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D’où vient le terme « psychopathologie » ?
Psyché : âme ou esprit ;
Pathos : maladie ;
Logos : étude.
La psychopathologie correspond donc à l’étude des maladies de l’esprit.
Qu’est-ce qu’un trouble psychologique ?
Un trouble psychologique est un dysfonctionnement psychologique associé à une détresse personnelle ou une déficience fonctionnelle, ainsi qu’à une réaction atypique ou inattendue dans un contexte culturel donné.
Quels sont les trois critères permettant de caractériser un trouble psychologique ?
Un dysfonctionnement psychologique ;
Une détresse personnelle ou une déficience fonctionnelle ;
Un comportement atypique ou inattendu dans un contexte culturel donné.
Qu’est-ce qu’un dysfonctionnement psychologique ?
C’est une cassure ou une perturbation du fonctionnement :
Cognitif ;
Émotionnel ;
Comportemental.
Les réactions de la personne deviennent inadéquates par rapport à la situation vécue.
Quel exemple illustre un dysfonctionnement émotionnel ?
Une personne se rend à une soirée censée être agréable, mais ressent une peur insupportable et souhaite rentrer immédiatement. Son émotion est inadéquate par rapport au contexte.
Pourquoi la détresse personnelle est-elle importante dans l’identification d’un trouble psychologique ?
La détresse personnelle indique que le comportement ou les symptômes entraînent une souffrance importante chez la personne.
Pourquoi la détresse personnelle ne suffit-elle pas à définir un trouble psychologique ?
Une détresse peut être une réaction humaine normale, par exemple après la perte d’un proche. De plus, certains troubles peuvent être caractérisés par une absence de détresse ressentie par la personne.
Qu’est-ce qu’une déficience fonctionnelle ?
C’est une altération du fonctionnement de la personne dans une ou plusieurs sphères de sa vie, par exemple sur le plan social, professionnel ou quotidien.
Quel exemple permet de différencier la timidité d’une déficience fonctionnelle ?
Une personne simplement timide ne présente pas nécessairement un trouble. En revanche, si elle évite toute rencontre alors qu’elle souhaite avoir des amis, sa timidité entraîne une déficience du fonctionnement social.
Pourquoi le caractère atypique d’un comportement ne suffit-il pas à définir un trouble psychologique ?
Une personne peut avoir un comportement excentrique ou différent de la norme sans présenter de trouble psychologique. Il faut également tenir compte de la souffrance, du fonctionnement et du contexte.
Pourquoi le contexte culturel est-il important en psychopathologie ?
Un comportement considéré comme normal dans une culture peut être perçu comme pathologique dans une autre. Par exemple, la transe peut être culturellement admise dans certaines sociétés.
Pourquoi est-il difficile de distinguer le normal de l’anormal ?
Aucun critère ne suffit à lui seul. Il faut examiner conjointement :
Le dysfonctionnement ;
La détresse ;
La déficience fonctionnelle ;
Le risque provoqué par les symptômes ;
Le contexte culturel.
Comment le DSM-5 définit-il généralement un fonctionnement anormal ?
Il s’agit d’un dysfonctionnement comportemental, psychologique ou biologique :
Inhabituel dans le contexte culturel ;
Associé à une détresse ou à une déficience fonctionnelle ;
Ou augmentant le risque de souffrance, de douleur, de mort ou d’altération du fonctionnement.
Qu’est-ce qu’un prototype en psychopathologie ?
Un prototype est le profil typique d’un trouble. Le professionnel examine si la personne présente la majorité ou la totalité des symptômes reconnus comme caractéristiques de ce trouble.
Pourquoi utilise-t-on des prototypes pour identifier les troubles psychologiques ?
Il est parfois difficile de déterminer clairement ce qui constitue une dysfonction. Les symptômes sont donc comparés au profil typique d’un trouble, comme la dépression majeure ou la schizophrénie.
Que signifie l’abréviation DSM ?
DSM signifie Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Il répertorie et décrit les différents troubles mentaux.
Quelles sont les principales éditions du DSM ?
DSM-I : 1952 ;
DSM-II : 1968 ;
DSM-III : 1980 ;
DSM-III-R : 1987 ;
DSM-IV : 1994 ;
DSM-IV-TR : 2000 ;
DSM-5 : 2013.
Quelle approche influençait fortement le DSM-II ?
Le DSM-II était fortement influencé par l’approche psychanalytique, dominante dans la psychiatrie américaine à la fin des années 1960.
Comment l’homosexualité était-elle classée dans le DSM-II ?
