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Plancher
Les planchers transmettent horizontalement leurs charges aux poutres et aux poteaux ou aux murs porteurs.
En raison des effets nuisibles d’une flèche et de vibrations excessives sur les matériaux de finition des planchers et des plafonds, et par souci pour le confort des occupants, le facteur critique à maîtriser est la flèche plutôt que la flexion.
Rigide tout en conservant une certaine élasticité.
5 systemes de plancher
Béton : les dalles en béton coulé sur place sont dimensionnées selon leur portée et leur forme, tandis que les planchers en béton préfabriqués s’appuient sur des poutres ou murs porteurs.
Acier — poutrelles d’acier : les poutrelles supportent un platelage d’acier ou des éléments de plancher en béton préfabriqués et reposent sur des poutres maîtresses, poteaux ou murs porteurs.
Acier — poutrelles légères / à treillis : des poutrelles métalliques peu espacées portent le plancher et s’appuient sur des poutres ou murs porteurs; elles conviennent peu aux porte-à-faux.
Bois — poutres : les poutres de bois supportent le planchéiage ou le platelage et reposent sur des poutres maîtresses, poteaux ou murs porteurs.
Bois — solives : des solives plus petites et peu espacées s’appuient sur des poutres ou murs porteurs et permettent une structure de plancher flexible.
poutre beton armee coupe long
Poutre coulée sur place généralement solidaire de la dalle → la profondeur de la poutre se mesure jusqu’au dessus de la dalle.
Profondeur préliminaire de la poutre ≈ 1/16 de la portée.
La profondeur s’ajuste par tranches de 2 po (50 mm).
Largeur de la poutre ≈ 1/3 à 1/2 de sa profondeur, avec une dimension en pouces généralement multiple de 2 ou 3.
Largeur de poutre ≥ largeur du poteau d’appui.
Enrobage minimal des armatures : 1 1/2 po (38 mm) pour protection contre le feu et la corrosion.
Dégagement minimal entre armatures : 1 po (25 mm) ou ≥ 1,33 × le diamètre nominal de la barre / calibre du gros granulat.
Chanfrein : 3/4 po (19 mm).
Profondeur utile = distance entre la face comprimée et le centroïde des armatures de traction.
Pour ajuster la résistance, on préfère modifier l’armature d’acier plutôt que les dimensions de la poutre.
poutre beton armee coupe transv
Barres du bas : reprennent la traction due au moment positif, donc surtout en travée.
Barres du haut : reprennent la traction due au moment négatif, surtout au-dessus des appuis continus.
Barres cintrées : barres longitudinales courbées vers le haut ou le bas aux endroits où le moment change de signe.
Armature d’âme : sert à résister à la traction diagonale / au cisaillement.
Barres pliées : font un angle d’au moins 30° avec l’axe de la poutre et interceptent les fissures diagonales.
Étriers : barres en U ou anneaux fermés, perpendiculaires aux armatures longitudinales, qui reprennent la composante verticale de la traction diagonale.
Aux poteaux, les armatures se prolongent dans l’appui pour assurer la continuité structurale et l’ancrage.
Une structure en béton continue sur au moins 3 portées est généralement plus efficace pour réduire les moments aux jonctions.
dalle unidirectionnelle
Travaille dans une seule direction : l’armature principale de traction est placée dans le sens de la portée.
Armature de répartition : perpendiculaire à l’armature principale; elle sert surtout à contrôler le retrait et les effets de température.
Épaisseur dalle de plancher ≈ 1/30 de la portée, avec un minimum de 4 po (100 mm).
Épaisseur dalle de toiture ≈ 1/36 de la portée.
Convient aux charges légères à modérées et aux portées relativement courtes de 6 à 18 pi (1 830 à 5 490 mm).
La dalle s’appuie sur 2 côtés opposés, sur des poutres ou murs porteurs.
Les poutres d’appui reposent ensuite sur des poutres maîtresses ou des poteaux.
Une dalle unidirectionnelle a généralement une épaisseur uniforme et est coulée avec ses poutres d’appui parallèles.
