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đč Voies mĂ©taboliques Questions
Quâest-ce quâune voie mĂ©tabolique et quels sont les diffĂ©rents types ?
Quâest-ce quâun carrefour mĂ©tabolique ?

Quâest-ce quâune voie mĂ©tabolique et quels sont les diffĂ©rents types ?
Suite de réactions enzymatiques transformant un substrat en produit.
Types :
Linéaires (ex : glycolyse).
Ramifiées (un intermédiaire vers plusieurs voies).
Cycliques (ex : cycle de Krebs).
Quâest-ce quâun carrefour mĂ©tabolique ?
Métabolite reliant plusieurs voies.
Exemples : pyruvate, acétyl-CoA, glucose-6-phosphate.
RÎle : orienter les flux métaboliques selon les besoins (énergie ou biosynthÚse)
Rappels sur les enzymes Questions
Quâest-ce quâune enzyme ? Un substrat ? Un produit ?
Quâest-ce que le site actif dâune enzyme ?
Comment se fait la classification fonctionnelle des enzymes ? Les 7 classes dâenzymes ?
Quelles sont les deux étapes dans la réaction catalysée par une enzyme ?
Que reprĂ©sente lâacronyme Ea ?
Quels sont les deux types dâenzymes ?





Réponses
Quâest-ce quâune enzyme ? Un substrat ? Un produit ?
Une enzyme est un biocatalyseur (souvent protĂ©ique, parfois un ARN catalytique appelĂ© ribozyme) qui accĂ©lĂšre la vitesse des rĂ©actions chimiques sans ĂȘtre consommĂ©e.
Un substrat est la molĂ©cule initiale qui se fixe spĂ©cifiquement sur lâenzyme.
Un produit est la molĂ©cule obtenue aprĂšs la transformation du substrat par lâenzyme.
Quâest-ce que le site actif dâune enzyme ?
Câest une rĂ©gion tridimensionnelle spĂ©cifique de lâenzyme, formĂ©e dâacides aminĂ©s clĂ©s rapprochĂ©s par le repliement.
Il comporte :
un site de fixation â reconnaĂźt et lie le substrat avec spĂ©cificitĂ©,
un site catalytique â contient les rĂ©sidus qui participent Ă la rĂ©action.
Il assure la spĂ©cificitĂ© et permet la diminution de lâĂ©nergie dâactivation (Ea).
Comment se fait la classification fonctionnelle des enzymes ? Les 7 classes dâenzymes ?
Les enzymes sont classées en 7 grandes catégories selon la réaction catalysée :
OxydorĂ©ductases â rĂ©actions dâoxydo-rĂ©duction (ex : dĂ©shydrogĂ©nases).
TransfĂ©rases â transfert de groupements fonctionnels (ex : kinases).
Hydrolases â hydrolyse de liaisons (ex : protĂ©ases, lipases).
Lyases â ajout ou Ă©limination de groupements sans hydrolyse (ex : dĂ©carboxylases).
IsomĂ©rases â rĂ©arrangements intramolĂ©culaires (ex : racĂ©mases).
Ligases â formation de liaisons covalentes avec consommation dâATP (ex : ADN ligase).
Translocases â catalysent le transport de molĂ©cules ou dâions Ă travers une membrane.
Quelles sont les deux étapes dans la réaction catalysée par une enzyme ?
Formation du complexe enzyme-substrat (ES) â reconnaissance et fixation.
Transformation en produit(s) + libĂ©ration, lâenzyme Ă©tant rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©e.
Que reprĂ©sente lâacronyme Ea ?
Ănergie dâactivation : Ă©nergie minimale nĂ©cessaire pour quâune rĂ©action se produise.
Les enzymes abaissent Ea en stabilisant lâĂ©tat de transition, ce qui augmente la vitesse de rĂ©action.
Quels sont les deux types dâenzymes ?
Enzymes simples : uniquement composĂ©es dâacides aminĂ©s.
Enzymes conjuguĂ©es : association dâune apoenzyme (partie protĂ©ique) et dâun cofacteur (partie non protĂ©ique).
Cofacteur minĂ©ral : ion mĂ©tallique (ZnÂČâș, MgÂČâș, FeÂČâș/Âłâș).
Coenzyme organique : souvent dĂ©rivĂ©e de vitamines (NADâș, FAD, Coenzyme A).
Ensemble = holoenzyme (apoenzyme + cofacteur).
II- rappel enzymes michaellienes : flashcard de lâannĂ©e derniere


Quâest-ce que le mode de rĂ©gulation allostĂ©rique ?
Schématiser une enzyme allostérique : quelles sont ses deux formes ?
Quels sont les systÚmes, les types de courbes associés et quel systÚme est majoritaire ?


Réponses
Quâest-ce que le mode de rĂ©gulation allostĂ©rique ?
Câest un mode de rĂ©gulation enzymatique oĂč la fixation dâune molĂ©cule (substrat ou effecteur) sur un site modifie lâaffinitĂ© ou lâactivitĂ© dâun autre site.
Mécanisme : changement conformationnel (= transition allostérique).
Nécessite une oligomérie (plusieurs sous-unités, sites non indépendants).
Conduit souvent à une coopérativité (fixation facilitée ou défavorisée par celle des autres).
Schématiser une enzyme allostérique : quelles sont ses deux formes (Tendue et Relùchée) ?
Forme T (Tendue) : plus de liaisons faibles internes, conformation rigide, faible affinité/activité.
Forme R (Relùchée) : moins de liaisons faibles, conformation flexible, forte affinité/activité.
Passage T â R facilitĂ© par la fixation du ligand (substrat ou effecteur).
Quels sont les systÚmes (K et V), les types de courbes associés et quel systÚme est majoritaire ?
SystĂšme K : la transition T â R modifie lâaffinitĂ© pour le substrat â courbe sigmoĂŻdale.
SystĂšme V : la transition T â R modifie lâactivitĂ© catalytique (Vmax) â courbe hyperbolique.
Majoritaire : SystĂšme K (â 99 % des enzymes allostĂ©riques).
đč III â AllostĂ©rie Questions
Quâest-ce que le systĂšme K des enzymes allostĂ©riques ?
Quel paramÚtre est utilisé à la place du Km pour ces enzymes ?
Comment varie ce paramĂštre avec lâaffinitĂ© de lâenzyme pour le substrat ?
Quel est lâeffet des activateurs et inhibiteurs allostĂ©riques sur ce paramĂštre et sur la courbe ?

