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Quels sont les différents types d’os et leurs exemples ?
Os plats :
Scapula,
Sternum,
Côtes.
Os longs :
Humérus,
Fémur,
Tibia.
Os courts :
Scaphoïde,
Cuboïde.
Os irréguliers :
Vertèbres.
Image slide 9
Qu’est-ce qu’une arthrodèse ?
Intervention chirurgicale qui fixe deux ou plusieurs os entre eux avec du matériel comme des vis, plaques ou tiges.
→ L’articulation devient fixe.
→ Objectifs : stabiliser l’articulation et diminuer la douleur.
→ Conséquence : perte de mobilité de l’articulation concernée.
Image utile : slide 10, radiographie d’une arthrodèse.
Que signifient ténotomie, ténolyse, ostéotomie et neurolyse ?
Ténotomie : section d’un tendon pour permettre une plus grande amplitude ou corriger la position d’un membre.
Ténolyse : libération des adhérences autour d’un ou plusieurs tendons.
Ostéotomie : section d’une partie d’un os pour le redresser, le réaxer ou le modifier.
Neurolyse : libération d’un nerf afin de diminuer sa compression.
Qu’est-ce qu’une ostéosynthèse ?
Intervention chirurgicale permettant de maintenir ensemble deux segments osseux grâce à du matériel : vis, plaques, broches ou tiges.
Image utile : slide 12, radiographies montrant le matériel d’ostéosynthèse.
Quelles sont les 3 fonctions principales des articulations ?
Maintenir la posture.
2. Permettre le mouvement du corps.
3. Permettre le mouvement des différentes parties du corps.
Qu’est-ce qu’une diarthrose ?
Articulation synoviale et mobile dans laquelle deux os sont séparés par une cavité articulaire contenant du liquide synovial.
→ Permet un jeu articulaire important et une diversité de mouvements.
Exemples : Genou, Épaule, Coude.
Qu’est-ce que le liquide synovial et quel est son rôle ?
Substance produite par la membrane synoviale qui tapisse la capsule articulaire.
Il est principalement composé d’eau, de protéines, d’acide hyaluronique et de cellules.
Rôles : lubrifier et nourrir le cartilage articulaire.
Qu’est-ce qu’une synarthrose ?
Articulation fibreuse et immobile dans laquelle deux os sont unis par du tissu conjonctif.
Exemple : Os du crâne.
Qu’est-ce qu’une amphiarthrose ?
Articulation cartilagineuse semi-mobile, avec des mouvements limités en amplitude et sans cavité synoviale.
Symphyse : 2 os unis par du fibrocartilage.
Ex. symphyse pubienne.
Syndesmose : os reliés par un ligament ou une membrane fibreuse.
Ex. tibia-fibula inférieur.
Synchondrose : os reliés par du cartilage hyalin.
Ex. côtes-sternum.
Quelles sont les caractéristiques du fibrocartilage ?
Présent dans les articulations moins mobiles.
Ex. disques intervertébraux.
Résiste à la tension.
Peu d’eau.
Collagène épais de type I. → Très solide et résistant.
Quelles sont les caractéristiques du cartilage hyalin ?
Présent notamment au niveau du genou.
Contient beaucoup d’eau et des protéoglycanes.
Collagène fin de type II. → Cartilage lisse, élastique et résistant à la compression, avec un rôle d’amortisseur.
Quels sont les rôles des ligaments ?
Relier les os entre eux.
Stabiliser l’articulation.
Orienter le mouvement.
Rôle neurosensitif et proprioceptif.
Participer au contrôle moteur.
Participer au déclenchement de l’activité musculaire.
Quels sont les rôles des ménisques ?
Absorber les chocs.
Répartir les charges sur le cartilage articulaire.
Stabiliser l’articulation.
Participer à la lubrification articulaire.
Qu’est-ce qu’une tendinopathie et quelles sont ses principales causes ?
Terme général désignant une atteinte du tendon, comme une rupture ou une douleur chronique, qui altère sa force et son élasticité.
Causes :
Mécaniques : répétition de microtraumatismes.
Vasculaires : vieillissement, maladies vasculaires.
Qu’est-ce que l’arthrose ?
