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Chapitre n°2
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XIV & XVe - Période de crise en Méditérannée
Dévelopement des villes italiennes & des échanges
Emergence Empire Ottoman
Sortie de crise au XVe = Augmentation des échanges entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie
1347 à 1348 - Peste Noire
Barcelone : 50 000 à 20 000 habitants en un siècle
Florence : 100 000 Habitants début XIVe à 40 000 début XVIe
Appauvrissement + Imigration = Baisse de la production céréaliaires + Recul des surfaces cultivées + Abandon des terres = Dévelopement élevage : Sicile, Italie du Sud, Espagne, Maghreb
Renforcement de la Noblesse face à des troubles politiques
Fin XIVe à Moitié du XVe : Guerre civile en Castille
Entre 1378 et 1417 : Départ des papes de Rome vers Avignon
Violence contre les minorités juives : Pogrom de Séville en 1391
XIIIe - Le pape preche la Croisade en Espagne
Roi de Castille s’impose sur le reste des noblesses chrétiennes en Croisade
Portugal au Maghreb afin de reconquérir le Maroc avec comme gage des esclaves pour la bourgeoisie de Lisbonne + Ramener de l’or
XVe - Centre de l’économie en Asie dans l’Océan Indien
Circulation d’épices : Poivre, clous de girofles, cannelle + Soies de Chine + Coton Inde
Méditérannée = Lieu de transite des marchandises principalement avec des caravanes, navires arabe
Volonté d’ouvrir de nouvelles routres afin de pouvoir aller chercher des biens en Asie
Baisser les intermédiaires = Baisser le coût final
=> Poivre qui arrive à Malaka : 60 à 70% repart vers l’Océan Indien & 5% reste en Méditérannée
Venise met en place le Stato da mar
Conquête le long des littoraux pour monopoliser le commerce
Innovation avec galaires & convoies
“Nouvelle Byzance”
Reprise de contrôle des royaumes latins avec les Croisades
Dévelopement de cité état
Achat & Fabrique de navires
Milieu XVe - Autorisation de commercer avec les musulmans par la papauté
Négociations nouvelles avec puissances riveraines : Représentants permanents + Entrepots : fondouk le long des rives côtières = renforcement d’une identité marchande permettant un commerce à longue distance
Mise en place de nouveaux instruments : lettre de change permet de sécuriser les paiements & augmenter les volumes
Amène à la création de compagnie = début des société capitaliste
=> Gènes = Société a caratti + volonté établir monopole = création de banques afin que les marchands obtiennent des fonds par prets
Progression en navigation : Gouvernail à étambeau puis Caravelle
Constitution domaine colonial dans une mer sans souveraineté
Affrontements + Contrôle par iles + Test de mode de gouvernement
=> Venise contrôle la Crete qu’elle remet à des grands seigneurs en charge de développer l’économie & la culture de canne à Sucre afin de ne pas avoir à l’acheter à l’Egypte qui en a le monopole
=> Île de Rode - Conquise en 1309 par des chevaliers aux Ottomans
=> Ile de Kyo - Administrer comme une entreprise avec une division du bénéfice des productions agricoles
Milieu du XVe : Emergence de l’Empire Ottoman en Méditérannée Orientale et au Moyen Orient
Accès à des positions stratégiques dans le Croissant Fertile + 2 Mers + Foyer de plusieurs grands empires + 1e Califat Musulmans à Bagdad puis à Damas
Mais pression : à l’Ouest les Croisades, à l’Est des invasions d’Asie centrale des populations de l’ancienne Empire Sedjoukide
=> 1258 - Mise en sac de Bagdad par Gengis Khan qui a mis fin au Califat Abbasside
Irak : Front musulman mais chiite + persan car contact avec Asie
Saladin + Ayyoubides = Protège lieux saints et l’Egypte des invasions Mongoles avec des Mamelouks
Emergence d’une dynastie Turque
Conquete par ville de Bursa en Asie Mineure et dans les Balkans
Réputation de protecteur dans le monde arabe face à Genghis Khan
Invasion Turc arrêté par Tamerlan en 1402 à Ankara
Prise de Constantinople par Mehmed II en 1453
Empereur des musulmans mais protège les minorités
Menace pour comptoirs de Gêne en Asie Mineure
Cherche à intégrer les territoires du Maghreb à l’Empire
Appel à la Croisade en Occident
1460 - Concil de Mandoue - Appel à la Croisade du pape poussé par la ligue de Venise l
Rejoint par le Portugal & Royaume d’Aragon mais ne dépasse pas Marseille
Gènes = Arrangement avec Ottomans pour conserver ses contoirs
Venise = Seule = 2 affrontement & recule
Recule en Méditérannée de Gènes puis de Florence en 1469
Echec des Croisades
