TEXTE 1 : Au Cabaret Vert

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INTRO

Les Cahiers de Douai sont un recueil de 22 poèmes rédigés en1870 par Arthur Rimbaud lorsqu’il n’avait que 16 ans. Dans ces poèmes de jeunesse, le poète exprime déjà un esprit de liberté et de révolte, notamment à travers ses fugues loin de sa ville natale qui est Charleville.

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PLAN

Nous montrerons que chaque strophe participe à un double phénomène de déconstruction esthétique et de construction personnelle.

  • Premier quatrain : un poète errant

  • deuxieme quatrain : l’évocation d’un bonheur simple

  • premier tercet : une deconstruction assumée

  • second tercet : le renouvellement du carpe diem d’Horace

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PROBLÉMATIQUE

En quoi, dans ce sonnet, Rimbaud parvient-il à retranscrire on bonheur de façon irrévérencieuse ?

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PLACE DANS L’OEUVRE

Ici, le poème “Au cabaret vert” s’inspire justement d’un épisode de ces fugues. Le jeune Rimbaud raconte une halte dans une auberge après plusieurs jours de marche. À travers cette scène très simple, le poète célèbre les plaisirs de la vie comme la nourriture, le repos et la présence féminine.

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CONCLUSION

Au terme de cette analyse, Rimbaud chante le bonheur simple trouvé dans le cabaret : chaque détail en apparence trivial l’emplit de sérénité. Mais il le fait de façon irrévérencieuse : il affiche volontairement un sonnet narratif autobiographique et déconstruit dans sa facture générale et dans son rythme puis ose également un lexique prosaïque.

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OUVERTURE

Cette célébration d’un bonheur simple et marginal trouve un echo direct dans un autre célèbre sonnet de Rimbaud intitulé “ma bohème”. En s’y dépeignant en “petit Poucet” rêveur, les souliers troués mais l’esprit libre, le poète y prolonge sa réinvention du lyrisme traditionnel. Dans les deux cas, la route et la précarité ne sont plus subies mais deviennent les conditions indispensables d’une liberté absolue et d’une extase poétique nouvelle.