CM4-CM5: Les enzymes, acteurs du métabolisme

0.0(0)
studied byStudied by 0 people
0.0(0)
full-widthCall with Kai
learnLearn
examPractice Test
spaced repetitionSpaced Repetition
heart puzzleMatch
flashcardsFlashcards
GameKnowt Play
Card Sorting

1/23

encourage image

There's no tags or description

Looks like no tags are added yet.

Study Analytics
Name
Mastery
Learn
Test
Matching
Spaced
Call with Kai

No study sessions yet.

24 Terms

1
New cards

đŸ”č Voies mĂ©taboliques Questions

  1. Qu’est-ce qu’une voie mĂ©tabolique et quels sont les diffĂ©rents types ?

  2. Qu’est-ce qu’un carrefour mĂ©tabolique ?

  1. Qu’est-ce qu’une voie mĂ©tabolique et quels sont les diffĂ©rents types ?

  • Suite de rĂ©actions enzymatiques transformant un substrat en produit.

  • Types :

    • LinĂ©aires (ex : glycolyse).

    • RamifiĂ©es (un intermĂ©diaire vers plusieurs voies).

    • Cycliques (ex : cycle de Krebs).


  1. Qu’est-ce qu’un carrefour mĂ©tabolique ?

  • MĂ©tabolite reliant plusieurs voies.

  • Exemples : pyruvate, acĂ©tyl-CoA, glucose-6-phosphate.

  • RĂŽle : orienter les flux mĂ©taboliques selon les besoins (Ă©nergie ou biosynthĂšse)

2
New cards

Rappels sur les enzymes Questions

  1. Qu’est-ce qu’une enzyme ? Un substrat ? Un produit ?

  2. Qu’est-ce que le site actif d’une enzyme ?

  3. Comment se fait la classification fonctionnelle des enzymes ? Les 7 classes d’enzymes ?

  4. Quelles sont les deux étapes dans la réaction catalysée par une enzyme ?

  5. Que reprĂ©sente l’acronyme Ea ?

  6. Quels sont les deux types d’enzymes ?

Réponses

  1. Qu’est-ce qu’une enzyme ? Un substrat ? Un produit ?

  • Une enzyme est un biocatalyseur (souvent protĂ©ique, parfois un ARN catalytique appelĂ© ribozyme) qui accĂ©lĂšre la vitesse des rĂ©actions chimiques sans ĂȘtre consommĂ©e.

  • Un substrat est la molĂ©cule initiale qui se fixe spĂ©cifiquement sur l’enzyme.

  • Un produit est la molĂ©cule obtenue aprĂšs la transformation du substrat par l’enzyme.


  1. Qu’est-ce que le site actif d’une enzyme ?

  • C’est une rĂ©gion tridimensionnelle spĂ©cifique de l’enzyme, formĂ©e d’acides aminĂ©s clĂ©s rapprochĂ©s par le repliement.

  • Il comporte :

    • un site de fixation → reconnaĂźt et lie le substrat avec spĂ©cificitĂ©,

    • un site catalytique → contient les rĂ©sidus qui participent Ă  la rĂ©action.

  • Il assure la spĂ©cificitĂ© et permet la diminution de l’énergie d’activation (Ea).


  1. Comment se fait la classification fonctionnelle des enzymes ? Les 7 classes d’enzymes ?
    Les enzymes sont classées en 7 grandes catégories selon la réaction catalysée :

  2. OxydorĂ©ductases → rĂ©actions d’oxydo-rĂ©duction (ex : dĂ©shydrogĂ©nases).

  3. TransfĂ©rases → transfert de groupements fonctionnels (ex : kinases).

  4. Hydrolases → hydrolyse de liaisons (ex : protĂ©ases, lipases).

  5. Lyases → ajout ou Ă©limination de groupements sans hydrolyse (ex : dĂ©carboxylases).

  6. IsomĂ©rases → rĂ©arrangements intramolĂ©culaires (ex : racĂ©mases).

  7. Ligases → formation de liaisons covalentes avec consommation d’ATP (ex : ADN ligase).

  8. Translocases → catalysent le transport de molĂ©cules ou d’ions Ă  travers une membrane.


  1. Quelles sont les deux étapes dans la réaction catalysée par une enzyme ?

  2. Formation du complexe enzyme-substrat (ES) → reconnaissance et fixation.

  3. Transformation en produit(s) + libĂ©ration, l’enzyme Ă©tant rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©e.


  1. Que reprĂ©sente l’acronyme Ea ?

  • Énergie d’activation : Ă©nergie minimale nĂ©cessaire pour qu’une rĂ©action se produise.

  • Les enzymes abaissent Ea en stabilisant l’état de transition, ce qui augmente la vitesse de rĂ©action.


  1. Quels sont les deux types d’enzymes ?

  • Enzymes simples : uniquement composĂ©es d’acides aminĂ©s.

  • Enzymes conjuguĂ©es : association d’une apoenzyme (partie protĂ©ique) et d’un cofacteur (partie non protĂ©ique).

    • Cofacteur minĂ©ral : ion mĂ©tallique (ZnÂČâș, MgÂČâș, FeÂČâș/Âłâș).

    • Coenzyme organique : souvent dĂ©rivĂ©e de vitamines (NADâș, FAD, Coenzyme A).

  • Ensemble = holoenzyme (apoenzyme + cofacteur).

3
New cards

II- rappel enzymes michaellienes : flashcard de l’annĂ©e derniere

4
New cards
  • Qu’est-ce que le mode de rĂ©gulation allostĂ©rique ?

  • SchĂ©matiser une enzyme allostĂ©rique : quelles sont ses deux formes ?

  • Quels sont les systĂšmes, les types de courbes associĂ©s et quel systĂšme est majoritaire ?

Réponses

  1. Qu’est-ce que le mode de rĂ©gulation allostĂ©rique ?

  • C’est un mode de rĂ©gulation enzymatique oĂč la fixation d’une molĂ©cule (substrat ou effecteur) sur un site modifie l’affinitĂ© ou l’activitĂ© d’un autre site.

  • MĂ©canisme : changement conformationnel (= transition allostĂ©rique).

  • NĂ©cessite une oligomĂ©rie (plusieurs sous-unitĂ©s, sites non indĂ©pendants).

  • Conduit souvent Ă  une coopĂ©rativitĂ© (fixation facilitĂ©e ou dĂ©favorisĂ©e par celle des autres).


  1. Schématiser une enzyme allostérique : quelles sont ses deux formes (Tendue et Relùchée) ?

  • Forme T (Tendue) : plus de liaisons faibles internes, conformation rigide, faible affinitĂ©/activitĂ©.

  • Forme R (RelĂąchĂ©e) : moins de liaisons faibles, conformation flexible, forte affinitĂ©/activitĂ©.

