il y aurait eu une transformation naturelle car biologiquement il n’y a pas de raison
Il y a aussi une latéralistaion motrice : droitier et gauchers. 92,5 % des droitiers ont leur langage à gauche. La latéralisation peut etre acquise (?)
Hémisphère droit
= Non verbal et visuo-spatial.
✓ Attention spatiale.
✓ Reconnaissance des visages (reconnaissance des patterns)
Apprentissage et automatisation
fonctionnement en boucle :
Gestion des activités séquentielles complexes, y inclus cognitivomotrices.
Exemple : parler en marchant, écouter la radio en conduisant,…


L’architecture corticale - cognitive
Les 52 aires de Brodmann (notée par les initiales BA et son numéro ex : BA 5) : cytoarchitectonique microscopique du cortex = type, nombre de cellules et types de connexions.
Il s’agit d’un système encore un peu utilisé MAIS :
✓ Classification purement anatomique = difficile à appliquer cliniquement car il est difficile de savoir ce que ces aires font d’un niveau fonctionnel.
✓ Difficile de les identifier car il y a des différences interindividuelles.
✓ Quid du cortex en profondeur, et des sillons = seule la surface est cartographiée.
En clinique, nous utilisons un système plus simple : celui de Marsel Mesulam (1998) // cerveau du singe macaque.

les régions de Mesulmam
décrit 4 régions qui ont du sens au niveau fonctionnel :
✓ Aires sensori-motrices primaires (en bleu). → gare de départ et d’arrivée de la voie sensori-motrice. Régions faciles à identifier car elle sont u certain types de cellules identifiables
✓ Aire d’association unimodale (en jaune). → traitement complexe des informations par modalité (le visuel traite le visuel, l’auditif traite l’auditif,…). ici, c’est l’information qui arrive qui est traitée, c’est une gare d’arrivée
✓ Aires d’association hétéromodale (en rouge) → activation indépendante des modalités d’entrée. Seulement en contact avec les aires d’association unimodale et jamais avec les aires sensitives primaires
✓ Système limbique et para limbique (en vert). → cortex le plus ancien, en-dessous de la naissance des deux hémisphères = gestion des émotions, affiliation sociale,…

Le fonctionnement cortical
= Système complexe d’unités en interaction.
➢ Small world (zones primaires et unimodales) : fonctionnement local, avec un regroupement élevé et une grande connexion. Exemple : reconnaitre un son/une lettre. Il y a une connection entre diff neurones qui traitent une chose. Il y a des espèces de hubs qui connectent ces régions entre elles (ex : lobe frontal et occipital) et cela peut être à longue distance (?)
➢ Scale-free (zones hétéromodales) : connexions à distance entre ces modules = échange d’informations via des fibres (« autoroutes »). Exemple : liaison entre le lobe pariétal et frontal.
S’il y a des lésions, il y a déconnexion. Exemple : une alexie sans agraphie (ne plus savoir lire mais savoir écrire).


La phylogénie du cortex cérébral
Il y a un plan de base (Bauplan) conservé à travers les espèces. Puis un grand développement des aires associatives, surtout hétéromodales, chez l’homme.
➢ Les zones primaires sont plus ou moins pareilles.
➢ C’est l’entendue de la zone hétéromodale et associatives qui distingue l’homme de son plus proche cousin (chimpanzé) : il s’agit d’une zone avec une myélinisation plus tardive (maturation longue : 20-25ans), avec une plus grande variabilité interindividuelle (tempérament, caractère,…) = ce qui donne nos différences. Ce sont ces régions qui ont les connection à plus longue distance

L’activation étendue et dynamique des réseaux
fMRI = functional magnetic resonance.
→ Nous mettons le sujet dans la machine, nous montrons des images et nous demandons
ex : on présente l’image d’une pipe « Qu’est-ce que c’est ? ».
Le sujet fait des opérations cognitives que la machine va mesurer : activité du cerveau selon l’afflux du sang frais (l’activation des neurones appelle le sang frais).
À travers la machine, nous pouvons voir :
• Une activation des régions postérieures occipitales = aires primaires unimodales visuelles bilatérales, +accès lexical précoce.
• Une activation latéralisée à gauche : accès au sens de l’objet et le mot qui correspond
• Une activation bilatérale – activation motrice = prononciation.

