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Affirmation de l'autonomie du droit administratif et de la responsabilité de la puissance publique.
Souveraineté de l'État : aucune règle internationale ne lie un État sans son consentement.
Pouvoir réglementaire de tout ministre en tant que chef de service pour organiser ses services.
Le recours pour excès de pouvoir est ouvert même sans texte contre tout acte administratif (PGD).
La justice est rendue de manière individualisée au nom de l'État.
Le cadre légal de l'arbitrage découle de l'État et reste soumis au contrôle de cassation du juge.
Remplacement de la tutelle administrative préalable par le contrôle de légalité a posteriori.
Affirmation de la déconcentration comme principe d'organisation de l'administration de l'État.
Renforcement de l'autorité du préfet de région sur les services déconcentrés régionaux.
Chapitre 2 — Les Collectivités Territoriales (CT)
Reconnaissance de la personnalité juridique et patrimoniale de la commune.
Organisation du département et création de la commission départementale.
Élection des conseils municipaux au suffrage universel direct et clause de compétence générale de la commune.
Tentative d'incitation à la fusion de communes (échec relatif).
Acte I : suppression de la tutelle préfectorale, transfert de l'exécutif départemental et régional aux élus.
Acte I : transferts massifs de blocs de compétences de l'État vers les CT.
Encadrement de l'exercice du déféré préfectoral devant le tribunal administratif.
Exigence constitutionnelle d'élection des conseils délibérants des CT au suffrage direct.
Encadrement constitutionnel des spécificités institutionnelles insulaires.
Inconstitutionnalité de la mention du « peuple corse, composante du peuple français » au nom de l'indivisibilité.
Possibilité d'instituer des statuts particuliers pour les CT sans méconnaître l'unité de l'État.
Incompatibilité de la Charte avec l'article 2 de la Constitution (le français langue de la République).
Acte II : inscription de l'organisation décentralisée à l'article 1er, autonomie financière (72-2) et subsidiarité.
Définition et garanties de la compensation financière des transferts de compétences.
Encadrement des compensations de charges obligatoires lors des transferts.
Acte III : création des métropoles, des communes nouvelles et des SDCI.
Validation du dispositif de fléchage des conseillers communautaires.
Affirmation des métropoles et mise en place de la Conférence Territoriale de l'Action Publique (CTAP).
Encadrement de la spécialité législative et des consultations obligatoires des assemblées locales d'outre-mer.
Réduction du nombre de régions métropolitaines de 22 à 13.
Suppression de la clause de compétence générale des régions et départements au profit de compétences ciblées.
Assouplissement des règles de transfert intercommunal et renforcement des prérogatives des maires.
Acte IV : consécration du pouvoir de différenciation territoriale, déconcentration et simplification.
Compétence du juge administratif pour apprécier la qualification et le fonctionnement des personnes publiques.
Naissance de la notion de SPIC soumis au droit privé et à la compétence judiciaire.
La création de nouvelles catégories d'établissements publics relève obligatoirement de la loi (Art. 34).
Encadrement constitutionnel de la création des entreprises publiques et des transferts de propriété.
Méthode du faisceau d'indices (objet, ressources, fonctionnement) pour distinguer EPA et EPIC.
Reconnaissance de l'existence d'établissements publics à double visage.
Application de la méthode du faisceau d'indices pour qualifier un établissement public en l'absence de texte.
Consécration stricte du principe de spécialité interdisant aux EP de diversifier leurs missions hors de leur objet.
Contrôle des conditions légales et réglementaires de qualification des établissements publics.
Définition des 4 critères stricts de licéité des compensations financières d'obligations de service public au regard des aides d'État.
Possibilité pour le juge de requalifier en SPA les activités d'un EPIC exploitées sous prérogatives de puissance publique.
Modernisation des règles de gestion des participations de l'État actionnaire.
Création d'un établissement public financier spécial placé sous la surveillance du Parlement.
Création des premiers groupements d'intérêt public (GIP).
Les actes d'organisation pris par des organismes privés chargés d'un SP sont des actes administratifs.
Les décisions prises par les ordres professionnels dans l'exercice de prérogatives de puissance publique relèvent du JA.
Reconnaissance d'un statut particulier garantissant l'indépendance de gestion des académies.
Octroi de l'indépendance à la Banque de France en tant que personne publique sui generis.
Compétence du juge administratif pour connaître des litiges de gestion des missions d'un GIP.
