1/13
Looks like no tags are added yet.
Name | Mastery | Learn | Test | Matching | Spaced | Call with Kai | Chat |
|---|
No analytics yet
Send a link to your students to track their progress
Comment l’expérience de Griffith–Avery a-t-elle montré que l’ADN est le « principe transformant » ?
Des bactéries non virulentes deviennent virulentes en présence du principe transformant. La transformation persiste après traitement avec protéase ou RNase, mais disparaît après traitement avec DNase → le principe transformant est donc l’ADN.
Comment l’expérience de Hershey–Chase appuie-t-elle l’idée que l’ADN est le matériel génétique ?
Les phages avaient leur ADN marqué au ³²P et leurs protéines au ³⁵S. Après infection, agitation et centrifugation, le ³²P se retrouve surtout dans le culot bactérien (~70 %), tandis que le ³⁵S reste surtout à l’extérieur (~20 % dans le culot, notamment parce que certains phages ne sont pas complètement détachés). → C’est principalement l’ADN qui entre dans les bactéries.
Quelles bases azotées sont des purines et lesquelles sont des pyrimidines ?
Purines (2 cycles) : Adénine (A) et Guanine (G)
Pyrimidines (1 cycle) : Cytosine (C), Thymine (T) et Uracile (U)
Comment les purines et pyrimidines s’apparient-elles dans l’ADN ? Nombre de liaisions hydrogènes?
Une purine s’apparie toujours avec une pyrimidine :
A–T → 2 liaisons hydrogène
G–C → 3 liaisons hydrogène
Sais-tu dessiner les appariemments Watson-Crick?

Quelles sont les principales caractéristiques structurales de la double hélice d’ADN ?
L’ADN est formé de 2 brins complémentaires et antiparallèles (5′→3′ et 3′→5′) formant une hélice droite. Les bases sont à l’intérieur et le squelette sucre-phosphate chargé négativement est à l’extérieur.
Diamètre : 2 nm
Distance entre deux paires de bases : 0,34 nm
≈ 10 paires de bases/tour
Un tour : 3,4 nm
Stabilisation : liaisons H + interactions hydrophobes + forces de van der Waals
Qu’est-ce qu’une liaison phosphodiester et quelle charge confère-t-elle à l’ADN ? Parle des pKa, des molécules qui peuvent neutraliser les charges.
La liaison phosphodiester relie les nucléotides d’un même brin via le squelette sucre-phosphate. Les phosphates ont un pKa ≈ 1–2 et sont donc chargés négativement à pH physiologique (~7). Ces charges peuvent être neutralisées par des ions positifs comme Mg²⁺, des polyamines et des histones.
Pourquoi les bases sont-elles au centre de la double hélice et le squelette sucre-phosphate à l’extérieur ?
En milieu aqueux, le squelette sucre-phosphate est hydrophile et interagit favorablement avec l’eau, tandis que les bases sont relativement hydrophobes et s’empilent à l’intérieur. → L’effet hydrophobe et les interactions avec l’eau contribuent fortement à la structure et à la stabilité de l’ADN.
Pourquoi les interactions de van der Waals entre les bases stabilisent-elles fortement la double hélice d’ADN ?
Les bases sont planes, empilées et très proches, ce qui maximise leur surface de contact. Leurs systèmes d’électrons π conjugués sont polarisables, favorisant les interactions de van der Waals entre bases adjacentes.
De quoi dépend la force des interactions de van der Waals entre les bases de l’ADN ?
Elles dépendent fortement de la distance (≈ 1/r⁶). L’empilement des bases les rapproche au maximum sur une grande surface → nombreuses interactions faibles qui, ensemble, stabilisent fortement la double hélice.
Quelle est l’interprétation classique du dogme central de la biologie moléculaire ?
L’information génétique est contenue dans la séquence de nucléotides de l’ADN.
Cette information dirige la synthèse des protéines.
La séquence de l’ADN détermine la séquence d’acides aminés de la protéine via le code génétique.
Les protéines :
forment des structures cellulaires;
catalysent des réactions;
contribuent ainsi aux traits/phénotypes.
Schéma simplifié : ADN → ARN → Protéine → Phénotype
Le code génétique est-il universel? (Ex. : UAG = Tyr toujours) ?
Non

Pourquoi l’épissage alternatif explique-t-il qu’il n’y ait pas une relation « 1 gène = 1 protéine » ?
Un même pré-ARNm contient plusieurs exons.
Lors de l’épissage alternatif, différentes combinaisons d’exons peuvent être conservées.
Cela produit plusieurs ARNm matures (isoformes) à partir d’un même gène.
Ces ARNm peuvent coder différentes protéines.
➜ 1 gène peut donc produire plusieurs protéines.
Comment l’épissage alternatif remet-il en question une interprétation trop simple du dogme central ?
L’épissage est réalisé par le spliceosome, composé notamment de nombreuses protéines.
Ces protéines :
reconnaissent les sites d’épissage de l’ARN;
déterminent quels fragments sont retirés ou conservés;
permettent de produire différents ARNm à partir d’un même pré-ARNm.
→ Les protéines participent donc au traitement de l’information contenue dans les acides nucléiques.
→ Le flux ADN → ARN → protéine est donc plus complexe qu'une simple transmission linéaire.