les réseaux fonctionnels spécilaisés
-mémoire
-indentification des objets
VOIR LES AUTRES SUR MOODLE cour 4 et 5
La mémoire
permet « l’irruption du passé dans le présent ».
Elle peut avoir une évocation consciente ou une activation inconsciente (volontaire/automatique ; explicite/implicite). Le véritable rôle de la mémoire est d’optimaliser le présent et de prévoir l’avenir = les informations ancrées en mémoire permettent de mieux réagir.
le rôle pricnipale de la mémoire n’est pas le présent, mais de pouvoir prédire, et prévoir !
Nous avonc environ 5 milliards
Exemple : l’escargot de mer, même s’il a peu de neurones (2000 neurones), a une mémoire :
✓ Habituation = de toucher faible en toucher faible, l’animal réagit de moins en mois jusqu’à ne plus du tout réagir.
✓ Sensibilisation = l’alternance irrégulière entre touchers faibles et forts amène l’animal à réagir tant aux forts qu’aux faibles.
✓ Conditionnement physique = l’alternance régulière entre touchers faibles et forts amène l’animal à associer les stimuli et lui permet de réagir systématiquement après les faibles.
La mémoire procédurale
est à la base de l’apprentissage des conduites motrices et des savoir-faire; C’est une prolongation du conditionnment classique :
✓ Conduire une voiture,
✓ Faire du vélo,
✓ Jouer d’un instrument,
✓ Pratiquer un sport,
✓ Lacer ses chaussures,
✓ Marcher,
✓ …
Il s’agit du système le plus primitif de mémoire. Il y a des boucles cortico-sous corticales → Automatisation.
La mémoire procédurale est résistante au passage du temps et à la maladie (« le vélo, ça ne s’oublie pas ») cependant, il peut tout de même y avoir des troubles
on présente un stimulus une fois => réponse maladroite
présente le stimulus n fois => réponse modifiée

caractéristiques de la mémoire procédurale
• Un apprentissage progressif par essai et erreur.
• Un déclenchement par stimulus ; il n’y a pas de réponse sans stimulus. On doit être en contact avec la situation
• La réponse est nécessaire pour apprendre ; une pratique régulière est indispensable.
• L’automatisation se fait par la répétition.
• Il n’y a pas de participation volontaire (sauf éventuellement pour commencer comme sauter dans l’eau pour apprendre à nager).
• Elle est non-verbalisable.
troubles de la mémoire procédurale
➢ Syndromes parkinsoniens :
✓ Bradykinésie : plus lent, plus difficile, plus d’efforts.
✓ On/Off : blocage lors d’une action.
✓ Dyskinésies, chorée : perturbation des processus automatiques.
➢ Apraxie de la marche. = difficulté à marcher à cause de la perte du pattern de marche.
➢ Syndromes frontaux :
✓ Persévérations : tendance à aller dans une direction même si la situation a changé.
✓ Réponses impulsives (désinhibition).
✓ Comportement d’utilisation : même si c’est inadéquat, le comportement est continué (ex : continuer à rouler tout droit alors qu’il doit s‘arreter
=> ils perturbent tous la mémoire procédurale
La mémoire déclarative
La mémoire déclarative permet d’emmagasiner des connaissances et de retenir des épisodes du passé. Elle est verbalisable.
Elle comprend :
✓ La mémoire sémantique = ensemble de connaissances sur soi-même et sur le monde décontextualisées. Elle est totalement verbalisable mais on ne sait donner un contexte dans lequel l’info a été apprise
✓ La mémoire épisodique = capacité à voyager mentalement dans le temps pour revivre des épisodes précis du passé « comme si l’on y était à nouveau »
Mémoire associative
La mémmoire déclarative ets un types de mémoire associative
ce ne sont ni des bibliothèques, ni des ordinateurs.
- Elle est prodigieuse mais capricieuse.
- Elle est volatile et menteuse : on peut avoir de faux souvenenirs (étude sur la navette challenger et sur comment ils ont appris la nouvelle)
- Elle n’est pas entièrement contrôlable par la volonté.
- Elle est avantageusement imparfaite.
Ici, nous avons un système où les informations sont reliées ; les stimuli sont reçus en même temps et un lien automatique se crée entre ces derniers. Lors de la remémoration d’un des éléments, ce dernier peut raviver les autres, tout l’épisode.
L’apparition de la mémoire associative est l’œuvre de l’évolution naturelle. En effet, l’animal est mobile dans un milieu complexe afin de trouver de la nourriture/des partenaires et éviter ses ennemis. → Mémoire associative spatiale = carte de l’environnement qui permet de décoder les stimuli que l’animal rencontre dans un contexte spatial particulier ; il sait où il doit aller et où il ne doit pas aller
Chez l’homme, il y a des dimensions nouvelles :
• La mémoire associative nourrit une base de données faite de connaissances sur l’environnement, les personnes, le monde,…
• La mémoire associative lie les expériences personnelles avec le contexte temps/espace en des épisodes uniques dont le sujet est conscient qu’il les a vécu personnellement (importance pour définir la personnalité = mémoire autobiographique).
➔ Rôle essentiel du langage.
NB : les animaux aussi peuvent associer une expérience et l’espace-temps. Exemple : les oiseaux qui cachent des graines et qui vont les rechercher pendant l’hiver.