A nervure:
Dalle nervurée = solives/nervures rapprochées, pour des portées plus longues et charges plus élevées qu’une dalle unidirectionnelle simple.
Épaisseur de dalle : 3 à 4 1/2 po (75–115 mm) ; profondeur totale ≈ 1/24 de la portée.
Largeur des nervures : 5 à 9 po (125–230 mm).
Nervure de répartition : 1 pour une portée de 20–30 pi (6–9 m) ; si > 30 pi (9 m), plusieurs espacées de max 15 pi (4,5 m) c/c.
Portée typique : 15–36 pi (4–10 m) ; post-tension = portée plus grande.
dalle bidirectionnelle
Travaille dans les 2 directions et s’appuie sur les 4 côtés; surtout pour des travées carrées ou presque carrées.
Épaisseur minimale : 4 po (100 mm) et ≈ 1/124 du périmètre.
Portée typique : 15 à 40 pi (4,5 à 12 m).
Convient aux charges moyennes ou lourdes.
Les armatures sont disposées dans les 2 directions.
Une dalle continue sur au moins 3 appuis réduit les moments de flexion par rapport à des dalles simplement appuyées.
dalle a caissons
Dalle nervurée dans les 2 directions → adaptée aux travées carrées ou presque carrées et aux charges plus lourdes.
Épaisseur de dalle : 3 à 4 1/2 po (75–115 mm).
Profondeur totale ≈ 1/24 de la portée.
Largeur des nervures : 5 ou 6 po (125 ou 150 mm).
Portée typique : 24 à 54 pi (7 à 16 m) ; la post-tension permet d’aller plus loin.
Aux poteaux, on épaissit souvent la dalle en tête massive pour augmenter la résistance au cisaillement et au moment.
Porte-à-faux possible dans 2 directions jusqu’à environ 1/3 de la portée principale.
Face inférieure à caissons généralement laissée exposée.
dalle-champignon plate
Dalle d’épaisseur uniforme, armée dans 2 directions et appuyée directement sur les poteaux, sans poutres.
Épaisseur : 5 à 12 po (125 à 305 mm), ≈ 1/33 de la portée.
Portée typique : 12 à 24 pi (3,6 à 7 m).
Convient aux charges légères à modérées.
Le cisaillement autour des poteaux est critique et peut déterminer l’épaisseur de la dalle.
Avantage : plafond plat, hauteur d’étage réduite et plus de liberté dans l’emplacement des poteaux.
Dalle-champignon avec ressauts
Dalle plate épaissie autour des poteaux pour augmenter la résistance au cisaillement et au moment.
Épaisseur de dalle : 6 à 12 po (150–305 mm), ≈ 1/36 de la portée.
Ressaut : saillie minimale = 1/4 de l’épaisseur de la dalle ; largeur minimale = 1/3 de la portée.
Un chapiteau de poteau peut remplacer ou compléter le ressaut pour augmenter la résistance au cisaillement.
Convient aux charges relativement lourdes sur des portées de 20 à 40 pi (6 à 12 m).
difference entre traction et tension
En structure, les deux mots sont proches, mais pas exactement la même chose :
Traction = type d’effort qui cherche à étirer un matériau. Exemple : le bas d’une poutre qui fléchit est souvent en traction.
Tension = état d’un élément qui est tiré / tendu, surtout pour un câble. Exemple : on met un câble de précontrainte en tension.
Donc, dans ton texte sur le béton précontraint :
On met les câbles en tension → les câbles travaillent en traction → cette traction crée une compression dans le béton.
À retenir pour l’examen : traction = effort d’étirement ; tension = action/état de tendre un câble.
le beton precontraint
Sert à obtenir de plus grandes portées sans devoir augmenter excessivement les dimensions des poutres.
Utilise des câbles d’acier à haute résistance mis en tension pour créer une compression dans le béton. Cette compression contrebalance les efforts de traction dus à la flexion.
Résultat : moins de déformation, charges plus élevées et portées plus grandes qu’en béton armé traditionnel à dimensions égales.