  • Passage T → R facilitĂ© par la fixation du ligand (substrat ou effecteur).


  1. Quels sont les systÚmes (K et V), les types de courbes associés et quel systÚme est majoritaire ?

  • SystĂšme K : la transition T ↔ R modifie l’affinitĂ© pour le substrat → courbe sigmoĂŻdale.

  • SystĂšme V : la transition T ↔ R modifie l’activitĂ© catalytique (Vmax) → courbe hyperbolique.

  • Majoritaire : SystĂšme K (≈ 99 % des enzymes allostĂ©riques).

5
New cards

đŸ”č III – AllostĂ©rie Questions

  1. Qu’est-ce que le systĂšme K des enzymes allostĂ©riques ?

  2. Quel paramÚtre est utilisé à la place du Km pour ces enzymes ?

  3. Comment varie ce paramĂštre avec l’affinitĂ© de l’enzyme pour le substrat ?

  4. Quel est l’effet des activateurs et inhibiteurs allostĂ©riques sur ce paramĂštre et sur la courbe ?

Réponses

  1. Qu’est-ce que le systĂšme K des enzymes allostĂ©riques ?

  • C’est un mode de rĂ©gulation oĂč la transition T ↔ R modifie l’affinitĂ© de l’enzyme pour le substrat.

  • RĂ©sultat : courbe de saturation sigmoĂŻdale (coopĂ©rativitĂ©).


  1. Quel paramÚtre est utilisé à la place du Km pour ces enzymes ?

  • On utilise [S]₀,₅ ou K₁/₂ : concentration en substrat oĂč la vitesse initiale est Vmax/2.


  1. Comment varie ce paramĂštre avec l’affinitĂ© de l’enzyme pour le substrat ?

  • Inversement proportionnel : plus [S]₀,₅ est faible → plus l’affinitĂ© est forte.


  1. Quel est l’effet des activateurs et inhibiteurs allostĂ©riques sur ce paramĂštre et sur la courbe ?

  • Activateurs (+A) : diminuent [S]₀,₅ → courbe dĂ©placĂ©e vers la gauche → affinitĂ© ↑.

  • Inhibiteurs (+I) : augmentent [S]₀,₅ → courbe dĂ©placĂ©e vers la droite → affinitĂ© ↓.

6
New cards

III – AllostĂ©rie

1) Structure et classes d’enzymes allostĂ©riques

ENZYMES ALLOSTÉRIQUES: intĂ©rĂȘt physiologique

Quels sont les deux avantages physiologiques des enzymes allostériques ?

Réponses

  1. Quels sont les deux avantages physiologiques des enzymes allostériques ?

  • HomĂ©ostasie : grande sensibilitĂ© aux faibles variations de concentration en substrat → permet un ajustement fin et rapide du flux mĂ©tabolique.

  • RĂ©gulation par des effecteurs : activitĂ© modulĂ©e par des activateurs (+A) ou inhibiteurs (+I) allostĂ©riques → intĂ©gration des signaux cellulaires et adaptation aux besoins.

7
New cards

III – AllostĂ©rie

1) Structure et classes d’enzymes allostĂ©riques

  • Quelle est la premiĂšre protĂ©ine allostĂ©rique dĂ©couverte et quelles sont ses caractĂ©ristiques ?

  • À quelle protĂ©ine est-elle souvent comparĂ©e ?

Réponses

  1. Quelle est la premiÚre protéine allostérique découverte et quelles sont ses caractéristiques ?

  • C’est l’hĂ©moglobine.

  • ProtĂ©ine tĂ©tramĂ©rique (2 sous-unitĂ©s α + 2 sous-unitĂ©s ÎČ).

  • Fixe l’oxygĂšne de maniĂšre coopĂ©rative → courbe de saturation sigmoĂŻdale.

  • Transition T (faible affinitĂ©) ↔ R (forte affinitĂ©).

  • Permet de capter l’O₂ dans les poumons et de le relĂącher efficacement dans les tissus.


  1. À quelle protĂ©ine est-elle souvent comparĂ©e ?

  • À la myoglobine : protĂ©ine monomĂ©rique musculaire, courbe hyperbolique, forte affinitĂ© pour l’O₂ mais pas de coopĂ©rativitĂ©.

  • Comparaison met en Ă©vidence le rĂŽle allostĂ©rique unique de l’hĂ©moglobine.

8
New cards

III – AllostĂ©rie

2) Les modÚles de transition allostérique

  1. Quels sont les deux modÚles de transition allostérique et leurs caractéristiques ? Les schématiser.

  2. Par quoi est induite la transition allostérique dans le systÚme V et dans le systÚme K ?

  3. Comment se déroule la transition allostérique dans le systÚme V ?

  4. Comment se déroule la transition allostérique dans le systÚme K ?

Réponses

  1. Quels sont les deux modÚles de transition allostérique et leurs caractéristiques ?

  • ModĂšle concertĂ© (Monod, Wyman, Changeux, 1965)

    • Toutes les sous-unitĂ©s passent en mĂȘme temps de T → R.

    • États « tout T » ou « tout R ».

    • La fixation du substrat stabilise la forme R.

  • ModĂšle sĂ©quentiel (Koshland, Nemethy, Filmer, 1966)

    • Pas d’axe de symĂ©trie.

    • Transition progressive : une sous-unitĂ© qui fixe le substrat change de conformation, entraĂźnant les voisines.

    • États intermĂ©diaires possibles entre T et R.


  1. Par quoi est induite la transition allostérique dans le systÚme V et K ?

  • SystĂšme K : induite par la fixation du substrat (S).

  • SystĂšme V : induite par des effecteurs allostĂ©riques (+A ou +I).


  1. Transition allostérique dans le systÚme V ?

  • La forme R a mĂȘme affinitĂ© pour le substrat que la forme T.

  • Mais la forme R a une meilleure activitĂ© catalytique.

  • La transition T ↔ R est dĂ©clenchĂ©e par des effecteurs allostĂ©riques (activateurs ou inhibiteurs).


  1. Transition allostérique dans le systÚme K ?

  • La forme R a une meilleure affinitĂ© pour le substrat que la forme T.

  • La fixation du substrat favorise la transition T → R.

  • RĂ©sultat : courbe sigmoĂŻdale (coopĂ©rativitĂ©).

quest ce quon voit dans cette image (toute les conformations dune enzyme allosterique)?

9
New cards

đŸ”č III – AllostĂ©rie Question

Que reprĂ©sente cette image (toutes les conformations d’une enzyme allostĂ©rique) ?

Réponse

  • L’image montre l’ensemble des conformations possibles d’une enzyme allostĂ©rique oligomĂ©rique (ici tĂ©tramĂšre).