avantages de la mémoire associative
✓ L’encodage est instantané ; la répétition n’est pas nécessaire (ex : pour retenir qu’on peut êtr emangé par un tigre pas besoin d’être exposé 5 fois, sinon on est mort)
✓ Elle a une grande flexibilité ; n’importe quel élément peut activer l’ensemble.
✓ Une réponse immédiate n’est pas nécessaire pour l’apprentissage.
✓ L’intervention de la conscience la rend volontaire, explicite et verbalisable.
MAIS la récupération est une reconstruction et non une photo → des erreurs sont possibles (fausse mémoire).

Les soubassements anatomiques de la mémoire déclarative
Il y a des structures spécialisées, principalement pour l’encodage → Le circuit de Papez (circuit anatomique qui lie l’hippocampe, aux corps mamillaires etc… pour revenir à l’hippocampe, c’est une boucle)
A l’origine, Papez cru à tort qu’il s’agissait du circuit des émotions, nous nous sommes rendu compte par après qu’il s’agissait d’un circuit de mémoire (grâce à l’observation de patients, dont H.M).
→ En 1953, le patient H.M (27 ans) souffrait d’épilepsie réfractaire ; l’hippocampe pouvant créer des crises d’épilepsie, une opération de retrait des deux a été réalisée. Cela a montré qu’effectivement, il n’y avait plus de crises d’épilepsie MAIS il a eu un syndrome amnésique sévère isolé (profonde amnésie antérograde et moindre amnésie rétrograde*) qui est apparu, alors que l’intellect est plus haut que la moyenne, qu’il n’y a pas de déficits perceptifs, pas de problèmes de langage, pas de troubles de la personnalité,…

Les mémoires préservées de H.M
Dans la théorie de la consolidation, il y a une étape entre l’encodage et le stockage : la consolidation.
La théorie de la consolidation : les mécanismes exacts et la durée de la consolidation sont inconnus
NB : Différence entre les amnésies rétro et antérograde