Deux méthodes:
Précontrainte par prétension : les tendons sont tendus avant le coulage du béton. Après durcissement, on les relâche et leur traction est transférée au béton sous forme de compression. énéralement en usine de préfabrication;
KPrécontrainte par post-tension : les tendons sont tendus après le durcissement du béton, puis ancrés aux extrémités. Ils compriment le béton et permettent de réduire le fléchissement et d’augmenter les portées.généralement sur le chantier.
Le coffrage et l’étaiement
Le coffrage maintient le béton frais jusqu’à ce qu’il durcisse suffisamment pour se supporter lui-même.
Les étais sont des appuis temporaires qui soutiennent les coffrages de poutres et de dalles pendant le durcissement.
L’étaiement doit être contreventé horizontalement et verticalement pour éviter le flambage et répartir les charges.
Une fois le béton assez résistant, on retire le coffrage, puis on peut réétayer temporairement jusqu’à l’atteinte de la résistance requise.
Coffrage/étaiement en bois : contreplaqué, planches, solives et étais en bois; les étais sont ajustés surtout par coupe et avec des cales.
Coffrage/étaiement métallique : poutrelles et étais métalliques réglables avec vérins ou vis, donc plus faciles à ajuster et réutiliser.
Les coffrages volants sont de grandes sections réutilisables déplacées d’un étage à l’autre, surtout pour les bâtiments à plusieurs étages.
Le levage de dalles consiste à couler les dalles au sol puis à les lever hydrauliquement jusqu’à leur position finale.
beton prefabrique
Éléments unidirectionnels fabriqués et durcis en usine, puis transportés et installés au chantier.
Souvent précontraints → permettent une plus grande portée avec moins de profondeur et de poids.
Peuvent s’appuyer sur des poutres, des poteaux ou des murs porteurs en béton, acier ou maçonnerie.
Avantages : fabrication uniforme, durable, résistante et pas de coffrage à réaliser sur le chantier.
Une chape de béton de 2 à 3 1/2 po (50 à 90 mm) peut être ajoutée pour solidariser les éléments, corriger les irrégularités et améliorer la résistance au feu.
Petites ouvertures : peuvent être percées sur place ; grandes ouvertures : nécessitent une analyse technique.
Si le plancher agit comme diaphragme horizontal, les dalles doivent être reliées entre elles pour transmettre les efforts latéraux.
Face inférieure : peut être colmatée (m3jjan lal bekhesh) et peinte directement ou recevoir un plafond suspendu.
types de dalles prefab
ordre croissant de portée maximale
Dalle plate pleine → portée 12 à 24 pi (3,6 à 7 m) ; profondeur ≈ 1/40 de la portée.
Dalle évidée → portée 12 à 40 pi (3,6 à 12 m) ; profondeur ≈ 1/40 de la portée.
Poutre en I préfabriquée → portée 36 à 60 pi (10 à 18 m) ; surtout conçue pour les ponts, mais aussi utilisée dans les bâtiments.
Poutres rectangulaires / en L / en T inversé → portée 15 à 75 pi (4,5 à 22 m) ; profondeur ≈ 1/15 de la portée.
Té double → portée 30 à 100 pi (9 à 30 m) ; profondeur ≈ 1/28 de la portée ; ne nécessite pas d’appui temporaire pour prévenir l’inclinaison.
Té simple → portée 30 à 120 pi (9 à 36 m) ; profondeur ≈ 1/30 de la portée.

liaisons de beton prefab - exempples de questions
« Quelle est la longueur minimale d’appui d’une dalle préfabriquée? » → 1/180 de la portée nette, minimum 2 po (50 mm).
« Quelle est la longueur minimale d’appui d’une poutre ou d’un élément à membrure verticale? » → 1/180 de la portée nette, minimum 3 po (75 mm).
« À quoi sert un coussinet/bande d’appui? » → À recevoir et répartir la charge de l’élément préfabriqué sur son appui.
« Comment relie-t-on deux dalles préfabriquées adjacentes? » → Par des clés de cisaillement cimentées/remplies de coulis.
« Pourquoi ajoute-t-on une chape de béton armé sur des dalles préfabriquées? » → Pour solidariser les dalles et former un élément d’ossature composite.
