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A. Infections aigües
A. Infections aigües
Quels sont les 3 niveaux d’infections aiguës des voies respiratoires inférieures ?
– Bronches → bronchite.
– Bronchioles → bronchiolite.
– Parenchyme pulmonaire → pneumonie.
Quelles sont les voies de transmission des agents infectieux vers les voies respiratoires inférieures ?
– Inhalation :
• Particules aéroportées < 5 µm → atteignent les alvéoles.
• Infections bactériennes ou virales directes.
– Extension :
• À partir des voies supérieures (flore commensale).
– Fausse déglutition / mauvaise inhalation :
• Mauvais réflexe de toux.
• Dysfonctionnement de l’épiglotte.
• Favorisée par anesthésie, drogues, alcool, coma...
– Voie hématogène.
– Contact direct avec particules infectées.
Bordetella Pertussis
Bordetella Pertussis
Quelles sont les caractéristiques de Bordetella pertussis ?
– Petit cocco-bacille Gram -.
– Aérobie stricte : croissance uniquement en présence d’oxygène.
– Culture difficile :
• Très sensible au transport.
• Croissance lente à 37°C.
• Nécessite milieux spéciaux.
– Culture peu recommandée → on préfère biologie moléculaire.
Quelles sont les 2 espèces responsables de la coqueluche ?
– Bordetella pertussis.
– B. parapertussis.
Quelle est l’épidémiologie de B. pertussis ?
– Réservoir : muqueuses pharyngées humaines.
– Non invasif : ne pénètre pas dans les cellules.
– Transmission : aéroportée, personne à personne.
– Maladie surtout infantile, mais possible chez l’adulte.
– Très contagieuse → nécessite des mesures d’hygiène strictes.
Quelle est la clinique typique de la coqueluche ?
– Incubation : 2 semaines.
– Ensuite 3 phases :
• Phase catarrhale (1 semaine) :
– Rhinorrhée ("nez qui coule").
• Phase paroxystique (1 à 6 semaines) :
– Toux quinteuse, sévère.
– Reprise inspiratoire bruyante = "chant du coq".
• Phase de convalescence (2 à 3 semaines).
Quelles complications peuvent survenir après une coqueluche ?
– Pneumonie secondaire (autres bactéries).
– Anoxie (privation d’oxygène).
– Hémorragie cérébrale, surtout chez le nourrisson.
Quels sont les effets des facteurs de virulence de B. pertussis ?
Destruction de l’épithélium respiratoire cilié.
Augmentation de la production de mucus.
Inhibition des défenses immunitaires :
– Apoptose des macrophages alvéolaires.
Quels sont les principaux facteurs de virulence de B. pertussis ?
– Toxine pertussique :
• Lymphocytose.
• Hypoglycémie (↑ insuline).
• Sensibilité accrue à l’histamine.
– Toxine dermonécrotique :
• Vasoconstriction → nécrose ischémique.
– Cytotoxine trachéale :
• Inhibe régénération de l’épithélium respiratoire.
– Hémagglutinine filamenteuse (adhésine) :
• Favorise l’adhésion aux cellules épithéliales.
– Adénylate cyclase toxin :
• Inhibe chimiotactisme.
• Inhibe phagocytose.
– Agglutinogène (adhésine) :
• Favorise l’attachement aux cellules.
Comment diagnostique-t-on une coqueluche ?
– Culture :
• Milieu au sang défibriné enrichi en soufre.
• Petites colonies en gouttelettes de mercure, hémolytiques.
• Confirmation par antisérum spécifique.
• Très peu utilisée → peu sensible, surtout en début d’infection.
– PCR (méthode la + sensible) :
• Réalisée entre 0 et 4 semaines après début de la toux.
– Sérologie :
• Utilisée surtout chez l’adulte.
• Réalisée entre 2 et 8 semaines après début de la toux.
Quel est le traitement de la coqueluche ?
– Efficace uniquement en phase précoce (avant 3 semaines) car il n’y a plus de bactéries après
– Antibiotiques :
• Azithromycine : 5 jours.
• Clarithromycine : 7 jours.
• Érythromycine : 14 jours.
– Isolement du patient → plus contagieux après 5 jours de traitement.
– Traitement aussi des contacts symptomatiques ou mal vaccinés.
– Possibilité d’isolement des contacts.
Quelle est la prévention contre la coqueluche ?
– Vaccin DTPa (Diphtérie-Tétanos-Coqueluche acellulaire).
– Contient : toxine pertussique purifiée + hémagglutinine filamenteuse.
