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Etiologie
Virus
famille, genre
résistance
sérotypes
biotypes
Coronavirus félin
F : Coronaviridae
G : alphacoronavirus
PIF
enveloppé
résistance modérée
ARN simple brin positif
assez répandu
2 sérotypes : différent au niveau du gène S
les virus du sérotype 2 ont émergé suite à recombinaison entre sérotype 1 et coronavirus canin
2 biotypes : chaque sérotype donne les 2
coronavirus entérique félin (FeCV, tropisme pour entérocytes)
virus de la PIF (FIPV, mutant pathogène, pouvant se disséminer dans tout l’organisme) : conditions favorisant FIPV = stress, chirurgie, transport, co-infection FeLV, mutations aléatoires dans FeCV
Epidémiologie
population
3 types d’animaux sensibles
taux d’excréteurs
taux de CT FeCV qui auront la PIF
taux de CT touché dans 1/3 élevages
race sensible
réinfections
contamination
infection
incidence en élevage
FeCV = ubiquiste chez CT domestiques
3 types d’animaux sensibles :
CT en chatterie à partir de 5 - 6 sem (plus d’immunité colostrale)
CT étrangers mis en chatterie
CT infecté ayant perdu leur immunité (ré-infection fréquente)
CT séropositifs : 40 - 75% excréteurs (fécale 1 sem post-infection, puis pendant plusieurs semaines et parfois portage chronique pour la vie)
5 - 10% des chats touchés par FeCV auront PIF
dans 1/3 des élevages : 70% CT <1an
Bengal = sensible
ré-infections fréquentes
contamination chaton par mère (contamination colostrale jusque 5 - 6 sem ?)
Infection fréquentes dans chatterie > CT vivant seul
75% séroprévalence chatterie
40% séroprévalence population féline
Pathogénie
transmission
multiplication de FeCV
transmission : oro-fécale (salive, urine, MF)
multiplication du FeCV dans IG
Pathogénie FeCV
Biotype FeCV
infection digestive subclinique
tropisme pour entérocytes différenciés
infection monocytes sanguins (faible)
élimination du virus ou infection chronique
si chronique : accumulation mutations aléatoires, favorisée par immunodépression)
Pathogénie FIPV
tropisme
distribution
en 24h
en 14j
évolution
2 formes
tropisme pour monocytes/macrophages, pratiquement pas excrété
distribution dans tout l’organisme
en 24h : amygdale, épithélium pulmonaire, muqueuse intestin
en 14j : foie, colon, caecum, GGL mésentériques
macrophages infectés : séreuse (abdominale, plèvre), méninge, épendyme, tissus oculaires, agrégation de macrophages autour des capillaires (angéite)
réponse immune influence l’évolution
réponse à médiation cellulaire = protective
réponse à médiation humorale (Ac) = ne contrôle par l’infection, augmentation infection des macrophages, HS III
si réponse humorale forte et réponse cellule faible → PIF
HS III : complexe Ag-Ac déposés sur endothélium → augmentation perméabilité vasculaire → angéite (inflammation VS) et cellules endothéliales des capillaires → exsudat → granulomes à pleins d’endroits du corps
forme humide
forme sèche
2 types de PIF
Forme humide de PIF
immunité cellulaire absente
HS III (pyogranulome, lésions vasculaire, oedème → exsudat typique de la PIF)
angéite : lésions vasculaires (veinules) → activation complément, inflammation intense, nécrose endothélium, infiltration par PMN
lésions pyogranulomateuses périvasculaires → accumulation macrophages, neutro, lymphocytes, plasmacytes autour des veinules des tissus infectés
Conséquence : oedème → fuite liquidienne → exsudat (riche prot, facteur coagulation et produits de dégradation de l’hémoglobine), ascite abdominale, liquide pleural et péricardique
Forme sèche de PIF
immunité cellulaire modérée
forte immunité humorale
exsudat absent
lésions granulomateuses
forme intermédiaire
angéite : lésions vasculaires réduites
lésions granulomateuses : dans organes profonds, organes abdominaux (reins, intestins), yeux (uvéite, angéite rétinienne par dépôt sur endothélium cornéen), SNC (lésions multifocales cérébrales)
Signes cliniques
période incubation
profil de maladie
1er signes non spécifiques
évolution
forme humide
forme sèche
période d’incubation variable : qq jours à qq mois
profil de maladie
CT de tout âge
incidence plus élevée chez CT de 6 mois - 5 ans
plus souvent chez CT < 1 an
CT de chatterie
parfois ré-apparition après disparition pendant plusieurs années
incidence de cas simultanés : max 10%
1ers signes non spécifiques
intestinaux et respiratoires supérieurs → inaperçus
évolution
en cas de PIF : issue fatale
taux de mortalité : 95%
forme humide :