« Quelle est l’épaisseur minimale de ce revêtement de béton? » → 2 po (50 mm).
« Comment rattache-t-on les éléments préfabriqués aux appuis? » → Goujons, tirants, barres d’acier, plaques/cornières soudées et coulis selon le détail.
« Sur quoi peut reposer un té structural préfabriqué? » → Sur un coussinet d’appui, une poutre en T inversé ou un appui de mur.
« Comment une poutre préfabriquée peut-elle être supportée par un poteau? » → Par une console coulée avec le poteau ou une cornière d’appui en acier.
charpente d’acier
Les poutres maîtresses, poutres et poteaux en acier peuvent former l’ossature de bâtiments allant d’un seul étage jusqu’aux gratte-ciel.
Les éléments sont généralement coupés, façonnés et percés en atelier, puis assemblés rapidement et avec précision sur le chantier.
L’acier peut rester exposé dans une ossature non protégée, mais sa résistance diminue rapidement en cas d’incendie → une protection pare-feu est nécessaire pour obtenir une construction ignifuge.
L’acier exposé doit aussi être protégé contre la corrosion.
Une grille régulière de poteaux et de poutres rend l’ossature plus simple et efficace.
Pour résister aux forces latérales dues au vent ou aux séismes, on utilise : murs de cisaillement, contreventements diagonaux ou charpente rigide avec assemblages résistant aux moments.
systemes de poutre en acier: unidirectionnel, bidirectionnel et triple
Système unidirectionnel : de longues poutres/poutres maîtresses vont directement d’une paire de poteaux à l’autre dans une seule direction. Convient surtout aux bâtiments longs et étroits et aux grands espaces sans poteaux; la résistance latérale est nécessaire dans les 2 directions, surtout dans la direction courte.
Système bidirectionnel : les poutres s’appuient sur des poutres maîtresses, créant des travées rectangulaires. Portée courante des poutres : 20 à 32 pi (6 à 9 m), espacées de 6 à 15 pi (1,8 à 4,6 m); au-delà de 32 pi, les poutrelles d’acier à treillis deviennent généralement plus économiques. Les poutres maîtresses portent une charge plus lourde et ont une portée plus courte que les poutres.
Système de poutres triples : utilisé pour créer de très grands espaces sans poteaux; des éléments à longue portée (poutres composées ou fermes) supportent les poutres primaires, qui supportent à leur tour les poutres secondaires.
profile des poutres

les poutres composee a ame pleine
On assemble plusieurs plaques ou profilés d’acier pour fabriquer une grande poutre en forme de I.
L’âme verticale résiste principalement au cisaillement.
Les ailes supérieure et inférieure résistent principalement à la flexion.
On ajoute des raidisseurs verticaux sur l’âme pour empêcher son flambement.
On peut renforcer les ailes avec des plaques supplémentaires aux endroits où la flexion est la plus importante.
On utilise ce type de poutre lorsque les grandes portées ou les fortes charges dépassent la capacité d’un profilé d’acier standard.

les poutres composee poutres en caisson et ajouree
Poutre en caisson : on assemble les pièces pour former une boîte creuse rectangulaire.
Poutre ajourée : on prend une poutre en I, on coupe son âme en zigzag, puis on ressoude les deux moitiés plus espacées. Résultat : la poutre devient plus profonde sans devenir beaucoup plus lourde.
comment choisir la poutre d’acier
L’objectif est d’utiliser le profilé d’acier le plus léger qui résistera aux forces de flexion et de cisaillement en deçà des limites de contraintes admissibles et sans fléchissement excessif pour l’usage prévu.
On regarde d’abord la portée et les charges que la poutre doit supporter.
On estime sa profondeur :
poutre ≈ 1/20 de la portée
poutre maîtresse ≈ 1/15 de la portée
Sa largeur est généralement ≈ 1/3 à 1/2 de sa profondeur.
On choisit ensuite le profilé le plus léger possible qui résiste quand même :
à la flexion
au cisaillement
sans avoir un fléchissement excessif.
Le profilé W à ailes larges est le plus courant pour les poutres et poutres maîtresses, car il est efficace en flexion.
