Cours d'introduction : contextes de prise en charge et approche biomécanique Manque à ajouter les images

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1
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Par quoi débute la prise en charge d’un patient en ergothérapie orthopédique ?

Le patient consulte d’abord un médecin généraliste, un chirurgien ou un médecin réadaptateur en médecine physique.

Une prescription médicale précise notamment :

  • La pathologie ;

  • Le nombre de séances ;

  • Le traitement attendu.


2
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Quelles nomenclatures permettent une prise en charge pluridisciplinaire ?
  • K60 : 2 h de traitement et minimum 2 disciplines ;

  • K45 : 1 h 30 de traitement et 2 disciplines ;

  • K30 : 1 h de traitement et 2 disciplines.


3
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Que prévoient les nomenclatures K20/K15 ?
Elles concernent une prise en charge avec un seul thérapeute, par exemple kiné ou ergo, notamment lorsque la pathologie ne permet pas une prise en charge pluridisciplinaire ou lors d'une prise en charge libérale/à domicile.
4
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Quels sont les 4 principaux contextes de soins possibles en ergothérapie orthopédique ?
  1. Hospitalisation en service aigu ;

  2. Hospitalisation en service de revalidation ;

  3. Prise en charge ambulatoire/externe ;

  4. Prise en charge à domicile.

La finalité et les objectifs ergothérapiques varient selon le contexte.

5
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Quelles sont les caractéristiques de la prise en charge en service aigu ?
  • Moment : post-opératoire immédiat ;

  • Durée : quelques jours, environ 5 jours ;

  • Lieu : principalement dans la chambre ;

  • Finalité : permettre le retour à domicile.


6
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Sur quoi l’ergothérapeute doit-il se focaliser en service aigu ?

Sur les occupations essentielles et nécessaires à la sortie du patient, principalement dans la sphère des soins personnels.

L’objectif est de préparer un retour à domicile suffisamment sécurisé et indépendant.

7
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Quelles occupations peuvent être travaillées en service aigu ?
  • Retournements et translations dans le lit ;

  • Accès à la table de nuit et à la sonnette ;

  • Transferts ;

  • Marche ;

  • Toilette et habillage ;

  • Repas ;

  • Déplacements utiles dans la chambre et au domicile.


8
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Quels transferts peuvent être travaillés en service aigu ?
  • Couché assis au bord du lit ;

  • Mise debout ;

  • Lit fauteuil ;

  • Chaise ;

  • Toilettes ;

  • Voiture ;

  • Baignoire/douche.

Ils sont travaillés en fonction de ce qui sera nécessaire à la sortie.

9
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Quelles mises en situation peuvent préparer l’indépendance à la marche ?
  • Passage dans un espace étroit ;

  • Escaliers ;

  • Franchissement d’un obstacle ;

  • Déplacements utiles dans la chambre et au domicile.


10
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Quelles sont les caractéristiques d’une hospitalisation en service de revalidation ?
  • Durée : peut atteindre plusieurs semaines ;

  • Lieux : chambre, salle de rééducation et environnement hospitalier ;

  • Finalité : préparer le retour à domicile.

IMAGE À METTRE : slide 23, photo de la chambre hospitalière/de revalidation.

11
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Quelles sphères occupationnelles peuvent être travaillées en revalidation ?
  • Soins personnels ;

  • Loisirs ;

  • Productivité.

La prise en charge peut donc progressivement dépasser les seules activités indispensables à la sortie.

12
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Quelles sont les caractéristiques d’une prise en charge ambulatoire/externe ?
  • Durée : plusieurs semaines à plusieurs mois ;

  • Lieu : salle de rééducation et environnement du centre ;

  • Finalité : récupération des activités du quotidien et des habiletés déficitaires, notamment motrices.


13
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Quelles sphères occupationnelles peuvent être travaillées en ambulatoire ?
  • Soins personnels ;

  • Loisirs ;

  • Productivité,

Selon les besoins du patient et le temps disponible dans la prise en charge.

14
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Quelle limite rencontre l’ergothérapeute lors d’une prise en charge ambulatoire ?

Il n’agit pas directement sur l’environnement immédiat réel du patient.

Il doit donc construire sa prise en charge à partir :

  • Des évaluations ;

  • Des observations durant les séances ;

  • De son expertise ergothérapique ;

  • Du déséquilibre occupationnel du patient.

IMAGE À METTRE : slide 28, photos de l’environnement de rééducation.

15
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Pourquoi utiliser des mises en situation proches des activités réelles en ambulatoire ?

Elles permettent de rapprocher la rééducation des occupations réelles du patient, même lorsque l’ergothérapeute ne peut pas intervenir directement dans son environnement quotidien.

