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PLATON - livre et date
La République (env 380 a.v. JC)
PLATON - PERSONNE
Aristocrate athénien, sa famille participera au pwr mais lui n’y prendra pas part.
Suit les enseignements de Socrate. Platon a alors pour ambition de réhabiliter son maître et de le faire connaître, ses œuvres le mettent donc en scène et lui donne le rôle du sage vertueux dans de nombreux dialogues.
Platon poursuit une ambition plus grande que celle de Socrate. Il s’efforce, par la réflexion, de concevoir une organisation idéale de la cité. Il tentera d’ailleurs de mettre en œuvre ses idées en 388 en Sicile sur invitations de Denys l’Ancien, tyran de Syracuse, lequel le renverra finalement.
PLATON - précision Socrate
S’oppose aux sophistes (maîtres de philosophie qui, moyennant rémunération, enseignent l’art de soutenir n’importe quelle thèse).
Socrate enseigne par la maïeutique : l’art de faire accoucher les idées par son interlocuteur.
Son enseignement est essentiellement moral, il faut préparer son âme à la vertu. Il est finalement condamné à mort pour impiété et corruption de la jeunesse. Il ne laisse aucune œuvre écrite.
PLATON - contexte pol
Après le brillant siècle de Périclès (Ve siècle av. J.-C.), les guerres entre cités détruisent l’économie, provoquent la misère et mettent un terme à l’expérience démocratique athénienne.
Le rétablissement d’une démocratie imparfaite en 399 ne suffira pas à sauver Socrate. Les Athéniens, quant à eux, appauvris par la crise économique et lassés par les intrigues et les guerres, se désintéressent de la vie politique.
PLATON - idéal de justice
Utilisant la méthode dialectique Platon conclue que la justice est « l’avantage du plus fort » qui, dans la cité, impose les lois pour son propre intérêt.
Platon considère qu’il ne faut pas confondre le légal avec le juste, qu’un gouvernement ne peut être infaillible. Un État doit donc pratiquer vertu et sagesse.
PLATON - idéal communautaire
Les meilleurs reçoivent l’éducation la plus soignée. La société des guerriers est communautaire.
Les biens sont communs, afin de détourner le guerrier de l’amour des richesses qui pervertit son âme. Les femmes n’appartiennent à personne : les magistrats règlent les unions en fonction des caractères et des aptitudes.
Les enfants sont élevés par la collectivité et sélectionnés par les magistrats pour être éduqués conformément à leurs mérites
PLATON - le gouvernenement idéal
la république idéale, stable, équilibrée, parfaite, est une aristocratie, le pouvoir appartenant aux meilleurs - les philosophes.
Mais les magistrats sont malheureusement capables d’égoïsme, d’ambition, recherchant les honneurs ou la richesse.
Ce dernier régime excluant les pauvres, ceux-ci vont se révolter pour exiger l’égalité en droit, c’est-à-dire la démocratie. Attrayant en apparence, est un leurre puisque les hommes sont inégaux en fait : le peuple se laisse entraîner par des meneurs qui promettent des richesses et qui n’ont aucune moralité.
Une telle dégradation conduit à la tyrannie : la prise du pouvoir par un homme fort, brutal. Pour éviter cette fatalité, il faut recourir au gouvernement des sages.
ARISTOTE - livre et date
La Politique (env 325 a.v. JC)
ARISTOTE - personne
Né en 385 av JC. Après la mort de son père Nicomaque, médecin célèbre et descendant d’Esculape, Aristote se rend à Athènes où il devient élève de Platon.
En 347, il se rend comme ambassadeur auprès de Philippe, roi de Macédoine. Il devient précepteur de son fils, le futur Alexandre le Grand.
ARISTOTE - contexte pol
Situation paradoxale d’être à la fois le précepteur d’Alexandre de Macédoine, qui deviendra le plus grand conquérant de l’Antiquité, et un simple méthèque à Athènes (= métèque est un individu non citoyen, privé de droits civiques, et toléré à condition de payer un impôt de 12 drachmes par an pour échapper à la servitude).