Poursuite des guerres saintes contre Islam dans les royaumes hibériques Al Andalous entre 1230 et 1300 -> Emirat de Grenade devient tributaire du Royaume de Castille
Royaume d’Aragon est partagé entre noblesse militaire -> veille aux privilèges fonciers = Soutien politique expansionniste face à Genes en Sardaigne, Sicile, dans le royaume de Naples
Le Royaume d’Aragon et de Barcelone deviennent des acteurs majeurs en Méditérannée
Le Portugal a une double orientation : Lisbonne se concentre sur l’Europe, le reste sur l’Afrique
L’Europe ouvre de nouveaux espaces maritimes
1480 à 1480 - Progression du Portugal avec des contoirs le long des côtes Afrique
=> Angola & Congo : Service mercenaire avec accord du roi du Congo
1488 - Bartholomé franchit le Cap de Bonne Espérance & ouvre une nouvelle route pour les Indes = Pertent de privilèges pour les Mamelouks
1481 - Reconquete de Grenade par les Castillants
1479 - Traité d’Alcaçovas - Sépare les espaces maritimes : Les Canaries pour les Castillants / Les Açores pour les Portugais
1492 - Chute de Grenade -> Revanche pour Constantinople + Expulsion des juifs d’Espagne + Dirige le monde chrétien
17 Avril 1492 - Les Européens contourne l’Afrique
Définition et contexte du stato da mar
Le Stato da mar désigne l’« État de mer » de la République de Venise, c’est-à-dire l’ensemble des possessions maritimes vénitiennes en Adriatique et en Méditerranée orientale.
Il complète le Stato da terra, les possessions terrestres de la République en Italie du Nord.
Au XVe siècle, Venise atteint l’apogée de sa puissance maritime, avant d’entrer en tension croissante avec l’Empire ottoman.
Aire géographique :
Adriatique : Dalmatie, Istrie, îles ioniennes
Égée et Méditerranée orientale : Crète, Chypre (à partir de 1489), Eubée (Négrepont)
Ports stratégiques : Modon, Coron, Candie, Famagouste
Les fondements de la domination maritime vénitienne
Une puissance commerciale
Venise contrôle les routes reliant l’Orient et l’Occident, grâce à des colonies marchandes et à des comptoirs.
Les convois commerciaux relient régulièrement la lagune à la Méditerranée.
=> Le commerce des épices, soies, grains ou métaux venus du Levant.
La flotte vénitienne, à la fois commerciale et militaire, est organisée, encadrée, et financée par l’État.
Une administration efficace
Chaque territoire du Stato da mar est gouverné par des recteurs.
Système centralisé : le Sénat et le Maggior Consiglio prennent les décisions à Venise.
Les populations locales bénéficient souvent d’une autonomie municipale en échange de leur loyauté et du paiement de tributs.
La défense du réseau maritime
Construction et entretien de forteresses : Candie, Modon, Coron, Famagouste.
La marine vénitienne protège les routes commerciales.
=> L’Arsenale, symbole de la puissance technique et industrielle de Venise
Les défis et limites du Stato da mar
L’expansion ottomane
À partir du XVe siècle, la menace ottomane grandit : prise de Constantinople, puis conquête progressive de l’Égée.
Guerres vénéto-ottomanes :
1463–1479 → perte de Négrepont et de plusieurs ports du Péloponnèse
1499–1503 → perte de Modon et Coron
Les coûts économiques et humains
Le maintien du Stato da mar nécessite une flotte permanente, un entretien coûteux des fortifications, et une armée de garnison.
Crises de finances publiques à la fin du XVe siècle, surtout après les longues guerres contre les Ottomans.
L’évolution des routes commerciales
Les grandes découvertes et le contournement du commerce méditerranéen affaiblissent peu à peu le rôle de Venise comme carrefour mondial.
Le dévelopement d’échanges culturelles à travers le stato da mar
Le Stato da mar est plus un réseau qu’un territoire continu, reposant sur la mer comme lien unificateur.
Venise se définit comme une thalassocratie : sa puissance vient de la maîtrise des mers.
Les Vénitiens se voient comme les héritiers de Rome en Méditerranée orientale.
=> Crète : mélange d’éléments vénitiens et grecs.
=> Naissance d’une culture créto-vénitienne : peintres comme Domenikos Theotokopoulos formés dans ce contexte.
Citations sur la stato da mar de Venise
« Venise ne possédait pas un empire, elle possédait la mer. »
— Frederic C. Lane
« La mer est notre muraille, nos navires, nos forteresses. »
— Sénat de Venise, 1423
Contexte et cadre général du contrôle de la Crète par Venise
Conquête et intégration
Contexte : Venise acquiert la Crète en 1211, après la Quatrième croisade et le partage de l’Empire byzantin.
