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McKenzie ?
Décide d’appliquer des contraintes dans différentes positions (flexion, extension, inclinaison) pour évaluer si la localisation, l’intensité ou la mobilité est modifiée
McKenzie : 4 catégories et 3 syndromes
Syndrome postural : 1%
Syndrome de dysfonction : 3%
Syndrome de dérangement : 78%
Autres : 17%
Douleur et symptômes durant le test ?
Intensité de la douleur : augmente ou diminue
Localisation de la douleur : centralisation est favorable et périphérisation défavorable
Douleur pendant le mouvement et en fin d’amplitude
Douleur et symptômes avant-après le test ?
Le mieux : diminution de la douleur et centralisation de la douleur
L’empiré : augmentation de la douleur et périphérisation de la douleur
Syndrome postural ? Principalement qui ?
Douleur au niveau du tissu sain en fin d’amplitude et disparition de la douleur après l’étirement
Femmes enceintes qui sont régulièrement en fin d’amplitude passive
Patients jeunes -30 ans
Syndrome de dysfonction ? Principalement qui ?
Dysfonction tissulaire et on retrouve une perte d’amplitude, la douleur est produite directement en fin d’amplitude mais le patient n’est pas empiré
Chez les patients de + de 30 ans
Qu’est-ce qu’on peut retrouver dans le syndrome de dysfonction ?
Syndrome de la racine adhérente où il y a une fibrose de la racine nerveuse
C’est en mettant de la tension au niveau de la racine qu’on provoque de la douleur
Que faire chez les patients avec le syndrome de la racine adhérente ?
Mettre en tension de manière à avoir des adaptations tissulaires qui permettent de récupérer de l’amplitude et de la mobilité aux tissus cicatriciels. Il faut absolument être régulier dans la mise en tension pour qu’elle ait un effet physiologique et donc autonomiser
Syndrome de dérangement ? Quels patients ?
Avant-après, avec une notion de déformation et lorsqu’on mobilise le patient, il peut y avoir des symptômes qui apparaissent après cette mobilisation
Patients de 20-55 ans
Dérangement et préférence directionnelle ?
Dérangement : la direction de contrainte pour laquelle les symptômes sont aggravés après la contrainte
Préférence directionnelle : direction de contrainte pour laquelle les symptômes sont amélioré après la contrainte
On fait quoi quand on a trouvé la préférence directionnelle ?
Elle devient le traitement et on analyse si la topographie change avec une centralisation, une diminution de l’intensité de la douleur ou une meilleure mobilité
Est-ce que avoir une direction qui améliore les symptomes suffit pour parler de préférence directionnelle ?
Non, il faut une deuxième condition :
Une direction qui induit une aggravation des symptômes (dérangement)
Le fait que les symptômes s’aggravent ou s’améliorent après la contrainte
Différentes étapes à l’examen clinique ?
La photo de départ avec la douleur (localisation, intensité) et l’amplitude de mouvement
Les mouvements : actif, maintien de fin d’amplitude, suppression en fin d’amplitude
Réévaluation : après
Réaction du patient feu vert par rapport au syndrome de dérangement ?
Le patient a amélioré ses symptômes avec une amélioration des marqueurs : centralisation, diminution de l’intensité et augmentation de la mobilité et de manière durable
La direction appliquée est la bonne et la force appliquée est la bonne
Réaction du patient feu rouge par rapport au syndrome de dérangement ?
Patient qui majore ses symptômes, on va d’abord reproduire la direction mais en décharge, il ne faut pas aller dans la direction opposée mais il faut le faire en décharge
On peut faire varier l’intensité de la charge en allant moins fort et moins vite
Réaction du patient feu orange par rapport au syndrome de dérangement ?
Plusieurs possibilités avec ce patient :
Amélioration légère mais pas significative : amélioration mais elle n’est pas claire, on explore alors le fait de mettre + de force dans la m^me direction
Pas de changement
Le patient qui s’améliore mais qui redéclenche ses facteurs trop facilement
→ On peut explorer + de force
Le patient avec un syndrome de dérangement peut se présenter avec 2 types de symptômes ?
Symétriques ou centraux : topographie identique à droite et à gauche, perte d’amplitudes unilatérales identiques
Asymétriques ou unilatéraux : topographie différente à droite et à gauche, perte d’amplitude unilatérale différente
Si symptômes symétriques ou centraux, quelle est la solution ?
Toujours dans le plan sagittal : flexion ou extension
Si symptômes asymétriques ou unilatéraux, quelle est la solution ?
On commence par explorer le plan sagittal (flexion et extension) mais, si ça ne fonctionne pas, on va shifter pour fermer le côté symptomatique
Quel plan considérer en premier lieu ? Exception ?
Toujours le plan sagittal
SAUF chez le patient avec un nouveau shift (décalage entre le bassin et les épaules), il faut d’abord réduire le shift (plan frontal) avant d’aller dans d’autres directions
Comment mettre plus de force selon qu’on soit en statique, dynamique ou autres techniques ?