ARISTOTE - platoniste?
La communauté des biens, des femmes et des enfants lui paraît contre nature.
Non seulement ce communisme n’existe nulle part mais, de surcroît, il se heurte à la conception individuelle du bonheur.
MAIS il n’est pas certain que le règne du philosophe dans la cité soit une assurance de perfection. Les citoyens ne sauraient être soumis qu’à la loi qui doit être la même pour tous.
ARISTOTE - recherche du juste milieu
« La vie heureuse consiste dans l’exercice libre de la vertu et la vertu dans la moyenne »
Dès lors, le juste équilibre ne peut être trouvé que dans une classe moyenne. La rupture de l’équilibre général conduit à la démesure. Or l’excès d’égalité est aussi dangereux que l’excès d’inégalité :
La recherche de l’égalité absolue et générale est un leurre; elle n’existe pas dans la nature.
L’inégalité conduit à la rupture. Pour Aristote, l’excès d’inégalité est la cause principale des subversions.
Dans ces conditions, le régime le plus stable peut être celui du gouvernement mixte. En pratique, il est bon que certaines charges soient assurées par les meilleurs (aristocrates), mais il faut aussi que tous les citoyens puissent accéder aux charges et, enfin, que le nombre exerce le contrôle politique.
CICÉRON - livre et date
La République (env 54 a.v. JC)
CICÉRON - personne
Né en 106 av JC, d’une famille aisée mais qui n’appartient qu’à une classe moyenne non noble.
Il participe, comme officier de l’armée romaine, à la guerre contre les alliés de l’Italie, en 89, puis s’installe à Rome où il devient avocat.
Grâce à son grand talent d’orateur, il gravit toutes les marches du cursus honorum . Abandonné de tous après la mort de César, il est assassiné en 43 av JC.
CICÉRON - contexte pol
La société romaine est en crise.
Les guerres de conquête ont détruit la classe moyenne, et la République s’effondre après l’affrontement entre les nobles et les chevaliers. Sylla, vainqueur et pacificateur de l’Orient, devient dictateur à vie en 82, jusqu’en 79, date à laquelle il a la sagesse de prendre sa retraite.
En 60,malgré le soutien du Sénat, POMPEE renonce au coup d’État : il forme à Rome, avec CRASSUS et CESAR, le premier triumvirat
Mais César élimine Pompée en 48, devient consul en 49 puis dictateur, et enfin dictateur à vie.
CICÉRON - le Dnat
Considère qu’il existe un ordre naturel, une loi universelle valable pour tous les hommes.
Cette loi « non écrite mais innée » s’impose au législateur, mais aussi au citoyen.
CICÉRON - ébauche du contrat social
Il est d’accord sur le postulat selon lequel l’homme est un animal social. C’est par nécessité que les hommes se sont réunis.
L’État est l’œuvre du peuple, qui consent à se soumettre, pour son plus grand bien, à une autorité, à la loi.
Cette théorie, ébauche du contrat social, implique le citoyen dans l’État : la participation à la vie de la cité est un devoir moral.
Mais la politique est aussi un métier qui requiert une grande compétence : il est nécessaire de suivre toutes les étapes du cursus honorum avant d’assumer la fonction suprême.
L’expérience et la compétence de l’homme politique lui confèrent l’autorité nécessaire pour diriger la cité conformément aux vœux de ses concitoyens, en leur assurant l’équité, chacun recevant ce qui lui est dû dans le respect des différences et de la hiérarchie légitime et naturelle fondée sur les mérites et la vertu.
CICÉRON - le meilleur gouv
pas de mauvais gouvernement en soi :
royauté peut être excellente si le monarque est un homme d’exception ayant pour souci premier le bien-être de ses concitoyens.
Mais cette circonstance est rare, et, par ailleurs, le peuple subit la royauté sans jamais participer, ce qui, à terme, est néfaste à la cité.
