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Définition de psychologie de l'éducation par Foulin & Mouchon ? (1999)
La psychologie de l’éducation est le champ d’étude « qui, de près ou de loin, traite des structures et mécanismes psychologiques susceptibles d’intervenir dans une situation d’éducation. Dans cette optique, […] la psychologie de l’éducation devient le carrefour de toutes les spécialités de la psychologie contemporaine : développement, cognition, personnalité, conduites sociales, etc. »
A quoi sert la psychologie de l’éducation selon l’APA ?
S’intéresse au développement, à l’évaluation et à l’application :
Des théories de l’apprentissage et de l’enseignement ;
Du matériel éducatif, des programmes, des stratégies… tout au long de la vie ;
Des programmes d’intervention et de rééducation auprès de différents publics.
Donc : Le psychologue en éducation tente d’apporter des outils et des connaissances dans les domaines :
Cliniques,
De l’éducation spécialisée,
La psychologie scolaire,
Et de l’évaluation.
Qu’apporte Juan Vives a la psychologie de l’education ?
Juan Vives (1495-1540) :
Philosophe qui s’intéresse à l’emplacement des lieux d’instruction.
Préconise d’éloigner ces lieux des endroits trop bruyants.
Constate que l’air « pollué » semble néfaste aux élèves et enseignants.
Suggère que les femmes soient également éduquées.
=> L’idée que l’environnement de l’apprentissage a un impact sur les apprentissages est née.
Qu’apporte Johan Pestalozzi a la psychologie de l’education ?
Johan Pestalozzi (1746-1827) :
Philosophe suisse passionné de pédagogie.
Préconise de favoriser l’apprentissage par observation (au lieu de « l’apprentissage par cœur).
Affirme que les relations entre l’élève et l’enseignant sont primordiales pour faciliter l’apprentissage.
Est le 1er à proposer la création d’écoles élémentaires.
Qu’apporte Friedrich Froebel a la psychologie de l’education ?
Friedrich Froebel (1782-1853) :
Pédagogue allemand, élève de Pestalozzi.
Affirme que les jeunes élèves ont des besoins et des capacités spécifiques.
Est le créateur des « Kindergarten » (alliant les apprentissages et le jeu).
Est le créateur de « jouets éducatifs ».
Qu’apporte Johann Herbart a la psychologie de l’education ?
Johann Herbart (1776-1841) :
Considéré comme le père de la « Psychologie de l’éducation ».
Etablit un lien entre le développement de l’individu (ses apprentissages) et la contribution à la société.
Selon lui, chaque enfant nait avec un potentiel donné que seule l’éducation peut faire évoluer.
Affirme que l’intérêt de l’élève pour ce qu’il apprend à un impact sur ses apprentissages.
Crée les premiers scénarii pédagogiques = ce que doit faire l’enseignant pour favoriser les apprentissages… et mettre l’élève dans de « bonnes conditions ».
=> L’idée de la motivation scolaire est née.
Quel est le contexte de l'âge d’or de la psychologie de l’éducation ?
De la fin 19ème à 1920. Considéré comme « l’âge d’or » de la psychologie de l’éducation. Contexte spécifique -> Immigration très importante vers les USA -> Création de très nombreuse écoles (1 et 2 degré).
De nouvelles questions émergent :
- Comment enseigner à autant d’élèves …
- … provenant de pays et cultures différents ?
Qu’apporte William James a la psychologie de l’education ?
William James (1842-1910) :
L’un des « fondateurs » de la psychologie scientifique = approche scientifique des comportements humains.
S’intéresse aux émotions et à leurs impacts physiologiques (pour James, l’émotion est une réponse à un changement biologique).
« Talks to Teachers on Psychology » publiée en 1899.
Qu’apporte Alfred Binet a la psychologie de l’education ?
Alfred Binet (1857-1911) :
Est persuadé que les enfants « anormaux » peuvent être rééduqués.
Devient « chargé de mission » pour le Ministère de l’Instruction Publique.
Créateur, avec Simon, du 1er Test d’Intelligence pour les enfants : le tests BINET-SIMON.
Selon lui, 2 éléments sont importants dans tout apprentissage :
La variabilité inter-individuelle.
Le matériel utilisé.
Qu’apporte John Dewey a la psychologie de l’education ?