Elle devient alors Candia, nom donné à la fois à la capitale et à la colonie dans son ensemble.
Au XVe siècle, c’est la plus grande et la plus précieuse possession de Venise dans le Stato da mar.
Importance stratégique
Position centrale en Méditerranée orientale : permet le contrôle des routes entre l’Adriatique et le Levant.
Sert de base navale et commerciale pour les mude vénitiennes et les convois vers Alexandrie ou Chypre.
La Crète est aussi un grenier à blé, vital pour l’approvisionnement de Venise.
« Candie est la clef de notre empire de mer. » — Sénat de Venise, vers 1450
Les structures du pouvoir vénitien
Une administration coloniale rigoureuse
Le pouvoir est exercé par un duc de Candie, assisté de conseillers et de représentants du Maggior Consiglio.
Division du territoire en six districts, imitant l’organisation de Venise.
Chaque district est confié à des colons nobles ou des familles patriciennes vénitiennes.
=> Le Libro d’Oro di Candia (registre des familles vénitiennes établies en Crète).
Une société coloniale hiérarchisée
Au sommet : les Vénitiens de naissance, qui détiennent le pouvoir politique et économique.
Population locale grecque : majoritaire, souvent soumise à des obligations féodales.
Coexistence confessionnelle :
Vénitiens → catholiques latins
Crétois → orthodoxes
Le pouvoir vénitien tente d’imposer le catholicisme tout en tolérant, dans les faits, le clergé orthodoxe.
Un contrôle économique serré
La Crète produit des grains, vin, huile d’olive, soie, fromages et sel, exportés vers Venise.
Monopoles commerciaux imposés par l’État : notamment sur le vin et la soie.
Ports principaux : Candie, La Canée, Réthymnon.
Les résistances et tensions du contrôle de la Crète par Venise
Révoltes grecques
Les Crétois se soulèvent régulièrement contre la domination vénitienne.
Révolte de Saint-Titus : menée par des colons latins et des Grecs, réclame plus d’autonomie — réprimée durement.
Au XVe siècle, plusieurs mouvements locaux persistent, souvent liés à la fiscalité et à la question religieuse.
Menaces extérieures
Piraterie en mer Égée et présence croissante des Ottomans.
Les Vénitiens renforcent les fortifications.
Les îles crétoises servent de bases militaires dans les guerres vénéto-ottomanes.
Coût du maintien du contrôle
Garnisons nombreuses, dépenses de défense lourdes.
Le Sénat doit régulièrement envoyer des fonds et des renforts.
Les colons se plaignent de la charge fiscale et du manque de soutien militaire.
Vie culturelle et interactions entre Grecs et Vénitiens
Une société mixte et créative
Coexistence durable malgré les tensions : naît une culture créto-vénitienne.
Langue : usage parallèle du grec et du vénitien dans l’administration et le commerce.
Mariages mixtes fréquents entre familles nobles grecques et colons vénitiens.
Art et architecture
Développement d’une école crétoise de peinture :
Mélange d’influences byzantines et italiennes.
Domenikos Theotokopoulos, formé à Candie, en est l’héritier.
Architecture : bastions, loggias, fontaines, églises latines et orthodoxes cohabitent.
Religion et compromis
Malgré la politique pro-catholique, Venise fait preuve d’un pragmatisme religieux : elle tolère les orthodoxes pour maintenir la paix.
=> Les métropolites orthodoxes sont autorisés à rester en poste dans certaines régions rurales.
Citations sur la domination de la Crète par Venise
« Venise sut régner sur la Crète non seulement par la force, mais par l’habitude du compromis. »
— Benjamin Arbel
Contexte général : la Méditerranée en mutation
Deux puissances en expansion
Venise, au XVe siècle, est à l’apogée de son empire maritime : Crète, Chypre, Dalmatie, ports du Péloponnèse.
L’Empire ottoman, après la prise de Constantinople par Mehmet II, devient la puissance dominante de l’Orient méditerranéen.
Une opposition d’intérêts
Venise : veut garantir la sécurité de ses routes commerciales vers le Levant et maintenir ses comptoirs.
Ottomans : cherchent à contrôler les détroits, les routes d’Orient, et à soumettre les territoires byzantins et latins restants
Un cadre méditerranéen de concurrence
Rivalité non seulement militaire, mais aussi économique, diplomatique et religieuse.
Venise, République chrétienne latine, doit composer avec une puissance musulmane en pleine ascension.
Les fondements de la confrontation
Les ambitions territoriales ottomanes
Expansion rapide en Balkans et en Égée :
Prise de Salonique,
Constantinople,
puis avancée vers le Péloponnèse et les îles égéennes.