Pathologie dégénérative entraînant des modifications du cartilage, de l’os et des tissus environnants.
Au niveau osseux : ostéophytes et sclérose sous-chondrale.
Conséquences : -
Douleur articulaire ;
Impotence fonctionnelle ;
Raideur ;
Impact sur la vie quotidienne.
Quelles peuvent être les causes et les facteurs de risque de l’arthrose ?
Causes : ancienne fracture, entorse, surcharge pondérale, usure liée à l’âge.
Facteurs de risque :
Âge ;
Sexe ;
Antécédents traumatiques ;
Activité physique (trop intense ou abscence qui peut entrainer la surcharge pondérale) ;
Surcharge pondérale.
Comment l’arthrose est-elle objectivée ?
La présence et la sévérité de l’arthrose sont principalement objectivées par radiographie (Rx).
On distingue notamment :
Arthrose radiologique ;
Arthrose symptomatique : symptômes + signes radiologiques ;
Arthrose clinique : symptômes + signes radiologiques + signes cliniques.
Quels sont les traitements de l’arthrose ?
Médicamenteux :
Anti-Inflammatoire Non Stéroïdien, P
Paracétamol,
Infiltrations.
Immobilisation :
Attelle, Tape.
Non médicamenteux :
Exercices physiques,
Kiné,
Ergo,
Physiothérapie,
Perte de poids.
Chirurgicaux :
Ostéotomie,
Prothèse.
→ Le traitement dépend du stade de l’arthrose.
Quels éléments faut-il considérer face à une fracture ?
Traumatisme :
Direct
Indirect.
Nombre de fragments :
Unique,
Bifocale
Comminutive.
Nature et importance du déplacement.
Symptômes :
Douleur,
Impotence fonctionnelle,
Hématome,
Gonflement,
Déformation.
Quelles sont les étapes de consolidation d’une fracture ?
Hématome et réaction inflammatoire : 0 à 7 jours.
Apparition d’un cal conjonctif, premier pont provisoire.
Cal fibrocartilagineux : 1 à 3 semaines, stabilisation souple.
Cal osseux primaire : 3 à 6 semaines, l’os devient plus solide.
Consolidation osseuse : environ 3 à 6 mois, variable selon le patient.
Quels sont les principaux types de fractures ?
Fracture ouverte.
Fracture fermée.
Fracture comminutive.
Fracture déplacée.
Fracture en bois vert.
Fracture en motte de beurre.
Fracture spiroïde.
Fracture de fatigue.
Qu’est-ce qu’une fracture ouverte ?
Fracture dans laquelle l’os communique avec l’extérieur à travers une plaie cutanée.
Qu’est-ce qu’une fracture en bois vert ?
Fracture incomplète, rencontrée surtout chez le jeune enfant.
Qu’est-ce qu’une fracture en motte de beurre ?
Type de fracture rencontrée chez l’enfant, souvent au niveau du membre supérieur.
Qu’est-ce qu’une fracture spiroïde ?
Fracture provoquée par un mécanisme de torsion de l’os pendant le traumatisme.
Qu’est-ce qu’une fracture de fatigue ?
Fissure ou fracture incomplète de l’os liée à des contraintes répétées et une sursollicitation, notamment chez le sportif.
Quels sont les deux grands traitements d’une fracture ?
Traitement chirurgical : -
Ostéosynthèse : plaques, vis, clous, prothèse ;
Permet généralement une mobilisation plus précoce ;
Comporte notamment un risque infectieux.
Traitement conservateur :
ex. immobilisation par plâtre ou repos ;
Non invasif ;
Peut favoriser raideur articulaire et atrophie musculaire.
Quelles complications peuvent survenir après une fracture ?
Pseudarthrose.
Arthrose.
Cal vicieux.
Infection, surtout si fracture ouverte.
Lésions neurologiques.
Lésions vasculaires.
Lésions musculaires.
SDRC.
Phlébite.
Qu’est-ce qu’une pseudarthrose ?
Échec ou retard important de la consolidation d’une fracture avec absence de consolidation osseuse correcte.
Conséquences :
Douleurs ;
Mouvement non fonctionnel ;
Instabilité ;
Fragilité.