John Dewey (1859-1952) :
Selon lui, tout apprenant doit être actif dans son apprentissage
L’école ne doit pas simplement enseigner des connaissances (des savoirs) … mais aussi des savoir-faire et savoir-être
Selon lui, les pédagogues sont trop centrés sur l’élève… au détriment de l’apprentissage
Il est nécessaire de prendre en compte tous les paramètres de la situation d’apprentissage (le contexte, l’enseignant, …)
=> L’idée d’interaction entre « élève » et « enseignant » + l’importance du « contexte » est soulignée
Quelles sont les nouvelles évolutions sociales et culturelles depuis les années 1920 qui poussent a repenser l’education ?
Augmentation de la fréquentation des écoles, collèges, lycées et … universités (= « massification de l’éducation »)
Conflits mondiaux qui obligent à concevoir de nouvelles méthodes d’entraînement (et d’apprentissage)
Changement de conception quant aux maladies mentales, handicaps mentaux et « retards mentaux »
Modification des secteurs d’emplois et des métiers à ® besoin accru de développer des compétences « manuelles » et/ou « intellectuelles »
Essor de la « formation tout au long de la vie »
Qu’apporte Jean Piaget a la psychologie de l’education ?
Jean PIAGET (1896-1980) :
Concepteur de la théorie du développement
Concepts de « stades de développement »
A été l’un des 1er à souligner l’importance des processus cognitifs dans les apprentissages
Qu’apporte Jérôme Bruner a la psychologie de l’education ?
Jérôme BRUNER (1915-2016) :
A « appliqué » la théorie piagétienne à l’éducation
A même créé des programmes pédagogiques
Selon lui, il y a 3 modes de représentations des connaissances qui se succèdent du point de vue développementale :
(1) Représentation énactive (basée sur l’action)
(2) Représentation iconique (basée sur l’image)
(3) Représentation symbolique (basée sur le langage)
Il faut présenter les informations dans cet ordre défini pour faciliter les apprentissages

Qu’apporte Benjamin Bloom a la psychologie de l’education ?
Benjamin BLOOM (1913-1999) :
« Tous les élèves peuvent apprendre » est son leitmotiv
A créé une taxonomie des objectifs pédagogiques en distinguant :
(1) le domaine cognitif
(2) le domaine affectif
(3) le domaine psychomoteur
Rem. sur le domaine cognitif :
mémoriser (des connaissances)
comprendre
être capable de réutiliser ses connaissances
analyser, évaluer (juger), et créer
Hiérarchie de ces 4 niveaux

Quelles sont les nouvelles découvertes en psychologie de l’éducation aujourd’hui ?
1. Développement de théories psychologiques spécifiques sur des activités précises (résolution de problèmes, écrire, calculer, rechercher de l’information, …)
2. Développement de nouvelles techniques de recueil de données quantitatives et qualitatives
3. Essor de :
nouvelles méthodes,
de nouveaux outils (informatique, Internet, …)
et nouveaux contextes (travail à distance, formation tout au long de la vie, collaboration, …) d’enseignement et d’apprentissage
=> La psychologie de l’éducation est en pleine expansion … d’autant plus que les contextes récents réinterrogent les apprentissages (par ex., le confinement, l’enseignement à distance, etc.)
Quelle est la définition de la motivation de Pintrich et Schunk ? (1996)
MOVERE (latin) = se mouvoir. Une variable qui mettrait en mouvement, qui dynamiserait le comportement.
Selon Pintrich et Schunk (1996), la motivation implique l’idée de mouvement, d’une énergie qui pousse à agir et qui permet d’accomplir un travail.
Quelle est la définition de la motivation de Lieury ? (1996)
La motivation est directement liée à la qualité des apprentissages. La motivation est un terme générique qui désigne l'ensemble des mécanismes biologiques et psychologiques qui permettent :
(1) le déclenchement de l’action (ou comportement),
(2) l’orientation,
(3) l’intensité
(4) la persistance.
Sur le plan psychologique, l'apprentissage du découragement ou la résignation apprise s'explique par le fait que l'individu n'arrive plus à faire la relation entre
ce qu’il fait
et les résultats de son action,
d’où la perte de motivation, et un comportement passif.
=> Exemples de verbalisation liée à la résignation acquise : « je suis nul » ou« j’y arriverais jamais », « je suis pas fait pour les stats ».
A quoi renvoie la motivation selon Keller ? (1983)
À l’amplitude du comportement
Aux choix que l’apprenant fait
Au degré d’effort que l’apprenant met selon ses choix
Selon Viau, la motivation est l’ensemble des déterminants qui ? (1994)
Poussent l’élève à :
S’engager activement dans le processus d’apprentissage
À adopter les comportements qui le conduiront vers la réussite
À persévérer malgré les difficultés
(très proche de la conception de Lieury)
Expliques le processus motivationnel selon Viau (1994).