Réponses
Quâest-ce que le systĂšme K des enzymes allostĂ©riques ?
Câest un mode de rĂ©gulation oĂč la transition T â R modifie lâaffinitĂ© de lâenzyme pour le substrat.
Résultat : courbe de saturation sigmoïdale (coopérativité).
Quel paramÚtre est utilisé à la place du Km pour ces enzymes ?
On utilise [S]â,â ou Kâ/â : concentration en substrat oĂč la vitesse initiale est Vmax/2.
Comment varie ce paramĂštre avec lâaffinitĂ© de lâenzyme pour le substrat ?
Inversement proportionnel : plus [S]â,â est faible â plus lâaffinitĂ© est forte.
Quel est lâeffet des activateurs et inhibiteurs allostĂ©riques sur ce paramĂštre et sur la courbe ?
Activateurs (+A) : diminuent [S]â,â â courbe dĂ©placĂ©e vers la gauche â affinitĂ© â.
Inhibiteurs (+I) : augmentent [S]â,â â courbe dĂ©placĂ©e vers la droite â affinitĂ© â.
III â AllostĂ©rie
1) Structure et classes dâenzymes allostĂ©riques
ENZYMES ALLOSTĂRIQUES: intĂ©rĂȘt physiologique
Quels sont les deux avantages physiologiques des enzymes allostériques ?


Réponses
Quels sont les deux avantages physiologiques des enzymes allostériques ?
HomĂ©ostasie : grande sensibilitĂ© aux faibles variations de concentration en substrat â permet un ajustement fin et rapide du flux mĂ©tabolique.
RĂ©gulation par des effecteurs : activitĂ© modulĂ©e par des activateurs (+A) ou inhibiteurs (+I) allostĂ©riques â intĂ©gration des signaux cellulaires et adaptation aux besoins.
III â AllostĂ©rie
1) Structure et classes dâenzymes allostĂ©riques
Quelle est la premiÚre protéine allostérique découverte et quelles sont ses caractéristiques ?
à quelle protéine est-elle souvent comparée ?

Réponses
Quelle est la premiÚre protéine allostérique découverte et quelles sont ses caractéristiques ?
Câest lâhĂ©moglobine.
ProtĂ©ine tĂ©tramĂ©rique (2 sous-unitĂ©s α + 2 sous-unitĂ©s ÎČ).
Fixe lâoxygĂšne de maniĂšre coopĂ©rative â courbe de saturation sigmoĂŻdale.
Transition T (faible affinitĂ©) â R (forte affinitĂ©).
Permet de capter lâOâ dans les poumons et de le relĂącher efficacement dans les tissus.
à quelle protéine est-elle souvent comparée ?
Ă la myoglobine : protĂ©ine monomĂ©rique musculaire, courbe hyperbolique, forte affinitĂ© pour lâOâ mais pas de coopĂ©rativitĂ©.
Comparaison met en Ă©vidence le rĂŽle allostĂ©rique unique de lâhĂ©moglobine.
III â AllostĂ©rie
2) Les modÚles de transition allostérique
Quels sont les deux modÚles de transition allostérique et leurs caractéristiques ? Les schématiser.
Par quoi est induite la transition allostérique dans le systÚme V et dans le systÚme K ?
Comment se déroule la transition allostérique dans le systÚme V ?
Comment se déroule la transition allostérique dans le systÚme K ?



Réponses
Quels sont les deux modÚles de transition allostérique et leurs caractéristiques ?
ModÚle concerté (Monod, Wyman, Changeux, 1965)
Toutes les sous-unitĂ©s passent en mĂȘme temps de T â R.
Ătats « tout T » ou « tout R ».
La fixation du substrat stabilise la forme R.
ModÚle séquentiel (Koshland, Nemethy, Filmer, 1966)
Pas dâaxe de symĂ©trie.
Transition progressive : une sous-unité qui fixe le substrat change de conformation, entraßnant les voisines.
Ătats intermĂ©diaires possibles entre T et R.
Par quoi est induite la transition allostérique dans le systÚme V et K ?
SystĂšme K : induite par la fixation du substrat (S).
SystÚme V : induite par des effecteurs allostériques (+A ou +I).
Transition allostérique dans le systÚme V ?
La forme R a mĂȘme affinitĂ© pour le substrat que la forme T.
Mais la forme R a une meilleure activité catalytique.
La transition T â R est dĂ©clenchĂ©e par des effecteurs allostĂ©riques (activateurs ou inhibiteurs).
Transition allostérique dans le systÚme K ?
La forme R a une meilleure affinité pour le substrat que la forme T.
La fixation du substrat favorise la transition T â R.
Résultat : courbe sigmoïdale (coopérativité).


quest ce quon voit dans cette image (toute les conformations dune enzyme allosterique)?
đč III â AllostĂ©rie Question
Que reprĂ©sente cette image (toutes les conformations dâune enzyme allostĂ©rique) ?
Réponse
Lâimage montre lâensemble des conformations possibles dâune enzyme allostĂ©rique oligomĂ©rique (ici tĂ©tramĂšre).
Chaque carrĂ© = une sous-unitĂ© ; âLâ = ligand fixĂ©.
On distingue :
ModĂšle de Koshland (sĂ©quentiel) : transitions progressives, Ă©tats intermĂ©diaires possibles (certaines sous-unitĂ©s en T, dâautres en R).
ModĂšle MWC (Monod-Wyman-Changeux, concertĂ©) : transitions globales â soit tout en T, soit tout en R (pas dâintermĂ©diaire mixte).
Donc : lâimage compare toutes les configurations possibles de fixation du ligand selon les deux modĂšles :
Koshland â diversitĂ© dâĂ©tats hybrides.
MWC â uniquement deux Ă©tats extrĂȘmes (tout T / tout R).