– Schéma vaccinal :
• 5 doses pendant l’enfance.
• Rappel à 14–16 ans si moins de 5 doses reçues.
2. Bronchite
2. Bronchite
Qu’est-ce qu’une bronchite aiguë ?
Inflammation de l’arbre trachéo-bronchique
Causes multiples :
Virus des voies respiratoires supérieures et inférieures
Mycoplasme pneumonia
Chamydophila pneumonia
Peut être secondaire à S. pneumoniae et Influenzae
Quels sont les symptômes de la bronchite aiguë ?
– Toux.
– Fièvre (variable).
– Expectorations.
– Râles bronchiques à l’auscultation.
Qu’est-ce qu’une bronchite chronique ?
– Inflammation chronique des bronches.
– Liée à :
• Tabac (fumée).
• Poussières (silicose).
• Bronchectasies.
• Asthme.
Que se passe-t-il en cas de bronchite chronique ?
– Risque de surinfection.
– Germes en cause :
• S. pneumoniae.
• H. influenzae non encapsulé.
3. Pneumonies
3. Pneumonies
Quels sont les différents types de pneumonies selon la localisation ?
Pneumonie lobaire ou segmentaire
Consolidation tissu pulmonaire par l’exsudation de polynucléaires dans les alvéoles, localisées sur un ou plusieurs lobes
Agent le plus fréquent : S pneumoniae
Broncho-pneumonie :
Atteinte irrégulière du parenchyme
Multiples foyers d’inflammation centrées sur des petites bronches
Klebsielle pneumoniae, Staphylococcus aureus
Pneumonie interstitielle
inflammation diffuse
Agents : CMV, Pneumocystis jiroveci
Pneumonie atypique
Pas de localisation anatomique définie
Agents : Mycoplasma, Chlamydia, Legionella, etc.
Quel est le rôle de S. pneumoniae dans les pneumonies ?
– Responsable de 25 à 60 % des pneumonies aiguës.
– Cocci à Gram +, en paire, encapsulés.
– Taille : ~1 µm.
– Hémolyse alpha.
Conditions de croissance de S. pneumoniae ?
– Nécessite sang ou sérum.
– Anaérobie-aérobie facultative.
– Croissance favorisée par le CO₂.
Quelles sont les infections causées par S. pneumoniae ?
– Pneumonies.
– Méningites.
– Septicémies.
– Otites.
– Sinusites.
Épidémiologie de S. pneumoniae ?
Réservoir : Oropharynx (portée = 4%)
Sources généralement endogènes
Transmission : aéroportée
Facteurs favorisants :
Virose (risque de pneumonie)
Splénectomie (risque de septicémie)
REM : comment distingue-t-on une pneumonie typique d’une atypique ?
Pneumonies typiques : présence de pneumocoques dans les expectorations.
Pneumonies atypiques :
Pas d’isolement du pneumoques
Ne répond pas aux antibiotiques classiques
Comment identifier S. pneumoniae ?
Aspect des colonies
Alpha-hémolytiques sur gélose au sang
Forme des dômes avec autolyse centrale
Tests biochimiques:
Catalase négative
Sensible à l’optochine
Soluble dans la bile
Sérotypage
Réaction de Quellung (gonflement capsulaire)
Basé sur les polysaccarides capsulaires
92 sérotypes décrits
Rem : pas de maldi-tof car risque d’erreurs avec S.mitis
Quels sont les facteurs de virulence de S. pneumoniae ?
Capsule : protège de la phagocytose
Pneumolysine : capable de cytolyse
Autolysines : cytolyse
Quels traitements pour S. pneumoniae ?
Peniciline (si souche sensible)
En cas de résistance (10% en Belgique, 2010)
Amoxiciline ou Augmentin
Allergie non IgE : Céfuroxine acétyl
Allergie sévère : fluoroquinolones (lévo-, moxifloxacine)
Macrolide (érythro-, clarithromycine) → résistance fréquente
Quels vaccins existent contre S. pneumoniae ?
Vaccin polysaccaridique 23-valent non conjugué
Pour enfant à risque (> 2 ans) et adultes immunodéprimés (HIV…)
Cible 23 sérotypes
Limites :
→ pas avant deux ans
Ne supprime pas le portage
Protection courte (3 ans)
Pas d’effet de rappel
Vaccin conjugué 23-valent (PS13)
Pour enfants dès 6 semaines
Conjugué à une protéine diphtérique (CRM197)
Chez l’adulte : efficacité en évaluation (essais en cours)