Le régime aristocratique n’est pas idéal non plus, car donner le pouvoir aux meilleurs accentue les différences sociales et risque d’opprimer exagérément le peuple.
Le gouvernement populaire tend à l’égalitarisme et au nivellement par le bas, qui ne correspond pas à la justice naturelle : ne pas récompenser les mérites est, pour Cicéron, inéquitable.
Dans ces conditions, le meilleur gouvernement est un « régime mixte, harmonieusement équilibré », qui corrige les défauts propres aux formes simples de gouvernement, appelées à se dégrader inéluctablement.
ST AUGUSTIN - livre et date
La Cité de Dieu (413-427)
ST AUGUSTIN - personne
Né en 354.
Adepte du manichéisme (doctrine fondée sur l'opposition des principes du bien et du mal), il se convertit au christianisme en 388. Son œuvre est essentiellement théologique, et fait de saint Augustin un père de l'Église latine.
Mais, dans sa réflexion sur l'histoire de l'humanité, et pour répondre aux païens qui accusent les chrétiens de déstabiliser l'Empire romain et d'être la cause de sa ruine, Augustin rédige la Cité de Dieu.
ST AUGUSTIN - contexte pol
Au IVe siècle, l’Empire romain est presque tout entier chrétien.
380 Théodose Ier publie l’édit de Thessalonique obligeant tous les peuples de l’Empire à confesser « à la foi de l’apôtre Pierre ».
En 410, les Wisigoths s’emparent de Rome. Dans ce contexte de décadence de l’Empire, l’Église apparaît la seule autorité, fût-elle spirituelle, capable d’incarner la permanence de la civilisation menacée par les Barbares.
ST AUGUSTIN - les deux cités
L’homme, comme la cité, a deux images :
l’homme terrestre, qui est soumis au mal et condamné à mourir
l’homme céleste, à qui la cité de Dieu est promise pour sa rédemption.
Influencé par Aristote et Cicéron : pour lui, l’homme est né libre, créé par Dieu à sa propre image, il est doté d’une âme et naturellement sociable. MAIS si tous les hommes participent à la cité terrestre, cette dernière est seulement humaine, et donc nécessairement corrompue : elle ne peut atteindre la perfection, elle est périssable.
En revanche, la cité de Dieu, à laquelle appartient la communauté des chrétiens, est intemporelle.
Pourtant, sur la terre, la cité de Dieu est mélangée à la cité terrestre. La distinction se fera le jour du jugement dernier, en séparant les bons des méchants
ST AUGUSTIN - tt pwr vient de Dieu
Le chrétien doit se soumettre à l’autorité terrestre mais, si le Prince est injuste, son devoir est la résistance passive. Pour lui, la justice est une notion éternelle, immuable, universelle.
La justice est l’œuvre de Dieu et l’autorité ne peut être fondée que sur elle. Celui qui exerce sur Terre l’autorité, est investi d’un véritable devoir de favoriser la concorde et faire aimer l’autorité comme un bienfait. À défaut, le pouvoir devient tyrannique.
Mais Augustin sépare totalement l’Église et le pouvoir temporel. L’Église admettant les imperfections de l’État mais exerçant sa suprématie sur les consciences.
ST AUGUSTIN - la guerre juste
Condamne les guerres et les compare aux combats de gladiateurs, il admet que le chrétien, par amour légitime pour sa patrie, se livre à une guerre défensive.
Lorsqu’un agresseur menace l’ordre naturel, qui est un équilibre pacifique, la guerre est l’unique moyen de rétablir la justice. Néanmoins, l’humanité exige que l’on ne se montre pas cruel avec l’adversaire : la guerre, défensive, n’exige pas la destruction de l’ennemi.
ST THOMAS D’AQUIN - livre et date
Du Royaume (1265)
ST THOMAS D’AQUIN - personne
Né près de Naples en 1225.
Il est l’élève de saint Albert le Grand, à Paris, qui s’efforce de concilier le christianisme avec la pensée d’Aristote.