Les trois sources de la dynamique motivationnelle :
1. La perception de la valeur d'une activité = le jugement qu’un élève porte sur l’utilité et l'intérêt de celle-ci en vue d’atteindre les buts qu’il poursuit
2. La perception de sa compétence = une perception de soi par laquelle un élève, avant d’entreprendre une activité qui comporte un degré élevé d’incertitude quant à sa réussite, évalue ses capacités à l’accomplir de manière adéquate
3. La perception de contrôlabilité = se définit comme étant la perception qu’a un élève du degré de contrôle qu’il peut exercer sur le déroulement et les conséquences d’une activité pédagogique
Les trois sources motivationnelles influencent trois comportements d’apprentissage :
1. L'engagement cognitif = degré d'effort mental que l'élève déploie lors de l'exécution d'une activité d'apprentissage. Cet engagement se traduit par l’utilisation systématique et régulière de stratégies d’apprentissage.
2. La persévérance = le temps que l'élève consacre à des activités d’apprentissage
3. La performance désigne les résultats de l’apprentissage, c’est-à-dire un ensemble de comportements indiquant le degré de réussite à une activité.
Les facteurs externes à l’élève sont déterminants :
- relatifs à la vie personnelle de l’élève
- relatifs à la classe
- relatifs à la société (par ex., perception de l’école comme « ascenseur social », perception des enseignants, ...)
- relatifs à l’école (par ex., posture par rapport aux règles, contraintes, ...
=> On parle de dynamique pour insister sur le caractère évolutif de la motivation (non figée)

Quels sont les deux types de motivation ?
=> La motivation intrinsèque :
Consiste à s’engager dans une activité pour le plaisir même de s’y engager
Le temps et « l’énergie » passés semblent de bons indicateurs
Pour augmenter la motivation intrinsèque (Lepper & Hodell, 1989) :
Le défi
La curiosité
Le contrôle
La fantaisie
=> La motivation extrinsèque :
Est un besoin de renforcements « extérieurs »
Mais les récompenses extérieures pourraient « tuer » la motivation intrinsèque (Lieury, 1996)
Il ne faut pas pour autant arrêter de donner des récompenses …
… il faut veiller à préserver la motivation intrinsèque
Exemples de récompenses :
Paiement (notes du bulletin, argent, prix, …)
Qualification (diplôme)
Formules de récompenses
Renforcement positif
Rétroaction
Quelles sont les origines de la motivation ?
En fait, l’origine de la motivation (intrinsèque ou extrinsèque) vient de la représentation mentale de l’apprenant. S’il réussit, c’est en raison de :
L’aide reçue
La chance
La facilité de la tâche
L’habileté
L’intelligence
L’effort
Les sentiments de l’enseignant envers moi
L’humeur de l’enseignant
=> Tout dépend de l’attribution causale (interne versus externe).
Expliquez le concept de locus of control.
Le « locus of control » ou lieu de contrôle, permet de différencier les causes quant à leurs sources :
Internes à l’élève (talent, effort, fatigue, …)
Externes à l’élève (difficulté d’une tâche, chance, enseignant, …)
La stabilité, permet de différencier les causes quant à leur temporalité :
Changeable : instable dans le temps, peut fluctuer
Non changeable : stable dans le temps (immuable)
La contrôlabilité, permet de distinguer les causes quant à la responsabilité de l’élève :
Contrôlable : l’élève perçoit qu’il aurait pu l’éviter
Non-contrôlable : l’élève pense n’avoir aucune prise dessus

En quoi le locus of control, la stabilité et la contrôlabilité sont liés aux émotions ressenties par l’apprenant ?

Par quoi la motivation d’un élève est-elle déterminée ?
La motivation d’un élève est principalement déterminée :
par l’image qu’il se fait de lui-même
et par l’image qu’il se fait de la situation dans laquelle il travaille
Ce sont donc les représentations mentales qui sont importantes à comprendre et non une certaine réalité dite « objective ». Une réussite peut être profitable pour un élève et le motiver seulement s’il s’en attribue la compétence.
Remarque sur les différences entre sexes :
Les filles ont tendance à attribuer :
leurs échecs à un manque d’aptitudes
Leurs réussites à leurs efforts
Les garçons ont tendance à attribuer :
leurs échecs au manque d’efforts
leurs réussites à leurs compétences
Origines de ces différences ?
Quels sont les deux types de motivation d’un point de vue neurochimique ?