Traitement possible : reprise chirurgicale ou greffe osseuse.
Qu’est-ce qu’un cal vicieux ?
Consolidation d’une fracture avec un mauvais alignement des fragments osseux.
Conséquences :
Déformation ;
Mobilité fonctionnelle altérée ;
Douleur.
→ Une reprise chirurgicale peut être nécessaire.
Qu’est-ce qu’une entorse et quels sont ses 3 stades ?
Lésion traumatique d’une articulation provoquée par un étirement ou une rupture ligamentaire.
Stade I : élongation ligamentaire, œdème léger, douleur faible.
Stade II : déchirure partielle, œdème et douleur accrus, hématome possible, impotence modérée.
Stade III : déchirure totale, œdème volumineux, impotence majeure initialement, hématome.
Quels sont les traitements possibles d’une entorse ?
Ils dépendent du stade et des protocoles :
Attelle Aircast ;
Tape ;
Attelle plâtrée ou plâtre ;
Traitement chirurgical ;
Rééducation fonctionnelle.
Qu’est-ce qu’une luxation et comment la différencier d’une subluxation ?
Luxation : perte de contact complète et permanente entre les surfaces articulaires.
Subluxation : déplacement seulement partiel des surfaces articulaires.
⚠ Une luxation comporte un risque de lésions vasculo-nerveuses.
Qu’est-ce que la rééducation ?
Ensemble d’interventions visant à rétablir partiellement ou totalement l’usage d’un membre ou d’une fonction déficitaire.
→ Elle se focalise principalement sur la fonction ou le membre atteint afin d’en optimiser l’utilisation.
Qu’est-ce qui distingue la réadaptation de la rééducation ?
La réadaptation est centrée sur la personne dans sa globalité et pas uniquement sur la fonction atteinte.
Elle vise notamment :
L’indépendance dans les activités quotidiennes ;
Le fonctionnement ;
La participation ;
La réduction du handicap ;
L’adaptation de l’environnement.
→ Elle tient compte des objectifs, choix, facteurs personnels et environnementaux de la personne.
Quelles sont les causes et les manifestations d’une fracture de la clavicule ?
Causes :
Chute sur la main ou le moignon de l’épaule ;
Traumatisme direct sur la clavicule.
Clinique :
Patient tenant son coude au corps ;
Douleur à la palpation ;
Déformation si déplacement.
Quels sont les traitements d’une fracture de la clavicule ?
Orthopédique : écharpe simple « coude au corps » ou bandage en 8.
Chirurgical selon la fracture.
Le bandage en 8 maintient les épaules vers l’arrière afin d’aligner la clavicule, généralement pendant 3 à 6 semaines.
Quelle est la cause et comment diagnostique-t-on une luxation acromio-claviculaire ?
Cause :
Chute sur le moignon de l’épaule.
Diagnostic :
Clinique : touche de piano ;
Radiographie : permet d’objectiver le décalage et le stade.
Quels sont les 6 stades de luxation acromio-claviculaire ?
I : étirement du ligament AC.
II : déchirure du ligament AC.
III : déchirure AC + coraco-claviculaire avec déplacement vertical de la clavicule.
IV : stade III + luxation postérieure de la clavicule à travers le trapèze.
V : stade III + désinsertion du trapèze et du deltoïde.
VI : stade III + luxation inférieure de la clavicule.
Quel est le traitement d’une luxation acromio-claviculaire selon le stade ?
Stades I-II : traitement orthopédique, bandage en X pendant 2 à 3 semaines.
Stade III : traitement orthopédique ou chirurgical.
Stades IV-VI : traitement chirurgical.
→ Objectif : rétablir la stabilité de l’articulation.
Quels muscles constituent la coiffe des rotateurs ?
Petit rond.
Supra-épineux.
Infra-épineux.
Subscapulaire.
→ La coiffe des rotateurs joue un rôle majeur dans la mobilité de l’épaule.
Quelle est la différence entre rupture transfixiante et rupture partielle de la coiffe ?
Rupture transfixiante : tendon rompu sur toute son épaisseur, « de part en part ».
Rupture partielle : seule une partie du tendon est atteinte, une partie reste intacte.