NOUVEAU
III â AllostĂ©rie
3) Les effecteurs allostériques
Quâest-ce quâun effecteur allostĂ©rique et comment agit-il sur lâenzyme ?
Quelle est la différence entre effet allostérique homotrope et hétérotrope ?
Quels sont les deux types dâeffets allostĂ©riques hĂ©tĂ©rotropes et leur action sur lâĂ©quilibre T/R ?
Comment un effecteur allostĂ©rique nĂ©gatif modifie-t-il lâactivitĂ© enzymatique et la courbe de vitesse ?
Comment un effecteur allostĂ©rique positif modifie-t-il lâactivitĂ© enzymatique et la courbe de vitesse ?



Un effecteur allostĂ©rique est une molĂ©cule qui se fixe de façon coopĂ©rative sur un site allostĂ©rique de lâenzyme, diffĂ©rent du site actif. Cette fixation modifie la conformation globale de lâenzyme et lâĂ©quilibre entre les Ă©tats T (tendu, faible affinitĂ© pour S) et R (relĂąchĂ©, forte affinitĂ© pour S).
Effet allostĂ©rique homotrope : interactions entre molĂ©cules de mĂȘme nature (ex. substrat qui facilite sa propre fixation).
Effet allostĂ©rique hĂ©tĂ©rotrope : interactions entre molĂ©cules de nature diffĂ©rente (ex. un activateur ou inhibiteur qui agit sur lâenzyme et modifie la fixation du substrat).
Effet hĂ©tĂ©rotrope positif (activateur) : stabilise lâĂ©tat R â augmente lâaffinitĂ© de lâenzyme pour le substrat.
Effet hĂ©tĂ©rotrope nĂ©gatif (inhibiteur) : stabilise lâĂ©tat T â diminue lâaffinitĂ© de lâenzyme pour le substrat.
Lâinhibiteur allostĂ©rique dĂ©place la courbe de vitesse vers la droite (â S0,5), traduisant une baisse de lâaffinitĂ© pour le substrat. Il peut aussi rĂ©duire la Vmax selon le mĂ©canisme.
Lâactivateur allostĂ©rique dĂ©place la courbe de vitesse vers la gauche (â S0,5), traduisant une augmentation de lâaffinitĂ© pour le substrat. Il peut Ă©galement augmenter la Vmax.
III â AllostĂ©rie
3) Les effecteurs allostériques
Comment distinguer une enzyme allostĂ©rique de type systĂšme V dâune enzyme de type Michaelienne ?
Quels sont les effets possibles des effecteurs (inhibiteurs ou activateurs) sur une enzyme allostérique par rapport à une enzyme Michaelienne ?
Quel test permet de diffĂ©rencier une inhibition allostĂ©rique dâune inhibition non compĂ©titive ?

Une enzyme Michaelienne suit une cinĂ©tique hyperbolique classique (courbe de Michaelis-Menten), tandis quâune enzyme allostĂ©rique prĂ©sente une cinĂ©tique sigmoĂŻde (systĂšme V), due Ă la coopĂ©ration entre sous-unitĂ©s.
Enzyme Michaelienne : un inhibiteur non compĂ©titif rĂ©duit la Vmax mais nâaffecte pas le Km, et il nâexiste pas dâactivation allostĂ©rique.
Enzyme allostérique :
Un inhibiteur allostĂ©rique dĂ©place la courbe vers la droite (â S0,5 ou â Vmax selon le cas).
Un activateur allostĂ©rique dĂ©place la courbe vers la gauche (â S0,5) et/ou â Vmax.
Le test repose sur la rĂ©ponse de lâactivitĂ© enzymatique Ă lâajout croissant dâinhibiteur :
Si lâinhibition est non compĂ©titive â on observe une baisse progressive de lâactivitĂ©, indĂ©pendante de la concentration en substrat (enzyme Michaelienne).
Si lâinhibition est allostĂ©rique â lâinhibiteur modifie la forme de la courbe sigmoĂŻde, signe que lâenzyme est rĂ©gulĂ©e allostĂ©riquement.
III â AllostĂ©rie
3) Les effecteurs allostériques
Quâest-ce quâun effet allostĂ©rique homotrope et hĂ©tĂ©rotrope ?
Comment les effecteurs allostĂ©riques influencent-ils lâĂ©quilibre T â R de lâenzyme ?
Quelle est la différence entre un effecteur allostérique négatif et un effecteur positif ?
Comment distinguer une inhibition allostĂ©rique dâune inhibition non compĂ©titive ?
Quelles sont les caractéristiques principales des systÚmes allostériques K et V ?


