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Quel est l’objectif principal de la séance 2 ?
Passer d’une collecte d’informations à un raisonnement clinique structuré, afin de choisir un modèle adapté à la question clinique et de justifier ce choix. Slide : 2
Quelles dimensions permettent de comprendre globalement une personne âgée en ergothérapie ?
La personne : histoire de vie, capacités, préférences et valeurs
Les occupations : rôles, habitudes, routines et activités significatives
L’environnement : physique, social, humain et culturel
La participation et le sens : ce que la personne veut, peut et souhaite continuer à vivre.
Slide : 5. Image à mettre : oui, recommandée. Ajouter le schéma en quatre catégories de la slide 5.
Quelles sont les étapes permettant de passer du regard au raisonnement ?
Regarder sans réduire
Comprendre ce qui compte pour la personne
Relier personne, occupations et environnement
Distinguer faits, hypothèses et informations manquantes
Choisir un modèle comme « lunette » clinique.
Slide : 6. Image à mettre : oui, importante. Ajouter le schéma des cinq étapes de la slide 6.
Quelle est la situation clinique de Jeanne ?
Jeanne, 84 ans, souhaite reprendre son marché du mercredi après une chute. Ses filles font désormais ses courses et lui déconseillent de sortir seule. Slide : 8
Quelles questions principales peut-on poser concernant le retour de Jeanne au marché ?
Qu’est-ce qui motive Jeanne à reprendre cette occupation ?
Qu’est-ce qui facilite ou entrave son retour au marché ?
Comment décider avec elle de la priorité et du plan ?
Ces questions différentes peuvent conduire à choisir des modèles différents.
Pourquoi « Jeanne a peur de retomber » est-il une hypothèse ?
Cette peur n’a pas été exprimée directement par Jeanne. Elle ne peut donc pas être considérée comme un fait tant qu’elle n’a pas été explorée avec elle.
Quelle étape est prioritaire avant de proposer une intervention à Jeanne ?
Distinguer :
Ce que l’on sait réellement
Ce que l’on suppose
Ce qu’il reste à explorer.
Le raisonnement clinique commence avant le choix du modèle et du moyen d’intervention.
Qu’est-ce que le raisonnement clinique ?
C’est un processus qui consiste à sélectionner, relier et hiérarchiser les informations, puis à formuler des hypothèses et à les réviser selon les nouvelles données.
Pourquoi faut-il analyser avant de décider en gériatrie ?
Une situation ne doit pas conduire automatiquement à une solution. Par exemple, une chute ne signifie pas directement « barre d’appui ». Il faut d’abord comprendre les occupations, les priorités, le contexte et les conséquences possibles des choix.
Quelles sont les six étapes de la grille de raisonnement clinique ?
Faits : que savons-nous réellement ?
Manques : que devons-nous encore rechercher ?
Hypothèses : que pensons-nous possible sans l’affirmer ?
Problématique : quelle occupation ou participation est perturbée ?
Modèle : quelle « lunette » éclaire le mieux la question ?
Approche : quelle orientation serait cohérente ?
Image à mettre : oui, indispensable. Ajouter la grille complète en six étapes de la slide 11.
À quel moment construit-on les objectifs SMART et les moyens d’intervention ?
Seulement lorsque l’analyse est suffisamment solide, après avoir identifié les faits, les manques, les hypothèses, la problématique, le modèle et l’approche.
Pourquoi dit-on qu’un modèle est une lentille et non une recette ?
Un modèle oriente le regard et rend certaines dimensions plus visibles. Il ne fournit pas automatiquement une réponse ou une intervention.
Comment choisir le « meilleur » modèle ?
Le meilleur modèle est celui qui éclaire utilement la question clinique posée. Le choix dépend donc de ce que l’ergothérapeute cherche à comprendre.
Quel modèle choisir selon la dimension que l’on souhaite explorer ?
MOH : motivation, habitudes, rôles, identité et engagement
PEOP : interactions entre personne, environnement et occupation
MCREO/MCRO : priorités, rendement et satisfaction de la personne
KAWA : récit, trajectoire de vie, obstacles et ressources
MCPO : participation et collaboration avec la personne.
Image à mettre : oui, très importante. Ajouter le comparatif des cinq modèles de la slide 21.
Quand le MOH est-il particulièrement pertinent ?