Fixation du statut autonome de personne morale de droit public à statut particulier pour l'Institut de France.
Harmonisation du cadre juridique général des Groupements d'Intérêt Public (GIP).
Élargissement des missions de la Caisse des Dépôts et détention conjointe de Bpifrance.
Chapitre 5 — Les Autorités Administratives Indépendantes (AAI)
Création de la CNIL, première grande autorité administrative indépendante.
Création de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA).
Les réclamations et actes du Médiateur de la République (ancêtre du Défenseur des droits) se rattachent au juge administratif.
Encadrement de la délégation de pouvoirs de régulation à une autorité indépendante.
Compétence judiciaire d'attribution constitutionnellement admise pour les recours contre les décisions de l'autorité de concurrence.
Conformité constitutionnelle du pouvoir de sanction des AAI sous réserve de l'absence de privation de liberté.
Respect du principe de légalité des délits et peines dans le pouvoir de sanction administrative des AAI.
Création de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) par fusion de la COB et du CMF.
Mise en place de l'institution constitutionnelle du Défenseur des droits (Art. 71-1).
Exigence d'impartialité et séparation stricte de l'instruction et du jugement dans le pouvoir répressif des AAI.
Obligation de séparation fonctionnelle entre organes de poursuite et organes de sanction au sein d'une AAI.
Encadrement de la règle non bis in idem et du cumul des sanctions administratives et pénales.
Fixation d'un statut d'ensemble limitant le nombre d'AAI/API et garantissant l'indépendance de leurs membres.
Création de l'ARCOM par fusion du CSA et de l'Hadopi.
Naissance du bloc de constitutionnalité incluant le Préambule de 1958, la DDHC et le Préambule de 1946 (PFRLR).
Ouverture de la saisine a priori du Conseil constitutionnel à 60 députés ou 60 sénateurs.
Consécration de la liberté de conscience comme PFRLR.
Valeur constitutionnelle du principe de continuité du service public concilié avec la grève.
Consécration de l'indépendance de la juridiction administrative comme PFRLR.
Égalité de valeur juridique absolue entre l'ensemble des normes et principes du bloc de constitutionnalité.
Consécration du pluralisme des courants d'opinion comme Objectif de Valeur Constitutionnelle (OVC).
Consécration de l'indépendance des professeurs d'université comme PFRLR.
Primauté de la Constitution et affirmation que la loi votée n'exprime la volonté générale que dans le respect de la C°.
Consécration constitutionnelle du noyau dur de compétences du juge administratif (PFRLR).
Le Conseil constitutionnel écarte la notion de principe non écrit en se fondant strictement sur le texte constitutionnel.
Consécration constitutionnelle de la compétence de l'autorité judiciaire gardienne de la propriété immobilière.
Censure constitutionnelle de la qualification de « peuple corse » au nom du principe d'indivisibilité du peuple français.
Rejet de la supraconstitutionnalité : le pouvoir constituant souverain peut réviser la Constitution sans limite matérielle.
Consécration du principe de sauvegarde de la dignité de la personne humaine comme principe constitutionnel.
Dans l'ordre juridique interne, la Constitution prévaut souverainement sur les traités internationaux.
Consécration constitutionnelle de l'objectif d'accessibilité et d'intelligibilité de la loi (OVC).
Affirmation par l'ordre judiciaire de la primauté de la Constitution sur les conventions internationales dans l'ordre interne.
Consécration des spécificités de la justice des mineurs comme PFRLR.
Incompétence du Conseil constitutionnel pour contrôler une loi de révision constitutionnelle.
Intégration de la Charte de l'environnement de 2004 dans le bloc de constitutionnalité.
Reconnaissance de la pleine valeur constitutionnelle des dispositions et obligations de la Charte de l'environnement.
L'ensemble des droits et devoirs de la Charte de l'environnement a valeur constitutionnelle et s'impose à l'administration.
Instauration de la Question Prioritaire de Constitutionnalité (Art. 61-1 C.).
Maintien des dispositions particulières de droit local comme PFRLR.
Consécration de la valeur constitutionnelle du principe de fraternité protégeant l'aide humanitaire désintéressée.
Reconnaissance de la force contraignante des articles 1er et 2 de la Charte de l'environnement.
La Constitution demeure la norme suprême de l'ordre interne face aux exigences du droit de l'Union européenne.
La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948 n'a qu'une portée déclaratoire sans force contraignante directe.