Elle figurait dans la catégorie des « déviations sexuelles », elle-même fortement influencée par la psychanalyse.
Quels événements ont contribué à la remise en question de la classification de l’homosexualité dans le DSM ?
À partir de 1970, des associations homosexuelles américaines ont protesté lors de congrès de l’American Psychiatric Association et ont exigé son retrait du DSM.
Quel rôle Robert Spitzer a-t-il joué dans l’évolution du DSM-II ?
Robert Spitzer, jeune psychiatre new-yorkais, est devenu consultant du groupe de travail du DSM-II durant la période de contestation concernant la classification de l’homosexualité.
Quel changement important apparaît entre le DSM-IV-TR et le DSM-5 ?
Le DSM-5 introduit notamment des estimations dimensionnelles de la gravité de certains troubles.
Qu’est-ce qu’une estimation dimensionnelle de la gravité d’un trouble ?
C’est une évaluation du niveau de sévérité des symptômes à l’aide d’une échelle. Par exemple, un trouble anxieux peut être évalué de 0 à 4, la note 1 indiquant des symptômes légers ou occasionnels.
Quels sont les trois grands modèles historiques de compréhension des troubles psychologiques ?
Le modèle surnaturel ;
Le modèle biologique ;
Le modèle psychologique.
Ces trois modèles persistent encore aujourd’hui.

Comment le modèle surnaturel explique-t-il les comportements anormaux ?
Il les attribue à des facteurs externes surnaturels, comme :
Des divinités ;
Des démons ;
Des esprits ;
La lune.
Quelle conception de l’être humain a favorisé le développement des modèles biologique et psychologique ?
Depuis la Grèce antique, l’esprit a souvent été considéré comme une entité séparée du corps. Cette distinction a favorisé le développement des explications biologiques et psychologiques.
Comment la tradition surnaturelle associait-elle le mal aux troubles psychologiques ?
Les troubles pouvaient être considérés comme une punition pour des péchés. La personne était alors rendue responsable de sa propre souffrance.
Quel exemple récent illustre la persistance d’une interprétation morale et punitive de la maladie ?
À la fin des années 1980 et au début des années 1990, certaines personnes considéraient le SIDA comme une punition liée à un comportement jugé immoral.
Sur quelle hypothèse reposaient certains traitements de la tradition surnaturelle ?
Ils reposaient sur l’idée que le choc pouvait avoir des vertus thérapeutiques. Cela a conduit à des pratiques comme l’immersion dans l’eau glacée.
Qui est Hippocrate ?
Hippocrate, qui a vécu de 460 à 377 avant J.-C., est considéré comme le père de la médecine moderne.
Comment Hippocrate expliquait-il certains troubles psychologiques ?
Il pensait qu’ils pouvaient être influencés par :
Une pathologie cérébrale ;
Un traumatisme crânien ;
L’hérédité ;
Les tensions familiales.
Qui est Emil Kraepelin ?
Emil Kraepelin, qui a vécu de 1856 à 1926, est considéré comme l’un des fondateurs de la psychiatrie moderne.
Quelle contribution Emil Kraepelin a-t-il apportée à la psychiatrie ?
Il a été l’un des premiers à distinguer les troubles mentaux selon :
L’âge d’apparition ;
La durée ;
Les symptômes ;
Les causes probables.
Ses descriptions des troubles schizophréniques restent utiles aujourd’hui.
Qu’est-ce que le traitement moral ?
Le traitement moral consistait à traiter les patients hospitalisés le plus normalement possible dans une structure favorisant les interactions sociales normales.
Durant quelle période le traitement moral a-t-il prédominé ?
Il a principalement prédominé durant la première moitié du XIXe siècle.
Qui est considéré comme le père du traitement moral ?
Philippe Pinel, qui a vécu de 1745 à 1826, est considéré comme le père du traitement moral.
Quelle amélioration Jean-Baptiste Pussin a-t-il apportée au traitement des patients ?
Jean-Baptiste Pussin avait entrepris de retirer les chaînes aux patients, participant ainsi à l’amélioration de leurs conditions de prise en charge.
Quel effet le traitement moral a-t-il eu sur les asiles ?
Les asiles, qui ressemblaient davantage à des prisons qu’à des hôpitaux, ont progressivement laissé place à des institutions plus supportables, voire thérapeutiques.
Pourquoi le traitement moral a-t-il décliné à la fin du XIXe siècle ?
Les autorités psychiatriques ont considéré que la maladie mentale était causée par une pathologie cérébrale et qu’elle était incurable. Cette conception a entraîné le déclin du traitement moral.