La motivation d’approche :
Implique la libération d’une substance neurochimique qui indique que quelque chose est sur le point de se produire et que nous devrions l’apprécier
La motivation d’évitement :
Eloigne d’une réponse menaçante ou désagréable en libérant des hormones qui déclenchent une réaction de « lutte ou de fuite »
Qu’est-ce que les études montrent sur l’impact de la motivation sur l’Homme ?
Le désir de vivre une expérience gratifiante peut être plus puissant que le plaisir de la récompense effectivement ressentie.
Les expériences vécues à différents stades de l’enfance peuvent avoir différents types d’impact sur les systèmes de motivation.
Les systèmes de motivation du cerveau peuvent être perturbés par :
Un manque de relations réceptives
Un sentiment d’impuissance
Des comportements de dépendance, consommation de drogues.
Quels sont les circuits neuronaux et mécanismes chimiques de la motivation ?
Les circuits neuronaux et mécanismes chimiques de la motivation :
Il n’existe pas de zone de la motivation
La motivation est une fonction qui mobilise plusieurs zones et aires, qui implique plusieurs neurotransmetteurs.
Par exemple :
L’amygdale = « déclencheurs d’émotions », évalue rapidement les émotions provenant de l’environnement et active les comportements d’approche ou d’évitement. C’est une structure essentielle à la détection des menaces et à l’apprentissage de la peur.
Les voies de la dopamine = facteur clé de l’envie, module de l’activité neuronale lorsqu’un évènement gratifiant se produit. Augmentation de la dopamine renforce les comportements qui ont suscité la récompense et incite les individus à rechercher et à apprendre de nouvelles expériences dans l’attente d’un résultat positif.
Nucleus Accumbens = « anticipateur de récompense », évalue les stimuli qui suscitent des réactions d’envie ou de plaisir. A un rôle important dans l’apprentissage à partir d’un retour d’information et dans la prise de décision basée sur la récompense.
Les voies de la sérotonine = facteur clé de l’appréciation, s’associe à d’autres substances neurochimiques pour transmettre l’euphorie et possède la distribution la plus large dans le cerveau. Influence majeure sur les états émotionnels, les cycles de sommeil, l’alimentation et d’autres comportements gratifiants.

Quelles sont donc les recommandations des scientifiques pour la motivation ?
Encourager l’exploration ludique
Renforcer l’auto-efficacité (= locus of control « interne »)
Réduire l’importance accordée aux récompenses extrinsèques (comme les notes, les tests et le programmes de reconnaissance basés sur les performances)
Davantage valoriser le feedback constructif et l’accompagnement
Remplacer les approches punitives par des méthodes qui réduisent le stress
Fournir un retour d’information positif et un soutien social/par les pairs
Quel est le problème pour les élèves en difficulté ?
Les élèves en difficulté pensent que :
Echecs = causes internes (« je suis nul ! »)
Réussites = causes externes (« j’ai de la chance ! »)
Intelligence = unité stable
Donc, ils ne pensent ne rien pouvoir faire pour s’empêcher d’échouer. Ils ont une perception irréaliste de leurs compétences :
Surestiment ou sous-estiment leurs capacités …
… et surestiment ou sous-estiment l’exigence d’une activité d’apprentissage
=> ont donc des difficultés à gérer leur activité. La perception qu’un élève a de son efficacité est un meilleur indicateur que l’intelligence pour déterminer la réussite à une tâche.
Quelle sont les pistes d’interventions pour aider les élèves en difficulté ?
1/ Communiquer des attentes élevées aux élèves :
Présenter les tâches comme des défis réalistes
Augmenter l’aide plutôt que diminuer le défi
Questionner de façon stimulante
Enseigner à être stratégique (comment gérer son temps de travail, comment préparer un examen, utiliser des techniques de relaxation, …)
Promouvoir l’effort comme moyen de réussite
2/ Donner de la valeur aux matières et aux tâches scolaires :
Maintenir le plaisir d’apprendre
Insister sur l’utilité des apprentissages (« à quoi ça sert? »)
Faire des liens avec d’autres matières
Proposer des tâches variées
Offrir des options (sur le contenu, les modalités d’enseignement, …)
Aider les élèves à se fixer des buts à court, moyen et long termes
Valoriser l’apprentissage plutôt que la performance
3/ S’analyser (du côté de l’enseignant) :
Effectuer une auto-analyse de ses pratiques et de plusieurs facteurs d’influence dont mes attitudes personnelles :
Gestion des contacts avec autrui ?
Confiance en soi ?
Sens de l’humour ?
Affirmation de soi ?
