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Ces flashcards couvrent les concepts clés, les théories stratégiques et les auteurs fondamentaux du cours 'Penser la guerre au XXIe siècle' de Frédéric Ramel.
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Fait social total
Concept qualifiant la guerre non comme un simple phénomène militaire, mais comme un processus articulant politique, économie, technique, imaginaires, représentations, sociétés et corps.
École de Cambridge (Quentin Skinner)
Méthode d'analyse préconisant d'étudier la guerre dans son contexte intellectuel, en tenant compte des conventions langagières et rhétoriques propres à chaque époque.
Thèse de la déshérence (Badie, Gros)
Thèse selon laquelle la guerre disparaît avec le déclin de l'État, laissant place à une violence diffuse, sociale, chaotique et globale.
Conception néo-marxiste de l'hégémonie (Gramsci)
Légitimation de la puissance dominante par la confusion entre l'intérêt singulier de l'État hégémonique et l'intérêt universel.
Dilemme de sécurité
Situation où les mesures prises par un État pour renforcer sa sécurité sont perçues comme menaçantes par les autres, créant une spirale d'armements et de méfiance.
Axiome de Charles Tilly
« La guerre a fait l'État, et l'État a fait la guerre », illustrant la consubstantialité entre la construction étatique et le phénomène guerrier.
Monopole de la contrainte (Tilly)
Processus incluant le désarmement de la population civile, l'éradication des places fortes privées et la création d'une force armée permanente.
Sociétés militaires privées (SMP)
Acteurs privés auxquels l'État délègue des fonctions stratégiques comme la logistique, l'entraînement ou des opérations armées (ex. : groupe Wagner).
Militarisme westphalien
Modèle caractérisé par une faible libéralisation économique et socio-culturelle, où la guerre demeure une affaire purement étatique.
L'effet CNN/YouTube
Phénomène de mise en visibilité médiatique de certaines crises, susceptible de susciter une pression politique pour une intervention.
Guerre hybride
Concept réintroduit en 2005 par Mattis et Hoffmann désignant des conflits mêlant dimensions régulières (puissance de feu industrielle) et irrégulières (guérilla, terrorisme).
Caporal stratégique
Concept de la contre-insurrection illustrant comment un acteur subalterne peut produire des effets stratégiques majeurs par une action locale médiatisée ou virale.
Guerre absolue (Clausewitz)
Idéal-type intellectuel caractérisé par une absence de limite intrinsèque à la violence et la recherche de l'annihilation du centre de gravité ennemi.
La Sainte Trinité (Clausewitz)
Articulation de trois pôles : le peuple (passions), le gouvernement (raison politique) et l'armée (hasard et probabilités).
New Wars (Mary Kaldor)
Guerres post-Guerre froide caractérisées par des buts identitaires plutôt que territoriaux et le recours à des acteurs non-étatiques (milices, seigneurs de guerre).
Rivalité mimétique (René Girard)
Concept expliquant la montée aux extrêmes de la violence contemporaine où la passion l'emporte sur la rationalité politique.
Djihad mineur
Lecture équivoque du djihad désignant la guerre sainte défensive, devenue une obligation individuelle globale depuis l'occupation soviétique de l'Afghanistan.
Approche séquentielle (X. Crétiez)
Méthode analysant le religieux tour à tour comme cause (instrumentalisation), facteur d'escalade (mobilisation) ou outil de pacification (médiation).
Hypothèse Gaïa (Bruno Latour)
Vision de la Terre comme un système d'évolution formé par une pluralité d'objets vivants interconnectés, avec lequel l'humain serait entré dans un état de guerre.
Écologie de guerre (Pierre Charbonnier)
Thèse stipulant que la transition écologique est un enjeu stratégique modifiant les rapports de puissance, mettant fin à la « paix de carbone ».
Contrainte permissive
Rôle de l'opinion publique qui, sans être cause de la guerre, autorise ou empêche une intervention selon le contexte et le coût électoral.
Responsabilité de Protéger (R2P)
Déplacement normatif de 2005 autorisant l'intervention humanitaire contre la souveraineté d'un État défaillant à protéger sa population.
Théorie de l'accélération (Hartmut Rosa)
Analyse de la modernité à travers trois dimensions : accélération technique, du changement social et des rythmes de vie.
Nomos de la Terre (Carl Schmitt)
Ordre politique et juridique fondé sur trois opérations : prendre une terre, la partager et la mettre à profit.
Lawfare
Usage du droit comme instrument de guerre pour affaiblir l'action militaire adverse ou légitimer ses propres opérations.
Déni d'accès (A2/AD)
Stratégie militaire (Anti-Access/Area Denial) visant l'interdiction de zone à une puissance rivale, notamment dans les espaces communs.
Biais de survivabilité (B. Pélopidas)
Croyance erronée selon laquelle le système de dissuasion nucléaire est sûr simplement parce qu'aucune catastrophe n'est survenue jusqu'alors.
Tabou nucléaire (Nina Tannenwald)
Norme selon laquelle l'usage de l'arme nucléaire est devenu moralement et politiquement impensable depuis 1945.
Jus ad bellum
Partie du droit de la guerre régulant le droit d'entrer en conflit, principalement encadrée par la Charte de l'ONU.
Soft balancing
Usage d'instruments diplomatiques, institutionnels ou économiques par des États pour équilibrer une puissance dominante sans recours militaire direct.
Satyagraha (Gandhi)
Technique de résolution de conflit fondée sur la non-violence, la désobéissance civile et la pression morale.
Trilogie fondatrice des OMP
Trois principes régissant les Opérations de Maintien de la Paix : consentement des parties, impartialité et usage minimal de la force.
Opérations de paix de 2e génération
Missions multidimensionnelles (1989-2000) visant l'imposition de la paix et la reconstruction post-conflit (transition politique et judiciaire).
Échelle politico-stratégique de l'hybridation
Articulation entre la guerre régulière (discipline, uniforme, stratégie directe) et la guerre irrégulière (guérilla, terrorisme).