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Delphine Calle
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Contexte historique : Politique
Pourquoi la situation politique devient-elle instable après François Ier et Henri II ?
Après le règne de François I et de Henri II, l’autorité royale devient plus faible.
À partir de 1559, les jeunes enfants de Henri II se succèdent rapidement sur le trône.
Les derniers Valois sont François II, Charles IX et Henri III.
Henri III est assassiné pendant les guerres de religion.
Contexte historique : Politique
Quel rôle jouent les catholiques et les protestants dans cette période ?
Le pouvoir royal est affaibli.
Les ligues catholique et protestante prennent plus d’importance.
En 1589, Henri IV devient le premier roi Bourbon.
Avant cela, il était le chef de la ligue protestante.
Il se convertit ensuite au catholicisme.
Malgré cela, il est assassiné par un partisan catholique.
Contexte historique : Politique
Que se passe-t-il sous le règne de Louis XIII ?
Louis XIII règne de 1610 à 1643.
Comme il n’a que 8 ans au début de son règne, sa mère Marie de Médicis assure la régence jusqu’en 1617.
Le Cardinal Richelieu devient ensuite très influent comme premier ministre.
Contexte historique : Religieux
Comment le protestantisme se développe-t-il au XVIe siècle ?
Au début du XVIe siècle, le protestantisme se développe fortement.
En 1517, Martin Luther lance la Réforme dans le Saint-Empire germanique.
À partir de 1540, Jean Calvin influence aussi la France.
Les protestants français sont appelés les huguenots.
Contexte historique : Religieux
Comment l’Église catholique réagit-elle au protestantisme ?
L’Église catholique réagit avec la Contre-Réforme.
Entre 1545 et 1563, le Concile de Trente veut combattre l’hérésie et renforcer le catholicisme.
Entre 1562 et 1598, la France connaît les guerres de religion ⚔✝.
Ces guerres opposent les catholiques, dirigés par les ducs de Guise, et les protestants, dirigés par Henri IV avant son accession au trône.
En 1572, le Massacre de la Saint-Barthélemy voit les catholiques massacrer les protestants.
Contexte historique : Religieux
Comment la situation religieuse évolue-t-elle après les guerres de religion ?
En 1598, Henri IV signe l’Édit de Nantes.
Cet édit accorde une certaine tolérance aux protestants et leur donne des places de sûreté.
Entre 1621 et 1629, il y a encore des rébellions huguenotes.
En 1621, les protestants créent une « Nouvelle République » à La Rochelle avec le soutien de l’Angleterre.
En 1627-1628, le Cardinal Richelieu entoure La Rochelle avec son armée pour battre les protestants.

Contexte historique : Géopolitique
Pourquoi Christophe Colomb part-il vers l’ouest en 1492 ?
Avant 1492, le commerce se fait surtout vers l’Afrique, l’Asie et l’Europe du Nord.
En 1453, les Ottomans prennent Constantinople.
Cela rend le commerce plus difficile.
Christophe Colomb cherche donc une nouvelle route maritime vers l’ouest.
En 1492, il « découvre » le « Nouveau Monde ».
Contexte historique : Géopolitique
Comment cette découverte change-t-elle la vision du monde ?
La découverte de l’Amérique bouleverse l’image du monde.
L’Europe doit se réinventer en même temps qu’elle découvre un nouveau monde.
Cette découverte provoque aussi une crise religieuse.
Selon la Bible, la création de l’homme devait être unique.
Les Européens se demandent donc si les indigènes des Amériques sont aussi des hommes.
Contexte historique : Géopolitique
Quelles nouvelles questions apparaissent après la découverte de l’Amérique ?
Les Européens rencontrent des peuples très différents qu’ils ne connaissaient pas.
Ils doivent réfléchir à la diversité culturelle.
Ils se demandent comment comprendre ces différences.
Ils sont aussi fascinés par le cannibalisme
Contexte historique : Géopolitique
Quelle est l’idée principale des passages de
Les indigènes ont peur des Cannibales, qu’ils présentent comme des hommes violents et dangereux.
Ils racontent que ces Cannibales mangent des hommes.
Christophe Colomb écoute ces récits mais il ne croit pas totalement à ces histoires.
Contexte historique : Cannibalisme
Qu’est-ce que le cannibalisme ou l’anthropophagie ?
Le mot « cannibalisme » vient du mot espagnol « canibal », qui vient lui-même de « cariba », un peuple des Caraïbes.