amnésie rétrograde te antérograde
COMPLETER AVEC MOODLE
L’anatomie du syndrome amnésique
Les grands syndromes amnésiques sont dus à des lésions bilatérales. Les troubles sont nettement plus légers dans les lésions unilatérales car il peut y avoir une certaine compensation, sauf si le côté opposé est non fonctionnel ou qu’il s’agit d’une variante de circuit plus latéralisée par exemple. ➔ Toutes les parties du circuit ne se valent pas au niveau gravité!
En d’autres mots, il y a deux circuits de Papez ; donc si un seul est atteint, l’amnésie est moins importante. Cependant, il y a des exceptions, par exemple quand le patient n’utilisait déjà qu’un seul circuit à la base (et que ce dernier est lésé). Dans le cas de H.M, il s’agissait d’une lésion bilatérale (amnésie sévère). Le plus souvent, il s’agit de lésions des 2 noeuds dans cette boucle :
✓ Hippocampe : amnésie mésio-temporale.
✓ Thalamus antérieur : amnésie diencéphalique.
L’amnésie est plus rare avec les autres structures de circuit (corps mamillaires, fornix, gyrus cinguli). Pour une amnésie sévère comme HM : lésion bilatérale

L’ictus amnésique
L’ictus amnésique est une attaque d’amnésie profonde, isolée (antérograde>>>rétrograde). Il s’agit d’un épisode unique dans la plupart des cas (90%), qui apparait souvent au-delà de 60 ans. Il y a environ 1 cas par mois aux urgences.
En clinique, il s’agit d’un patient qui est alerte et approprié mais qui pose sans cesse les mêmes questions (où suis-je ? que fait-on ? pourquoi ? ) et ne retient rien de ce qu’on lui dit. Cela est très anxiogène. Cela survient pendant quelques heures (moins de 24h) et puis guérit spontanément avec une récupération complète.
Les causes sont inconnues mais il existe quelques hypothèses :
• Vasculaire : pas de lésions persistantes.
• Epileptique : pas d’anomalies à l’EEG.
• Migraineuse : pas toujours d’antécédents (hypothèse la moins probable).
Au niveau du bilan : rien si le cas est typique. Mais la RMN montre des modifications transitoires au niveau des hippocampes ; nous pouvons voir une sidération de l’activité hippocampique.
Diagnostic différentiel : ictus vasculaire (AVC qui se manifeste par un ictus et d’autres signes associés), post traumatique (ex : chute à cheval), épileptique (crise d’épilepsie, manifestations différentes). → Nécessité d’une bonne anamnèse
Après l’épisode passé, ils ne récupèrent pas leur souvenir de l’épisode car il n’y a pas eu d’encodage, il ne peut dons pas avoir de récupération

L’amnésie fronto-sous-corticale
caractérisée par une amnésie par déficit au rappel, avec un encodage relativement préservé (car l’hippocampe n’est pas touchée) = inverse du circuit de Papez. Ici, l’information est encodée mais le patient n’a pas la capacité stratégique de recherche.
test : apprentissage de mot couplés avec un indice sémnatique ex : dentiste - métier
Le rappel libre implique une recherche active en mémoire en utilisant des indices (diminution dans les lésions fronto-souscorticales) → Le fait de fournir des indices améliore substantiellement le rappel !
au milieu : n’atteindra jamais la norme car
la 3e à D : démence frontotemporale : le patient atteint presque la norme


