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Les différents acteurs de la digestion?
Comment commence la digestion?
🔹 Les différents acteurs de la digestion
La bouche
Glandes salivaires → sécrètent la salive (eau, ions, amylase salivaire/ptyaline, mucus, lysozyme).
Rôle : début de la digestion mécanique (mastication) et chimique (amidon → maltose).
Œsophage
Organe musculaire qui conduit le bol alimentaire vers l’estomac par péristaltisme.
Estomac
Sécrète le suc gastrique (HCl, pepsinogène, facteur intrinsèque, mucus).
Digestion des protéines (dénaturation et action de la pepsine).
Brassage mécanique → chyme.
Intestin grêle
Duodénum : lieu d’arrivée de la bile (foie/vésicule biliaire) et du suc pancréatique.
Jéjunum + iléon : digestion enzymatique finale et absorption des nutriments par les villosités.
Caecum + appendice
Rôle mineur dans la digestion, mais participation à la flore bactérienne.
Côlon
Absorption de l’eau, électrolytes et certaines vitamines produites par la flore intestinale.
Rectum
Stockage temporaire des matières fécales avant défécation.
Organes annexes
Foie : produit la bile (sels biliaires, pigments, cholestérol).
Vésicule biliaire : stocke et concentre la bile.
Pancréas exocrine : sécrète le suc pancréatique (enzymes protéolytiques, lipase, amylase, bicarbonates).
🔹 Comment commence la digestion ?
Étape 1 : La faim
Sensation contrôlée par l’hypothalamus (noyau arqué).
Stimuli : baisse de glycémie, sécrétion de ghréline (estomac vide), signaux olfactifs/visuels.
Étape 2 : Phase céphalique (préparatoire)
Déclenchée avant même l’ingestion par la vue, l’odeur, le goût ou la pensée de nourriture.
Réponse nerveuse autonome (nerf vague, système parasympathique) → sécrétion anticipée de salive, de suc gastrique, contraction de l’estomac.
Étape 3 : Ingestion et mastication
La salive humidifie et commence l’hydrolyse de l’amidon.
La déglutition déclenche un réflexe nerveux coordonné (centre bulbaire).
👉 Donc la digestion commence avant même la mise en bouche par la phase céphalique et la préparation des sécrétions digestives, déclenchées par le système nerveux autonome.
Les différentes étapes de la digestion
Qu’advient des macromolecules quand elles sont dans la bouche? (dégradation)
Et dans l’estomac?
Et dans le pancreas?
Et dans l’intestin?
A quelle moment est secrete la bille et pour quoi faire? (secrete via le foie)
Via quoi se fait l’absorption intestinale?

🔹 Les différents acteurs de la digestion
La bouche
Glandes salivaires → sécrètent la salive (eau, ions, amylase salivaire/ptyaline, mucus, lysozyme).
Rôle : début de la digestion mécanique (mastication) et chimique (amidon → maltose).
Œsophage
Organe musculaire qui conduit le bol alimentaire vers l’estomac par péristaltisme.
Estomac
Sécrète le suc gastrique (HCl, pepsinogène, facteur intrinsèque, mucus).
Digestion des protéines (dénaturation et action de la pepsine).
Brassage mécanique → chyme.
Intestin grêle
Duodénum : lieu d’arrivée de la bile (foie/vésicule biliaire) et du suc pancréatique.
Jéjunum + iléon : digestion enzymatique finale et absorption des nutriments par les villosités.
Caecum + appendice
Rôle mineur dans la digestion, mais participation à la flore bactérienne.
Côlon
Absorption de l’eau, électrolytes et certaines vitamines produites par la flore intestinale.
Rectum
Stockage temporaire des matières fécales avant défécation.
Organes annexes
Foie : produit la bile (sels biliaires, pigments, cholestérol).
Vésicule biliaire : stocke et concentre la bile.
Pancréas exocrine : sécrète le suc pancréatique (enzymes protéolytiques, lipase, amylase, bicarbonates).
🔹 Comment commence la digestion ?
Étape 1 : La faim
Sensation contrôlée par l’hypothalamus (noyau arqué).
Stimuli : baisse de glycémie, sécrétion de ghréline (estomac vide), signaux olfactifs/visuels.
Étape 2 : Phase céphalique (préparatoire)
Déclenchée avant même l’ingestion par la vue, l’odeur, le goût ou la pensée de nourriture.
Réponse nerveuse autonome (nerf vague, système parasympathique) → sécrétion anticipée de salive, de suc gastrique, contraction de l’estomac.
Étape 3 : Ingestion et mastication
La salive humidifie et commence l’hydrolyse de l’amidon.
La déglutition déclenche un réflexe nerveux coordonné (centre bulbaire).
👉 Donc la digestion commence avant même la mise en bouche par la phase céphalique et la préparation des sécrétions digestives, déclenchées par le système nerveux autonome.
Les différentes étapes de la digestion
Mastication
Les deux types de digestion?
Digestion mécanique: Dilacération des tissus / humidification-agglomération des aliments
Digestion enzymatique (Amylase salivaire): Amidon en maltose et dextrine + action bactéricides (hypotonie, acidification)
Les différentes étapes de la digestion
Mastication
digestion mecanique
Qu’est-ce que la salivation ?
Quelles sont les 3 glandes salivaires et par quels systèmes sont-elles contrôlées/innervées ?
Qu’est-ce que le récepteur CB1 ? Quel est l’effet du cannabis sur les aquaporines ?
Est-ce qu’on salive toujours pareil ? Quels sont les deux circuits qui influencent ce phénomène après réception du stimulus ?