Si un profilé standard ne suffit pas pour une grande portée ou une forte charge, on peut utiliser une poutre composée, en caisson ou ajourée.
types assemblage des poutres d’acier
Assemblage flexible
Il sert surtout à transmettre le cisaillement et laisse la poutre tourner.
On le réalise généralement en reliant l’âme de la poutre au poteau ou à la poutre maîtresse avec :
deux cornières soudées ou boulonnées;
ou une plaque verticale soudée au poteau et boulonnée à l’âme;
ou une cornière d’appui sous la poutre dans un assemblage assis.
Assemblage semi-rigide
Il transmet le cisaillement + une partie du moment et limite davantage la rotation.
On le réalise avec une liaison plus importante entre la poutre et le poteau, par exemple :
une plaque d’appui soudée autour de la poutre et boulonnée au poteau;
ou des assemblages soudés reliant davantage l’âme et les ailes.
poutrelle d’acier a treillis
C’est quoi une poutrelle à treillis? → élément léger en acier fabriqué en atelier, avec une âme en treillis, utilisé pour supporter planchers/toitures sur des portées relativement grandes.
Les 3 séries à connaître :
K = poutrelle standard, charges et portées plus faibles; profondeur 8 à 30 po, portée jusqu’à environ 60 pi (18 m).
LH = Longspan, plus profonde et plus robuste; profondeur 18 à 48 po, portée environ 28 à 60 pi (8 à 18 m).
DLH = Deep Longspan, pour les plus grandes portées; profondeur 52 à 72 po, portée jusqu’à 144 pi (44 m).
Ordre à retenir : K < LH < DLH en profondeur, charge et portée.
Savoir lire une désignation, par exemple 32LH10 :
32 = profondeur nominale en pouces; LH = série; 10 = désignation des membrures/type de poutrelle.
Longueur minimale d’appui :
série K → 4 à 6 po sur maçonnerie, 2 1/2 po sur acier;
séries LH/DLH → 6 à 12 po sur maçonnerie, 4 po sur acier.
Les séries LH et DLH ont des membrures plus lourdes que K → elles conviennent mieux aux charges et portées importantes.
Le prolongement de la membrure inférieure peut permettre de fixer directement un plafond.
Les tableaux des fabricants servent à choisir la poutrelle selon portée, profondeur, espacement et charges.
charpente a poutrelle a treillis
« À quoi sert l’âme ajourée? » → passage des conduits.
« À quoi sert l’entretoisement? » → empêcher le déplacement latéral.
« Quel est l’espacement courant? » → environ 2 à 10 pi, souvent 4 pi.
« Quel rapport maximal entre portée et profondeur? » → environ 24:1.
« Où placer une charge concentrée? » → près d’un nœud de la poutrelle.
« Sur quoi peuvent s’appuyer les poutrelles? » → murs porteurs, poutres ou poutres maîtresses.
« Pourquoi sont-elles efficaces? » → structure légère, grandes portées, passage facile des services mécaniques.
« Appui minimal d’une poutrelle K sur acier? » → 2 1/2 po (65 mm).
« Appui minimal d’une poutrelle LH/DLH sur acier? » → 4 po (100 mm).
« Pourquoi faut-il entretoiser les poutrelles? » → Pour empêcher leur mouvement latéral et le flambement.
« Quel type d’entretoisement est requis pour les séries LH et DLH? » → Entretoisement diagonal.
« Que fait-on pour une petite ouverture dans un plancher à poutrelles? » → On utilise des linteaux ou cornières d’acier appuyés sur les poutrelles voisines.
« Que fait-on pour une grande ouverture? » → On prévoit un chevêtre ou une charpente d’acier pour reprendre les poutrelles interrompues.
« Peut-on faire un porte-à-faux avec une poutrelle à treillis? » → Oui, par prolongement limité de la membrure supérieure.
« Porte-à-faux maximal indiqué pour une poutrelle de série K? » → 5 pi 6 po (1675 mm), selon la charge admissible indiquée.
platelage metallique
Le platelage métallique est ondulé pour augmenter sa rigidité et sa capacité d’enjambement.