Les fausses identifications
« delusional mididentification syndromes DMS »
. La « familiarité » est un sentiment subjectif (une intuition) qui « marque » chaque souvenir conscient, distincte de la mémoire du contenu (épisodique, sémantique). Il peut y avoir une dissociation entre la familiarité et le contenu.
→ Les troubles de la familiarité : déjà/jamais vu, vécu, senti :
✓ Syndrome de Capgras : ne plus reconnaitre ses proches (souvent son conjoint) car son visage ne fournit plus le sentiment de familiarité = croire qu’un imposteur a pris la place du vrai conjoint. Ici, le sentiment de familiarité manque. Souvent ciblé, donc ne concerne qu’une seule personne, le patient voit bien le visage, il sit que oui ca ressemble à l’identique à la personne mais aucun snetimeent de familiarité, et du coup ne le reconnait pas (oui il ressemble à MArcel, mais ce n’est pas lui). Pas lié à une maladie en particulière, c’est l’atteinte d’un circuit du cerveau particulier
✓ Syndrome de Frégoli : croire que derrière le visage d’inconnus se cache toujours une personne connue. Il pense qu’il connait tout le monde. Ici, le sentiment de familiarité est omniprésent.
✓ Paramnésie réduplicative : le patient est convaincu qu’il y a des « doubles » (ceci est bien une clinique et vous êtes bien un docteur qui ressemble comme deux gouttes d’eau à mon docteur mais je ne crois pas que vous êtes mon docteur et que je suis dans la clinique où je vais d’habitude. Il doit donc y avoir deux cliniques et deux docteurs identiques et ne je ne suis pas dans la bonne…).
La mémoire de travail
Ce n’est pas une mémoir typique, elle est évanescente
La mémoire de travail permet la conservation de courte durée (quelques secondes) d’une certaine quantité d’information (sous forme verbale ou visuelle) directement utilisable par les processus cognitifs en cours. On garde l’information à disposition pendant une période brève
Exemple : retenir un numéro de téléphone le temps de composer ou ne pas perdre le fil d’une conversation.

Les troubles de la mémoire de travail
Le troubles en mémoire de travail ne sont pas des troubles d’apprentissage. Il s’agit d’une faible capacité de concentration, distractibilité accrue, difficulté à effectuer deux actions simultanément. Exemple : perdre le fil d’une conversation, ne plus savoir ce qu’on est venu faire ou chercher dans une autre pièce, ne pas pouvoir faire deux choses en même temps,…
Les causes de stroubles de la mémoire de travail
✓ Causes neurologiques : atteinte focales du lobe frontal ou diffuses (multifocales). Exemple : trauma crânien, sclérose en plaque, tumeurs, démences,…
✓ Facteurs généraux : état général (douleurs, inconfort, maladie,…), état d’humeur (dépression, anxiété excessive,…), motivation, fatigue, manque de sommeil, jeûne (hypoglycémie), alcool, médicaments, effet de l’âge (la mémoire de travail arrive à son potentiel maximum aux alentours des 20 ans, puis décroit).
✓ Ainsi que la surcharge cognitive et sensorielle.
tout ce qui circule dans la MDT est conscient mais son fonctionnement (ce qui rentre et ce qui sort) n’est pas forcément sous notre contrôle
L’organisation du lobe occipital
il a un haut degré d’organisation : il s’agit d’une mosaïque de colonnes, chacune spécialisée dans le traitement (en parallèle) d’un aspect particulier de la vision : orientation, couleur, fréquence spatiale,… = chaque colonne traite un élément particulier.


niveaux théoriques d’évaluation de l’information visuelle
✓ Information visuelle formelle : formes, couleurs, contours,…
✓ Information visuelle générique : objets, visages (en tant que visages), mots écrits (en tant qu’écriture) ex : on reconnait que c’est un GSM
✓ Information visuelle spécifique : visage d’une personne particulière, objet personnel (ses lunettes, son ordinateurs, sa voiture,…), sa propre écriture ex : on sait dire c’est quel GSM c’est et à qui il appartient : c’est le GSM de Noé
Attention, ce n’est pas une séquence mais bien un traitement en parallèle : image 1
Nous ne faisons pas juste une carte de ce qui est présent → le cerveau fait une interprétation, il fait sa vérité ; l’image visuelle est une construction mentale. = l’œil est un faux miroir (Magritte, 1928). + tableau « Le blanc-seing » où le cerveau complète l’image.
➢ Nous « voyons » ce que nous connaissons mieu que ce que nous ne connaissons pas; si nous ne connaissons pas l’histoire, nous ne reconnaissons pas les détails suivants : image 2