La salivation
C’est la sécrétion de salive par les glandes salivaires.
Elle a plusieurs rôles : humidifier/agglomérer les aliments, débuter la digestion enzymatique (amylase salivaire → amidon → maltose + dextrines), protéger la cavité buccale (actions bactéricide, tampon, lubrification).
Elle prépare aussi le bol alimentaire pour la déglutition.
Les 3 glandes salivaires principales
Parotide (près de l’oreille).
Sub-mandibulaire (sous la mâchoire).
Sublinguale (sous la langue).
➝ Ces glandes sont innervées par le système nerveux autonome :
Parasympathique (nerf facial VII et glossopharyngien IX, relais via le nerf vague X) → stimule une salive fluide, abondante.
Sympathique → stimule une salive plus visqueuse, riche en mucines.
Récepteur CB1 et effet du cannabis
Le CB1 est un récepteur cannabinoïde couplé aux protéines Gi/o exprimé dans les glandes salivaires.
Activation → inhibition de l’AMPc et réduction de l’activité de certaines aquaporines (AQP) dans les cellules acinaires.
Conséquence : sécrétion salivaire réduite → bouche sèche (« cotton mouth »).
Est-ce qu’on salive toujours pareil ?
Non, la composition et la quantité de salive varient selon les stimuli.
Deux circuits régulent la réponse :
Circuit parasympathique (cholinergique) → salive liquide, abondante.
Circuit sympathique (adrénergique) → salive riche en enzymes et en mucines, mais plus visqueuse.
➝ La modulation dépend donc de l’odeur, goût, mastication, émotions, rythmes circadiens, drogues, etc.
Les différentes étapes de la digestion
🔹 I. Mastication & digestion enzymatique buccale
1. Qu’est ce que c’est?
2. Qu’est ce qu’on obtient après l’action de l’amylase?
🔹 II. Cellules clés de l’épithélium gastrique
3. Quelles sont les deux cllules importante des enterocytes et pk?