Il sert à la fois de plateforme de travail pendant la construction et de coffrage permanent pour la dalle de béton coulée sur place.
Dalle de béton : généralement 2 1/2 à 3 po (64 à 75 mm), minimum 2 po (50 mm).
Le platelage s’appuie sur des poutrelles ou poutres d’acier; en rive, une cornière d’appui continue peut soutenir le bord.
Fixation aux poutres/poutrelles : soudures en bains de fusion ou goujons de cisaillement soudés.
Les panneaux sont reliés entre eux latéralement par vis, soudures ou poinçonnage des joints.
Si le platelage agit comme diaphragme, il transmet les charges latérales vers les murs de cisaillement et doit être solidement fixé sur son périmètre.
3 types de platelage metallique
Platelage en coffrage : sert seulement de coffrage permanent à la dalle de béton jusqu’à ce qu’elle puisse se supporter elle-même. Profondeur typique selon la portée : 9/16 po pour 1 pi 6 po à 3 pi, 1 po pour 3 à 5 pi, 1 1/2 po pour 4 à 10 pi, 2 po pour 5 à 12 pi.
Platelage composite : sert à la fois de coffrage et d’armature de traction de la dalle; ses nervures en relief adhèrent au béton. Avec des goujons de cisaillement, la dalle et la poutre travaillent ensemble comme un élément composite. Profondeur : 1 1/2 po pour 4 à 8 pi, 2 po pour 8 à 12 pi, 3 po pour 8 à 15 pi.
Platelage cellulaire : formé d’une tôle ondulée soudée à une tôle plate, créant des cellules où peuvent passer les câbles électriques et téléphoniques; il peut aussi servir de plafond insonorisant si les cellules sont remplies de fibre de verre. Profondeur : 1 1/2 po pour 6 à 12 pi, 2 po pour 6 à 12 pi, 3 po pour 10 à 16 pi; profondeur totale ≈ 1/24 de la portée.
Solives d’acier léger laminé
Ce sont des profilés minces en acier formés à froid, généralement en C. Elles sont plus légères et plus stables dimensionnellement que les solives de bois, sont incombustibles et résistent bien à l’humidité. Elles sont toutefois plus conductrices de chaleur que le bois. Les principaux profilés sont la solive en C, la solive emboîtable et le profilé de fermeture.
La profondeur d’une solive correspond approximativement à 1/20 de sa portée. Une solive de 6 po convient à une portée de 10 à 14 pi, une solive de 8 po à 12 à 18 pi, une solive de 10 po à 14 à 22 pi et une solive de 12 po à 18 à 26 pi. Les profondeurs nominales disponibles sont généralement de 6, 8, 10, 12 et 14 po.
Les solives sont généralement espacées de 16 po, 24 po ou 48 po c/c. L’espacement dépend de l’importance des charges appliquées et de la capacité d’enjambement du tablier ou du plancher.
Les solives peuvent s’appuyer sur un mur à poteaux métalliques, une poutre, un mur de fondation en béton ou un mur de maçonnerie. L’appui minimal est de 1 1/2 po (38 mm) aux extrémités d’une solive et de 3 po (75 mm) aux appuis intérieurs.
Solives d’acier léger laminé assemblage et charpente
Raidisseurs d’âme : Des raidisseurs d’âme sont placés aux endroits où des charges concentrées risquent de déformer ou de disloquer l’âme de la solive. Ils sont notamment requis aux extrémités, au-dessus des appuis intérieurs et sous certaines charges concentrées.
Entretoisement : Un entretoisement empêche les solives de tourner et de se déplacer latéralement. Il est généralement disposé à des intervalles de 5 à 8 pi (1,5 à 2,4 m) c/c, selon la portée de la solive.
Assemblage : Les solives d’acier léger sont assemblées principalement avec des vis autotaraudeuses ou des goupilles à enfoncement pneumatique; la soudure est également possible. Leur mode de disposition et d’assemblage ressemble beaucoup à celui d’une charpente à solives de bois.