🖼️ IMAGE À METTRE : slide 29, mise en situation avec le bac à shampooing.

16
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Quelles prestations ergothérapiques sont prévues dans la prise en charge à domicile présentée au cours ?
  • 1 prestation de bilan d’observation ;

  • Jusqu’à 7 prestations de mise en situation ;

  • 2 prestations d’informations, conseils et apprentissage ;

  • 1 bilan fonctionnel final réalisé par un ergothérapeute agréé.


17
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Dans quelles conditions cette prise en charge à domicile est-elle remboursée par l’INAMI ?

Le patient doit avoir suivi, ou être sur le point de terminer, un programme complet de rééducation locomotrice dans un centre spécialisé, puis réintégrer son cadre de vie habituel.

18
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Quelles grandes étapes structurent le processus d’intervention en ergothérapie orthopédique ?
  1. Initier/aborder ;

  2. Établir les balises et réaliser l’anamnèse ;

  3. Évaluer ;

  4. Convenir des objectifs et établir le diagnostic ;

  5. Mettre en œuvre l’intervention ;

  6. Observer le patient pendant les séances.


19
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Quelles informations l’ergothérapeute consulte-t-il avant son intervention ?
  • La prescription médicale ;

  • Les informations concernant la pathologie ;

  • Le protocole ;

  • Le dossier médical.

Ces informations permettent d’encadrer et de sécuriser la prise en charge.

20
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Quels éléments l’ergothérapeute peut-il observer chez un patient en orthopédie ?
  • Douleur ;

  • Mobilité ;

  • Aspect trophique ;

  • Sensibilité ;

  • Conséquences attendues de la pathologie.

L’observation est complétée par les évaluations nécessaires.

21
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Comment l’approche biomécanique considère-t-elle le fonctionnement du corps ?

Elle compare le fonctionnement du corps à une mécanique.

Elle peut être réductionniste lorsque l’attention se focalise uniquement sur une composante précise :

  • Articulaire ;

  • Musculaire ;

  • Tendineuse.


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Quelle est l’hypothèse centrale de l’approche biomécanique ?

La fonction peut être restaurée grâce à des exercices gradués fondés sur des principes biomécaniques.

23
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Que prévoit l’approche biomécanique si des incapacités résiduelles persistent ?

Elles peuvent être compensées grâce à :

  • Des orthèses ;

  • Des prothèses ;

  • Des aides techniques.


24
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Quels sont les objectifs de l’approche biomécanique ?

Récupérer ou améliorer :

  • Les amplitudes articulaires ;

  • La force musculaire ;

  • L’endurance ;

  • La vitesse d’exécution ;

  • La résistance ;

Afin de retrouver un geste fonctionnel.

25
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Comment évalue-t-on les résultats d’une intervention biomécanique ?

À partir des progrès obtenus dans la récupération des capacités :

  • Articulaires ;

  • Musculaires ;

  • Fonctionnelles.


26
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Dans quelle situation l’approche biomécanique est-elle indiquée ?

Lorsqu'une maladie ou un traumatisme diminue :

  • Les amplitudes articulaires ;

  • La force musculaire ;

  • La coordination des mouvements ;

Et entraîne ainsi une réduction de la fonction.

27
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Dans quels domaines l’approche biomécanique peut-elle être utilisée ?
  • Traumatologie ;

  • Neurologie périphérique ;

  • Rhumatologie.


28
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Quels systèmes permettent le mouvement selon l’approche biomécanique ?
  1. Système musculosquelettique ;

  2. Système nerveux périphérique ;

  3. Système tégumentaire.


29
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Quel est le principe de progression des exercices dans l’approche biomécanique ?

Les exercices sont gradués, réalisés au plus près des limites fonctionnelles et sous le seuil de douleur acceptable/raisonnable.

30
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Quels types d’exercices peuvent être utilisés dans l’approche biomécanique ?
  • Dextérité ;

  • Préhension ;

  • Coordination ;

  • Amplitudes articulaires ;

  • Exercices gradués de mouvement.


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Selon quels paramètres une intervention biomécanique peut-elle être graduée ?
  • Amplitude ;

  • Résistance ;

  • Force ;

  • Répétition ;

  • Endurance ;

  • Durée.


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Pourquoi faut-il une concordance entre les inaptitudes et l’occupation ?

L’intervention ne doit pas travailler une capacité corporelle de manière isolée : la capacité ciblée doit avoir un lien avec les exigences de l’occupation problématique pour le patient.

33
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Comment analyse-t-on une occupation dans une approche biomécanique ?

L’occupation est analysée selon les mêmes paramètres biomécaniques que l’intervention : amplitude, force, résistance, endurance, répétition, durée, etc. Cela permet de comparer les capacités actuelles du patient aux exigences de l’occupation.