L’hémianopsie latérale homonyme
c’est l’attente d’une partie du réseau visuel
Les voies visuelles croisent de façon très caractéristique. Les nerfs optiques se rapprochent et sous le cerveau, en avant de l’hypophyse, ils croisent partiellement. La partie nasale croise et pas la partie temporale. Après ce croisement = chiasma optique : il y a des bandes se substances blanches jusqu’au corps géniculé du thalamus.
Epargne maculaire : vision centrale préservée. Donc le patient ne le remarque pas tout de suite.
En d’autres mots, rappelons-nous que les voies de la vision croisent partiellement (carrefour d’échange de nerfs optiques) ; chaque œil envoie ses fibres à moitié droite et à moitié gauche.
➢ Partie nasale de l’œil gauche et partie temporale de l’œil droit.
La raison de ce croisement est de ne pas voir double, cela permet de voir une seule image avec les deux yeux.
S’il n’y a pas de croisement, la vision est dédoublée. S’il y a lésion sur le nerf optique (avant le chiasma) : atteinte de tout ce qui vient dans l’œil touché mais l’autre œil peut pallier MAIS vision plate. En effet, avec les deux yeux, nous avons une vue stéréoscopique (avec des reliefs) mais avec un seul œil, la vision est plate.
S’il y a lésion après chiasma : si la lésion est à droite, le problème se situera à gauche et inversement (dans ce cas, fermer un œil ne sert à rien ; les deux yeux envoient des fibres coupées). Les deux yeux sont donc touchés.

La cécité corticale
c’est une double hémianospie : générée par des lésions occipitales bilatérales (les deux « autoroutes » sont coupées).
➢ Le réflexe photomoteur est conservé.
➢ Le nystagmus opto-kinétique (mouvement des yeux quand on regarde par la fenetre dans un véhicule en mouvement) est aboli (contrairement à la cécité hystérique où il est préservé).
NB : diagnostic différentiel avec une cécité psychogène : nous nous fions au nystagmus optokinétique. Nous regardons si les yeux vont de droite à gauche lorsque l’environnement défile, cette séquence est automatique et inconscient. Dans le cas d’une atteinte psychogène, elle est toujours présente.
Parfois, cette cécité est accompagnée d’une anosognosie, ou un déni du trouble (syndrome d’Anton-Babinski). En effet, prendre conscience de l’image dépend d’un autre système ; le patient a pour acquis qu’il voit et n’a pas de feed-back qu’il ne voit pas. In ne réalise pas qu’il est aveugle
= Déconnection entre le cortex visuel et le schéma corporel représenté dans le lobe pariétal.





Les agnosies associative
Il peut percevoir, faire les tâches précédentes mais ne pas reconnaitre leur signification (reconnaitre un objet personnel, reconnaitre un visage, lire un mot écrit). Il s’agit de difficulté à reconnaitre des entités. Ici, la lésion est plus en avant au niveau occipito-temporal (droite ou gauche) et est plus petite.
➢ Entité « objet » = agnosie visuelle.
➢ Entité « visage » = prosopagnosie, latéralisation à droite.
➢ Entité « mot écrit » = alexie pure, latéralisation à gauche.
Exemple d’une tâche réalisée par quelqu’un souffrant d’une agnosie associative :
Ce patient agnosique peut copier +- bien mais il ne sait pas ce qu’il copie. Ici, il ne se rend pas compte qu’il y a une omission du contour (petite ligne vierge) qu’il recopie betement mais il s’agit d’un défaut d’impression ou quoi