Charges et murs porteurs : Lorsqu’une cloison ou un mur porteur crée une charge importante sur le plancher, des solives peuvent être jumelées pour augmenter la capacité portante. Une solive peut également chevaucher une solive d’appui ou s’étendre au-dessus d’un appui intérieur lorsque le détail structural le permet.
Ouvertures, saillies et services : Les ouvertures de plancher sont encadrées de façon semblable à celles d’une charpente en bois, généralement avec des solives jumelées ou emboîtées et des éléments transversaux qui redistribuent les charges autour de l’ouverture. Les trous préformés dans l’âme réduisent le poids des solives et permettent le passage des tuyaux, câbles électriques et éléments d’entretoisement. Les rives du plancher sont généralement fermées et stabilisées par un profilé en C de fermeture périphérique.
solives en bois
Solives en bois : système de plancher léger, facile à couper et assembler; les espaces entre solives servent au passage des conduits, câbles et de l’isolation.
Espacement : généralement 12 po, 16 po ou 24 po c/c, selon les charges et la capacité du sous-plancher.
Profondeur et portée : profondeur ≈ 1/16 de la portée. 2×6 ≈ jusqu’à 10 pi; 2×8 ≈ 8–12 pi; 2×10 ≈ 10–14 pi; 2×12 ≈ 12–18 pi.
Flèche et rigidité : la flèche maximale est d’environ 1/360 de la portée; pour un plancher, la rigidité est souvent plus importante que la résistance seule.
Appuis : minimum 1 1/2 po (38 mm) sur bois ou métal et 3 po (89 mm) sur béton ou maçonnerie; les extrémités doivent être stabilisées latéralement.
Entretoisement : croix de Saint-André ou pièces pleines entre les solives pour empêcher leur rotation; généralement environ tous les 8 pi.
Sous-plancher : fixé aux solives, il les stabilise et peut aussi agir comme diaphragme pour transmettre les charges latérales aux murs de cisaillement.
Percements et entailles : trou à au moins 2 po du bord et diamètre maximal = 1/3 de la profondeur; entaille maximale = 1/6 de la profondeur dans les tiers extérieurs de la portée.
Bois nominal : les dimensions indiquées sont nominales; par exemple, un 2×4 mesure réellement environ 1 1/2 × 3 1/2 po.
charpente solives en bois
p.122 — 125
Charpente à plate-forme : Les solives de plancher reposent sur la lisse d’assise et chaque niveau forme une plate-forme sur laquelle repose l’ossature de bois. La lisse d’assise transfère les charges à la fondation et est fixée par des boulons d’ancrage.
Charpente à claire-voie : Les poteaux muraux sont continus et reposent directement sur une lisse d’assise jumelée; les solives sont clouées aux poteaux et à la lisse. Une entretoise massive sert de coupe-feu.
Retraite dans le mur de fondation : Une poutre de bois s’appuyant sur le béton ou la maçonnerie doit avoir un appui d’au moins 3 po (89 mm), avec du papier de construction pour éviter le contact direct avec le béton ou la maçonnerie. Un vide d’au moins 1/2 po (13 mm) est laissé autour de la poutre, sauf avec du bois traité sous pression.
Poutre d’acier avec lisse / Poutre d’acier sous les solives : Les solives sont supportées par une poutre d’acier et reliées à l’aide d’une lisse, d’éclisses de bois ou de brides métalliques d’assemblage. L’appui minimal est de 1 1/2 po (38 mm).
Poutre de bois avec étriers à solive / Poutre de bois avec lambourde / Poutre de bois avec solives à chevauchement ou à éclisses : Ce sont différentes façons d’appuyer et de fixer les solives à une poutre de bois. Dans le cas du chevauchement, le recouvrement minimal est de 4 po (100 mm).
Cloison non porteuse parallèle aux solives sans cloison au-dessous : On renforce généralement la zone sous la cloison avec une solive double et des entretoises afin de reprendre et répartir sa charge.
Cloison porteuse parallèle aux solives : Une solive double est placée sous la cloison et sa charge doit être transférée vers une structure porteuse située au-dessous.
Cloison porteuse perpendiculaire aux solives : La cloison croise plusieurs solives, mais sa charge doit tout de même être transmise à une cloison ou à une autre structure porteuse au-dessous.