1. Qu’est ce que c’est?
Quoi ? La mastication = digestion mécanique : dilacération des aliments + humidification/agglomération par la salive → formation du bol alimentaire. La digestion enzymatique buccale est assurée par l’amylase salivaire (ptyaline) qui commence l’hydrolyse des glucides.
Quand ? Dès l’ingestion, pendant la phase buccale de la digestion.
Où ? Cavité buccale (dents, langue, glandes salivaires).
Comment ? Action mécanique des dents et de la langue + action chimique de l’amylase sur les liaisons α(1→4) de l’amidon à pH ~7 (inactive ensuite dans l’estomac acide).
Pourquoi ? Augmenter la surface d’attaque enzymatique, débuter la dépolymérisation des glucides, faciliter déglutition et défense (salive partiellement bactéricide) → bol alimentaire homogène.
2. Qu’est ce qu’on obtient après l’action de l’amylase?
Quoi ? Des dextrines (oligosaccharides issus de l’amidon) et du maltose (disaccharide).
Quand/Où ? Pendant la mastication, dans la bouche tant que le pH reste neutre.
Comment ? Clivage des liaisons α(1→4) ; les points de branchement α(1→6) persistent (dextrines limites).
Pourquoi ? Préparer la suite de la digestion des glucides (intestin grêle : maltase, isomaltase, etc.) pour l’absorption du glucose.
🔹 II. Cellules clés de l’épithélium gastrique
3. Quelles sont les deux cllules importante des enterocytes et pk? (parietale et enteroendocrines)
Réponse
NB : on parle ici de l’épithélium gastrique (estomac). Les entérocytes sont les cellules intestinales absorbantes.
Cellule pariétale (oxyntique)
Quoi ? Cellule sécrétrice d’HCl et du facteur intrinsèque (FI).
Où ? Fundus & corps de l’estomac (glandes gastriques).
Quand ? Stimulée en phase céphalique et gastrique par acétylcholine (M3), gastrine (CCK-B) et histamine (H2).
Comment ? Pompe H⁺/K⁺-ATPase → sécrétion d’ions H⁺ ; anhydrase carbonique (CO₂ + H₂O → H₂CO₃ → H⁺ + HCO₃⁻) ; canal Cl⁻ pour former HCl dans la lumière. Sécrète aussi le facteur intrinsèque qui se liera à la vitamine B12.
Pourquoi ? Acidifier le contenu gastrique (pH ~1–2) → dénaturation des protéines, activation du pepsinogène en pepsine, bactéricidie et facilitation de la digestion ; le FI est indispensable à l’absorption iléale de la vitamine B12 (prévention de l’anémie de Biermer).
Cellules entéroendocrines (G, D, ECL, etc.)
Quoi ? Cellules neuroendocrines sécrétant des hormones/paracrines : gastrine (cellules G, antrum), histamine (cellules ECL), somatostatine (cellules D), entre autres.
Où ? Antrum (G, D) et corps/fundus (ECL).
Quand ? Répondent aux nutriments, à la distension et aux signaux nerveux (vague).
Comment ? Libération locale dans la lamina propria → action paracrine/endocrine sur cellules voisines (surtout les pariétales et principales).
Pourquoi ? Réguler finement la sécrétion acide et enzymatique :
Gastrine et histamine → stimulent fortement les pariétales (↑HCl) et trophicité de la muqueuse.
Somatostatine → freine la sécrétion acide (frein de sécurité).
→ Ensemble, elles coordonnent la digestion chimique (HCl) et enzymatique (pepsine, lipase) et protègent l’équilibre de la muqueuse



🔹 I. Fonction gastrique — Digestion chimique via HCl
1. Comment se fait l’acidification du milieu grâce aux cellules pariétales de l’estomac ?
2. À quoi servent les cellules pariétales ?
🔹 II. Digestion enzymatique — Pepsinogène
3. Comment est sécrété le pepsinogène ?
4. Par quelles cellules est-il produit ?
5. Qu’est-ce que le pepsinogène et à quoi sert-il ?


1. Comment se fait l’acidification du milieu grâce aux cellules pariétales de l’estomac ?
Les cellules pariétales sécrètent l’acide chlorhydrique (HCl) grâce à la pompe H⁺/K⁺-ATPase :
Le CO₂ diffuse dans la cellule et est converti par l’anhydrase carbonique en H₂CO₃, puis en H⁺ + HCO₃⁻.
Les H⁺ sont excrétés dans la lumière gastrique en échange de K⁺, pendant que les Cl⁻ diffusent dans la lumière → formation de HCl.
→ Résultat : acidification du milieu gastrique (pH ≈ 1 à 2).
2. À quoi servent les cellules pariétales ?
Elles assurent plusieurs fonctions essentielles :
Dénaturation des protéines et activation enzymatique (pepsinogène → pepsine).
Effet bactéricide : destruction de nombreux pathogènes.
Sécrétion du facteur intrinsèque, indispensable à l’absorption intestinale de la vitamine B12.
3. Comment est sécrété le pepsinogène ?
Le pepsinogène est libéré par exocytose depuis les cellules principales des glandes gastriques. Sa sécrétion est stimulée par l’acétylcholine (nerf vague), la gastrine et la présence d’H⁺.
4. Par quelles cellules est-il produit ?
Il est produit par les cellules principales situées à la base des glandes gastriques de l’estomac.
5. Qu’est-ce que le pepsinogène et à quoi sert-il ?
Le pepsinogène est un zymogène (forme inactive d’une enzyme). Sous l’effet du HCl, il subit une hydrolyse intramoléculaire et devient pepsine, une endopeptidase qui débute la digestion des protéines en petits peptides.
Les différentes étapes de la digestion
Fonction gastrique digestion Digestion enzymatique (lipase, pepsine, chymosine)
Comment se fait la simplification du bol alimentaire?