CT en forme de poire
évolution en 1 - 6 semaines
fièvre fluctuante (39-39,5°C) : réfractaire aux ATB
abattement, anorexie
péritonite et pleurésie : ascite (90%), épanchement thoracique (40%), épanchement péricardique
liquide jaune épais visqueux dans cavités (jaune oeuf) : concentration prot identique au sang, macrophages, neutro, lympho
dyspnée, tachypnée, pâleur muqueuses, ictère, adhérence abdominale, sérum et urine jaune (bilirubine), atteinte oculaires et nerveurse rare
histopatho : pyogranulomes périvasculaires, dépôts fibrine
forme sèche
évolution 1 - 12 semaines
fièvre fluctuante modérée : réfractaire aux ATB
abattement et anorexie
masses granulomateuses sur organes abdominaux (rein, GGL, foie, rate, pancréas) → + grande taille que dans forme humide
localisations dif dû aux granulomes et complexes immuns :
digestive : vomissement et diarrhée chronique possibles
rénale : PU/PD, azotémie et protéinurie
hépatique : hépatomégalie, ictère, PD, vomissement
SNC : parésie psotérieure, paralysie, incoordination, nystagmus, hyperesthésie, crises épileptiformes, changements comportement
oculaire : uvéite bilat granulomateuse, masses blanches sur face interne cornée (précipités kératiques), choriorétinite pyogranulomateuse
Diagnostic
anamnèse : jeune, collectivité, pure race
clinique : difficile
forme humide : ascite avec liquide jaune citron
forme sèche : signes discrets et non spécifiques
hématologie : lymphopénie, neutropénie, anémie non régénérative, proéines sériques
liquide épanchement : valeur prédictive élevée
liquide ascite : jaune avec fibrine, exsudat
tests sérologiques
pas distinction entre FeCV et FIPV
2 méthodes
ELISA : qualitatif
quantitatif : immunofluorescence sur Ag du virus de la GET
séropositifs : conséquence de l’infection par coronavirus félin
! fausse interprétation
seuls titres élevés associés à signes cliniques sont interprétables comme diagnostic
si pas de signes cliniques : séro pas de valeur pronostic
parmi séropositifs
moins de 10% développent PIF
si taux élevé AC : probabilité de PIF de 40%
RT PCR
sur liquide d’épanchement, tissu, LCR, pas sur sang et MF
tests conventionnels : pas de distinction FECV et PIF
tests de nouvelle génération (biotypage) : basé sur 2 mutations dans le gène S, différenciation biotypes FeCV et FIPV pas absolue → combiner avec autres tests
autopsie - histopatho
forme humide → épanchement cavitaires
forme sèche : granulomes sur organe (rein, foie)
exam histopatho : lésions granulomateuses périvasculaires dans organes internes
Traitement
GS 441524
seul antiviral efficace
pénétration cellule infectée
transformation en forme active triphosphorylé
reconnaissance comme nucléotide triphosphate (adénosine) par l’ARN polymérase virale
bloque toute élongation ultérieure de l’ARN viral : blocage de la réplication virale
2 médicaments
1 : Remdesivir en parentérale
solution injectable
IV ou SC
effets secondaires : inflammation à l’endroit de l’infection
2 : antiviral
administration orale : comprimé
administré SC (expérimental)
adaptation dose
plus élevée si forme sèche de PIF
moins élevée si forme humide de PIF
proposition de ttm successif
début en injection parentérale de Remdesivir
suivi ttm oral par GS 441524
peut marcher mais ttm long et coûteux
Vaccination
vaccins vivants atténué thermosensible
administration intranasale
2 inj à partir de 16sem
efficacité modérée : fraction évitable de 75%
cibles de vaccination
CT séronégatif sans exposition préalable au virus
chaton
entrant dans programme de sevrage précoce
entrant dans milieu contaminé
CT à risque vivant seul ou collectivité (sans programme de contrôle)
Contrôle
très difficile en chatterie : prélever 10 - 20% des CT pour obtenir statut sérologique de la chatterie
ne jamais éliminer chattes séropositives
hygiènes
changer vêtements d’une chatterie à l’autre
désinfecter matériel et locaux
changement fréquent des litières, placées à distance des gamelles
réduction des effectifs de groupe
accès extérieur (enfouissement déjections)
repérer CT excréteurs par RT PCR quantitatives sur MF et les isoler : test avant ré-introduction
isoler mère 2 semaines avant mise-bas
chatons sevrés, retirés sur litière neuve et isolés des autres
hygiène stricte
jusqu’à adoption ou âge de 12 - 16 sem
test sérologique : séronégatif = pas de contamination
actuellement : impossible d’assurer réussite d’un plan de contrôle FCoV dans une chatterie ou élevage