Lorsque la question clinique porte sur la volition, les habitudes, les rôles, l’identité occupationnelle, le sentiment de compétence ou l’engagement dans l’occupation.
Que met en évidence le MOH dans la situation de Jeanne ?
Le marché appartient à une routine ancienne
Ses rôles de cliente, d’amie et de personne autonome sont menacés
La chute peut modifier son sentiment de capacité
L’entourage peut soutenir ou freiner son engagement.
Quelles questions le MOH invite-t-il à poser à Jeanne ?
Qu’est-ce qui compte pour elle ?
Se sent-elle encore capable ?
Quelles habitudes ont été interrompues ?
Quels rôles souhaite-t-elle maintenir ?
Comment son environnement influence-t-il son engagement ?
Quand le modèle PEOP est-il pertinent ?
Lorsque l’on cherche à comprendre comment les caractéristiques de la personne, de l’environnement et de l’occupation facilitent ou limitent la performance et la participation.
Quels éléments de la personne peut-on explorer avec le PEOP chez Jeanne ?
Capacités physiques et cognitives
Confiance
Expérience
Préférences
Ressources personnelles.
Quels éléments environnementaux peut-on explorer avec le PEOP chez Jeanne ?
Le bus et ses arrêts
Les trottoirs
L’organisation du marché
Les filles et les autres personnes présentes
Les normes et les services disponibles.
Quelles composantes de l’occupation « aller au marché » faut-il analyser ?
Se déplacer
Choisir et acheter les produits
Porter les achats
Gérer l’argent
Prendre un café
Interagir socialement.
Quel est le processus général du PEOP ?
Récit de la personne → évaluation → intervention → résultats.
Chaque composante peut agir comme facilitateur ou obstacle par rapport aux objectifs.
Image à mettre : oui, indispensable. Ajouter le schéma Personne-Environnement-Occupation et le processus PEOP de la slide 14.
Quel est le point de départ du MCREO ?
Le MCREO se décentre de la pathologie, adopte une vision globale et recentre l’intervention sur l’occupation, considérée comme moyen et finalité de l’ergothérapie.
Quand le MCREO et la MCRO sont-ils particulièrement pertinents ?
Lorsqu’il faut identifier les occupations prioritaires pour la personne, co-définir les objectifs et mesurer le changement perçu en matière de rendement et de satisfaction.
Quelles questions poser à Jeanne selon le MCREO/MCRO ?
Qu’aimeriez-vous pouvoir refaire ?
Qu’est-ce qui est le plus important pour vous ?
Comment évaluez-vous votre rendement actuel ?
Êtes-vous satisfaite de votre manière actuelle de faire ?
Quelle différence existe entre une priorité professionnelle et une priorité occupationnelle ?
La priorité professionnelle peut être déterminée par les risques ou les difficultés observées. La priorité occupationnelle vient de ce que la personne considère comme important et souhaite retrouver.
Quand le modèle KAWA est-il pertinent ?
Lorsque la trajectoire de vie, les transitions, le contexte et le récit personnel doivent être explorés pour comprendre la situation occupationnelle.
Que représentent les éléments de la rivière dans le modèle KAWA ?
Eau ou flux : la vie et son mouvement
Rochers : les obstacles et les difficultés
Bois flotté : les ressources, valeurs ou caractéristiques pouvant aider ou gêner
Berges : l’environnement social et physique qui façonne le parcours.
Slide : 16. Image à mettre : oui, indispensable. Ajouter la représentation des quatre éléments du KAWA de la slide 16.
Comment appliquer le modèle KAWA à Jeanne ?
Flux : ce qui lui permet de continuer à avancer
Rochers : chute, restrictions, peur éventuelle ou autres difficultés
Bois flotté : ressources, valeurs et caractéristiques personnelles
Berges : famille, environnement physique et contexte social.
Quel est l’objectif principal du MCPO ?
Soutenir la participation occupationnelle grâce à une relation collaborative, dans laquelle la personne exprime ses expériences, ses désirs et ses priorités.
Quels sont les huit points d’action du MCPP ?
Initier ou entrer en contact
Établir les balises
Évaluer et analyser
Définir les objectifs et le plan
Mettre en œuvre
Assurer le suivi
Évaluer les résultats
Conclure.
Image à mettre : oui, recommandée. Ajouter la partie de la slide 17 présentant les huit points d’action.