Effet allostĂ©rique homotrope : il concerne les interactions entre molĂ©cules de mĂȘme nature. Exemple : le substrat agit lui-mĂȘme comme ligand allostĂ©rique et sa fixation influence la fixation des autres substrats (coopĂ©rativitĂ©).
Effet allostĂ©rique hĂ©tĂ©rotrope : il concerne des interactions entre molĂ©cules de nature diffĂ©rente. Exemple : fixation dâun ligand (activateur ou inhibiteur) modifiant Ă distance la fixation du substrat.
Les effecteurs allostĂ©riques modifient lâĂ©quilibre entre Ă©tat T (tendu, peu actif) et Ă©tat R (relĂąchĂ©, actif) :
Les activateurs allostĂ©riques stabilisent lâĂ©tat R, favorisant lâactivitĂ© enzymatique.
Les inhibiteurs allostĂ©riques stabilisent lâĂ©tat T, rĂ©duisant lâactivitĂ© enzymatique.
Effecteur nĂ©gatif (inhibiteur allostĂ©rique) : augmente la valeur de Sâ,â (diminution de lâaffinitĂ© pour S) ou diminue la Vmax. â Ex : dĂ©placement de la courbe vers la droite.
Effecteur positif (activateur allostĂ©rique) : diminue Sâ,â (augmentation de lâaffinitĂ© pour S) et/ou augmente Vmax. â Ex : dĂ©placement de la courbe vers la gauche ou vers le haut.
Pour distinguer :
Inhibition allostĂ©rique : la courbe de vi en fonction de [I] est typiquement sigmoĂŻde â caractĂ©ristique des enzymes allostĂ©riques.
Inhibition non compĂ©titive : la diminution dâactivitĂ© suit une courbe hyperbolique â typique des enzymes michaeliennes.
SystĂšme K : le substrat agit comme effecteur homotrope positif. LâallostĂ©rie modifie la valeur de Sâ,â (affinitĂ©), mais pas la Vmax.
SystĂšme V : lâeffet allostĂ©rique modifie surtout la Vmax, sans affecter la valeur de Sâ,â .
III â AllostĂ©rie
4) La coopĂ©rativitĂ© et lâĂ©quation de Hill
Quelle est la diffĂ©rence entre lâĂ©quation de Michaelis-Menten et lâĂ©quation de Hill dans la modĂ©lisation de la cinĂ©tique enzymatique ?
Quâest-ce que le coefficient de Hill (nH) et que reflĂšte-t-il sur le comportement coopĂ©ratif dâune enzyme allostĂ©rique ?
Comment interpréter les valeurs de nH (nH < 1, nH = 1, nH > 1) en termes de coopérativité enzymatique ?
Comment lâĂ©quation de Hill permet-elle de reprĂ©senter graphiquement la coopĂ©rativitĂ© des enzymes allostĂ©riques ?
Quelle est lâinfluence des effecteurs allostĂ©riques (activateurs et inhibiteurs) sur (Sâ.â ), Kâ/â et nH dans le modĂšle de Hill ?



Différence entre Michaelis-Menten et Hill :
LâĂ©quation de Michaelis-Menten dĂ©crit la cinĂ©tique dâenzymes classiques (Michaeliennes) et suppose une fixation indĂ©pendante du substrat sur les sites actifs :

LâĂ©quation de Hill introduit un paramĂštre de coopĂ©rativitĂ© (nH) et sâapplique aux enzymes allostĂ©riques. Elle dĂ©crit la fixation coopĂ©rative du substrat :

Graphiquement, la courbe de Michaelis-Menten est hyperbolique, tandis que celle de Hill est sigmoïde, typique de la coopérativité.
Coefficient de Hill (nH) :
Câest un indice de coopĂ©rativitĂ© qui reflĂšte la maniĂšre dont les sites actifs interagissent entre eux.
Si nH > 1 : fixation coopĂ©rative positive (la fixation dâun substrat facilite celle des autres).
Si nH = 1 : comportement Michaelien classique (pas de coopérativité).
Si nH < 1 : fixation anticoopĂ©rative (la fixation dâun substrat rĂ©duit la probabilitĂ© de fixation des autres).
Interprétation des valeurs de nH :
nH < 1 â fixation anticoopĂ©rative, lâaffinitĂ© diminue au fur et Ă mesure que les substrats se fixent.
nH = 1 â absence de coopĂ©rativitĂ©, lâĂ©quation de Hill se rĂ©duit Ă celle de Michaelis-Menten.
nH > 1 â fixation coopĂ©rative positive, la fixation dâun substrat augmente lâaffinitĂ© des sites restants.
Représentation graphique :
LâĂ©quation de Hill permet de tracer une courbe sigmoĂŻde de la vitesse initiale (v) en fonction de la concentration de substrat ([S]).
Plus nH est Ă©levĂ©, plus la courbe est abrupte, traduisant une transition nette entre lâĂ©tat T (faible affinitĂ©) et lâĂ©tat R (forte affinitĂ©).
On peut également tracer un Hill plot (log(vi/(Vmax - vi)) vs log[S]) dont la pente correspond à nH.
Influence des effecteurs allostériques :
Activateurs allostĂ©riques : diminuent (Sâ.â ), ce qui augmente lâaffinitĂ© de lâenzyme pour le substrat â la courbe se dĂ©place vers la gauche. Ils peuvent aussi augmenter nH (coopĂ©rativitĂ© renforcĂ©e).
Inhibiteurs allostĂ©riques : augmentent (Sâ.â ), ce qui diminue lâaffinitĂ© pour le substrat â la courbe se dĂ©place vers la droite. Ils peuvent aussi rĂ©duire nH (coopĂ©rativitĂ© attĂ©nuĂ©e).
Ainsi, lâĂ©quation de Hill permet de quantifier Ă la fois la coopĂ©rativitĂ© (nH) et lâaffinitĂ© apparente de lâenzyme (Sâ.â ).
im occ







III â AllostĂ©rie
4) La coopĂ©rativitĂ© et lâĂ©quation de Hill
Quâest-ce qui distingue la glucokinase des autres hexokinases en termes de cinĂ©tique enzymatique ?
Pourquoi la glucokinase (hexokinase IV) prĂ©sente-t-elle une coopĂ©rativitĂ© apparente malgrĂ© le fait quâelle soit une enzyme monomĂ©rique ?
Que signifie le concept dâallostĂ©rie appliquĂ© Ă la glucokinase ?
Que dĂ©signe le phĂ©nomĂšne dâallokaĂŻry et en quoi diffĂšre-t-il de lâallostĂ©rie classique ?
Comment la transition entre les états binding-incompetent et binding-competent de la glucokinase influence-t-elle son activité catalytique (kcat) ?