  • Chaque carrĂ© = une sous-unitĂ© ; “L” = ligand fixĂ©.

  • On distingue :

    • ModĂšle de Koshland (sĂ©quentiel) : transitions progressives, Ă©tats intermĂ©diaires possibles (certaines sous-unitĂ©s en T, d’autres en R).

    • ModĂšle MWC (Monod-Wyman-Changeux, concertĂ©) : transitions globales → soit tout en T, soit tout en R (pas d’intermĂ©diaire mixte).

  • Donc : l’image compare toutes les configurations possibles de fixation du ligand selon les deux modĂšles :

    • Koshland → diversitĂ© d’états hybrides.

    • MWC → uniquement deux Ă©tats extrĂȘmes (tout T / tout R).

<p>RĂ©ponse </p><ul><li><p>L’image montre <strong>l’ensemble des conformations possibles d’une enzyme allostĂ©rique oligomĂ©rique</strong> (ici tĂ©tramĂšre).</p></li><li><p>Chaque carrĂ© = une sous-unitĂ© ; “L” = ligand fixĂ©.</p></li><li><p>On distingue :</p><ul><li><p><strong>ModĂšle de Koshland (sĂ©quentiel)</strong> : transitions progressives, Ă©tats intermĂ©diaires possibles (certaines sous-unitĂ©s en T, d’autres en R).</p></li><li><p><strong>ModĂšle MWC (Monod-Wyman-Changeux, concertĂ©)</strong> : transitions globales → soit tout en T, soit tout en R (pas d’intermĂ©diaire mixte).</p></li></ul></li><li><p>Donc : l’image compare <strong>toutes les configurations possibles de fixation du ligand</strong> selon les deux modĂšles :</p><ul><li><p><strong>Koshland</strong> → diversitĂ© d’états hybrides.</p></li><li><p><strong>MWC</strong> → uniquement deux Ă©tats extrĂȘmes (tout T / tout R).</p></li></ul></li></ul><p></p>
10
New cards

NOUVEAU

III – AllostĂ©rie

3) Les effecteurs allostériques

  • Qu’est-ce qu’un effecteur allostĂ©rique et comment agit-il sur l’enzyme ?

  • Quelle est la diffĂ©rence entre effet allostĂ©rique homotrope et hĂ©tĂ©rotrope ?

  • Quels sont les deux types d’effets allostĂ©riques hĂ©tĂ©rotropes et leur action sur l’équilibre T/R ?

  • Comment un effecteur allostĂ©rique nĂ©gatif modifie-t-il l’activitĂ© enzymatique et la courbe de vitesse ?

  • Comment un effecteur allostĂ©rique positif modifie-t-il l’activitĂ© enzymatique et la courbe de vitesse ?

  1. Un effecteur allostĂ©rique est une molĂ©cule qui se fixe de façon coopĂ©rative sur un site allostĂ©rique de l’enzyme, diffĂ©rent du site actif. Cette fixation modifie la conformation globale de l’enzyme et l’équilibre entre les Ă©tats T (tendu, faible affinitĂ© pour S) et R (relĂąchĂ©, forte affinitĂ© pour S).

  • Effet allostĂ©rique homotrope : interactions entre molĂ©cules de mĂȘme nature (ex. substrat qui facilite sa propre fixation).

  • Effet allostĂ©rique hĂ©tĂ©rotrope : interactions entre molĂ©cules de nature diffĂ©rente (ex. un activateur ou inhibiteur qui agit sur l’enzyme et modifie la fixation du substrat).

  • Effet hĂ©tĂ©rotrope positif (activateur) : stabilise l’état R → augmente l’affinitĂ© de l’enzyme pour le substrat.

  • Effet hĂ©tĂ©rotrope nĂ©gatif (inhibiteur) : stabilise l’état T → diminue l’affinitĂ© de l’enzyme pour le substrat.

  1. L’inhibiteur allostĂ©rique dĂ©place la courbe de vitesse vers la droite (↑ S0,5), traduisant une baisse de l’affinitĂ© pour le substrat. Il peut aussi rĂ©duire la Vmax selon le mĂ©canisme.

  2. L’activateur allostĂ©rique dĂ©place la courbe de vitesse vers la gauche (↓ S0,5), traduisant une augmentation de l’affinitĂ© pour le substrat. Il peut Ă©galement augmenter la Vmax.

11
New cards

III – AllostĂ©rie

3) Les effecteurs allostériques

  • Comment distinguer une enzyme allostĂ©rique de type systĂšme V d’une enzyme de type Michaelienne ?

  • Quels sont les effets possibles des effecteurs (inhibiteurs ou activateurs) sur une enzyme allostĂ©rique par rapport Ă  une enzyme Michaelienne ?

  • Quel test permet de diffĂ©rencier une inhibition allostĂ©rique d’une inhibition non compĂ©titive ?

  1. Une enzyme Michaelienne suit une cinĂ©tique hyperbolique classique (courbe de Michaelis-Menten), tandis qu’une enzyme allostĂ©rique prĂ©sente une cinĂ©tique sigmoĂŻde (systĂšme V), due Ă  la coopĂ©ration entre sous-unitĂ©s.

  • Enzyme Michaelienne : un inhibiteur non compĂ©titif rĂ©duit la Vmax mais n’affecte pas le Km, et il n’existe pas d’activation allostĂ©rique.

  • Enzyme allostĂ©rique :

    • Un inhibiteur allostĂ©rique dĂ©place la courbe vers la droite (↑ S0,5 ou ↓ Vmax selon le cas).

    • Un activateur allostĂ©rique dĂ©place la courbe vers la gauche (↓ S0,5) et/ou ↑ Vmax.

  1. Le test repose sur la rĂ©ponse de l’activitĂ© enzymatique Ă  l’ajout croissant d’inhibiteur :

  • Si l’inhibition est non compĂ©titive → on observe une baisse progressive de l’activitĂ©, indĂ©pendante de la concentration en substrat (enzyme Michaelienne).

  • Si l’inhibition est allostĂ©rique → l’inhibiteur modifie la forme de la courbe sigmoĂŻde, signe que l’enzyme est rĂ©gulĂ©e allostĂ©riquement.

12
New cards

III – AllostĂ©rie

3) Les effecteurs allostériques

Qu’est-ce qu’un effet allostĂ©rique homotrope et hĂ©tĂ©rotrope ?

  • Comment les effecteurs allostĂ©riques influencent-ils l’équilibre T ⇄ R de l’enzyme ?

  • Quelle est la diffĂ©rence entre un effecteur allostĂ©rique nĂ©gatif et un effecteur positif ?

  • Comment distinguer une inhibition allostĂ©rique d’une inhibition non compĂ©titive ?