Quelle différence existe entre un modèle conceptuel et un modèle de processus ?
Le modèle conceptuel aide à comprendre et analyser la situation
Le modèle de processus aide à organiser les différentes étapes de l’action professionnelle.
Comment les différents modèles modifient-ils les questions posées à Jeanne ?
MOH : qu’est-ce qui lui donne envie de retourner au marché et quelles habitudes ont changé ?
PEOP : quels éléments du trajet, du bus, du marché ou de sa manière de faire facilitent ou compliquent l’activité ?
MCREO/MCRO : quelle activité souhaite-t-elle reprendre en priorité ?
KAWA : qu’est-ce qui gêne ou facilite le cours de sa vie ?
MCPO : que souhaite-t-elle rendre possible avec l’ergothérapeute ?
Quel modèle éclaire le mieux ce qui soutient ou freine l’engagement de Jeanne ?
Le MOH, car il explore directement la motivation, les habitudes, les rôles, l’identité occupationnelle et le sentiment de compétence.
Pourquoi plusieurs modèles peuvent-ils être pertinents pour une même situation ?
Chaque modèle rend visibles des dimensions différentes. Le choix dépend de la question clinique et doit être justifié par ce que le modèle apporte au raisonnement.
Quelles sont les quatre questions à se poser pour choisir un modèle ?
Quelle question clinique est-ce que je cherche à éclairer ?
Quelles dimensions risquent de rester invisibles sans cadre ?
Le modèle correspond-il aux priorités et au mode d’expression de la personne ?
Que changera-t-il dans mes questions, mon évaluation ou mon intervention ?
Image à mettre : oui, indispensable. Ajouter le schéma des quatre questions de la slide 22.
À quelle condition un modèle est-il réellement utile ?
Il doit modifier, enrichir ou préciser le raisonnement clinique. Il ne doit pas être utilisé uniquement pour compléter ou décorer le dossier.
Pourquoi « Jeanne a chuté » n’est-il pas une problématique occupationnelle ?
Cette phrase décrit un événement médical, mais ne précise pas l’occupation perturbée, la participation limitée, le contexte ni le sens de cette occupation pour Jeanne.
Quels éléments doivent apparaître dans une problématique occupationnelle ?
L’événement ou le changement survenu
La difficulté rencontrée
L’occupation et son contexte
La participation limitée
L’importance de l’occupation pour la personne.
Quelle structure utiliser pour formuler une hypothèse de problématique occupationnelle ?
« Depuis…, la personne rencontre… dans…, ce qui limite…, alors que… est important pour elle. » Cette formulation reste une hypothèse à vérifier avec la personne.
Image à mettre : oui, recommandée. Ajouter la structure de formulation présentée sur la slide 23.
Quel exemple de problématique occupationnelle peut-on formuler pour Jeanne ?
Depuis sa chute, Jeanne rencontre des difficultés pour reprendre seule son marché du mercredi, ce qui limite sa participation sociale et son autonomie, alors que cette occupation est importante pour elle. Cette hypothèse doit être vérifiée avec Jeanne.
Que ne doit pas faire un modèle ?
Transformer la personne en cases à compléter
Forcer toutes les informations à entrer dans un cadre
Remplacer l’écoute du récit et des priorités
Produire automatiquement une décision clinique
Empêcher la révision des hypothèses.
Quelle place conserve la pensée critique lorsqu’un modèle est utilisé ?
Le raisonnement doit rester évaluatif, autocritique et révisable. Le professionnel doit questionner son analyse et la modifier lorsque de nouvelles informations apparaissent.
Quelle est l’idée essentielle à retenir concernant les modèles ?
Les modèles sont des repères utiles, mais ils doivent être utilisés avec nuance. Une même situation peut être éclairée par plusieurs modèles selon la question clinique.
Image à mettre : oui, absolument indispensable. Ajouter l’infographie récapitulative complète de la slide 26. Elle synthétise les apports, les limites, les questions cliniques et les éléments essentiels à retenir.
De quoi dépend la qualité du raisonnement clinique ?
Elle dépend de la cohérence entre :
Ce que l’on sait
Ce que l’on cherche encore
La question clinique
Le modèle choisi
Ce que la personne valorise.
Elle ne dépend pas de la rapidité à proposer une solution.