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Le patient consulte d’abord un médecin généraliste, un chirurgien ou un médecin réadaptateur en médecine physique.
Une prescription médicale précise notamment :
La pathologie ;
Le nombre de séances ;
Le traitement attendu.
K60 : 2 h de traitement et minimum 2 disciplines ;
K45 : 1 h 30 de traitement et 2 disciplines ;
K30 : 1 h de traitement et 2 disciplines.
Hospitalisation en service aigu ;
Hospitalisation en service de revalidation ;
Prise en charge ambulatoire/externe ;
Prise en charge à domicile.
⚠ La finalité et les objectifs ergothérapiques varient selon le contexte.
Moment : post-opératoire immédiat ;
Durée : quelques jours, environ 5 jours ;
Lieu : principalement dans la chambre ;
Finalité : permettre le retour à domicile.
Sur les occupations essentielles et nécessaires à la sortie du patient, principalement dans la sphère des soins personnels.
L’objectif est de préparer un retour à domicile suffisamment sécurisé et indépendant.
Retournements et translations dans le lit ;
Accès à la table de nuit et à la sonnette ;
Transferts ;
Marche ;
Toilette et habillage ;
Repas ;
Déplacements utiles dans la chambre et au domicile.
Couché ↔ assis au bord du lit ;
Mise debout ;
Lit ↔ fauteuil ;
Chaise ;
Toilettes ;
Voiture ;
Baignoire/douche.
Ils sont travaillés en fonction de ce qui sera nécessaire à la sortie.
Passage dans un espace étroit ;
Escaliers ;
Franchissement d’un obstacle ;
Déplacements utiles dans la chambre et au domicile.
Durée : peut atteindre plusieurs semaines ;
Lieux : chambre, salle de rééducation et environnement hospitalier ;
Finalité : préparer le retour à domicile.
IMAGE À METTRE : slide 23, photo de la chambre hospitalière/de revalidation.
Soins personnels ;
Loisirs ;
Productivité.
La prise en charge peut donc progressivement dépasser les seules activités indispensables à la sortie.
Durée : plusieurs semaines à plusieurs mois ;
Lieu : salle de rééducation et environnement du centre ;
Finalité : récupération des activités du quotidien et des habiletés déficitaires, notamment motrices.
Soins personnels ;
Loisirs ;
Productivité,
Selon les besoins du patient et le temps disponible dans la prise en charge.
Il n’agit pas directement sur l’environnement immédiat réel du patient.
Il doit donc construire sa prise en charge à partir :
Des évaluations ;
Des observations durant les séances ;
De son expertise ergothérapique ;
Du déséquilibre occupationnel du patient.
IMAGE À METTRE : slide 28, photos de l’environnement de rééducation.
Elles permettent de rapprocher la rééducation des occupations réelles du patient, même lorsque l’ergothérapeute ne peut pas intervenir directement dans son environnement quotidien.
🖼️ IMAGE À METTRE : slide 29, mise en situation avec le bac à shampooing.
1 prestation de bilan d’observation ;
Jusqu’à 7 prestations de mise en situation ;
2 prestations d’informations, conseils et apprentissage ;
1 bilan fonctionnel final réalisé par un ergothérapeute agréé.
Le patient doit avoir suivi, ou être sur le point de terminer, un programme complet de rééducation locomotrice dans un centre spécialisé, puis réintégrer son cadre de vie habituel.
Initier/aborder ;
Établir les balises et réaliser l’anamnèse ;
Évaluer ;
Convenir des objectifs et établir le diagnostic ;
Mettre en œuvre l’intervention ;
Observer le patient pendant les séances.
La prescription médicale ;
Les informations concernant la pathologie ;
Le protocole ;
Le dossier médical.
Ces informations permettent d’encadrer et de sécuriser la prise en charge.
Douleur ;
Mobilité ;
Aspect trophique ;
Sensibilité ;
Conséquences attendues de la pathologie.
L’observation est complétée par les évaluations nécessaires.
Elle compare le fonctionnement du corps à une mécanique.
Elle peut être réductionniste lorsque l’attention se focalise uniquement sur une composante précise :
Articulaire ;
Musculaire ;
Tendineuse.
La fonction peut être restaurée grâce à des exercices gradués fondés sur des principes biomécaniques.
Elles peuvent être compensées grâce à :
Des orthèses ;
Des prothèses ;
Des aides techniques.
