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Cette série de flashcards de vocabulaire couvre les concepts clés, les auteurs majeurs et les thèses philosophiques sur la nature, la fonction et les dérives de l'État (Hobbes, Rousseau, Weber, Machiavel, Aron, Bakounine, Tocqueville, Spinoza, Montesquieu et Durkheim).
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L’État (Définition générale)
Institution politique chargée d’organiser la vie en société dont l’autorité s’exerce sur un territoire donné.
Séparation des pouvoirs
Principe sur lequel repose le pouvoir de l’État, divisé en pouvoir législatif, pouvoir exécutif et pouvoir judiciaire.
Thomas Hobbes (Léviathan, 1651)
Philosophe soutenant que l’homme est à l’état naturel un « loup pour l’homme » et doit céder sa liberté à un État souverain pour garantir sa sécurité.
Jean-Jacques Rousseau (Du contrat social, 1762)
Penseur pour qui l'État est un corps moral et collectif issu d'un contrat social où l'individu se soumet à la volonté générale.
Volonté générale
Concept de Rousseau désignant ce que doit vouloir le peuple pour assurer à la fois la sécurité et la liberté au sein de l'État.
Max Weber (Le savant et le politique, 1919)
Sociologue définissant l’État par le « monopole de la violence physique légitime » sur un territoire donné.
Anarchie
Selon Max Weber, l'état de la société s'il n'y avait aucune violence exercée par l'État pour faire respecter les règles.
Nicolas Machiavel (Le Prince, 1513)
Théoricien affirmant qu'en politique, il est plus utile pour un gouvernant de paraître avoir des qualités morales que de les posséder réellement.
« La fin justifie les moyens » (Machiavel)
Principe politique où le gouvernant peut utiliser la manipulation ou le mal pour préserver l'intérêt supérieur de l'État.
Raymond Aron (Démocratie et Totalitarisme, 1965)
Identifie cinq critères du totalitarisme : parti unique, idéologie unique, double monopole de la force/communication, économie contrôlée et terreur.
Michel Bakounine (1869)
Anarchiste décrivant l’État comme une structure destructrice qui écrase la liberté naturelle et les associations locales au nom d'un intérêt collectif fictif.
Alexis de Tocqueville (De la démocratie en Amérique, 1840)
Auteur théorisant le « despotisme doux » où l'État paternaliste rend les citoyens passifs et dépendants en s'occupant de leur bonheur.
Despotisme doux
Pouvoir paternaliste et prévoyant qui maintient les citoyens dans une enfance politique en assurant leurs besoins tout en supprimant leur sens des responsabilités.
Spinoza (Traité théologico-politique, 1670)
Philosophe affirmant que « la fin de l’État est en réalité la liberté » et qu'il doit permettre à chacun d’user de sa raison.
Montesquieu (De l’esprit des Lois, 1748)
Défenseur de la répartition des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire pour garantir la liberté politique et éviter la tyrannie.
Pouvoir législatif
Pouvoir chargé de forger les lois civiles dans le cadre de la séparation des pouvoirs.
Pouvoir exécutif
Pouvoir chargé d'appliquer les lois au sein de l'État.
Pouvoir judiciaire
Pouvoir chargé de sanctionner l’application des lois.
Émile Durkheim (1916)
Sociologue pour qui l’État de droit libère l’individu des pressions des petits groupes sociaux (famille, dynasties professionnelles).