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Pourquoi peut-il exister un décalage entre rééducation et activités quotidiennes ?

Les exigences d’une activité quotidienne peuvent être supérieures aux capacités momentanées du patient ou incompatibles avec le protocole/timing post-opératoire.

35
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Que fait l’ergothérapeute lorsqu’une activité quotidienne est trop exigeante par rapport aux capacités du patient ?

Il utilise des activités adaptées et ciblées, permettant de respecter les contraintes biomécaniques tout en conservant un lien avec l’occupation recherchée.

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Quel est le principal inconvénient de l’approche biomécanique ?

Utilisée seule, elle prend insuffisamment en compte les dimensions :

  • Sociales ;

  • Environnementales ;

  • Psychologiques.

Elle risque alors de devenir trop centrée sur les déficiences physiques.

37
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Comment associer modèle conceptuel ergothérapique et approche biomécanique ?
  • Un modèle conceptuel en ergothérapie permet d’identifier les problèmes de participation occupationnelle.

  • Le cadre biomécanique permet ensuite d’analyser les inaptitudes physiques participant à ces difficultés.


38
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Que recherche une intervention orientée vers l’occupation du point de vue biomécanique ?
  • Les capacités musculosquelettiques nécessaires pour produire le mouvement, notamment les amplitudes articulaires ;

  • La force et l’endurance nécessaires aux activités significatives.


39
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Que recherche une intervention orientée vers l’occupation du point de vue occupationnel ?

Elle étudie :

  • L’influence des mouvements, de la force et de l’endurance sur le rendement occupationnel ;

  • Ces capacités dans le contexte propre de la personne et de ses rôles.


40
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Comment l’ergothérapeute conserve-t-il sa spécificité lorsqu’il utilise l’approche biomécanique ?

Il ne travaille pas uniquement une amplitude ou une force. Il relie les déficiences biomécaniques aux occupations significatives et problématiques du patient, puis adapte son intervention en conséquence.

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Comment raisonner devant une difficulté occupationnelle selon l’approche biomécanique ?
  1. Identifier l’occupation problématique.

  2. Analyser ses exigences biomécaniques.

  3. Identifier les capacités déficitaires du patient.

  4. Choisir une activité ciblant ces capacités.

  5. Graduer l’activité en fonction de la progression.

  6. Maintenir le lien avec l’occupation recherchée.


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Exemple : un patient ayant une pathologie d’épaule éprouve des difficultés à se coiffer. Comment raisonner selon l’approche biomécanique ?

Il faut mettre en relation la difficulté à se coiffer avec les amplitudes nécessaires de l’épaule, puis choisir une intervention sollicitant progressivement les mouvements déficitaires.

La difficulté peut ensuite être augmentée en jouant sur l’amplitude, la résistance, les répétitions, l’endurance ou la durée.

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Exemple : une patiente ayant une pathologie du genou éprouve des difficultés à mettre ses chaussettes. Quelles approches peuvent être envisagées ?
  • Biomécanique : travailler progressivement les capacités nécessaires à l’activité, notamment la mobilité déficitaire.

  • Compensatoire : adapter la réalisation de l’activité en fonction des capacités résiduelles.

Dans l’approche biomécanique, l’activité est ensuite graduée pour favoriser la progression.

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Pourquoi le contexte de soins est-il déterminant en ergothérapie orthopédique ?

Parce qu’il détermine :

  • La finalité de la prise en charge ;

  • Les priorités occupationnelles ;

  • Les évaluations choisies ;

  • Les interventions ;

  • Le temps disponible pour agir.


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Comment évoluent globalement les priorités occupationnelles selon le contexte ?

Service aigu → occupations indispensables à la sortie, principalement soins personnels.

Revalidation → soins personnels + élargissement vers loisirs et productivité.

Ambulatoire → récupération des activités quotidiennes et habiletés déficitaires.

Domicile → observation et mise en situation dans le cadre de vie habituel.

46
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Quels éléments faut-il considérer pour choisir et argumenter une approche thérapeutique ?
  • Le contexte de soins ;

  • Les objectifs et la finalité ;

  • La situation du patient ;

  • Ses capacités et déficiences ;

  • Ses occupations problématiques ;

  • Les contraintes du protocole/timing post-opératoire.


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Quel lien essentiel faut-il retenir entre déficience biomécanique et occupation ?

Déficience biomécanique limitation d’une capacitédifficulté dans une occupationrestriction de participation.

L’ergothérapeute doit donc faire le lien entre ce que le corps ne permet plus de faire correctement et ce que cela empêche la personne de réaliser dans sa vie quotidienne.