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Le cannibalisme peut être gastronomique, donc lié au plaisir de manger.
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Il peut aussi être un rite religieux ou un sacrifice.
Certaines sociétés mangent leurs ennemis pour récupérer leur force dans une pensée magico-religieuse.
Aux îles Fidji, on ne mange pas les ennemis considérés comme lâches.
Le cannibalisme peut aussi servir à créer du lien social.
Contexte historique : Cannibalisme
Pourquoi les Européens sont-ils fascinés par le cannibalisme ?
Ils exagèrent la barbarie et la sauvagerie des autres peuples.
Les images jouent un rôle important dans cette fascination.
Ils se demandent si ces peuples sont des hommes ou des animaux.
Cela permet de montrer la supériorité des Européens, de leur culture et de leur religion.
Cela sert aussi à justifier la colonisation et la violence contre les peuples colonisés.
Les Européens veulent que les autres peuples adoptent leur religion chrétienne.
Les Essais
Qui est Michel de Montaigne ?
Son vrai nom est Michel Eyquem de Montaigne.
Il vient d’une famille noble.
Il est magistrat, diplomate et maire de Bordeaux.
À cause de sa santé fragile, il voyage beaucoup.
En 1572, il quitte la vie publique pour écrire les Essais.
La première publication des Essais date de 1580.
Beaucoup de réécritures
Son œuvre montre l’influence de l’humanisme et du mouvement baroque.
Les Essais
Qu’est-ce que les Essais
Les Essais sont composés de trois livres.
Ils contiennent 107 essais philosophiques.
Michel de Montaigne part de ses observations personnelles et de ses lectures.
Cette œuvre crée un nouveau genre littéraire : l’essai.
Les Essais
Pourquoi les Essais sont-ils différents d’une autobiographie ?
Michel de Montaigne parle de lui-même, mais ce n’est pas une autobiographie.
Ce ne sont pas non plus des mémoires politiques.
Il choisit seulement certains moments importants de sa vie.
Ces moments servent à développer une réflexion philosophique.
Son œuvre est aussi influencée par l’humanisme, avec beaucoup de références grecques et latines.
Les Essais
Pourquoi les Essais sont-ils très variés ?
Les sujets sont très différents : l’amitié, la mort, les défauts, le Nouveau Monde ou la religion.
Les essais n’ont pas tous la même longueur.
Michel de Montaigne les écrit et les retravaille pendant environ 20 ans.
Les Essais
Comment les Essais sont-ils publiés et diffusés ?
En 1580, Michel de Montaigne travaille avec Simon Millanges.
Comme il habite près du château de Montaigne, ils peuvent facilement corriger les textes et prendre des décisions ensemble.
Grâce à son grand réseau, Simon Millanges diffuse l’œuvre en France et à l’étranger.
Les Essais sont vendus à Paris, à la foire de Francfort et en Italie.
Les Essais
Pourquoi Michel de Montaigne fait-il des rééditions des Essais ?
Michel de Montaigne surveille de près les nouvelles éditions de son livre.
Il ajoute parfois de nouvelles idées ou de nouveaux passages.
Son objectif est de corriger son œuvre, de la faire connaître et d’être lu.
L’éditeur-libraire veut aussi vendre plus de livres.
Il indique donc que la nouvelle édition contient des nouveautés pour donner envie de l’acheter.
QUESTION
Quels sont les objectifs de Montaigne, d’après du texte ‘Au lecteur’ ?
Dans « Au lecteur », qui est l’avant-propos du livre, Michel de Montaigne présente son projet.
Il veut « se peindre soi-même », donc faire son propre portrait.
Il veut que ses parents et ses amis puissent se souvenir de lui après sa mort.
Il cherche à faire un portrait honnête, simple et sans artifices.
QUESTION
À quel lecteur Montaigne s’adresse-t-il?
Comme il fait imprimer son livre, il veut le diffuser.
Le mot « lecteur » ne désigne pas seulement ses proches, mais aussi des inconnus.
Ses textes sont donc pensés pour un public plus large.
Ce n’est pas une conversation intime.
C’est plutôt un discours qui s’adresse à tout le monde.
Les Essais ne sont pas un journal intime, mais un recueil de pensées philosophiques.
QUESTION
Quel ton pour ‘Au lecteur’ ?
Il utilise un ton ironique.
Il dit que son livre est frivole et sans importance.