Le « docteur angélique », érudit et contemplatif, ne s’est intéressé à la politique que de manière incidente, à l’occasion de chacun de ses ouvrages consacrés à la théologie et la philosophie.
ST THOMAS D’AQUIN - contexte pol
Depuis Grégoire VII (1073-1085), le pape a affirmé sa toute-puissance sur le pouvoir temporel.
Mais, au début du XIIIe siècle, l’émergence de l’idée nationale coïncide avec la restauration d’un pouvoir politique plus fort qui préfigure l’ère moderne.
Avec l’empereur excommunié Frédéric Il de Hohenstaufen , s’ouvre une lutte contre le sacerdotalisme qui fissure l’édifice de la suprématie pontificale.
Mais l’affirmation du pouvoir royal ne peut se concevoir sans limites : tel est le sens de la démarche de Thomas d’Aquin
ST THOMAS D’AQUIN - meilleur gouv pour les hommes
Comme le Stagirite, il distingue trois formes de régime et la dégénérescence possible de chacun d’eux.
Thomas d’Aquin affirme sa
-préférence pour la monarchie, mais non sans conditions : d’un côté, le monarque doit assurer la paix, qui est le bien le plus important pour la multitude, mais, de l’autre côté, le monarque ne doit pas être un tyran.
Le monarque avisé, au contraire, gouverne pour la multitude, pour le bien commun. La monarchie s’impose d’autant plus comme le meilleur régime que, par analogie avec l’univers où il ne règne qu’un seul Dieu, l’un dirige le tout et la perfection est unique.
Mais Thomas d’Aquin, suivant l’héritage aristotélicien, est réaliste: la perfection politique ne peut se concevoir sans la participation de tous. C’est pourquoi un régime mixte est souhaitable.
ST THOMAS D’AQUIN - loi divine et loi humaine
loi éternelle, celle de la raison divine, qui s’impose à toutes les autres;
loi naturelle, qui est la raison humaine qui détermine le bien et le mal, qui n’est pas distincte de Dieu dont elle provient;
loi humaine, la loi positive, doit respecter les principes universels et immuables du droit naturel.
Prince indigne d’être obéi parce qu’il transgresse les lois divine et naturelle, établit un régime tyrannique.
Le peuple est en droit de lui désobéir et de lui résister.
Prudence : il est parfois préférable de supporter la tyrannie si elle n’est pas trop excessive, afin d’éviter que les choses ne s’aggravent. Notamment lorsque la loi violée par le monarque est la lex humana ; la gravité de l’injustice commise est alors moindre puisque le monarque est source de normativité. Par contre, s’il viole la loi divine, la résistance doit être active et peut aller jusqu’à la destitution du tyran.
ST THOMAS D’AQUIN
Souhaite que le plus grand nombre de citoyens prenne une part active au gouvernement. C’est le peuple qui doit procéder à l’élection des magistrats, et en particulier du monarque.
Sur Terre, le monarque et les magistrats restent soumis au pape et aux prêtres, le spirituel ayant autorité sur le temporel puisqu’au-delà de sa destinée terrestre, l’homme doit atteindre sa fin surnaturelle.
En effet, la vie dans la cité n’est pas pour l’homme la fin en soi. Elle est comme un passage obligé, un purgatoire.
Il précise le domaine d’intervention du politique : l’éducation (l’université), les marchés, l’armée.
Très critique pour commerce: pratiquement synonyme de cupidité, d’autre part, la concurrence est destructrice. Rien ne vaut un commerce limité aux stricts besoins de la cité pratiquant l’autarcie. Prêt à intérêt est nuisible, et contraire à la loi divine car la rémunération du temps ne saurait appartenir qu’à Dieu.
MACHIAVEL - livre et date
Le Prince (1513, publié en 1531)
MACHIAVEL - personne
Devient secrétaire de la République de Florence, ce qui correspond à une tâche de fonctionnaire.