agnosies conclusion
elles sont rares en pratique :
-REMPLIR VOIR SUR MOODLE cour 4 et 5 IL MANQUE BEAUCOUP D’INFOS
Les hallucinations
Le cerveau pense voir, sentir, entendre des choses qui n’existent pas. Il existe différents types d’hallucinations :
-Psycho-sensorielle : caractéristiques de la sensorialité et de spatialité.
o Auditives : pathologie psychiatrique. Sons simples (notes de musique, bruits de cloche), plus souvent des voix.
o Visuelles : dans la pathologie « organique ». Simples ou complexes, parfois typique, ex : vision d’animaux effrayants (zoopsies) dans le delirium tremens. Ce sont elles que nous allons étudier
o Olfactives et gustatives : rares. Un gout ou une odeur, le plus souvent désagréable.
o Tactiles : diverses. Le corps effleurements, grouillement de parasites, contenu érotique ou désagréable.
o Cénesthésiques : concernant la sensibilité profonde, proprioceptive.
-Psychiques : imposition de pensées, télépathie, intrusion dans les pensées du patient. Hallucinations en dehors de canaux sensoriels, sensitifs. Il s’agit de maladies psychiatriques, corrélées à la symptomatologie délirante.
NB : délire = construction psychique déréelle entrainant une conviction inébranlable survenant dans une conscience claire
Les hallucinations visuelles
• Hallucinations : perception sans objet réel. Exemple : un rat dans un coin de la chambre.
• Illusions : perception erronée d’un stimulus réel. C’est plus fréquent. Exemple : un coussin pris pour un chien qui dort, un buisson pour une personne qui se cache,…
• Distorsions de la perception = métamorphopsies : vision déformée de l’environnement. Exemple : distorsion des visages.
Dans les hallucinations visuelles, la même région cérébrale (réseau) est activée que ce soit une perception visuelle normale ou une hallucination, illusion, distorsion,…
Il est important de savoir si le patient a ou n’a pas conscience de leur réalité. En cas de :
➢ Conscience et critique : plus fréquent dans les lésions neurologiques (visuelles ++). Attention que cela n’arrête pas les hallucinations.
➢ Inconscient et faisant partie d’un discours délirant : plus fréquent dans les affections psychiatriques (auditif ++).
La même région cérébrale : VOIR SUR MOODLE CAR INCOMPLET

métamorphopsies
✓ Déformation des objets, des visages.
✓ Macropsies/micropsies : lilliputiennes : le monde apparait plus petit, typiquement dans le sevrage d’alcool. Agrandit ou réduit la taille de ce qu’on voit.
✓ Illusions du mouvement.
✓ Changements de couleurs.
✓ Polyopie : le même objet est vu comme plusieurs copies.
✓ Pallinopsie : persistance de l’image après que le regard a été détourné. (ex : un patient conduit et il voit à droite un magasin Ikea mais cette image est restée pendant plusieurs kilomètres)
mécanismes physiopathologiques impliqués dans les hallucinations
• Irritation locale (exemple : décharge de neurone comme une épilepsie, en marge d’une lésion corticale).
• Déafférentation :
o Maladies oculaire (exemple : syndrome de Charles Bonnet : personnes agés qui ont une atteinte visuelle comme suite à une cataracte. On peut parfois penser qu’ils ont une démence mais c’est justqe qu’ils n(ont pad toutes les infos visuelles mais c’est le cortex occipital qui leur envoie des images fausses).
o Lésions des voies visuelles ou des centres visuels.
- Élémentaires : lobe occipital.
- Complexes : lobe temporal. (mécanisme incertain : possible implication des circuits thalamo-corticaux).
• Altération de la neurotransmission (exemple : augmentation de la dopamine).
• Altérations fonctionnelles réversibles (exemple : migraine, état confusionnel).
• Trouble du fonctionnement cognitif (exemple : diminution du monitoring attentionnel, déprivation sensorielle).
Le syndrome de Charles Bonnet
survient chez des personnes âgées et avec un déficit visuel bilatéral d’apparition rapide, quelle qu’en soit la cause et sans signe de détérioration mentale associée (ou alors légère). Cela peut être un phénomène de libération : « aveugle qui développe un monde car le cerveau se crée un monde » → Hallucinations visuelles complexes.
✓ Scènes élaborées, souvent en couleur, voire en relief. Muettes mais mobiles, de taille normale ou réduite.
✓ Impression de réalité +++.
✓ Le patient est critique de ses troubles.
✓ Pas de tonalité inquiétante : le spectateur est neutre, voire amusé.
✓ Durée de quelques secondes à quelques heures.
✓ Favorisé par une baisse de luminosité (// fin de journée).
✓ Favorisé par l’inactivité du patient.


