→ Les ruptures peuvent notamment être traumatiques ou dégénératives.
Comment diagnostique-t-on une tendinopathie de la coiffe des rotateurs ?
Examen clinique :
Interrogatoire ;
Palpation ;
Mobilisation ;
Tests cliniques ;
Recherche de douleur et d’impotence fonctionnelle.
Imagerie :
Rx standard en première intention, non systématique ;
IRM ou arthro-IRM en seconde intention.
Quels sont les traitements d’une tendinopathie de la coiffe des rotateurs ?
Conservateurs :
Antalgiques,
AINS,
Infiltrations ;
Rééducation ;
Réadaptation.
Chirurgicaux :
Débridement sous arthroscopie ;
Réparation avec fixation du tendon à l’os.
→ Rééducation et réadaptation après l’opération.
Quels signes orientent vers une rupture traumatique de la coiffe des rotateurs ?
Causes :
Chute sur le moignon de l’épaule ;
Mouvement d’abduction contrarié.
Clinique :
Douleur importante ;
Impotence fonctionnelle ;
Difficulté à freiner la descente du bras après mise en abduction passive.
Qu’est-ce qu’une capsulite rétractile ?
Aussi appelée « épaule gelée », elle correspond à un enraidissement de l’épaule. Un phénomène inflammatoire touche principalement la synoviale puis entraîne une fibrose de la capsule articulaire.
→ Étiologie inconnue.
Quels facteurs sont associés à la capsulite rétractile ?
Femme > homme.
Âge > 40 ans.
Traumatisme du membre supérieur.
Diabète. - Immobilisation prolongée.
Pathologie thyroïdienne.
Affections myocardiques ou auto-immunes.
→ L’atteinte controlatérale est fréquente.
Quels sont les 4 stades de la capsulite rétractile ?
Stade I, < 3 mois : perte progressive des amplitudes passives, encore réductible, douleur.
Stade II, 3 à 9 mois : diminution plus marquée des amplitudes passives et douleur.
Stade III, 9 à 14 mois : douleur en diminution mais raideur persistante.
Stade IV : disparition progressive des symptômes et récupération des amplitudes passives.
Quel est le traitement de la capsulite rétractile ?
AINS.
Antalgiques.
Infiltrations.
Prévention.
Rééducation fonctionnelle précoce, sous le seuil de la douleur.
Si récupération insuffisante : mobilisation sous narcose.
Qu’est-ce qu’un conflit sous-acromial ?
Frottement entre :
Les tendons de la coiffe des rotateurs ;
Le bord antérieur de l’acromion ;
e ligament acromio-coracoïdien.
→ Il provoque notamment une douleur en élévation antérieure.
Quel est le traitement du conflit sous-acromial ?
Conservateur :
AINS ;
Infiltration ;
Rééducation.
Chirurgical :
Acromioplastie sous arthroscopie.
Qu’est-ce qu’une acromioplastie ?
Intervention réalisée sous arthroscopie consistant à raboter la face inférieure de l’acromion pour augmenter l’espace disponible et faciliter le passage des tendons.
Si une rupture de la coiffe est associée, une suture tendineuse peut être réalisée.
Quelles sont les principales indications d’une prothèse d’épaule ?
Arthrose de l’épaule ou omarthrose.
Traumatisme récent ou ancien.
Tumeur.
Quelle est la différence entre omarthrose centrée et excentrée ?
Omarthrose centrée :
Coiffe continue ;
Espace sous-acromial conservé ≥ 7 mm.
Omarthrose excentrée :
Généralement liée à une rupture de la coiffe ;
Tête humérale décentrée vers le haut et le côté ;
Espace sous-acromial < 6 mm ;
Enraidissement articulaire possible.
Quels paramètres influencent le choix d’une prothèse d’épaule ?
Stock osseux glénoïdal.
État de la coiffe des rotateurs.
Âge du patient.
→ L’arthroscanner permet notamment d’étudier l’articulation et les tendons de la coiffe.
Quels sont les principaux types de prothèses d’épaule ?
Prothèse humérale simple : remplacement de la tête humérale.
Prothèse bipolaire : notamment pour une omarthrose avancée.