Différence entre glucokinase et autres hexokinases :
Les hexokinases IâIII suivent une cinĂ©tique Michaelienne classique (courbe hyperbolique).
La glucokinase (hexokinase IV), spécifique du foie et du pancréas, présente une cinétique sigmoïde, indiquant une forme de coopérativité apparente vis-à -vis du glucose.
Coopérativité apparente chez une enzyme monomérique :
Bien que la glucokinase soit une enzyme monomérique (un seul site actif), elle montre une cinétique coopérative due à un mécanisme particulier.
Cela rĂ©sulte de transitions lentes entre diffĂ©rents Ă©tats conformationnels de lâenzyme (faible affinitĂ© â forte affinitĂ©).
Cette cinétique particuliÚre permet à la glucokinase de jouer un rÎle de capteur de glucose, ajustant son activité selon la concentration en glucose.
Allostérie de la glucokinase :
LâallostĂ©rie classique repose sur la fixation dâun substrat ou effecteur qui influence la conformation dâautres sites.
Dans le cas de la glucokinase, lâallostĂ©rie reflĂšte le passage rĂ©versible entre des Ă©tats dâaffinitĂ© diffĂ©rente pour le glucose.
Ainsi, la fixation du glucose dĂ©place lâĂ©quilibre entre les Ă©tats de faible et de forte affinitĂ©, produisant une rĂ©ponse sigmoĂŻde.
AllokaĂŻry :
LâallokaĂŻry est un phĂ©nomĂšne cinĂ©tique particulier, dĂ©crit comme une autre forme de coopĂ©rativitĂ© distincte de lâallostĂ©rie.
Ici, lâhistoire rĂ©cente de lâenzyme (conformation adoptĂ©e prĂ©cĂ©demment) influence sa rĂ©activitĂ© future â une sorte de mĂ©moire cinĂ©tique.
Contrairement Ă lâallostĂ©rie, ce nâest pas seulement un Ă©quilibre statique entre conformations, mais une dynamique temporelle liĂ©e au turnover catalytique.
Ătats conformationnels et activitĂ© catalytique :
La glucokinase alterne entre un état binding-incompetent (A) (enzyme ouverte, ne peut pas lier efficacement le glucose, 83 % du temps) et un état binding-competent (B) (enzyme fermée, capable de fixer le glucose, 17 % du temps).
La transition vers lâĂ©tat B permet un cycle catalytique avec une vitesse kcat dâenviron 220 sâ»Âč.
Cette dynamique entre états détermine la cinétique sigmoïde de la glucokinase et explique sa sensibilité particuliÚre aux variations de concentration en glucose.
IV â RĂ©gulations mĂ©taboliques
1) Généralités
Pourquoi la régulation du métabolisme est-elle indispensable ?
Quelles sont les principales situations environnementales nécessitant une adaptation métabolique ?
2) Les enzymes comme acteurs clés
Quelles sont les deux grandes maniĂšres de rĂ©guler lâactivitĂ© enzymatique ?
Quâentend-on par quantitĂ© dâenzyme et comment peut-elle ĂȘtre rĂ©gulĂ©e ?
Quâentend-on par activitĂ© enzymatique intrinsĂšque et comment peut-elle ĂȘtre modulĂ©e ?
3) Niveaux de rĂ©gulation de lâexpression enzymatique
Quels sont les diffĂ©rents niveaux de rĂ©gulation de lâexpression dâune enzyme ?
Quels sont les avantages et limites dâune rĂ©gulation au niveau de lâexpression ?
4) RĂ©gulation de lâactivitĂ© enzymatique
Pourquoi la rĂ©gulation de lâactivitĂ© enzymatique est-elle considĂ©rĂ©e comme plus rapide que la rĂ©gulation de lâexpression ?
Quelles enzymes dâune voie mĂ©tabolique sont le plus souvent rĂ©gulĂ©es ?
Quels sont les principaux types de rĂ©gulation de lâactivitĂ© enzymatique ?
5) Effets du substrat
Comment le substrat peut-il influencer lâactivitĂ© enzymatique ?
Quelle est la différence de comportement entre une enzyme à Km faible et une enzyme à Km élevé ?
En quoi la glucokinase et lâhexokinase illustrent-elles deux modes de rĂ©gulation par le substrat ?





1) Généralités
La rĂ©gulation du mĂ©tabolisme est indispensable car, sans contrĂŽle, les rĂ©actions biochimiques sâemballeraient, entraĂźnant un dĂ©sĂ©quilibre Ă©nergĂ©tique et mĂ©tabolique nuisible pour la cellule et lâorganisme.
Les principales situations environnementales sont : le jeĂ»ne, la malnutrition (suralimentation ou sous-alimentation), lâactivitĂ© sportive et le rythme circadien. Dans chacune de ces situations, lâorganisme doit ajuster lâutilisation des substrats Ă©nergĂ©tiques et lâintensitĂ© des voies mĂ©taboliques.
2) Les enzymes comme acteurs clés
On peut réguler une enzyme de deux façons :
par sa quantitĂ© (niveau dâexpression),
par son activité catalytique intrinsÚque.
La quantitĂ© dâenzyme correspond au nombre de molĂ©cules enzymatiques prĂ©sentes dans la cellule. Elle est modulĂ©e par :
induction (augmentation dâexpression),
rĂ©pression (diminution dâexpression).
â Cela agit sur le "nombre dâouvriers" disponibles dans la cellule.
LâactivitĂ© enzymatique intrinsĂšque correspond Ă la capacitĂ© catalytique dâune enzyme dĂ©jĂ prĂ©sente. Elle peut ĂȘtre modulĂ©e par :
des modifications conformationnelles,
la prĂ©sence dâeffecteurs (activateurs ou inhibiteurs),
ou des modifications post-traductionnelles (phosphorylation, acĂ©tylationâŠ).
â Cela agit sur la "vitesse de travail" de chaque enzyme.
3) Niveaux de rĂ©gulation de lâexpression enzymatique
Les niveaux de régulation sont :
transcriptionnelle,
post-transcriptionnelle,
traductionnelle,
post-traductionnelle.
Avantages : permet une rĂ©gulation fine et Ă©conomique de la quantitĂ© dâenzyme.
Limites : processus relativement lent (minutes chez les procaryotes, heures ou jours chez les eucaryotes).
4) RĂ©gulation de lâactivitĂ© enzymatique
Elle est plus rapide (secondes Ă minutes), car elle repose sur des modifications immĂ©diates de protĂ©ines existantes (ex : phosphorylation, allostĂ©rie), sans nĂ©cessiter de nouvelle synthĂšse dâARN ou de protĂ©ines.
Les premiĂšres enzymes dâune voie mĂ©tabolique sont gĂ©nĂ©ralement rĂ©gulĂ©es car elles contrĂŽlent le flux global de la voie â ce sont les "points de contrĂŽle" mĂ©taboliques.
Types de régulation :
par le substrat ou le produit,
par les effecteurs (allostérie),
par des protéines de contrÎle,
par modifications covalentes (ex : phosphorylation),
par compartimentalisation cellulaire.
5) Effets du substrat
Le substrat agit comme un régulateur car sa concentration influence directement la vitesse enzymatique (selon la cinétique de Michaelis-Menten).
Enzymes Ă Km faible : haute affinitĂ© pour le substrat â saturation rapide â adaptĂ©es aux faibles concentrations de substrat.
Enzymes Ă Km Ă©levĂ© : faible affinitĂ© â saturation lente â adaptĂ©es aux fortes concentrations de substrat.
Hexokinase : Km faible â fonctionne efficacement mĂȘme Ă faible [glucose] (maintient la glycolyse de base).
Glucokinase : Km Ă©levĂ© â agit surtout quand la [glucose] sanguine est Ă©levĂ©e (aprĂšs un repas), jouant un rĂŽle de capteur mĂ©tabolique.
Effet du substrat
Quâest-ce que lâeffet du substrat sur lâactivitĂ© enzymatique ?
De quoi dĂ©pend lâeffet du substrat ?
Comment se comporte une enzyme dont le Km est élevé face aux variations de substrat ?
Comment se comporte une enzyme dont le Km est faible face aux variations de substrat ?
Quel est lâexemple classique de comparaison entre glucokinase et hexokinase ?
Effet du produit : rétro-contrÎle négatif
Quâest-ce que le rĂ©tro-contrĂŽle nĂ©gatif (ou rĂ©tro-inhibition) ?
Sur quelles enzymes agit préférentiellement le rétro-contrÎle négatif ?
Quelle est la différence entre rétro-inhibition en chaßne linéaire et en chaßne ramifiée ?
Quel est lâexemple classique de rĂ©tro-contrĂŽle nĂ©gatif dans la glycolyse ?
Quel est lâintĂ©rĂȘt physiologique de la rĂ©tro-inhibition ?