  • Quelles sont les caractĂ©ristiques principales des systĂšmes allostĂ©riques K et V ?

  • Effet allostĂ©rique homotrope : il concerne les interactions entre molĂ©cules de mĂȘme nature. Exemple : le substrat agit lui-mĂȘme comme ligand allostĂ©rique et sa fixation influence la fixation des autres substrats (coopĂ©rativitĂ©).
    Effet allostĂ©rique hĂ©tĂ©rotrope : il concerne des interactions entre molĂ©cules de nature diffĂ©rente. Exemple : fixation d’un ligand (activateur ou inhibiteur) modifiant Ă  distance la fixation du substrat.

  • Les effecteurs allostĂ©riques modifient l’équilibre entre Ă©tat T (tendu, peu actif) et Ă©tat R (relĂąchĂ©, actif) :

    • Les activateurs allostĂ©riques stabilisent l’état R, favorisant l’activitĂ© enzymatique.

    • Les inhibiteurs allostĂ©riques stabilisent l’état T, rĂ©duisant l’activitĂ© enzymatique.

  • Effecteur nĂ©gatif (inhibiteur allostĂ©rique) : augmente la valeur de S₀,₅ (diminution de l’affinitĂ© pour S) ou diminue la Vmax. → Ex : dĂ©placement de la courbe vers la droite.

  • Effecteur positif (activateur allostĂ©rique) : diminue S₀,₅ (augmentation de l’affinitĂ© pour S) et/ou augmente Vmax. → Ex : dĂ©placement de la courbe vers la gauche ou vers le haut.

  • Pour distinguer :

    • Inhibition allostĂ©rique : la courbe de vi en fonction de [I] est typiquement sigmoĂŻde → caractĂ©ristique des enzymes allostĂ©riques.

    • Inhibition non compĂ©titive : la diminution d’activitĂ© suit une courbe hyperbolique → typique des enzymes michaeliennes.

  • SystĂšme K : le substrat agit comme effecteur homotrope positif. L’allostĂ©rie modifie la valeur de S₀,₅ (affinitĂ©), mais pas la Vmax.

  • SystĂšme V : l’effet allostĂ©rique modifie surtout la Vmax, sans affecter la valeur de S₀,₅.

13
New cards

III – AllostĂ©rie

4) La coopĂ©rativitĂ© et l’équation de Hill

  • Quelle est la diffĂ©rence entre l’équation de Michaelis-Menten et l’équation de Hill dans la modĂ©lisation de la cinĂ©tique enzymatique ?

  • Qu’est-ce que le coefficient de Hill (nH) et que reflĂšte-t-il sur le comportement coopĂ©ratif d’une enzyme allostĂ©rique ?

  • Comment interprĂ©ter les valeurs de nH (nH < 1, nH = 1, nH > 1) en termes de coopĂ©rativitĂ© enzymatique ?

  • Comment l’équation de Hill permet-elle de reprĂ©senter graphiquement la coopĂ©rativitĂ© des enzymes allostĂ©riques ?

  • Quelle est l’influence des effecteurs allostĂ©riques (activateurs et inhibiteurs) sur (S₀.₅), K₁/₂ et nH dans le modĂšle de Hill ?

  1. Différence entre Michaelis-Menten et Hill :

    • L’équation de Michaelis-Menten dĂ©crit la cinĂ©tique d’enzymes classiques (Michaeliennes) et suppose une fixation indĂ©pendante du substrat sur les sites actifs :

    • L’équation de Hill introduit un paramĂštre de coopĂ©rativitĂ© (nH) et s’applique aux enzymes allostĂ©riques. Elle dĂ©crit la fixation coopĂ©rative du substrat :

    • Graphiquement, la courbe de Michaelis-Menten est hyperbolique, tandis que celle de Hill est sigmoĂŻde, typique de la coopĂ©rativitĂ©.


  1. Coefficient de Hill (nH) :

    • C’est un indice de coopĂ©rativitĂ© qui reflĂšte la maniĂšre dont les sites actifs interagissent entre eux.

    • Si nH > 1 : fixation coopĂ©rative positive (la fixation d’un substrat facilite celle des autres).

    • Si nH = 1 : comportement Michaelien classique (pas de coopĂ©rativitĂ©).

    • Si nH < 1 : fixation anticoopĂ©rative (la fixation d’un substrat rĂ©duit la probabilitĂ© de fixation des autres).


  1. Interprétation des valeurs de nH :

    • nH < 1 → fixation anticoopĂ©rative, l’affinitĂ© diminue au fur et Ă  mesure que les substrats se fixent.

    • nH = 1 → absence de coopĂ©rativitĂ©, l’équation de Hill se rĂ©duit Ă  celle de Michaelis-Menten.

    • nH > 1 → fixation coopĂ©rative positive, la fixation d’un substrat augmente l’affinitĂ© des sites restants.


  1. Représentation graphique :

    • L’équation de Hill permet de tracer une courbe sigmoĂŻde de la vitesse initiale (v) en fonction de la concentration de substrat ([S]).

    • Plus nH est Ă©levĂ©, plus la courbe est abrupte, traduisant une transition nette entre l’état T (faible affinitĂ©) et l’état R (forte affinitĂ©).

    • On peut Ă©galement tracer un Hill plot (log(vi/(Vmax - vi)) vs log[S]) dont la pente correspond Ă  nH.


  1. Influence des effecteurs allostériques :

    • Activateurs allostĂ©riques : diminuent (S₀.₅), ce qui augmente l’affinitĂ© de l’enzyme pour le substrat → la courbe se dĂ©place vers la gauche. Ils peuvent aussi augmenter nH (coopĂ©rativitĂ© renforcĂ©e).

    • Inhibiteurs allostĂ©riques : augmentent (S₀.₅), ce qui diminue l’affinitĂ© pour le substrat → la courbe se dĂ©place vers la droite. Ils peuvent aussi rĂ©duire nH (coopĂ©rativitĂ© attĂ©nuĂ©e).

    • Ainsi, l’équation de Hill permet de quantifier Ă  la fois la coopĂ©rativitĂ© (nH) et l’affinitĂ© apparente de l’enzyme (S₀.₅).

14
New cards

im occ

15
New cards

16
New cards

17
New cards

18
New cards

III – AllostĂ©rie

4) La coopĂ©rativitĂ© et l’équation de Hill

  • Qu’est-ce qui distingue la glucokinase des autres hexokinases en termes de cinĂ©tique enzymatique ?

  • Pourquoi la glucokinase (hexokinase IV) prĂ©sente-t-elle une coopĂ©rativitĂ© apparente malgrĂ© le fait qu’elle soit une enzyme monomĂ©rique ?