Prothèse totale : remplacement huméral + glénoïdal.
Prothèse totale inversée : indiquée notamment lorsque la coiffe est rompue ou non fonctionnelle.
Quelles sont les complications possibles d’une prothèse d’épaule ?
Immédiates :
Fracture humérale ;
Lésion nerveuse ;
Infection ;
Fracture périprothétique.
Secondaires :
Rupture tendineuse ;
Rupture de la coiffe ;
Raideur.
Tardives :
Instabilité ;
Sepsis tardif ;
Descellement.
Qu’est-ce qu’une épicondylite ?
Atteinte des tendons s’insérant sur l’épicondyle, également appelée tennis elbow.
Elle entraîne une douleur sur la face externe du coude, souvent du côté dominant, après une sollicitation excessive ou répétée.
Quels sont les signes et le traitement de l’épicondylite ?
Clinique :
Douleur lors de l’extension du coude ;
Douleur lors de la rotation de l’avant-bras ;
Douleur à la palpation ;
Douleur aux mouvements actifs sollicitant les muscles concernés.
Traitement :
Repos du membre supérieur ;
Arrêt de travail si métier manuel si nécessaire ;
Orthèse type Epipoint.
Quelles sont les principales fractures rencontrées au niveau du coude ?
Fracture de l’extrémité distale de l’humérus :
Palette humérale ;
Supracondylienne.
Fracture de l’olécrâne.
Fracture de la tête radiale.
Quelles complications peuvent survenir après une fracture du coude ?
Lésions vasculaires : notamment artère humérale.
Lésions nerveuses : nerfs médian et radial.
Raideur persistante, surtout en extension du coude.
Qu’est-ce que le syndrome de Volkmann ?
Syndrome des loges de la loge antérieure de l’avant-bras pouvant survenir après une immobilisation plâtrée ou un hématome post-fracturaire.
→ Rétraction ischémique des muscles fléchisseurs.
Signes :
Douleur importante sous le plâtre ;
Paresthésies distales ;
Loge hypertendue ;
Doigts en griffe ;
Hyperextension des MCP ;
Flexion du poignet.
→ Atteinte irréversible.
Qu’est-ce qu’une fracture de Pouteau-Colles ?
Fracture de l’extrémité distale du radius, la plus fréquente des fractures du poignet.
Mécanisme : chute avec réception directe sur la main, avant-bras en pronation et coude en extension.
→ Plus fréquente chez la femme, notamment en contexte d’ostéoporose après la ménopause.
Quel est le traitement d’une fracture de Pouteau-Colles ?
Non déplacée : plâtre environ 3 à 4 semaines.
Déplacée : réduction sous anesthésie puis plâtre ou traitement chirurgical par ostéosynthèse.
Immobilisation du poignet généralement 4 à 6 semaines après traitement d’une fracture déplacée.
⚠ Mobiliser les articulations laissées libres pour prévenir leur enraidissement.
Quelles sont les complications possibles d’une fracture de Pouteau-Colles ?
SDRC.
Cal vicieux : consolidation des fragments osseux dans une mauvaise position.
Quels sont les signes caractéristiques d’une fracture du scaphoïde ?
Chute sur la main en pronation et inclinaison radiale.
Douleur à la palpation du scaphoïde sur le bord radial du poignet.
Le trait de fracture peut ne devenir visible à la radiographie que plusieurs semaines après.
→ Si la première Rx ne montre pas la fracture malgré une suspicion : immobilisation.
Quelle complication importante peut entraîner une fracture du scaphoïde ?
La pseudarthrose, notamment en cas d’immobilisation insuffisante.
→ Fracture non consolidée avec absence de cal osseux > 6 mois.
Traitements possibles :
Greffe osseuse ;
Ablation du scaphoïde ;
Arthrodèse.
Qu’est-ce que la maladie de Dupuytren ?
Fibrose rétractile de l’aponévrose palmaire.
→ L’aponévrose s’épaissit et se rétracte, formant des nodules puis une déformation en flexion des MCP et ensuite des IPP.
⚠️ Les tendons fléchisseurs ne sont pas atteints.
Quels sont les signes caractéristiques de la maladie de Dupuytren ?