Lâeffet du substrat correspond Ă lâinfluence de la concentration en substrat sur la vitesse enzymatique (transition de lâĂ©tat basal vers un Ă©tat de saturation).
Il dĂ©pend Ă la fois de la concentration du substrat et du type dâenzyme (valeur du Km ou S0,5).
Une enzyme Ă Km Ă©levĂ© sâadapte progressivement aux variations de substrat â saturation plus lente, utile comme capteur (exemple : glucokinase).
Une enzyme Ă Km faible atteint rapidement sa Vmax â elle est saturĂ©e rapidement et donc peu sensible aux variations de substrat (exemple : hexokinase).
La glucokinase (Km Ă©levĂ©) agit comme capteur de glucose dans le foie, tandis que lâhexokinase (Km faible) assure une phosphorylation rapide mĂȘme Ă faible concentration de glucose.
Effet du produit : rétro-contrÎle négatif
Le rĂ©tro-contrĂŽle nĂ©gatif est lâinhibition dâune enzyme par le produit final de la voie mĂ©tabolique â limite la production excessive.
Il agit surtout sur les premiÚres enzymes de la voie métabolique, car ce sont elles qui contrÎlent le flux global.
Dans une chaĂźne linĂ©aire, le produit final inhibe la premiĂšre enzyme (ex : A â B â ... â G, oĂč G inhibe E1).
Dans une chaßne ramifiée, plusieurs produits peuvent rétro-inhiber différentes branches de maniÚre concertée.
Exemple : dans la glycolyse, lâATP agit comme produit et inhibe la phosphofructokinase-1 (PFK-1), empĂȘchant une production excessive dâATP.
Le rĂ©tro-contrĂŽle nĂ©gatif Ă©vite lâaccumulation inutile de produits, permet une adaptation fine aux besoins cellulaires et Ă©conomise lâĂ©nergie.
đč RĂ©gulation par les effecteurs Questions
Quâest-ce quâun effecteur enzymatique ? Quels types dâagents peuvent jouer ce rĂŽle ?
Quelle est la différence entre un effecteur activateur et un effecteur inhibiteur ?
Comment distinguer une enzyme allostĂ©rique dâune enzyme Michaelienne grĂące aux effecteurs ?
Quâest-ce que la dĂ©sensibilisation dâune enzyme allostĂ©rique et comment peut-elle ĂȘtre induite ?
Dans une voie mĂ©tabolique ramifiĂ©e, comment les effecteurs rĂ©gulent-ils la synthĂšse des acides aminĂ©s (exemple de lâaspartate chez E. coli) ?
Quels types de rétrocontrÎles peuvent exister dans les voies ramifiées (ex. lysine, thréonine, méthionine) ?
Comment les courbes dâactivitĂ© enzymatique permettent-elles de visualiser la rĂ©gulation par les effecteurs ?