  • Que signifie le concept d’allostĂ©rie appliquĂ© Ă  la glucokinase ?

  • Que dĂ©signe le phĂ©nomĂšne d’allokaĂŻry et en quoi diffĂšre-t-il de l’allostĂ©rie classique ?

  • Comment la transition entre les Ă©tats binding-incompetent et binding-competent de la glucokinase influence-t-elle son activitĂ© catalytique (kcat) ?

  1. Différence entre glucokinase et autres hexokinases :

    • Les hexokinases I–III suivent une cinĂ©tique Michaelienne classique (courbe hyperbolique).

    • La glucokinase (hexokinase IV), spĂ©cifique du foie et du pancrĂ©as, prĂ©sente une cinĂ©tique sigmoĂŻde, indiquant une forme de coopĂ©rativitĂ© apparente vis-Ă -vis du glucose.


  1. Coopérativité apparente chez une enzyme monomérique :

    • Bien que la glucokinase soit une enzyme monomĂ©rique (un seul site actif), elle montre une cinĂ©tique coopĂ©rative due Ă  un mĂ©canisme particulier.

    • Cela rĂ©sulte de transitions lentes entre diffĂ©rents Ă©tats conformationnels de l’enzyme (faible affinitĂ© ↔ forte affinitĂ©).

    • Cette cinĂ©tique particuliĂšre permet Ă  la glucokinase de jouer un rĂŽle de capteur de glucose, ajustant son activitĂ© selon la concentration en glucose.


  1. Allostérie de la glucokinase :

    • L’allostĂ©rie classique repose sur la fixation d’un substrat ou effecteur qui influence la conformation d’autres sites.

    • Dans le cas de la glucokinase, l’allostĂ©rie reflĂšte le passage rĂ©versible entre des Ă©tats d’affinitĂ© diffĂ©rente pour le glucose.

    • Ainsi, la fixation du glucose dĂ©place l’équilibre entre les Ă©tats de faible et de forte affinitĂ©, produisant une rĂ©ponse sigmoĂŻde.


  1. AllokaĂŻry :

    • L’allokaĂŻry est un phĂ©nomĂšne cinĂ©tique particulier, dĂ©crit comme une autre forme de coopĂ©rativitĂ© distincte de l’allostĂ©rie.

    • Ici, l’histoire rĂ©cente de l’enzyme (conformation adoptĂ©e prĂ©cĂ©demment) influence sa rĂ©activitĂ© future → une sorte de mĂ©moire cinĂ©tique.

    • Contrairement Ă  l’allostĂ©rie, ce n’est pas seulement un Ă©quilibre statique entre conformations, mais une dynamique temporelle liĂ©e au turnover catalytique.


  1. États conformationnels et activitĂ© catalytique :

    • La glucokinase alterne entre un Ă©tat binding-incompetent (A) (enzyme ouverte, ne peut pas lier efficacement le glucose, 83 % du temps) et un Ă©tat binding-competent (B) (enzyme fermĂ©e, capable de fixer le glucose, 17 % du temps).

    • La transition vers l’état B permet un cycle catalytique avec une vitesse kcat d’environ 220 s⁻Âč.

    • Cette dynamique entre Ă©tats dĂ©termine la cinĂ©tique sigmoĂŻde de la glucokinase et explique sa sensibilitĂ© particuliĂšre aux variations de concentration en glucose.

19
New cards

IV – RĂ©gulations mĂ©taboliques

1) Généralités

  1. Pourquoi la régulation du métabolisme est-elle indispensable ?

  2. Quelles sont les principales situations environnementales nécessitant une adaptation métabolique ?

2) Les enzymes comme acteurs clés

  1. Quelles sont les deux grandes maniĂšres de rĂ©guler l’activitĂ© enzymatique ?

  2. Qu’entend-on par quantitĂ© d’enzyme et comment peut-elle ĂȘtre rĂ©gulĂ©e ?

  3. Qu’entend-on par activitĂ© enzymatique intrinsĂšque et comment peut-elle ĂȘtre modulĂ©e ?

3) Niveaux de rĂ©gulation de l’expression enzymatique

  1. Quels sont les diffĂ©rents niveaux de rĂ©gulation de l’expression d’une enzyme ?

  2. Quels sont les avantages et limites d’une rĂ©gulation au niveau de l’expression ?

4) RĂ©gulation de l’activitĂ© enzymatique

  1. Pourquoi la rĂ©gulation de l’activitĂ© enzymatique est-elle considĂ©rĂ©e comme plus rapide que la rĂ©gulation de l’expression ?

  2. Quelles enzymes d’une voie mĂ©tabolique sont le plus souvent rĂ©gulĂ©es ?

  3. Quels sont les principaux types de rĂ©gulation de l’activitĂ© enzymatique ?

5) Effets du substrat

  1. Comment le substrat peut-il influencer l’activitĂ© enzymatique ?

  2. Quelle est la différence de comportement entre une enzyme à Km faible et une enzyme à Km élevé ?

  3. En quoi la glucokinase et l’hexokinase illustrent-elles deux modes de rĂ©gulation par le substrat ?

1) Généralités

  1. La rĂ©gulation du mĂ©tabolisme est indispensable car, sans contrĂŽle, les rĂ©actions biochimiques s’emballeraient, entraĂźnant un dĂ©sĂ©quilibre Ă©nergĂ©tique et mĂ©tabolique nuisible pour la cellule et l’organisme.

  2. Les principales situations environnementales sont : le jeĂ»ne, la malnutrition (suralimentation ou sous-alimentation), l’activitĂ© sportive et le rythme circadien. Dans chacune de ces situations, l’organisme doit ajuster l’utilisation des substrats Ă©nergĂ©tiques et l’intensitĂ© des voies mĂ©taboliques.


2) Les enzymes comme acteurs clés

  1. On peut réguler une enzyme de deux façons :

    • par sa quantitĂ© (niveau d’expression),

    • par son activitĂ© catalytique intrinsĂšque.

  2. La quantitĂ© d’enzyme correspond au nombre de molĂ©cules enzymatiques prĂ©sentes dans la cellule. Elle est modulĂ©e par :

    • induction (augmentation d’expression),

    • rĂ©pression (diminution d’expression).
      → Cela agit sur le "nombre d’ouvriers" disponibles dans la cellule.

  3. L’activitĂ© enzymatique intrinsĂšque correspond Ă  la capacitĂ© catalytique d’une enzyme dĂ©jĂ  prĂ©sente. Elle peut ĂȘtre modulĂ©e par :

    • des modifications conformationnelles,

    • la prĂ©sence d’effecteurs (activateurs ou inhibiteurs),

    • ou des modifications post-traductionnelles (phosphorylation, acĂ©tylation
).
      → Cela agit sur la "vitesse de travail" de chaque enzyme.