Flexion irréductible des doigts, principalement IV et V.
Généralement indolore.
Souvent bilatérale.
Souvent asymétrique.
Quels sont les facteurs de risque de la maladie de Dupuytren ?
Âge > 50 ans.
Sexe masculin.
Prédisposition génétique.
Diabète.
Alcool.
Tabac.
→ L’étiologie exacte reste inconnue.
Quels sont les stades de la maladie de Dupuytren ?
Stade 0 : nodules.
Stade I : flexion 0° à 45°.
Stade II : flexion 45° à 90°.
Stade III : flexion 90° à 135°.
Stade IV : flexion > 135°.
Quelles structures sont atteintes dans la polyarthrite rhumatoïde ?
Atteinte principalement de la membrane synoviale des articulations et des tendons.
Elle peut provoquer des atteintes :
Tendineuses ;
Articulaires ;
Ligamentaires ;
Musculaires.
→ Les lésions peuvent aller jusqu’à la rupture ou la luxation tendineuse.
Quelles déformations caractéristiques peut provoquer la polyarthrite rhumatoïde au niveau de la main ?
Déviation ulnaire.
Déformation en boutonnière.
Déformation en col de cygne.
Quelle est la différence entre une déformation en boutonnière et en col de cygne ?
Boutonnière : flexion de l’IPP + extension de l’IPD.
Col de cygne : hyperextension de l’IPP + flexion de l’IPD.
Quels sont les principes de prise en charge de la main dans la polyarthrite rhumatoïde ?
Maintenir ou rétablir la fonction.
Maintenir les amplitudes articulaires.
Exercices doux.
Adaptations et aides techniques.
Éducation à l’économie articulaire.
Exercices fonctionnels en ergothérapie.
Orthèses de repos, de correction ou fonctionnelles.
Qu’est-ce que la rhizarthrose ?
Arthrose de la racine du pouce, touchant l’articulation trapézo-métacarpienne entre le trapèze et le premier métacarpien.
→ Prédominance féminine.
Quels sont les symptômes de la rhizarthrose ?
Douleur à la base du pouce.
Douleur lors de la pince I-II.
Raideur.
Déformation possible.
Perte de fonctionnalité de la main.
Difficulté d’ouverture de la première commissure.
Qu’est-ce que l’effet de ténodèse ?
Mobilisation passive des doigts provoquée par la position du poignet :
Extension du poignet → flexion des doigts ;
Flexion du poignet → extension des doigts.
→ Elle entraîne un glissement activo-passif des fléchisseurs.
Quel est le principe du protocole de Kleinert après réparation des tendons fléchisseurs ?
Orthèse avec poignet à environ 30° de flexion.
Évite les tensions sur la suture.
Extension active des doigts contre résistance.
Flexion passive par rappel automatique.
Pas d’immobilisation stricte.
Quel est le principe du protocole de Duran ?
Orthèse dorsale.
Poignet à 30° de flexion.
MCP à 80° de flexion.
IPP et IPD en rectitude.
Port environ 6 semaines.
Automobilisations avec la main saine.
Flexion active interdite dans le protocole initial.
Quelles sont les 3 phases de cicatrisation d’un tendon fléchisseur ?
Phase inflammatoire : environ 1 semaine.
Phase de réparation active : jusqu’au 28e jour, avec formation importante de collagène.
Phase de remodelage : de la fin du 1er mois jusqu’à environ 3 mois et demi.
Quelles sont les principales complications après réparation d’un tendon fléchisseur ?
Adhérences péritendineuses pouvant nécessiter une ténolyse.
Rupture tendineuse en cas de retrait de l’attelle ou de surutilisation de la main.
→ L’éducation du patient est essentielle.
Quels signes caractérisent une paralysie du nerf médian ?
Atrophie de l’éminence thénar.
Pouce en extension.
Impossibilité de réaliser l’opposition du pouce.
Aspect en « main de singe ».
Quels signes caractérisent une paralysie du nerf ulnaire ?
Atrophie de l’éminence hypothénar.
Main en griffe cubitale.
Difficulté à réaliser l’extension des doigts.
Quels signes caractérisent une paralysie du nerf radial ?