La simplification du bol alimentaire se fait dans l’estomac par une double digestion : chimique et enzymatique.
Digestion chimique : l’HCl (cellules pariétales) dénature les protéines et désorganise les membranes, facilitant l’action des enzymes.
Digestion enzymatique :
Pepsine : transforme les protéines en polypeptides.
Chymosine : coagule la caséine (protéine du lait) via son activité d’endopeptidase.
Lipase gastrique : hydrolyse les triglycérides à chaînes courtes en acides gras et monoglycérides.
→ Ces actions combinées liquéfient le bol alimentaire, le transforment en une masse semi-fluide appelée chyme, prête à passer dans le duodénum pour la digestion intestinale.
Les différentes étapes de la digestion
🔹 Fonction gastrique — Sécrétion du facteur intrinsèque
1) Qu’est-ce que le facteur intrinsèque ?
2) Par qui est-il sécrété ?
3) Pourquoi faire ?

1) Qu’est-ce que le facteur intrinsèque ?
Glycoprotéine d’environ 50 kDa (≈ domaine α ~30 kDa + domaine β ~20 kDa), N-glycosylée.
Se lie à la vitamine B12 (cobalamine) pour former le complexe IF-B12, résistant à la digestion gastrique.
2) Par qui est-il sécrété ?
Par les cellules pariétales (oxyntiques) de la muqueuse gastrique (corps et fundus).
3) Pourquoi faire ?
Protéger la vitamine B12 du milieu acide et des enzymes digestives.
Transporter la vitamine B12 jusqu’à l’iléon terminal, où le complexe IF-B12 est reconnu par le récepteur cubiline/amnionless pour être absorbé.
Son déficit provoque une malabsorption de la vitamine B12, entraînant une anémie de Biermer (mégaloblastique) et des atteintes neurologiques.
Les différentes étapes de la digestion
🔹 I. Fonction gastrique — Bilan général
1) Quelles sont les grandes fonctions digestives de l’estomac ?
2) Que devient le bol alimentaire dans l’estomac ?
3) Quels sont les trois grands types de digestion réalisés dans l’estomac ?

1) Quelles sont les grandes fonctions digestives de l’estomac ?
Digestion chimique : production d’HCl par les cellules pariétales → acidification du milieu (pH ≈ 1–2).
Digestion enzymatique : sécrétion d’enzymes gastriques (pepsine, lipase, chymosine).
Sécrétion du facteur intrinsèque : indispensable à l’absorption de la vitamine B12 dans l’intestin.
2) Que devient le bol alimentaire dans l’estomac ?
Le bol alimentaire est transformé par les contractions gastriques et l’action des sécrétions acides et enzymatiques en une substance semi-liquide appelée chyme.
→ Le chyme est ensuite libéré progressivement dans le duodénum, où il sera mélangé à la bile et aux sécrétions pancréatiques pour poursuivre la digestion.
3) Quels sont les trois grands types de digestion réalisés dans l’estomac ?
Digestion chimique (HCl) → dénaturation des protéines, activation du pepsinogène, destruction bactérienne.
Digestion enzymatique →
Pepsine : hydrolyse des protéines en polypeptides.
Chymosine : coagule la caséine.
Lipase : dégrade les triglycérides à chaînes courtes.
Sécrétion du facteur intrinsèque → protège la vitamine B12 et permet son absorption iléale.
Les différentes étapes de la digestion
🔹 I. Fonction bilio-pancréatique — Généralités
1) Quelles sont les fonctions bilio-pancréatiques ?
🔹 II. Activité du duodénum et régulation hormonale
2) Que se passe-t-il au niveau du duodénum ?
3) Quelles sont les conséquences des phénomènes induits par le duodénum ?
🔹 III. Entéropeptidases membranaires
4) Qu’est-ce qu’une entéropeptidase membranaire ?
5) Par quoi est-elle activée et où est-elle localisée dans le duodénum ?


