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Que sont les troubles de l’humeur
Sont des troubles qui se manifestent par une perturbation de l’humeur
Qu’est-ce que la théorie des émotions de Plutchik
- Chaque émotion = fonction spécifique
- Si émotion ressentie = trop intense; pensées, cpts = désorganisés et ne peuvent plus favoriser son adaptation
Quelles sont les deux catégories distinctes des trouble de l’humeur ?
1. Troubles dépressifs
- Disruptif avec dysrégulation émotionnelle
- Tr dépressif caractérisé
- Tr dépressif persistant
- Tr dysphorique prémenstruel
2. Troubles bipolaires et apparentés
- Tr bipolaire de type 1
- Tr bipolaire de type 2
- Tr cyclothymique
Qu’est-ce que le trouble dépressif caractérisé ?
- Au moins 5 sx durant période consécutive minimale de deux semaines
- Peut débuter à tous les âges, mais fréquence d’apparition augment à la puberté
- Filles + touchées
- Variabilité dans l’évolution du tr
- Chronicité et sévérité des sx sont associés à une moins grande réponse a traitement. Risque de récidive est inversement proportionnel à la durée des rémissions
Qu’est-ce que le Tr dépressif persistant (dysthymie)
Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, plus d’un jour sur deux, pendant au moins 2 ans (1 an enfant/ado)
Périodiquement, sujets peuvent fonctionner relativement normalement pendant des périodes (jours-semaine)
Apparait souvent 6-13 ans. Si manifeste avant 21 = précoce
Similaire avec tr caractérisé. Différence réside dans durée et gravité des sx. Persistant = moindre intensité, mais présente de manière persistante (épisode= 3 à 5 ans)
Qu’est-ce que le tr dysphorique prémenstruel
Sx suivants la semaine qui précède les règles et diminution ou absence de ceux-ci dans la semaine après les règles
Peut apparaitre à tout moment après le début des règles
Certaines femmes = aggravation des sx à l’approche de la ménopause. SX disparaissent après la ménopause
Tr bipolaire - épisode hypomaniaque
Période d’au moins 4 jours (ou moins si hospit)
Humeur anormalement élevée/expansive/irritable
Énergie et activité augmentée
Présente la majorité de la journée
Sx d’idée de grandeur, estime de soi exagérée, besoin – de sommeil, désir de parler constamment, fuite d’idée, + de l’activité orientée vers un but, agitation psychomotrice, engagement excessif à potentiel élevé de csq dommageables
Qu’est-ce que le trouble bipolaire de type 1
Critères diagnostiques pour épisode maniaque pouvant être précédé d’épisodes hypomaniaques ou dépressif caractérisé.
Débute en moyenne à 18 ans
Plus de 90% de ceux qui présentent un épisode maniaque auront des épisodes subséquents
Qu’est-ce que le trouble bipolaire de type 2 ?
Critères diagnostiques pour épisode hypomaniaque et épisode dépressif caractérisé.
Débute en moyenne vers milieu de la trentaine
De nombreux individus présentent plusieurs épisodes dépressifs avant qu’un épisode hypomaniaque ne soit identifié.
Qu’est-ce que le trouble cyclothymique ?
Présence de symptômes hypomaniaques et dépressifs pendant une période d’au moins deux ans.
Débute à l’adolescence ou début âge adulte.
Évolution chronique et fluctuante
Quels sont les stéréotypes associés au trouble bipolaire et qu'est-ce qui alimente ces stéréotypes?
- Il y a une idée répandue dans la société selon laquelle la bipolarité est comme de la folie. Bouche à oreilles, comme une rumeur, les gens adoptent des propos dégradants, ceux qui ne sont pas informés sur le trouble se fient à ces propos.
Que pouvez-vous faire comme personne/intervenant pour ne pas alimenter ces stéréotypes?
- Adopter un vocabulaire respectueux, utiliser les bons termes, le langage clinique. Ateliers de sensibilisation et d'information en tant que psychoed, éducation psychologique à la population générale ou aux proches des personnes atteintes du trouble. Au quotidien, reprendre les gens sur certains commentaires, ne pas garder le silence, informer plutôt que de laisser passer.
Plusieurs recherches ont identifié des facteurs pouvant mener au burn-out. Veuillez en identifier quatre.
a. Une charge de travail élevée (quantitative, physique ou émotionnelle)
b. Ambiguïté des rôles (ne pas savoir clairement ce qu’on attend de soi)
c. Le manque de soutien social
d. Facteurs organisationnels comme politiques internes, les ressources financières ou culture de l’entreprise
Les études démontrent qu’il existe des corrélations entre les scores de dépression et ceux de burn-out. De quelles façons ces corrélations peuvent-elles être interprétées?
1) Il y aurait un chevauchement entre les 2 concepts
2) Il y aurait une comorbidité importante entre burn-out et dépression
1) Il y aurait un chevauchement entre les 2 concepts
- Le burn-out et la dépression partageraient des symptômes similaires (fatigue, épuisement, perte d’énergie), ce qui rend leur distinction difficile.
Il y aurait une comorbidité importante entre burn-out et dépression
- Les deux troubles peuvent coexister chez une même personne : quelqu’un en burn-out peut aussi développer une dépression, sans que ce soit exactement la même chose.
La version suédoise de la CIM-10 reconnaît le « syndrome d’épuisement ». Quelles distinctions fait-on entre ce syndrome et la dépression?
- Le syndrome d’épuisement est spécifiquement lié à un stress chronique (souvent professionnel)
- La dépression est plus générale et touche tous les aspects de la vie, pas seulement le travail
Le burn-out est donc vu comme contextuel (lié au travail), alors que la dépression est une pathologie globale
Les prises en charge ciblent les individus. Qu’est-ce que cela envoie comme message et que devrait-on faire plutôt?
Cela envoie le message que :
- Le problème vient principalement de l’individu (fragilité personnelle), et non du contexte de travail.
Ce qu’il faudrait faire plutôt :
- Agir aussi sur les conditions de travail (organisation, charge, management, culture d’entreprise)
- Mettre en place des mesures collectives et préventives, et pas seulement des solutions individuelles
Au niveau social, quels sont les arguments POUR la reconnaissance du burn-out entant que maladie?
· Permet une meilleure prise en charge des patients
· Favorise la mise en place de préventions adaptées
· Reconnaît la souffrance réelle des individus
· Oblige les organisations à assumer certaines responsabilités (conditions de travail, coûts de santé)
Au niveau social, quels sont les arguments CONTRE la reconnaissance du burn-out entant que maladie?
· Manque de définition claire et de critères diagnostiques
· Risque de confusion avec d’autres troubles (comme la dépression)
· Conséquences économiques importantes pour les entreprises
· Difficulté à établir des outils d’évaluation fiables