Mais en réalité, il veut que le lecteur continue à lire son livre.
Les Essais
Qu’est-ce qui rend les Essais uniques ?
C’est la première fois qu’un auteur veut autant s’observer lui-même.
Michel de Montaigne veut se connaître et s’améliorer grâce à la réflexion.
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Deux aspects à retenir :
Revendiqué = quelque chose que Montaigne dit clairement lui-même ou qu’il défend. Ici, il dit qu’il écrit sur lui-même et pour lui-même.
L’édification du lecteur = le fait d’apprendre quelque chose au lecteur ou de le faire réfléchir pour qu’il devienne plus sage. Pas annoncé mais présent
Les Essais
Organisation du chapitre ?
Michel de Montaigne commence par expliquer que le mot « barbarie » est relatif.
Il parle ensuite de la découverte de nouvelles terres et donne des exemples de l’Antiquité, comme Platon et l’Atlantide ou Aristote et une île découverte par les Carthaginois.
Après cela, il présente les « sauvages », leur mode de vie, leurs valeurs guerrières et leurs coutumes matrimoniales.
À la fin, il raconte sa rencontre avec trois « sauvages » à Rouen.
QUESTION
L’éloge des « sauvages » la nature ?
Il admire leur vie simple et proche de la nature.
Selon lui, ils vivent sans artifice, contrairement aux Européens.
Il pense que les Occidentaux ont perdu les qualités naturelles à cause de leur société corrompue.
Il célèbre la beauté et la richesse de la nature.
Même si les « sauvages » ont peu de science ou d’argent, ils gardent une naïveté simple et pure.
Leur société suit les lois naturelles et semble plus parfaite que celle imaginée par Platon.
Les deux principes fondamentaux de cette société sont la vaillance contre les ennemis et l’amitié envers les femmes.
QUESTION
L’éloge des « sauvages » la vertu guerrière ?
Il admire leur courage.
Leur guerre est présentée comme noble et généreuse.
Ils ne veulent que ce dont ils ont vraiment besoin.
Leur guerre est inspirée par la vertu et la gloire.
Les prisonniers restent fermes et courageux.
Ils préfèrent mourir plutôt que reconnaître qu’ils sont vaincus.
QUESTION
Qu’est-ce que le relativisme culturel chez Michel de Montaigne ?
Pour lui, le mot « barbare » est relatif.
Chacun considère comme barbare ce qui est différent de ses habitudes.
Nous jugeons souvent les autres cultures selon les idées et les usages de notre propre pays.
Michel de Montaigne critique donc l’ethnocentrisme = croire que sa propre culture est meilleure que les autres.
Cette attitude est souvent inconsciente.
QUESTION
Comment Michel de Montaigne défend-il la polygamie des « sauvages » ?
Chez les « sauvages », les femmes encouragent la polygamie de leurs maris.
Elles pensent que plus un homme a de femmes, plus cela montre sa valeur et ses qualités.
Michel de Montaigne utilise aussi des références à l’Ancien Testament pour montrer que cette pratique existe ailleurs.
QUESTION
Comment Michel de Montaigne défend-il le cannibalisme des « sauvages »
Il explique que le cannibalisme est un rite collectif et religieux.
Il compare cette pratique aux violences commises par les Portugais et pendant les guerres de religion.
Il veut montrer que les Européens peuvent être encore plus cruels.
Il utilise aussi des références aux auteurs anciens pour défendre son idée.
QUESTION
Qui sont les véritables « sauvages » selon Michel de Montaigne ?
Pour lui, les véritables « sauvages » ne sont pas forcément les peuples du Brésil.
Il compare les « sauvages » à des fruits naturels qui n’ont pas été modifiés.
Au contraire, les Européens ont changé la nature par leurs artifices.
Michel de Montaigne pense même que les Européens sont souvent plus barbares que les « sauvages ».
L’essai parle donc autant des Européens que des peuples du Brésil.
Les « sauvages » servent surtout à critiquer la société européenne.
QUESTION
Comment se termine le relativisme culturel dans « Des cannibales » ?
À la fin, Michel de Montaigne inverse le point de vue.
Après avoir montré les coutumes des « sauvages » vues par les Européens, il montre les coutumes françaises vues par les « sauvages ».
Cela permet de critiquer les inégalités de la société française.
Mais la dernière phrase est ironique.
Les Européens refusent de prendre les « sauvages » au sérieux parce qu’ils ne portent pas de culotte.