Réponse :
Les fonctions bilio-pancréatiques regroupent les actions du pancréas exocrine et du foie (via la bile) :
Sécrétion du suc pancréatique : riche en bicarbonates (CO₃²⁻) → neutralise l’acidité du chyme venant de l’estomac.
Digestion enzymatique : grâce aux enzymes pancréatiques (trypsine, chymotrypsine, carboxypeptidase, amylase, lipase) qui poursuivent la dégradation des nutriments.
Sécrétion de la bile (par le foie, stockée dans la vésicule biliaire) : permet la solubilisation et l’émulsification des graisses.
→ Ensemble, ces sécrétions assurent la digestion du chyme et préparent les nutriments à l’absorption intestinale.
🔹 II. Activité du duodénum et régulation hormonale
2) Que se passe-t-il au niveau du duodénum ?
3) Quelles sont les conséquences des phénomènes induits par le duodénum ?
Réponses :
2) Que se passe-t-il au niveau du duodénum ?
Le chyme acide venant de l’estomac stimule la muqueuse duodénale.
Deux hormones intestinales sont libérées :
Sécrétine → en réponse à l’acidité du chyme.
Cholécystokinine (CCK) → en réponse aux acides gras (AG) et acides aminés (AA).
Ces signaux, combinés à la stimulation du nerf vague, déclenchent :
La sécrétion du suc pancréatique riche en bicarbonates.
La contraction de la vésicule biliaire et la libération de bile.
3) Quelles sont les conséquences des phénomènes induits par le duodénum ?
Neutralisation du pH (retour à un pH neutre ≈ 7) → protection de la muqueuse intestinale.
Solubilisation des graisses grâce aux sels biliaires.
Activation des enzymes pancréatiques → digestion des protéines, glucides et lipides.
Transit efficace du chyme vers l’intestin grêle pour l’absorption.
🔹 III. Entéropeptidases membranaires
4) Qu’est-ce qu’une entéropeptidase membranaire ?
5) Par quoi est-elle activée et où est-elle localisée dans le duodénum ?
Réponses :
4) Qu’est-ce qu’une entéropeptidase membranaire ?
C’est une enzyme digestive membranaire ancrée à la bordure en brosse des entérocytes du duodénum.
Elle catalyse la conversion du trypsinogène (inactive) en trypsine (active).
La trypsine active ensuite d’autres proenzymes pancréatiques :
Chymotrypsinogène → chymotrypsine
Pro-carboxypeptidase → carboxypeptidase
5) Par quoi est-elle activée et où est-elle localisée dans le duodénum ?
Localisation : sur la membrane apicale des entérocytes (surface duodénale).
Activation : lorsque le chyme acide arrive dans le duodénum et ruisselle sur la muqueuse, il stimule et active les entéropeptidases.
→ Cela déclenche en cascade l’activation enzymatique du suc pancréatique, essentielle à la digestion intestinale.
Les différentes étapes de la digestion
🔹 Fonction bilio-pancréatique
1) Comment se fait la solubilisation des gouttelettes lipidiques ?

Quoi ? Emulsification des lipides alimentaires par les sels biliaires (dérivés amphiphiles du cholestérol, souvent conjugués à la glycine ou la taurine) et les phospholipides biliaires (ex. lécithine).
Où ? Dans la lumière duodéno-jéjunale après l’arrivée du chyme.
Comment ?
Les sels biliaires abaissent la tension de surface et tapissent les grosses gouttes → micro-gouttelettes stables (émulsion) grâce aux mouvements péristaltiques.
Le bicarbonate pancréatique ramène le pH ~6–7, optimal pour la lipase pancréatique (+ colipase pour l’ancrage à l’interface).
La lipase hydrolyse les triglycérides en acides gras libres + 2-monoacylglycérol ; avec le cholestérol et les lysophospholipides, ces produits s’assemblent avec les sels biliaires en micelles mixtes (3–6 nm), dont la surface est hydrophile et le cœur hydrophobe.
Pourquoi ? Les micelles maintiennent les lipides en solution aqueuse, les transportent jusqu’à la bordure en brosse pour l’absorption (diffusion des AG/monoglycérides), tandis que les sels biliaires sont recyclés (circulation entéro-hépatique).
Les différentes étapes de la digestion
Fonction intestinale
1) Que se passe-t-il suite à la digestion enzymatique ?
Pour les hexoses?
Pour les peptides et les aa?
Pour les AG?



