Biologie de la conservation - Exemples de questions d'examens

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Quels sont pour vous les 5 menaces les plus sérieuses qui pèsent actuellement sur la biodiversité ?

La destruction et la fragmentation des habitats constituent aujourd’hui la principale menace. L’urbanisation, les infrastructures routières, l’agriculture intensive ou encore la déforestation détruisent les milieux naturels et isolent les populations, ce qui réduit les échanges génétiques et augmente les risques d’extinction.

La surexploitation des ressources naturelles provoque également un fort déclin de nombreuses espèces. Cela concerne la surpêche, le braconnage, la chasse excessive ou l’exploitation forestière intensive.

Les pollutions ont des effets majeurs sur les écosystèmes : pesticides, engrais, métaux lourds ou plastiques entraînent eutrophisation, toxicité et perturbation des chaînes alimentaires. Les pesticides sont notamment responsables du déclin des insectes pollinisateurs et des oiseaux agricoles.

Les espèces exotiques envahissantes représentent une menace importante, surtout sur les îles. Certaines espèces introduites concurrencent les espèces locales, transmettent des maladies ou détruisent les habitats.

Enfin, le changement climatique modifie les températures, les précipitations et les habitats. De nombreuses espèces ne peuvent pas s’adapter suffisamment rapidement, surtout lorsque leurs habitats sont déjà fragmentés.

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Les agrocarburants sont-ils une menace ou une chance pour l’environnement et la biodiversité ? Expliquez votre point de vue.

Les agrocarburants sont souvent présentés comme une alternative aux énergies fossiles car ils permettent théoriquement de diminuer certaines émissions de CO₂.Cependant, leur production pose de nombreux problèmes écologiques.

Ils nécessitent d’importantes surfaces agricoles, ce qui favorise la déforestation et les monocultures industrielles, notamment pour le soja, le maïs ou l’huile de palme. Ces cultures utilisent beaucoup d’engrais, de pesticides et d’eau, ce qui dégrade fortement les écosystèmes.

De plus, les agrocarburants entrent en concurrence avec la production alimentaire et contribuent parfois à l’augmentation des prix agricoles. Leur bilan énergétique global est parfois faible lorsque l’on prend en compte la mécanisation, le transport et la transformation industrielle.

Ainsi, même s’ils peuvent avoir un intérêt limité dans certains cas locaux, les agrocarburants représentent souvent davantage une menace pour la biodiversité qu’une solution réellement durable.

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Quels sont les principaux changements qui ont affecté le milieu en Wallonie : -entre 1750 et 1850 (3 choses) -entre 1850 et 1950 (3 choses) -depuis 1950 (5 choses) Expliquez brièvement et donnez un exemple pour chacun.

Entre 1750 et 1850

  • Forte déforestation liée à l’utilisation du bois pour le chauffage, le charbon de bois et l’industrie.

  • Exploitation des tourbières des Hautes Fagnes pour la tourbe et la litière.

  • Importance du pâturage extensif qui entretenait de vastes landes, pelouses et prairies riches en biodiversité.

Entre 1850 et 1950

  • Reboisement massif des Ardennes en épicéas, remplaçant de nombreux milieux ouverts.

  • Industrialisation du sillon wallon avec pollutions minières et métallurgiques.

  • Modernisation progressive de l’agriculture et recul des pratiques traditionnelles extensives.

Depuis 1950

  • Intensification agricole avec mécanisation, engrais chimiques et pesticides.

  • Disparition des haies, jachères, mares et prairies naturelles.

  • Urbanisation et artificialisation croissante des sols.

  • Déclin massif des oiseaux agricoles et des insectes pollinisateurs.

  • Mise en place de politiques de conservation : réserves naturelles, Natura 2000, projets LIFE et restauration écologique.


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Quel était le fonctionnement de l’agriculture dans nos régions vers 1750 ? Comment cela a-t-il influencé nos paysages ?