Les Ottomans revendiquent les anciens territoires byzantins, dont certains appartiennent à Venise.
Les enjeux commerciaux
Les épices, soies et grains du Levant transitent par les ports sous influence ottomane.
Venise dépend des capitulations commerciales pour continuer à commercer dans les ports ottomans.
L’opposition militaire n’empêche pas une interdépendance économique.
=> Après 1479, Venise obtient le droit de commercer librement dans les ports ottomans malgré la défaite.
La dimension religieuse et symbolique
Opposition entre chrétienté latine et Islam ottoman, perçue comme une guerre sainte par les contemporains.
Mais Venise, pragmatique, refuse souvent de s’engager dans les croisades prônées par la papauté, préférant préserver ses intérêts commerciaux.
Les guerres vénéto-ottomanes du XVe siècle
Première guerre (1463–1479)
Déclenchée après la prise ottomane de Négrepont et les attaques contre la Morée.
Coalition formée par Venise, le pape Pie II et la Hongrie, mais peu coordonnée.
Conflit long et coûteux :
Siège de Négrepont : lourde défaite vénitienne.
Venise perd Négrepont, Modon et Coron, ses bases stratégiques en Grèce.
Paix de Constantinople :
Venise conserve la Crète et Chypre,
mais doit payer un tribut annuel à l’Empire ottoman pour son commerce en Méditerranée orientale.
Seconde guerre (1499–1503)
Déclenchée sous Bayezid II : les Ottomans attaquent Lépante, Modon et Coron.
Victoire navale ottomane à Zonchio — première grande bataille navale de l’histoire utilisant massivement des canons embarqués.
Venise perd définitivement ses bases du Péloponnèse.
Conséquences
Venise voit sa thalassocratie ébranlée, mais reste une puissance maritime grâce à sa flotte et à ses routes adriatiques.
L’Empire ottoman devient maître de la Méditerranée orientale.
Entre conflit et coopération : un équilibre pragmatique
Diplomatie et traités
Venise adopte une diplomatie pragmatique : reconnaître la domination ottomane pour préserver le commerce.
Ambassadeurs vénitiens permanents à Constantinople dès la fin du XVe siècle.
Les traités garantissent :
la sécurité des navires vénitiens,
la liberté de commerce,
et la protection des communautés vénitiennes à Constantinople et à Smyrne.
Les échanges économiques et culturels
Le commerce continue : Venise fournit aux Ottomans des armes, tissus, verres de Murano, et reçoit épices et céréales.
Des marchands vénitiens s’installent à Constantinople même après les guerres.
Les deux puissances s’observent, s’influencent, s’espionnent : la diplomatie vénitienne devient un modèle d’information politique.
Les limites du modèle
Le rapport de force s’inverse : Venise devient tributaire du bon vouloir du sultan.
L’équilibre est fragile : les guerres reprendront régulièrement.
Citations sur les guerres vénétos-ottomanes
« Venise combattait les Ottomans à la fois sur la mer et sur le marché. »
— Frederic C. Lane
« La mer, qui avait fait la puissance de Venise, fut le théâtre de sa soumission diplomatique. »
— Benjamin Arbel
Philippe II :
Roi Espagne + Sicile = “Roi prudent”
1527 à 1569
Impose conversion des Maurisques
Le cas Maurisques :
1568 - Révolte des Maurisques en Espagne contre la loi, la déportation massive vers le Nord de l’Espagne
2 Janvier 1492 - Prise du royaume de Grenade
1525 - Edit : conversion ou l'exil des musulmans + juifs
Révolte des alpujarras à Grenade = Résistance armée contre ses interdictions
MEP inquisition
Soutien par les Ottomans entre 1568 et 1571
Musulmans sous domination chrétienne jusqu’en 1526
Fransisco Sandoval y Rojas :
Proche du roi + Devient en 1519 le Duc de Lerne
Grand Noble de Valence
Valence : Reconquis durant la 2e moitié du XIIIe : Forte population mudejars : Lib culte et assemblée
Forme liberté malgré important pouvoir des seigneurs
Rebellions des Maurisques & répressions
1492 : Reconquete de Grenade + Capitulations pour liberté religieuse
Politique unification territoire sous catholicisme
1499 - Soulevement de Grenade
1502 - Musulmans de Grenade soit se convertissent ou s’exil
Révolte des Germanias à Valence comme révolte anti seigneurial
Charles Quint - 1526 - Bapteme général de toute les populations d’Espagne
Négociation = Suspension temporaire sur 40 ans
1568 - Décret de Philippe II = Réponse en appelant secours des Ottomans
Accentuation repression car veulent compatibiliter et forme indépendance