Mais, lorsque les Médicis reprennent le pouvoir à Florence en 1512, Machiavel entre en disgrâce. Il se consacre alors à l’écriture.
Le Prince, inspiré de César Borgia, est dédié à Laurent II de Médicis, auprès de qui Machiavel espère en vain un retour en grâce.
MACHIAVEL - contexte pol
Les Médicis, chassés de Florence par la République, y reviendront en 1512 grâce à l’appui de forces étrangères.
S’ouvre alors une période très difficile pour les micro-États rivaux de la péninsule italienne, en proie aux invasions étrangères et aux luttes intestines.
Dans ce contexte de grandeur (Renaissance italienne) et de décadence (États en décomposition), Machiavel affirme son credo : « La fin justifie les moyens », et son rêve : « l’Italie unie, armée, déprêtrisée ».
MACHIAVEL - le but politique
Seule la politique compte en elle-même, et doit être considérée en dehors de tout aspect théologique ou métaphysique.
En effet, conquérir un État et le conserver est le but de la politique. Loin des utopies de cité idéale, le fonctionnaire florentin invente le terme d’État dans son sens moderne. Pour lui, l’État est le pouvoir souverain du Prince.
MACHIAVEL - classification des principautés
principautés sont des monarchies, peuvent être héréditaires, ce qui présente peu de risques pour le Prince : il lui suffit de ne pas dépasser les bornes posées par ses ancêtres. Elles peuvent êtres mixtes, c’est-à-dire lorsqu’un État en annexe un autre, et le seul moyen de conserver une telle principauté est alors d’user de la force
MACHIAVEL - conquête et conservation d’une principautés
quatre moyens d’acquérir et de conserver une principauté nouvelle :
vertu = force de la volonté . Vaillance du Prince, son habileté, qui lui permettra de conquérir et de conserver son acquis
armes d’autrui et la fortune et recours à des mercenaires.
scélératesses = crime, la trahison pour les besoins de la conquête. Mais, pour se maintenir, le Prince devra distiller progressivement des bienfaits pour ne pas susciter la haine qui risque de soulever le peuple contre lui
acquisition des faveurs de ses concitoyens, mais Machiavel ne suggère cette hypothèse que comme celle de la ruse, de l’astuce alliée à la fortune. Pour Machiavel, l’amour des concitoyens sans la crainte est dangereux car le Prince peut facilement être victime de l’ingratitude.
MACHIAVEL - conquête d’une principauté
principautés gouvernées de manière despotique sont difficiles à conquérir mais faciles à conserver.
principautés aristocratiques sont faciles à conquérir parce que les seigneurs sont rivaux entre eux.
républiques sont un type d’État difficile à gouverner, à cause du souvenir de la liberté que les citoyens ont connue et aspirent à retrouver
MACHIAVEL - qualités indispensables du Prince
Doit être particulièrement réaliste s’il veut survivre. Il doit avoir des qualités militaires et entretenir sa propre armée ou milice.
Il doit être résolument égoïste, agir par calcul permanent de son intérêt (bilan coûts-avantages), toujours préférer être craint plutôt qu’être aimé, à cause de l’ingratitude des hommes. Le mensonge lui est permis, comme le non-respect des traités. Le
Prince doit s’adapter. La dissimulation, l’hypocrisie, sont autant de qualités nécessaires à qui veut un résultat.
MACHIAVEL - primauté du résultat
Le Prince n’agit pas pour lui-même mais pour maintenir son État. Pourtant, la religion n’est pas niée : elle peut être utilisée par le Prince comme un instrument de pouvoir.
Dans les trois derniers chapitres Machiavel exhorte à délivrer l’Italie des Barbares, c’est-à-dire tous les étrangers.
Après avoir inventé l’État et la raison d’État, Machiavel prend des accents nationalistes, par amour pour la patrie mais aussi par réalisme : la grandeur d’un État exige une certaine puissance, qui seule autorise les conquêtes. Un ultime rêve de gloire pour le secrétaire florentin qui n’a connu que l’humiliation des échecs