L’agriculture vers 1750 était extensive et peu mécanisée. La fertilité des sols dépendait principalement du fumier, des jachères et des légumineuses fixatrices d’azote. Le pâturage extensif occupait une place essentielle et les troupeaux entretenaient les landes et prairies ouvertes.

Les paysages étaient très diversifiés et formaient une mosaïque de champs, prairies, haies, vergers, pâturages et zones humides. Cette agriculture traditionnelle créait de nombreux habitats favorables à la biodiversité, notamment pour les oiseaux des campagnes, les insectes et les plantes des milieux ouverts. Beaucoup de paysages considérés aujourd’hui comme naturels dépendaient en réalité de ces pratiques agricoles anciennes.

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A l’échelle mondiale, l’homme a été responsable de trois grandes crises d’extinction des espèces animales. Quelles sont-elles ? Expliquez brièvement et situez-les sur une ligne du temps.

La première grande crise correspond à l’extinction de la mégafaune préhistorique entre environ 50 000 et 10 000 ans avant aujourd’hui. Lors de l’expansion d’Homo sapiens, de nombreux grands mammifères comme les mammouths, les rhinocéros laineux ou les paresseux géants disparaissent, principalement sous l’effet de la chasse, combinée aux changements climatiques de fin de glaciation.

La deuxième crise concerne les extinctions insulaires après les colonisations humaines d’îles comme Madagascar, la Nouvelle-Zélande ou l’île Maurice. Les espèces insulaires naïves, comme le dodo ou les moas, disparaissent rapidement à cause de la chasse et surtout de l’introduction de prédateurs comme les rats, chiens et chats.

La troisième crise est la crise actuelle, souvent appelée sixième extinction de masse. Elle s’accélère depuis la révolution industrielle et résulte de la destruction des habitats, de la pollution, de la surexploitation, des espèces invasives et du changement climatique. Les taux actuels d’extinction sont largement supérieurs aux taux naturels observés dans les archives fossiles.

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Qu’est ce que la tragédie des communs ? Donnez quelques exemples où cela a été une tragédie, et quelques exemples où la tragédie a été évitée.

La tragédie des communs est un concept proposé par Garrett Hardin. Elle décrit une situation où une ressource commune en accès libre est surexploitée parce que chaque individu cherche à maximiser son intérêt personnel. Si chacun exploite la ressource au maximum, celle-ci finit par être détruite.

Des exemples classiques sont la surpêche mondiale, la surexploitation des pâturages ou certaines formes de déforestation. Chaque utilisateur retire un bénéfice individuel immédiat mais les conséquences négatives sont supportées collectivement.

Cependant, cette tragédie n’est pas inévitable. Elinor Ostrom a montré que certaines communautés parviennent à gérer durablement des ressources communes grâce à des règles collectives, des contrôles et des sanctions adaptées. Les quotas de pêche ou certains systèmes traditionnels d’irrigation constituent des exemples où la tragédie a été évitée.

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Vous êtes nommé·e président·e d’une association qui s’occupe de trois réserves naturelles : une tourbière dans les Hautes Fagnes, une île au large de la Nouvelle-Zélande et une forêt à Bornéo. Quelles sont vos priorités de conservation pour chacune d’entre elles ?

Dans la tourbière des Hautes Fagnes, la priorité serait de restaurer l’hydrologie naturelle en supprimant les drains et certains peuplements de résineux afin de favoriser les sphaignes et les espèces spécialisées des tourbières. Il faudrait également limiter les dépôts d’azote atmosphérique et maintenir les milieux ouverts.

Sur l’île au large de la Nouvelle-Zélande, la priorité absolue serait l’élimination des espèces invasives comme les rats, chats ou hermines responsables de nombreuses extinctions d’oiseaux endémiques. Il faudrait aussi protéger strictement les habitats naturels et limiter les perturbations humaines.

Dans la forêt de Bornéo, les priorités seraient la lutte contre la déforestation liée à l’huile de palme et à l’exploitation forestière, le maintien des corridors écologiques et la protection des orangs-outans contre le braconnage et la fragmentation des habitats.