Récupérer ou améliorer :
Les amplitudes articulaires ;
La force musculaire ;
L’endurance ;
La vitesse d’exécution ;
La résistance ;
Afin de retrouver un geste fonctionnel.
À partir des progrès obtenus dans la récupération des capacités :
Articulaires ;
Musculaires ;
Fonctionnelles.
Lorsqu'une maladie ou un traumatisme diminue :
Les amplitudes articulaires ;
La force musculaire ;
La coordination des mouvements ;
Et entraîne ainsi une réduction de la fonction.
Traumatologie ;
Neurologie périphérique ;
Rhumatologie.
Système musculosquelettique ;
Système nerveux périphérique ;
Système tégumentaire.
Les exercices sont gradués, réalisés au plus près des limites fonctionnelles et sous le seuil de douleur acceptable/raisonnable.
Dextérité ;
Préhension ;
Coordination ;
Amplitudes articulaires ;
Exercices gradués de mouvement.
Amplitude ;
Résistance ;
Force ;
Répétition ;
Endurance ;
Durée.
L’intervention ne doit pas travailler une capacité corporelle de manière isolée : la capacité ciblée doit avoir un lien avec les exigences de l’occupation problématique pour le patient.
L’occupation est analysée selon les mêmes paramètres biomécaniques que l’intervention : amplitude, force, résistance, endurance, répétition, durée, etc. Cela permet de comparer les capacités actuelles du patient aux exigences de l’occupation.
Les exigences d’une activité quotidienne peuvent être supérieures aux capacités momentanées du patient ou incompatibles avec le protocole/timing post-opératoire.
Il utilise des activités adaptées et ciblées, permettant de respecter les contraintes biomécaniques tout en conservant un lien avec l’occupation recherchée.
Utilisée seule, elle prend insuffisamment en compte les dimensions :
Sociales ;
Environnementales ;
Psychologiques.
Elle risque alors de devenir trop centrée sur les déficiences physiques.
Un modèle conceptuel en ergothérapie permet d’identifier les problèmes de participation occupationnelle.
Le cadre biomécanique permet ensuite d’analyser les inaptitudes physiques participant à ces difficultés.
Les capacités musculosquelettiques nécessaires pour produire le mouvement, notamment les amplitudes articulaires ;
La force et l’endurance nécessaires aux activités significatives.
Elle étudie :
L’influence des mouvements, de la force et de l’endurance sur le rendement occupationnel ;
Ces capacités dans le contexte propre de la personne et de ses rôles.
Il ne travaille pas uniquement une amplitude ou une force. Il relie les déficiences biomécaniques aux occupations significatives et problématiques du patient, puis adapte son intervention en conséquence.
Identifier l’occupation problématique.
Analyser ses exigences biomécaniques.
Identifier les capacités déficitaires du patient.
Choisir une activité ciblant ces capacités.
Graduer l’activité en fonction de la progression.
Maintenir le lien avec l’occupation recherchée.
Il faut mettre en relation la difficulté à se coiffer avec les amplitudes nécessaires de l’épaule, puis choisir une intervention sollicitant progressivement les mouvements déficitaires.
La difficulté peut ensuite être augmentée en jouant sur l’amplitude, la résistance, les répétitions, l’endurance ou la durée.
Biomécanique : travailler progressivement les capacités nécessaires à l’activité, notamment la mobilité déficitaire.
Compensatoire : adapter la réalisation de l’activité en fonction des capacités résiduelles.
Dans l’approche biomécanique, l’activité est ensuite graduée pour favoriser la progression.
Parce qu’il détermine :
La finalité de la prise en charge ;
Les priorités occupationnelles ;
Les évaluations choisies ;
Les interventions ;
Le temps disponible pour agir.
Service aigu → occupations indispensables à la sortie, principalement soins personnels.
Revalidation → soins personnels + élargissement vers loisirs et productivité.
Ambulatoire → récupération des activités quotidiennes et habiletés déficitaires.
Domicile → observation et mise en situation dans le cadre de vie habituel.
Le contexte de soins ;
Les objectifs et la finalité ;
La situation du patient ;
Ses capacités et déficiences ;
Ses occupations problématiques ;
Les contraintes du protocole/timing post-opératoire.
Déficience biomécanique → limitation d’une capacité → difficulté dans une occupation → restriction de participation.
L’ergothérapeute doit donc faire le lien entre ce que le corps ne permet plus de faire correctement et ce que cela empêche la personne de réaliser dans sa vie quotidienne.