🔹 I. Fonction intestinale — Absorption après digestion enzymatique
1) Que se passe-t-il suite à la digestion enzymatique ? (absorption intestinale)
Réponse :
Après la digestion enzymatique, les nutriments hydrolysés (hexoses, acides aminés, acides gras, nucléotides) sont absorbés au niveau des entérocytes (cellules intestinales) via des transporteurs membranaires spécifiques situés au pôle apical.
→ Ces nutriments rejoignent ensuite soit la circulation sanguine portale (vers le foie), soit la lympe (pour les lipides).
🔹 II. Absorption des hexoses
2) Comment se fait l’absorption des hexoses ?
Réponse :
Molécules concernées : glucose, galactose, fructose.
Transporteurs impliqués :
SGLT-1 (pôle apical) : symport Na⁺/glucose ou galactose, couplé à la Na⁺/K⁺-ATPase (maintient le gradient de Na⁺).
GLUT5 (pôle apical) : transport facilité du fructose.
GLUT2 (pôle basal) : transport facilité des oses (glucose, galactose, fructose) vers le sang portal.
→ Les hexoses sont donc absorbés activement ou par diffusion facilitée selon leur nature.
🔹 III. Absorption des peptides et acides aminés
3) Comment se fait l’absorption des peptides et des acides aminés ?
Réponse :
Peptides et AA issus de la digestion (aminopeptidases, di-/tripeptidases).
Transporteurs principaux :
PEPT1 (Peptide transporter 1) : co-transport H⁺/di- ou tripeptides au pôle apical.
NHE3 (Na⁺/H⁺ exchanger) : maintient le gradient de protons nécessaire au fonctionnement de PEPT1.
Systèmes spécifiques pour les AA neutres, basiques ou acides dépendants du Na⁺.
→ Une fois dans l’entérocyte, les peptides sont hydrolysés en AA libres, qui quittent la cellule vers la veine porte pour rejoindre le foie.
🔹 IV. Absorption des acides gras (AG)
4) Comment se fait l’absorption des acides gras ?
Réponse :
AG à chaînes courtes (C2–C6) → diffusent passivement dans les entérocytes via MCT1 (Monocarboxylate Transporter 1) ; ils servent de substrats énergétiques majeurs aux entérocytes.
AG à chaînes moyennes (C7–C12) → absorbés par diffusion passive, rejoignent directement la veine porte vers le foie.
AG longs, monoglycérides et cholestérol → absorbés sous forme de micelles formées avec les sels biliaires ; ils pénètrent dans les entérocytes puis :
Réestérifiés en triglycérides (TG).
Intégrés dans des chylomicrons → exocytés vers la lymphe, puis le sang et adressés au foie.
ASBT (Apical Sodium-dependent Bile Acid Transporter) : permet la réabsorption des sels biliaires au niveau iléal → recyclage entéro-hépatique.
Les différentes étapes de la digestion
🔹 Microbiote intestinal
1) Qu’est-ce que le microbiote intestinal ?
2) Quels sont ses rôles ?

1) Qu’est-ce que le microbiote intestinal ?
Communauté de micro-organismes (bactéries, archées, levures, virus) résidents du tube digestif (surtout colon), vivant en symbiose avec l’hôte et dont le métagénome complète nos fonctions métaboliques.
2) Quels sont ses rôles ?
Digestion & métabolisme : fermentation des fibres → AGCC (acétate, propionate, butyrate = carburant des colonocytes) ; métabolisme des acides biliaires, synthèse de vitamines (K, B7/biotine, B9…).
Modulation immunitaire : induction de la tolérance, production d’IgA, expansion des Treg, éducation des réponses inflammatoires.
Protection contre les pathogènes : compétition pour les nutriments et les sites d’adhésion, production de bactériocines et d’AGCC (effet antimicrobien).
Maintien de la barrière intestinale : stimulation du mucus, des jonctions serrées, réparation épithéliale.
Signalisation neuro-endocrine (axe intestin-cerveau) : métabolites et neuromédiateurs (tryptophane, GABA, AGCC) + nerf vague → effets sur motricité, appétit, stress.
Pharmacologie & xénobiotiques : biotransformation de médicaments, modulation de leur efficacité et toxicité.
BILAN Les différentes étapes de la digestion im occ