Poignet en flexion.
Impossibilité d’étendre les doigts et le poignet.
Examens :
Examen moteur ;
EMG.
Qu’est-ce que le syndrome du canal carpien ?
Compression du nerf médian au niveau du canal carpien, généralement d’apparition progressive.
Territoire sensitif palmaire :
I ;
II ;
III ;
Moitié du IV.
Quels sont les symptômes du syndrome du canal carpien ?
Fourmillements des 3 premiers doigts et moitié du IV.
Douleurs nocturnes.
Diminution de force.
Maladresse et lâcher d’objets.
Perte de sensibilité.
Diminution de l’opposition du pouce.
Amyotrophie thénar à un stade avancé.
Quels tests et examens permettent d’évaluer un syndrome du canal carpien ?
Tests cliniques :
Tinel ;
Phalen ;
Durkan.
Examens complémentaires :
Examen moteur ;
EMG pour évaluer la contraction musculaire, la conduction nerveuse et le degré d’atteinte.
Quels sont les traitements du syndrome du canal carpien ?
Conservateurs :
Repos ;O
orthèse nocturne ;
Infiltrations ;
AINS.
Chirurgical :
Neurolyse du nerf médian.
Qu’est-ce que la ténosynovite de De Quervain ?
Inflammation des tendons du :
Long abducteur du pouce ;
Court extenseur du pouce.
Elle s’accompagne d’un épaississement du rétinaculum et provoque une douleur du bord radial du poignet, notamment lors des mouvements du pouce.
Comment diagnostique-t-on une ténosynovite de De Quervain ?
Examen clinique.
Manœuvre de Finkelstein.
Échographie comme examen complémentaire.
Quels sont les traitements de la ténosynovite de De Quervain ?
Repos du pouce.
Orthèse, notamment la nuit.
AINS.
Infiltrations.
Traitement chirurgical si nécessaire.
Après chirurgie : attelle de repos environ 8 jours.
Qu’est-ce que le SDRC ?
Le Syndrome Douloureux Régional Complexe associe des troubles vasomoteurs et trophiques touchant les structures cutanées, sous-cutanées, articulaires, périarticulaires et osseuses d’un segment de membre.
→ Il est caractérisé par une douleur disproportionnée par rapport à l’événement initial.
Il peut survenir après traumatisme, chirurgie ou immobilisation.
Quelle est la différence entre allodynie, hyperalgésie et hyperesthésie ?
Allodynie : douleur provoquée par un stimulus normalement non douloureux.
Hyperalgésie : réponse douloureuse excessive à un stimulus nociceptif.
Hyperesthésie : augmentation anormale de la sensibilité à une stimulation.
Quelles sont les 4 catégories des critères de Budapest du SDRC ?
Sensitif : allodynie, hyperalgésie, hyperesthésie.
Vasomoteur : changements de couleur ou température cutanée.
Œdème/sudomoteur : œdème ou troubles de la sudation.
Moteur/trophique : raideur, dystonie, tremblements, diminution des amplitudes, modifications des ongles ou poils.
Quelles conditions permettent de poser le diagnostic de SDRC selon les critères de Budapest présentés dans le cours ?
Douleur persistante et disproportionnée par rapport à l’événement initial.
Au moins 1 symptôme de chaque catégorie.
Au moins 1 signe dans au moins 2 catégories.
Aucun autre diagnostic n’explique mieux les manifestations.
Quelle est la différence entre un symptôme et un signe clinique ?
Symptôme : manifestation exprimée par le patient, donc subjective.
Signe : manifestation objectivée par le clinicien.
Quelles sont les 3 phases du SDRC ?
Phase chaude : rougeur, œdème, chaleur, pousse des ongles et poils.
Phase froide : cyanose, peau froide, hypersudation.
Phase dystrophique : disparition du gonflement, raideur, limitation des mouvements, peau brillante et fine.
Quels sont les principes de traitement du SDRC ?
Lutter contre la douleur.
Prévenir les rétractions capsulaires, synoviales et tendineuses.
Pas de traitement curatif spécifique présenté dans le cours.
Antalgiques souvent peu efficaces.
Évolution naturelle variable.