Engagement dans les activités ?
Quelles sont les 5 conditions pour motiver les élèves ?
1/ L’activité d’apprentissage doit être signifiante
Elle doit correspondre à des champs d’intérêts
Elle doit s’harmoniser avec ses projets personnels
Elle doit répondre à ses préoccupations
=> Cette condition favorise la perception qu’à l’élève de la valeur de l’activité d’apprentissage. Plus une activité lui semble signifiante, plus l’élève la juge intéressante et utile.
2/ L’activité d’apprentissage doit être diversifiée et s’intégrer aux autres activités
La diversité se trouve d’abord dans le nombre de tâches à accomplir à l’intérieur d’une même activité
Si l’activité ne nécessite que des actions répétitives et/ou monotones = baisse de l’intérêt
L’activité doit en même temps s’intégrer à d’autres activités, c’est-à-dire s’inscrire dans une séquence logique
L’élève doit percevoir le lien entre plusieurs activités d’apprentissage
=> nécessité d’établir un projet pédagogique (côté enseignant) et un projet personnel (côté élève)
3/ L’activité d’apprentissage doit représenter un défi pour l’élève
L’activité ne doit être ni trop facile ni trop difficile
Elle doit exiger un engagement cognitif de l’élève
Un élève se désintéresse rapidement :
d’un succès qui ne lui a coûté aucun effort
d’un échec dû à son incapacité à réaliser une activité
=> Cette condition influe sur la perception que l’élève a de ses compétences … car s’il réussit à atteindre le but, il aura tendance à attribuer cette réussite à ses propres capacités et efforts
4/ Responsabiliser l’élève
L’élève doit percevoir qu’il peut opérer des choix durant ses activités d’apprentissage (matériels, gestion de son temps de travail, constitution de groupes de travail, …)
Mais l’élève doit comprendre que c’est l’enseignant qui peut décider :
des éléments qui demeurent sous sa responsabilité
et des éléments dont il peut déléguer la responsabilité à l’élève
=> Cette condition favorise la perception que l’élève a de sa capacité à contrôler certains dimensions de ses apprentissages.
5/ Et les autres conditions « évidentes » …
Aider la mise en place de situations de travail collaboratif
Comporter des consignes claires
Favoriser l’interdisciplinarité
Se dérouler sur une période de temps suffisante
Quels sont les indicateurs de Viau qui doivent alerter l’enseignant d’un problème motivationnel chez l’élève ? (1994)
Remettre son travail à plus tard (procrastination)
Avoir de la difficulté à se décider
Se fixer des buts inatteignables
Croire que ses chances de succès sont réduites
Refuser de réaliser une activité
Abandonner rapidement
Expliquer son échec par sa seule incapacité
Expliquer ses échecs en incriminant autrui
Qu’est-ce que la phobie scolaire ?
Definition :
≠ Angoisse de séparation
= peur intense de l’école qui conduit l’enfant à l’éviter systématiquement et à éviter de s’y confronter
= « refus scolaire anxieux »
Concerne 1% à 5% des élèves scolarisés (France)
Concerne autant les garçons que les filles
Concerne aussi bien les « bons » que les « mauvais » élèves
Signes :
L’enfant préfère passer pour un paresseux
Absentéisme fréquent,
Retards fréquents (pour ne pas entrer en même temps que les autres)
Passe ses journées en études ou l’infirmerie (i.e., éviter les autres)
=> perturbations familiales importantes qui en découlent
Symptômes :
Crises d’angoisse répétées à l’approche du milieu scolaire
Attaques de panique
Réactions psychologiques (troubles du sommeil et de l’alimentation) et physiques (diarrhées, migraines, sueurs, vomissements, crises de larmes)
Parfois, aggravation d’une pathologie antérieure (diabète, asthme, allergie, intolérance, …)
Dans quelques cas : automutilations, scarification
Si non traitée : désocialisation, déscolarisation, dépression, (tentatives de) suicide
Causes :
Très difficiles à isoler !
Néanmoins, quelques traits communs :
Peur excessive de l’échec
Peur excessive du jugement par les pairs et les autres (enseignants, famille, …)
Peut invoquer la crainte que lui inspirent un enseignant en particulier ou un(des) autre(s) élève(s)
Origine beaucoup plus ancienne et ancrée : la peur de la mort
Traitements et prise en charge :
Suivi individualisé
Prise en charge par thérapies comportementales et cognitives (TCC)
Cf. = prise en charge des phobies en général
Centres d’écoutes spécialisés (Centres Médico Psychologiques ou CMP)