3) Niveaux de rĂ©gulation de l’expression enzymatique

  1. Les niveaux de régulation sont :

    • transcriptionnelle,

    • post-transcriptionnelle,

    • traductionnelle,

    • post-traductionnelle.

  2. Avantages : permet une rĂ©gulation fine et Ă©conomique de la quantitĂ© d’enzyme.
    Limites : processus relativement lent (minutes chez les procaryotes, heures ou jours chez les eucaryotes).


4) RĂ©gulation de l’activitĂ© enzymatique

  1. Elle est plus rapide (secondes Ă  minutes), car elle repose sur des modifications immĂ©diates de protĂ©ines existantes (ex : phosphorylation, allostĂ©rie), sans nĂ©cessiter de nouvelle synthĂšse d’ARN ou de protĂ©ines.

  2. Les premiĂšres enzymes d’une voie mĂ©tabolique sont gĂ©nĂ©ralement rĂ©gulĂ©es car elles contrĂŽlent le flux global de la voie → ce sont les "points de contrĂŽle" mĂ©taboliques.

  3. Types de régulation :

  1. par le substrat ou le produit,

  2. par les effecteurs (allostérie),

  3. par des protéines de contrÎle,

  4. par modifications covalentes (ex : phosphorylation),

  5. par compartimentalisation cellulaire.


5) Effets du substrat

  1. Le substrat agit comme un régulateur car sa concentration influence directement la vitesse enzymatique (selon la cinétique de Michaelis-Menten).

  • Enzymes Ă  Km faible : haute affinitĂ© pour le substrat → saturation rapide → adaptĂ©es aux faibles concentrations de substrat.

  • Enzymes Ă  Km Ă©levĂ© : faible affinitĂ© → saturation lente → adaptĂ©es aux fortes concentrations de substrat.

  • Hexokinase : Km faible → fonctionne efficacement mĂȘme Ă  faible [glucose] (maintient la glycolyse de base).

  • Glucokinase : Km Ă©levĂ© → agit surtout quand la [glucose] sanguine est Ă©levĂ©e (aprĂšs un repas), jouant un rĂŽle de capteur mĂ©tabolique.

20
New cards

Effet du substrat

  1. Qu’est-ce que l’effet du substrat sur l’activitĂ© enzymatique ?

  2. De quoi dĂ©pend l’effet du substrat ?

  3. Comment se comporte une enzyme dont le Km est élevé face aux variations de substrat ?

  4. Comment se comporte une enzyme dont le Km est faible face aux variations de substrat ?

  5. Quel est l’exemple classique de comparaison entre glucokinase et hexokinase ?

Effet du produit : rétro-contrÎle négatif

  1. Qu’est-ce que le rĂ©tro-contrĂŽle nĂ©gatif (ou rĂ©tro-inhibition) ?

  2. Sur quelles enzymes agit préférentiellement le rétro-contrÎle négatif ?

  3. Quelle est la différence entre rétro-inhibition en chaßne linéaire et en chaßne ramifiée ?

  4. Quel est l’exemple classique de rĂ©tro-contrĂŽle nĂ©gatif dans la glycolyse ?

  5. Quel est l’intĂ©rĂȘt physiologique de la rĂ©tro-inhibition ?

  1. L’effet du substrat correspond Ă  l’influence de la concentration en substrat sur la vitesse enzymatique (transition de l’état basal vers un Ă©tat de saturation).

  2. Il dĂ©pend Ă  la fois de la concentration du substrat et du type d’enzyme (valeur du Km ou S0,5).

  3. Une enzyme Ă  Km Ă©levĂ© s’adapte progressivement aux variations de substrat → saturation plus lente, utile comme capteur (exemple : glucokinase).

  4. Une enzyme Ă  Km faible atteint rapidement sa Vmax → elle est saturĂ©e rapidement et donc peu sensible aux variations de substrat (exemple : hexokinase).

  5. La glucokinase (Km Ă©levĂ©) agit comme capteur de glucose dans le foie, tandis que l’hexokinase (Km faible) assure une phosphorylation rapide mĂȘme Ă  faible concentration de glucose.

Effet du produit : rétro-contrÎle négatif

  1. Le rĂ©tro-contrĂŽle nĂ©gatif est l’inhibition d’une enzyme par le produit final de la voie mĂ©tabolique → limite la production excessive.

  2. Il agit surtout sur les premiÚres enzymes de la voie métabolique, car ce sont elles qui contrÎlent le flux global.

  • Dans une chaĂźne linĂ©aire, le produit final inhibe la premiĂšre enzyme (ex : A → B → ... → G, oĂč G inhibe E1).

  • Dans une chaĂźne ramifiĂ©e, plusieurs produits peuvent rĂ©tro-inhiber diffĂ©rentes branches de maniĂšre concertĂ©e.

  • Exemple : dans la glycolyse, l’ATP agit comme produit et inhibe la phosphofructokinase-1 (PFK-1), empĂȘchant une production excessive d’ATP.

  • Le rĂ©tro-contrĂŽle nĂ©gatif Ă©vite l’accumulation inutile de produits, permet une adaptation fine aux besoins cellulaires et Ă©conomise l’énergie.

21
New cards

đŸ”č RĂ©gulation par les effecteurs Questions

  1. Qu’est-ce qu’un effecteur enzymatique ? Quels types d’agents peuvent jouer ce rîle ?

  2. Quelle est la différence entre un effecteur activateur et un effecteur inhibiteur ?

  3. Comment distinguer une enzyme allostĂ©rique d’une enzyme Michaelienne grĂące aux effecteurs ?

  4. Qu’est-ce que la dĂ©sensibilisation d’une enzyme allostĂ©rique et comment peut-elle ĂȘtre induite ?

  5. Dans une voie mĂ©tabolique ramifiĂ©e, comment les effecteurs rĂ©gulent-ils la synthĂšse des acides aminĂ©s (exemple de l’aspartate chez E. coli) ?

  6. Quels types de rétrocontrÎles peuvent exister dans les voies ramifiées (ex. lysine, thréonine, méthionine) ?

  7. Comment les courbes d’activitĂ© enzymatique permettent-elles de visualiser la rĂ©gulation par les effecteurs ?

  1. DĂ©finition d’un effecteur enzymatique
    Un effecteur enzymatique est une petite molĂ©cule (mĂ©tabolite, cofacteur) ou un agent physique (tempĂ©rature, pH, ions, etc.) qui se fixe sur une enzyme et en modifie l’activitĂ© catalytique.

  • Exemples : pH, T°, cofacteurs, ions mĂ©talliques, inhibiteurs, activateurs.
    Ils agissent souvent à distance du site actif (site allostérique).