Saillie de plancher perpendiculaire aux solives (en porte-à-faux) / Saillie de plancher parallèle aux solives (en porte-à-faux) : Les saillies utilisent notamment des solives doubles, solives boiteuses, solives de bordure et entretoises. Les saillies supérieures à 24 po (610 mm) doivent être calculées par un ingénieur en structure.
Trémie de plancher – longueur perpendiculaire aux solives / Trémie de plancher – longueur parallèle aux solives : Les solives interrompues sont reprises par des chevêtres et des enchevêtrures. Pour des portées supérieures à 4 pi (1220 mm), les chevêtres et enchevêtrures doivent être doubles; un chevêtre de plus de 10 pi (3050 mm) doit être conçu comme une poutre.
chevêtres et des enchevêtrures.
chevetre: pièce de charpente ou de structure horizontale qui sert à encadrer, renforcer et supporter des éléments interrompus pour créer une ouverture
Une enchevêtrure en construction bois est un assemblage de pièces de charpente qui permet de ménager une ouverture (une trémie) dans un plancher ou une toiture
sous plancher
panneaux de particules:
the ikea wood
pas autorise
exception comme supports de revêtement de sol que pour les maisons construites en usine qui ne sont pas exposées aux intempéries en cours de construction.
Le sous-plancher enjambe les solives et sert de plateforme de travail pendant la construction, puis de base au revêtement de plancher.
Revêtement de sol souple posé directement sur OSB, panneaux de copeaux, panneaux de particules ou contreplaqué : le support doit être fixé aux appuis avec des clous annelés.
L’ensemble solives + sous-plancher peut aussi agir comme diaphragme pour transférer les charges latérales aux murs de cisaillement.
Sous-plancher à couche simple = une seule couche de contreplaqué posée directement sur les solives.
Les panneaux de contreplaqué doivent être posés avec le fil du parement perpendiculaire aux solives.
Les joints parallèles aux solives doivent être décalés d’un panneau à l’autre.
SOLIVES ET POUTRELLES PRÉFABRIQUÉES
Solives en I : ailes en bois d’œuvre scié ou en placage de bois lamellé + âme en contreplaqué ou OSB. Profondeur nominale de 10 à 16 po; portée maximale d’environ 16 à 25 pi.
Membrures et âmes de 2 × 4 avec crampons de liaison métalliques : profondeur de 12 à 24 po; portée de 40 à 60 pi.
Membrures et éléments verticaux en bois avec éléments diagonaux de l’âme en acier : profondeur de 12 à 24 po; portée de 40 à 80 pi.
Membrures en bois avec tubage d’âme de 1 à 1 1/2 po de diamètre : profondeur maximale de 40 po; portée de 40 à 80 pi.
Deux membrures de 2 × 6 avec âme d’acier de 2 po de diamètre : profondeur maximale de 60 po; portée de 60 à 100 pi.
SOLIVES ET POUTRELLES PRÉFABRIQUÉES - ASSEMBLAGES

TYPES de poutres de bois

lamelle-colle
Pièce de charpente en lamellé-collé : fabriquée en collant plusieurs lamelles de bois classées selon leur résistance, généralement avec le fil parallèle.
Avantages : permet de plus grandes résistances, une meilleure apparence et davantage de formes que le bois de construction dimensionné.
Pour augmenter la longueur, les pièces sont assemblées par joints à doigts ou par entures multiples.
Pour augmenter la largeur ou la profondeur, les pièces sont collées sur le chant.
Bois de copeaux parallèles (PSL) et Bois en placage stratifié (LVL)
Bois de copeaux parallèles (PSL) : fabriqué en collant sous pression de longs copeaux de bois parallèles avec un adhésif imperméable. Il est utilisé pour des poutres, poteaux, chevêtres et linteaux.
Bois en placage stratifié (LVL) : fabriqué en collant sous pression plusieurs couches de placage de bois, avec le fil orienté dans la même direction. Il est utilisé pour des poutres, chevêtres et semelles de solives en I préfabriquées.