Sous quelle forme la tradition psychologique réapparaît-elle au XXe siècle ?
Elle réapparaît sous la forme de différentes écoles de pensée, dont la perspective psychanalytique fondée sur les théories de Sigmund Freud.
Qu’est-ce qu’un symptôme ?
Un symptôme est un phénomène subjectif traduisant un état maladif. Il est lié au trouble fonctionnel ou lésionnel qui le provoque.
Qu’est-ce qu’un syndrome ?
Un syndrome est un ensemble de symptômes ou de signes associés à un état pathologique. Leur regroupement permet d’orienter le diagnostic.
Qu’est-ce qu’une maladie ?
Une maladie est une altération de la santé ou des fonctions d’un être vivant, en particulier lorsque sa cause est connue.
Qu’est-ce qu’un diagnostic ?
Un diagnostic est l’identification d’une maladie à partir de ses symptômes.
Qu’est-ce qu’un pronostic ?
Un pronostic est une hypothèse concernant l’évolution future d’une maladie.
Quelle différence existe-t-il entre un symptôme et un syndrome ?
Un symptôme est une manifestation individuelle ressentie par la personne.
Un syndrome est un regroupement de plusieurs symptômes ou signes orientant le diagnostic.
Quelle différence existe-t-il entre un diagnostic et un pronostic ?
Le diagnostic identifie la maladie à partir des symptômes.
Le pronostic prévoit son évolution probable.
Quelles sont les quatre principales catégories de professionnels « psys » présentées dans le cours ?
Le psychologue ;
Le psychothérapeute ;
Le psychanalyste ;
Le psychiatre.
Quelle formation faut-il suivre pour devenir psychologue en Belgique ?
Il faut être titulaire d’un master ou d’une ancienne licence en psychologie et être membre de la Commission des psychologues.
Le titre de psychologue est-il protégé en Belgique ?
Oui. Le titre est protégé par la loi depuis 1993. Seules les personnes inscrites auprès de la Commission des psychologues peuvent le porter.
À quelles obligations déontologiques le psychologue est-il soumis ?
Le psychologue doit notamment respecter :
Le secret professionnel ;
L’obligation de moyens ;
L’évitement des conflits d’intérêts.
Le non-respect du code peut entraîner l’interdiction d’exercer.
Quel est le rôle de la Commission des psychologues et du code de déontologie ?
Ils encadrent l’exercice des psychologues et protègent les personnes qui utilisent leurs services.
Quels droits doit posséder une personne participant à une recherche en psychologie ?
Elle doit :
Connaître les objectifs et les exigences de la recherche ;
Pouvoir quitter la recherche à tout moment ;
Participer dans le respect des règles éthiques.
Qu’est-ce qu’un psychothérapeute ?
C’est un professionnel de la santé mentale autorisé à pratiquer la psychothérapie.
Qu’est-ce que la psychothérapie ?
C’est un traitement psychologique visant à modifier les pensées ou les comportements responsables d’une souffrance psychologique ou physiologique, afin d’améliorer le bien-être.
Qui peut accéder à la formation en psychothérapie selon le cours ?
La pratique de la psychothérapie étant protégée, seuls les médecins et les psychologues peuvent actuellement accéder à cette formation.
Qu’est-ce qu’un psychanalyste ?
C’est un praticien utilisant les techniques de l’approche psychanalytique fondée par Sigmund Freud.
Le titre de psychanalyste est-il protégé ?
Non. Le titre de psychanalyste n’est pas protégé et l’accès à la profession n’est pas réglementé.
Quelle formation faut-il suivre pour devenir psychiatre ?
Le psychiatre suit d’abord des études de médecine, puis une spécialisation en psychiatrie.
Quelle compétence distingue le psychiatre des autres professionnels « psys » ?
Le psychiatre est le seul professionnel présenté dans le cours qui peut prescrire des médicaments.
Quelles interventions un psychiatre peut-il utiliser ?
Le psychiatre peut utiliser :
Des interventions médicales ;
Des traitements médicamenteux ;
Des approches psychothérapeutiques.
Comment différencier rapidement le psychologue, le psychothérapeute, le psychanalyste et le psychiatre ?
Psychologue : diplômé en psychologie, titre protégé.
Psychothérapeute : autorisé à pratiquer la psychothérapie.
Psychanalyste : utilise l’approche psychanalytique, titre non protégé.
Psychiatre : médecin spécialisé pouvant prescrire des médicaments.