  1. Activateur vs inhibiteur

  • Activateur : augmente l’activitĂ© enzymatique en facilitant la transition vers l’état actif (R), en abaissant la (S)0,5 ou en augmentant la Vmax.

  • Inhibiteur : diminue l’activitĂ© enzymatique en stabilisant l’état T (inactif), en augmentant la (S)0,5 ou en rĂ©duisant la Vmax.

  1. Différence enzymes Michaeliennes vs allostériques via les effecteurs

  • Enzyme Michaelienne : rĂ©pond classiquement par inhibition compĂ©titive ou non compĂ©titive, sans transition coopĂ©rative.

  • Enzyme allostĂ©rique : son activitĂ© change fortement en fonction des effecteurs → apparition de sigmoĂŻditĂ©, activation allostĂ©rique (diminution de (S)0,5), inhibition allostĂ©rique (augmentation de (S)0,5).

  1. DĂ©sensibilisation d’une enzyme allostĂ©rique
    C’est la perte de la sensibilitĂ© de l’enzyme Ă  ses effecteurs.

  • Elle est provoquĂ©e par des agents physiques (ex : chauffage) ou chimiques (urĂ©e, mercuriques) qui dissocient les sous-unitĂ©s oligomĂ©riques → l’enzyme se comporte alors comme une enzyme Michaelienne classique.

  1. Voie ramifiĂ©e de l’aspartate (E. coli)

  • L’aspartate est le prĂ©curseur de plusieurs acides aminĂ©s (lysine, thrĂ©onine, isoleucine, mĂ©thionine).

  • La lysine peut inhiber sa propre voie de biosynthĂšse mais aussi influencer celles des autres AA.

  • La thrĂ©onine agit comme effecteur complexe sur plusieurs Ă©tapes.

  • La mĂ©thionine, en cas d’accumulation, peut favoriser la production de thrĂ©onine/isoleucine.

  1. Types de rétrocontrÎles dans les voies ramifiées

  • RĂ©tro-inhibition spĂ©cifique : le produit final inhibe l’enzyme au dĂ©but de sa propre voie.

  • RĂ©tro-inhibition concertĂ©e : plusieurs produits finaux peuvent inhiber simultanĂ©ment la mĂȘme enzyme d’amont.

  • RĂ©gulation croisĂ©e : un produit influence la synthĂšse d’un autre (ex : mĂ©thionine favorisant thrĂ©onine).

  1. Courbes d’activitĂ© enzymatique et effecteurs

  • En prĂ©sence d’activateurs : dĂ©placement de la courbe vers la gauche (diminution de (S)0,5), parfois augmentation de Vmax.

  • En prĂ©sence d’inhibiteurs : dĂ©placement vers la droite (augmentation de (S)0,5), parfois diminution de Vmax.

  • DĂ©sensibilisation : disparition de la sigmoĂŻditĂ© → la courbe devient hyperbolique (Michaelienne).

22
New cards

đŸ”č RĂ©gulation par des protĂ©ines de contrĂŽle QUESTIONS

  1. Qu’est-ce qu’une protĂ©ine de contrĂŽle et comment agit-elle sur une enzyme ?

  2. Quel est l’exemple classique de protĂ©ine de contrĂŽle Ă©tudiĂ© et pourquoi est-elle importante ?

  3. Quelles sont les principales cibles activées par la calmoduline ?

  1. Les protĂ©ines de contrĂŽle sont des protĂ©ines rĂ©gulatrices qui modulent l’activitĂ© enzymatique. Elles se fixent sur l’enzyme et provoquent un changement de conformation du site actif, permettant soit l’activation (favoriser la fixation du substrat et la catalyse), soit l’inhibition (empĂȘcher la fixation du substrat). Elles permettent donc une rĂ©gulation fine, rapide et rĂ©versible de l’activitĂ© enzymatique en rĂ©ponse Ă  des signaux cellulaires.

  2. L’exemple type est la calmoduline (CaM) :

  • Petite protĂ©ine de 17 kDa, ubiquitaire chez les eucaryotes.

  • Elle est activĂ©e par la liaison de 4 ions CaÂČâș, induisant un changement conformationnel.

  • Une fois activĂ©e (CAM-CaÂČâș), elle se lie Ă  de nombreuses protĂ©ines cibles et les stimule.
    👉 Elle est cruciale car elle traduit les variations de calcium intracellulaire en une rĂ©ponse mĂ©tabolique ou physiologique adaptĂ©e.

  1. Les principales cibles activées par la calmoduline sont :

  • AdĂ©nylate cyclase → augmente la production d’AMPc, donc la signalisation mĂ©tabolique.

  • Canaux potassiques (Kâș) → provoque une hyperpolarisation membranaire.

  • ProtĂ©ines kinases CAM-CaÂČâș dĂ©pendantes → rĂ©gulent la signalisation intracellulaire et la division cellulaire.

  • Phosphorylase kinase → stimule la dĂ©gradation du glycogĂšne, libĂ©rant du glucose pour rĂ©pondre aux besoins Ă©nergĂ©tiques.

Ainsi, la calmoduline est un nƓud central de rĂ©gulation, capable de coordonner des rĂ©ponses multiples via le calcium.

23
New cards

đŸ”č RĂ©gulation par modifications covalentes

1. Principes généraux

Q1. Qu’est-ce que la rĂ©gulation par modification covalente ?
Q2. Quels types de modifications covalentes peuvent activer ou inhiber une enzyme ?

2. Régulation par phosphorylation réversible

Q3. Comment fonctionne la cascade de phosphorylation impliquant l’AMPc et la PKA ?
Q4. Quel est le rîle de l’AMPc dans cette cascade ?
Q5. Quels sont les effets cellulaires d’une phosphorylation rĂ©versible ?

3. Exemple : cascade du glucagon

Q6. Comment le glucagon active la dégradation du glycogÚne par phosphorylation ?
Q7. Comment agit la cascade transcriptionnelle déclenchée par le glucagon ?

4. Régulation par protéolyse limitée (modification covalente irréversible)

Q8. Qu’est-ce que la rĂ©gulation par protĂ©olyse limitĂ©e ?
Q9. Quels sont des exemples d’enzymes activĂ©es par protĂ©olyse limitĂ©e ?
Q10. Comment se dĂ©roule l’activation de la trypsine et de la pepsine ?

đŸ”č RĂ©gulation par modifications covalentes 1. Principes gĂ©nĂ©raux

Q1. Qu’est-ce que la rĂ©gulation par modification covalente ?
Q2. Quels types de modifications covalentes peuvent activer ou inhiber une enzyme ?