DĂ©finition dâun effecteur enzymatique
Un effecteur enzymatique est une petite molĂ©cule (mĂ©tabolite, cofacteur) ou un agent physique (tempĂ©rature, pH, ions, etc.) qui se fixe sur une enzyme et en modifie lâactivitĂ© catalytique.
Exemples : pH, T°, cofacteurs, ions métalliques, inhibiteurs, activateurs.
Ils agissent souvent à distance du site actif (site allostérique).
Activateur vs inhibiteur
Activateur : augmente lâactivitĂ© enzymatique en facilitant la transition vers lâĂ©tat actif (R), en abaissant la (S)0,5 ou en augmentant la Vmax.
Inhibiteur : diminue lâactivitĂ© enzymatique en stabilisant lâĂ©tat T (inactif), en augmentant la (S)0,5 ou en rĂ©duisant la Vmax.
Différence enzymes Michaeliennes vs allostériques via les effecteurs
Enzyme Michaelienne : répond classiquement par inhibition compétitive ou non compétitive, sans transition coopérative.
Enzyme allostĂ©rique : son activitĂ© change fortement en fonction des effecteurs â apparition de sigmoĂŻditĂ©, activation allostĂ©rique (diminution de (S)0,5), inhibition allostĂ©rique (augmentation de (S)0,5).
DĂ©sensibilisation dâune enzyme allostĂ©rique
Câest la perte de la sensibilitĂ© de lâenzyme Ă ses effecteurs.
Elle est provoquĂ©e par des agents physiques (ex : chauffage) ou chimiques (urĂ©e, mercuriques) qui dissocient les sous-unitĂ©s oligomĂ©riques â lâenzyme se comporte alors comme une enzyme Michaelienne classique.
Voie ramifiĂ©e de lâaspartate (E. coli)
Lâaspartate est le prĂ©curseur de plusieurs acides aminĂ©s (lysine, thrĂ©onine, isoleucine, mĂ©thionine).
La lysine peut inhiber sa propre voie de biosynthĂšse mais aussi influencer celles des autres AA.
La thréonine agit comme effecteur complexe sur plusieurs étapes.
La mĂ©thionine, en cas dâaccumulation, peut favoriser la production de thrĂ©onine/isoleucine.
Types de rétrocontrÎles dans les voies ramifiées
RĂ©tro-inhibition spĂ©cifique : le produit final inhibe lâenzyme au dĂ©but de sa propre voie.
RĂ©tro-inhibition concertĂ©e : plusieurs produits finaux peuvent inhiber simultanĂ©ment la mĂȘme enzyme dâamont.
RĂ©gulation croisĂ©e : un produit influence la synthĂšse dâun autre (ex : mĂ©thionine favorisant thrĂ©onine).
Courbes dâactivitĂ© enzymatique et effecteurs
En prĂ©sence dâactivateurs : dĂ©placement de la courbe vers la gauche (diminution de (S)0,5), parfois augmentation de Vmax.
En prĂ©sence dâinhibiteurs : dĂ©placement vers la droite (augmentation de (S)0,5), parfois diminution de Vmax.
DĂ©sensibilisation : disparition de la sigmoĂŻditĂ© â la courbe devient hyperbolique (Michaelienne).
đč RĂ©gulation par des protĂ©ines de contrĂŽle QUESTIONS
Quâest-ce quâune protĂ©ine de contrĂŽle et comment agit-elle sur une enzyme ?
Quel est lâexemple classique de protĂ©ine de contrĂŽle Ă©tudiĂ© et pourquoi est-elle importante ?
Quelles sont les principales cibles activées par la calmoduline ?


Les protĂ©ines de contrĂŽle sont des protĂ©ines rĂ©gulatrices qui modulent lâactivitĂ© enzymatique. Elles se fixent sur lâenzyme et provoquent un changement de conformation du site actif, permettant soit lâactivation (favoriser la fixation du substrat et la catalyse), soit lâinhibition (empĂȘcher la fixation du substrat). Elles permettent donc une rĂ©gulation fine, rapide et rĂ©versible de lâactivitĂ© enzymatique en rĂ©ponse Ă des signaux cellulaires.
Lâexemple type est la calmoduline (CaM) :
Petite protéine de 17 kDa, ubiquitaire chez les eucaryotes.
Elle est activĂ©e par la liaison de 4 ions CaÂČâș, induisant un changement conformationnel.
Une fois activĂ©e (CAM-CaÂČâș), elle se lie Ă de nombreuses protĂ©ines cibles et les stimule.
đ Elle est cruciale car elle traduit les variations de calcium intracellulaire en une rĂ©ponse mĂ©tabolique ou physiologique adaptĂ©e.
Les principales cibles activées par la calmoduline sont :
AdĂ©nylate cyclase â augmente la production dâAMPc, donc la signalisation mĂ©tabolique.
Canaux potassiques (Kâș) â provoque une hyperpolarisation membranaire.
ProtĂ©ines kinases CAM-CaÂČâș dĂ©pendantes â rĂ©gulent la signalisation intracellulaire et la division cellulaire.
Phosphorylase kinase â stimule la dĂ©gradation du glycogĂšne, libĂ©rant du glucose pour rĂ©pondre aux besoins Ă©nergĂ©tiques.
Ainsi, la calmoduline est un nĆud central de rĂ©gulation, capable de coordonner des rĂ©ponses multiples via le calcium.
đč RĂ©gulation par modifications covalentes
1. Principes généraux
Q1. Quâest-ce que la rĂ©gulation par modification covalente ?
Q2. Quels types de modifications covalentes peuvent activer ou inhiber une enzyme ?
2. Régulation par phosphorylation réversible
Q3. Comment fonctionne la cascade de phosphorylation impliquant lâAMPc et la PKA ?
Q4. Quel est le rĂŽle de lâAMPc dans cette cascade ?
Q5. Quels sont les effets cellulaires dâune phosphorylation rĂ©versible ?
3. Exemple : cascade du glucagon
Q6. Comment le glucagon active la dégradation du glycogÚne par phosphorylation ?
Q7. Comment agit la cascade transcriptionnelle déclenchée par le glucagon ?
4. Régulation par protéolyse limitée (modification covalente irréversible)
Q8. Quâest-ce que la rĂ©gulation par protĂ©olyse limitĂ©e ?
Q9. Quels sont des exemples dâenzymes activĂ©es par protĂ©olyse limitĂ©e ?
Q10. Comment se dĂ©roule lâactivation de la trypsine et de la pepsine ?