Exercice statique : augmenter le temps de maintien
Exercice dynamique : augmenter le nombre de répétitions
Utiliser des techniques + forte dans cette direction : mobilisation soft à manipulation
Bénéfices et risques de mettre + de force ?
Bénéfices : + de modulation de symptômes donc + d’engagement du patient, + d’évolution du patient
Risque : + de risque d’irritabilité
Bénéfices et risques de pas mettre assez de force ?
Bénéfices : moins de risque d’irritabilité
Risque : moins de modulation de symptômes donc moins d’engagement du patient

Limite en pointillé sur le graphe, qu’est-ce que cette limite
Limite entre le hands-on et le hands-off
En hands-on : on a moins d’autogestion qui est possible alors qu’en hands off, le patient arrive à jouer avec ses symptômes par lui-même pour renforcer son sentiment d’auto-efficacité
Hands-on et sentiment d’auto-efficacité
Lors de techniques hands-on, le sentiment d’auto-efficacité est nul chez le patient car il dépend du clinicien
Lorsqu’on va dans la préférence directionnelle, le patient doit faire le mouvement jusqu’à ?
Jusqu’à ce que ça soit un peu désagréable
On progressera dans la force dans quelle condition ?
Dans la condition où on est face à un feu orange (en demandant d’aller plus loin) ou à un feu rouge (en demandant d’aller moins loin)
On passera en décharge dans quel cas ?
Dans le cas d’un feu rouge, on lui demande d’aller dans le dérangement, et on l’aide à se relâcher progressivement en maintenant la position pour voir si c’est bien la direction de dérangement ou de préférence directionnelle
Lors de la réévaluation du patient, quand est réalisé le dérangement ?
En dernier lieu pour éviter de redéclencher un dérangement et de biaiser les résultats, mais ça devra être réévalué
Quand faire la surpression du patient ?
Si le patient présente toujours un feu orange, on demande simplement au patient d’expirer pour aller chercher sa fin d’amplitude
Quand faire la suppression du thérapeute ?
Si le feu est toujours orange, on augmente encore. On applique une force pendant que le patient effectue un mouvement actif
Grade en mobilisation et en manipulation ?
Grade 3-4 pour la mobilisation
Grade 5 pour la manipulation
Que dit McKenzie par rapport aux mouvements dans le sens du dérangement ? Est-ce bien ?
McKenzie conseille d’éviter les mouvements dans le sens du dérangement, mais cela peut induire de la kinésiophobie chez le patient et une crainte excessive
Lorsqu’on revoit le patient, qu’est-ce qu’il est important de demander ?
Sur la topographie de la douleur : centralisation (disparition d’un symptôme périphérique) est un indicateur de mieux (même si la douleur est plus intense)
Que devrait-il se passer au fur et à mesure des séances ?
On devrait progresser dans la force de la contrainte en allant plus loin dans l’amplitude de l’exercice
4 phases dans le principe de McKenzie ?
Réduction du dérangement
Maintien de la réduction
Récupération de la fonction
Prophylaxie et prévention des récurrences
Management du syndrome de dérangement, dernier step ?
Le dernier step est la récupération de la fonction qu’on débutera lorsque le dérangement est relativement stable, avec une préférence directionnelle complète
Dans la méthode de McKenzie, pour évaluer si le patient est prêt à débuter la récupération de la fonction, il est conseillé de faire ?
10 répétitions dans la préférence directionnelle : l’amplitude doit être complète et le mouvement indolore
Tester la direction opposée :
P→ PE : si la douleur est présente, mais disparaît après le retour en préférence directionnelle → on peut commencer la récupération
P → E : la douleur augmente et ne revient pas à la normale → ne pas commencer la récupération
Symptômes augmentent avec les répétitions → ne pas commencer la récupération
Exacerbation : retester la préférence directionnelle, si elle est complète et indolore → on peut recommencer la récupération
Comment gérer l’intensité des séances ?
Proposer quelque chose qui correspond à ses activités.
Idéal : de manière régulière (5-6 fois par jour) plutôt qu’une grosse séance. Il faut éviter de faire de la réexpédition le matin et surtout, il est intéressant que le patient se mobilise par après dans sa préférence directionnelle
Prophylaxie et prévention des récurrences ?
Il faut maintenir les exercices pendant 6 semaines
Douleur nociceptif/mécanique ?
Composante mécanique majeure
Douleur nociplastique ?
Douleurs sont à plusieurs endroits et les facteurs psychologiques peuvent être des facteurs de risque.
Comment évaluer si la douleur est nociplastique ?
On questionne le fait que les douleurs soient stables et constantes
Douleur neuropathique ?
La douleur est bilatérale avec des douleurs le long de trajets nerveux
Quel est l’objectif lors de la première séance ?
La modulation de symptômes et dès que la patiente a adhéré à la prise en charge, on va devoir agir sur les facteurs psychosociaux