Réponses :

  1. La rĂ©gulation par modification covalente consiste en l’ajout ou le retrait rĂ©versible ou irrĂ©versible d’un groupement chimique sur une enzyme. Cela provoque un changement de conformation et donc de son activitĂ© (activation ou inhibition). Elle permet une rĂ©gulation fine et rapide de l’activitĂ© enzymatique.

  2. Exemples de modifications covalentes : phosphorylation, acĂ©tylation, mĂ©thylation, carboxylation, prĂ©n ylation, ubiquitination/sumoylation. Ces modifications servent Ă  moduler l’activitĂ©, la localisation, ou la stabilitĂ© de l’enzyme.


2. Régulation par phosphorylation réversible

Q3. Comment fonctionne la cascade de phosphorylation impliquant l’AMPc et la PKA ?
Q4. Quel est le rîle de l’AMPc dans cette cascade ?
Q5. Quels sont les effets cellulaires d’une phosphorylation rĂ©versible ?

Réponses :
3. Une hormone (ex : adrĂ©naline ou glucagon) se fixe sur un rĂ©cepteur couplĂ© aux protĂ©ines G. Cela active l’adĂ©nylate cyclase, qui convertit l’ATP en AMPc. L’AMPc agit sur la protĂ©ine kinase A (PKA) en dissociant ses sous-unitĂ©s rĂ©gulatrices (R) et catalytiques (C). Les sous-unitĂ©s catalytiques libres phosphorylent ensuite diverses protĂ©ines cibles, modifiant leur activitĂ©.
4. L’AMPc est un effecteur allostĂ©rique de la PKA : il ne rĂ©gule pas directement les enzymes cibles, mais active la PKA qui va ensuite phosphoryler d’autres protĂ©ines.
5. Les effets de la phosphorylation rĂ©versible incluent : activation ou inhibition d’enzymes mĂ©taboliques (ex : phosphorylase kinase dans la dĂ©gradation du glycogĂšne), rĂ©gulation transcriptionnelle via des facteurs comme CREB, modulation de l’activitĂ© des canaux ioniques, et contrĂŽle du mĂ©tabolisme Ă©nergĂ©tique.


3. Exemple : cascade du glucagon

Q6. Comment le glucagon active la dégradation du glycogÚne par phosphorylation ?
Q7. Comment agit la cascade transcriptionnelle déclenchée par le glucagon ?

Réponses :
6. Le glucagon active la PKA via l’AMPc. La PKA phosphoryle la phosphorylase kinase, qui devient active. Cette derniĂšre phosphoryle Ă  son tour la phosphorylase, activant la dĂ©gradation du glycogĂšne en glucose-1-phosphate, disponible pour la production d’énergie.
7. Le glucagon via l’AMPc active aussi la phosphorylation du facteur de transcription CREB. CREB phosphorylĂ© se fixe Ă  l’ADN et stimule la transcription de gĂšnes impliquĂ©s dans la nĂ©oglucogenĂšse, assurant le maintien de la glycĂ©mie.


4. Régulation par protéolyse limitée (modification covalente irréversible)

Q8. Qu’est-ce que la rĂ©gulation par protĂ©olyse limitĂ©e ?
Q9. Quels sont des exemples d’enzymes activĂ©es par protĂ©olyse limitĂ©e ?
Q10. Comment se dĂ©roule l’activation de la trypsine et de la pepsine ?

Réponses :
8. La protĂ©olyse limitĂ©e consiste Ă  cliver irrĂ©versiblement un prĂ©curseur enzymatique inactif appelĂ© zymogĂšne pour le transformer en enzyme active. C’est une activation dĂ©finitive.
9. Exemples : pepsinogĂšne → pepsine (estomac), trypsinogĂšne → trypsine, chymotrypsinogĂšne → chymotrypsine, proĂ©lastase → Ă©lastase, procarboxypeptidase → carboxypeptidase (pancrĂ©as).
10.

  • Trypsine : le trypsinogĂšne est activĂ© par une entĂ©ropeptidase membranaire dans le duodĂ©num, puis active d’autres protĂ©ases pancrĂ©atiques.

  • Pepsine : le pepsinogĂšne est activĂ© par le pH acide de l’estomac qui dĂ©stabilise un segment inhibiteur et libĂšre le site actif, permettant son auto-activation et la digestion des protĂ©ines.

24
New cards

A. Organisation de l’estomac des ruminants

1) Quelle est la particularitĂ© de l’estomac des ruminants ?
2) Quel est le rĂŽle de chaque compartiment (panse, bonnet, feuillet, caillette) ?


B. Caillette et enzymes digestives

3) Qu’est-ce que la caillette et à quoi correspond-elle par rapport aux mammifùres monogastriques ?
4) Quelles enzymes sont présentes dans la caillette et quel est leur rÎle ?


C. Utilisation de la pepsine et de la chymosine

5) Quelle Ă©tait l’utilisation ancestrale de la pepsine ?
6) Quel est le rÎle spécifique de la chymosine (présure) chez le veau ?
7) Comment Ă©volue la proportion de chymosine et de pepsine avec l’ñge chez le ruminant ?

A. Organisation de l’estomac des ruminants

  1. L’estomac des ruminants est composĂ© de quatre poches : la panse (rumen), le bonnet (rĂ©ticulum), le feuillet (omasum) et la caillette (abomasum).

  • Panse : lieu de digestion bactĂ©rienne de la cellulose grĂące Ă  la flore microbienne → fermentation.

  • Bonnet : joue un rĂŽle de tamis, participe Ă  l’essorage et Ă  la rumination.

  • Feuillet : agit comme un filtre permettant l’absorption des nutriments.

  • Caillette : vĂ©ritable estomac glandulaire comparable Ă  celui des mammifĂšres monogastriques, sĂ©crĂšte pepsine et chymosine.


B. Caillette et enzymes digestives

  1. La caillette est l’équivalent de l’estomac des mammifĂšres classiques chez les ruminants.

  2. On y trouve la pepsine, qui dégrade les protéines, et la chymosine (ou présure), qui coagule les protéines du lait pour faciliter sa digestion chez le jeune ruminant.


C. Utilisation de la pepsine et de la chymosine

  1. L’utilisation ancestrale de la pepsine est la digestion des protĂ©ines alimentaires. Elle est Ă©galement exploitĂ©e traditionnellement (avec la chymosine) pour la fabrication de fromages Ă  partir de la caillette sĂ©chĂ©e (prĂ©sure).

  2. La chymosine permet de coaguler la caséine du lait, ce qui ralentit le transit et facilite sa digestion par le veau.

  3. Chez le veau, la chymosine est majoritaire et la pepsine peu abondante. Avec l’ñge, la proportion de pepsine augmente progressivement, tandis que la chymosine diminue, car l’alimentation passe du lait aux vĂ©gĂ©taux (ensilage, herbe, etc.).