đč RĂ©gulation par modifications covalentes 1. Principes gĂ©nĂ©raux
Q1. Quâest-ce que la rĂ©gulation par modification covalente ?
Q2. Quels types de modifications covalentes peuvent activer ou inhiber une enzyme ?
Réponses :
La rĂ©gulation par modification covalente consiste en lâajout ou le retrait rĂ©versible ou irrĂ©versible dâun groupement chimique sur une enzyme. Cela provoque un changement de conformation et donc de son activitĂ© (activation ou inhibition). Elle permet une rĂ©gulation fine et rapide de lâactivitĂ© enzymatique.
Exemples de modifications covalentes : phosphorylation, acĂ©tylation, mĂ©thylation, carboxylation, prĂ©n ylation, ubiquitination/sumoylation. Ces modifications servent Ă moduler lâactivitĂ©, la localisation, ou la stabilitĂ© de lâenzyme.
2. Régulation par phosphorylation réversible
Q3. Comment fonctionne la cascade de phosphorylation impliquant lâAMPc et la PKA ?
Q4. Quel est le rĂŽle de lâAMPc dans cette cascade ?
Q5. Quels sont les effets cellulaires dâune phosphorylation rĂ©versible ?
Réponses :
3. Une hormone (ex : adrĂ©naline ou glucagon) se fixe sur un rĂ©cepteur couplĂ© aux protĂ©ines G. Cela active lâadĂ©nylate cyclase, qui convertit lâATP en AMPc. LâAMPc agit sur la protĂ©ine kinase A (PKA) en dissociant ses sous-unitĂ©s rĂ©gulatrices (R) et catalytiques (C). Les sous-unitĂ©s catalytiques libres phosphorylent ensuite diverses protĂ©ines cibles, modifiant leur activitĂ©.
4. LâAMPc est un effecteur allostĂ©rique de la PKA : il ne rĂ©gule pas directement les enzymes cibles, mais active la PKA qui va ensuite phosphoryler dâautres protĂ©ines.
5. Les effets de la phosphorylation rĂ©versible incluent : activation ou inhibition dâenzymes mĂ©taboliques (ex : phosphorylase kinase dans la dĂ©gradation du glycogĂšne), rĂ©gulation transcriptionnelle via des facteurs comme CREB, modulation de lâactivitĂ© des canaux ioniques, et contrĂŽle du mĂ©tabolisme Ă©nergĂ©tique.
3. Exemple : cascade du glucagon
Q6. Comment le glucagon active la dégradation du glycogÚne par phosphorylation ?
Q7. Comment agit la cascade transcriptionnelle déclenchée par le glucagon ?
Réponses :
6. Le glucagon active la PKA via lâAMPc. La PKA phosphoryle la phosphorylase kinase, qui devient active. Cette derniĂšre phosphoryle Ă son tour la phosphorylase, activant la dĂ©gradation du glycogĂšne en glucose-1-phosphate, disponible pour la production dâĂ©nergie.
7. Le glucagon via lâAMPc active aussi la phosphorylation du facteur de transcription CREB. CREB phosphorylĂ© se fixe Ă lâADN et stimule la transcription de gĂšnes impliquĂ©s dans la nĂ©oglucogenĂšse, assurant le maintien de la glycĂ©mie.
4. Régulation par protéolyse limitée (modification covalente irréversible)
Q8. Quâest-ce que la rĂ©gulation par protĂ©olyse limitĂ©e ?
Q9. Quels sont des exemples dâenzymes activĂ©es par protĂ©olyse limitĂ©e ?
Q10. Comment se dĂ©roule lâactivation de la trypsine et de la pepsine ?
Réponses :
8. La protĂ©olyse limitĂ©e consiste Ă cliver irrĂ©versiblement un prĂ©curseur enzymatique inactif appelĂ© zymogĂšne pour le transformer en enzyme active. Câest une activation dĂ©finitive.
9. Exemples : pepsinogĂšne â pepsine (estomac), trypsinogĂšne â trypsine, chymotrypsinogĂšne â chymotrypsine, proĂ©lastase â Ă©lastase, procarboxypeptidase â carboxypeptidase (pancrĂ©as).
10.
Trypsine : le trypsinogĂšne est activĂ© par une entĂ©ropeptidase membranaire dans le duodĂ©num, puis active dâautres protĂ©ases pancrĂ©atiques.
Pepsine : le pepsinogĂšne est activĂ© par le pH acide de lâestomac qui dĂ©stabilise un segment inhibiteur et libĂšre le site actif, permettant son auto-activation et la digestion des protĂ©ines.
A. Organisation de lâestomac des ruminants
1) Quelle est la particularitĂ© de lâestomac des ruminants ?
2) Quel est le rĂŽle de chaque compartiment (panse, bonnet, feuillet, caillette) ?
B. Caillette et enzymes digestives
3) Quâest-ce que la caillette et Ă quoi correspond-elle par rapport aux mammifĂšres monogastriques ?
4) Quelles enzymes sont présentes dans la caillette et quel est leur rÎle ?
C. Utilisation de la pepsine et de la chymosine
5) Quelle Ă©tait lâutilisation ancestrale de la pepsine ?
6) Quel est le rÎle spécifique de la chymosine (présure) chez le veau ?
7) Comment Ă©volue la proportion de chymosine et de pepsine avec lâĂąge chez le ruminant ?


A. Organisation de lâestomac des ruminants
Lâestomac des ruminants est composĂ© de quatre poches : la panse (rumen), le bonnet (rĂ©ticulum), le feuillet (omasum) et la caillette (abomasum).
Panse : lieu de digestion bactĂ©rienne de la cellulose grĂące Ă la flore microbienne â fermentation.
Bonnet : joue un rĂŽle de tamis, participe Ă lâessorage et Ă la rumination.
Feuillet : agit comme un filtre permettant lâabsorption des nutriments.
Caillette : véritable estomac glandulaire comparable à celui des mammifÚres monogastriques, sécrÚte pepsine et chymosine.
B. Caillette et enzymes digestives
La caillette est lâĂ©quivalent de lâestomac des mammifĂšres classiques chez les ruminants.
On y trouve la pepsine, qui dégrade les protéines, et la chymosine (ou présure), qui coagule les protéines du lait pour faciliter sa digestion chez le jeune ruminant.
C. Utilisation de la pepsine et de la chymosine
Lâutilisation ancestrale de la pepsine est la digestion des protĂ©ines alimentaires. Elle est Ă©galement exploitĂ©e traditionnellement (avec la chymosine) pour la fabrication de fromages Ă partir de la caillette sĂ©chĂ©e (prĂ©sure).
La chymosine permet de coaguler la caséine du lait, ce qui ralentit le transit et facilite sa digestion par le veau.
Chez le veau, la chymosine est majoritaire et la pepsine peu abondante. Avec lâĂąge, la proportion de pepsine augmente progressivement, tandis que la chymosine diminue, car lâalimentation passe du lait aux vĂ©gĂ©taux (ensilage, herbe, etc.).