1/25
Looks like no tags are added yet.
Name | Mastery | Learn | Test | Matching | Spaced | Call with Kai | Chat |
|---|
No analytics yet
Send a link to your students to track their progress
Architecture (selon Thiermann)
Un médium lent : un appartement de 1953 fonctionne encore parfaitement aujourd'hui, ce qu'on ne peut pas dire d'un téléphone de 1953. L'architecture change si lentement que les architectes se sont depuis 2000 ans présentés comme ceux qui perçoivent ce changement imperceptible.
Histoire (définition Thiermann)
Non pas une liste chronologique d'événements, mais la "science du changement". L'histoire permet de mesurer et comprendre un changement si lent qu'il est autrement imperceptible. Elle n'est pas sur le passé — elle est sur le changement.
Mythe d'origine
Construction intellectuelle qui prétend expliquer les débuts de l'architecture mais dont le vrai but est toujours de légitimer le présent et d'orienter le futur. Tout mythe d'origine révèle quelque chose mais cache aussi quelque chose.
Ce que tout mythe d'origine cache
En définissant un point de départ, on exclut automatiquement tout ce qui est en dehors de cette narration. Exemple : Laugier révèle la Grèce mais cache les sociétés non-européennes ; Giedion révèle l'Égypte mais cache les grottes.
Dialectique (Hegel)
Mode de pensée où une thèse entre en conflit avec une antithèse, et ce conflit se résout dans une synthèse — qui devient elle-même une nouvelle thèse. Ce processus fait avancer l'histoire vers un but (telos).
Téléologie
Lecture de l'histoire comme une progression linéaire vers un but final. Problème : elle déclare automatiquement que certaines cultures sont "en avance" et d'autres "en retard", légitimant le colonialisme culturel.
Téléologie occidentale de l'architecture
Narration classique : Égypte → Grèce → Rome → Moyen-Âge → Renaissance → Baroque → Modernisme. Chaque étape est censée être "plus évoluée" que la précédente. Thiermann refuse cette structure dans le cours.
Critique indigène
Terme désignant l'influence réelle des leaders amérindiens (comme Kandiaronc, nation Wendat) sur les intellectuels européens du 17e-18e siècle. Cette influence a déclenché les idées d'égalité et de liberté, mais a ensuite été effacée par le mythe du "Bon Sauvage".
Bon Sauvage (Bon Sauvage / Noble Savage)
Mythe inventé par Rousseau et d'autres : l'homme primitif était pur et bon, la société l'a corrompu. Ce mythe a neutralisé la critique indigène en transformant les sociétés amérindiennes en stades "pré-historiques" naïfs, incapables d'être de vraies alternatives politiques.
Préhistoire vs Histoire
Distinction traditionnelle : l'histoire = ce qui est documenté par l'écriture. La préhistoire = avant l'écriture. Problème soulevé par le cours : cette distinction exclut des sociétés entières (Teotihuacan, Inca, Çatalhöyük) du champ de l'histoire de l'architecture, alors qu'elles ont produit des architectures monumentales.
Architecture comme argument
Selon Thiermann, les architectes construisent des arguments autant que des bâtiments. Vitruvius, Palladio, Le Corbusier, Koolhaas ont tous utilisé l'histoire pour légitimer leur présent. Les colonnes et les poutres soutiennent un bâtiment, les arguments soutiennent l'architecture.
Vitruvius (~30 BC)
Premier mythe d'origine formalisé de l'architecture. Auteur de "De Architectura" (~30 BC), il se présente comme celui qui comprend comment les choses ont été faites dans le passé pour rendre des services au présent. Il commence par les infrastructures hydrauliques et les fortifications militaires.
Canon occidental
Narration dominante de l'histoire de l'architecture, centrée sur les monuments de civilisations occidentales (Mésopotamie, Égypte, Grèce, Rome, Europe). Le cours AR-123 questionne et élargit ce canon en incluant d'autres origines possibles.