1/89
Looks like no tags are added yet.
Name | Mastery | Learn | Test | Matching | Spaced | Call with Kai |
|---|
No analytics yet
Send a link to your students to track their progress
Quelles sont les fonctions générales des appareils génitaux mâle et femelle ?
Les appareils génitaux mâle et femelle ont pour fonction principale de produire les gamètes nécessaires à la reproduction, c’est-à-dire les spermatozoïdes chez le mâle et les ovocytes chez la femelle. Cette production permet d’assurer la fertilité et la fécondité de l’individu. En plus de leur rôle gamétogène, les appareils génitaux sont aussi responsables de la synthèse d’hormones sexuelles. Chez le mâle, les principales hormones sexuelles sont les androgènes, en particulier la testostérone.
Quelles sont les grandes parties de l’appareil génital mâle ?
L’appareil génital mâle est constitué de plusieurs parties. Il comprend deux gonades, les testicules, responsables de la production des spermatozoïdes et de la testostérone. Il comprend aussi des voies spermatiques extra-testiculaires, qui transportent les spermatozoïdes après leur production. À cela s’ajoutent les glandes annexes, principalement les vésicules séminales et la prostate, qui participent à la formation du liquide séminal. Enfin, l’appareil génital mâle comprend le pénis, qui est l’organe copulateur permettant l’émission du sperme.
Quelle est l’architecture générale du testicule ?
Le testicule est entouré par une capsule externe de tissu conjonctif dense appelée albuginée. Cette albuginée envoie des travées conjonctives vers l’intérieur du testicule, ce qui divise l’organe en lobules. Ces lobules convergent vers une zone centrale appelée corps de Highmore, qui correspond à un épaississement de la capsule et contient le rete testis. Chaque lobule renferme généralement deux à trois tubes séminifères très repliés sur eux-mêmes. Les tubes séminifères se poursuivent ensuite par des tubes droits, qui rejoignent le rete testis. Les tubes droits et le rete testis constituent les voies spermatiques intra-testiculaires.
Que sont les tubes séminifères ?
Les tubes séminifères sont des tubes très longs et fortement contournés situés dans les lobules testiculaires. Ils sont le lieu de la spermatogenèse, c’est-à-dire de la formation des spermatozoïdes. Leur paroi est tapissée par un épithélium pluristratifié appelé épithélium séminal. Cet épithélium contient deux grands types cellulaires : les cellules de soutien, appelées cellules de Sertoli, et les cellules de la lignée germinale, qui évoluent progressivement depuis la membrane basale vers la lumière du tube.
Comment se déroule la spermatogenèse dans les tubes séminifères ?
La spermatogenèse correspond à la formation des gamètes mâles à partir des cellules germinales. Elle se déroule de la périphérie du tube séminifère vers sa lumière. Les cellules les moins différenciées, les spermatogonies, sont situées au contact de la membrane basale. Elles donnent ensuite des spermatocytes I, puis des spermatocytes II après la première division de méiose. La deuxième division de méiose produit quatre spermatides haploïdes. Ces spermatides subissent ensuite une différenciation morphologique appelée spermiogenèse pour devenir des spermatozoïdes. L’ensemble du processus dure environ 74 jours.
Quelle est la différence entre spermatogenèse et spermiogenèse ?
La spermatogenèse désigne les premières étapes de formation des spermatozoïdes, comprenant les divisions des spermatogonies et les deux divisions méiotiques qui conduisent à la formation des spermatides. La spermiogenèse correspond à la dernière étape, durant laquelle les spermatides se transforment en spermatozoïdes matures. Cette transformation implique une condensation du noyau, la formation de l’acrosome à partir de l’appareil de Golgi, le développement du flagelle à partir du centriole, la réorganisation du cytoplasme et l’élimination des corps résiduels, qui seront phagocytés par les cellules de Sertoli.
Quelle est l’organisation spatiale des cellules germinales dans un tube séminifère ?
Dans un tube séminifère, les cellules germinales sont organisées selon leur degré de différenciation. Les spermatogonies sont localisées à la périphérie du tube, près de la membrane basale. Les spermatocytes se trouvent plus vers l’intérieur, suivis des spermatides. Les spermatozoïdes, qui sont les cellules les plus différenciées, sont libérés dans la lumière du tube séminifère. Ainsi, plus on se rapproche de la lumière, plus les cellules germinales sont avancées dans leur différenciation.
Quelle est la différence entre les spermatogonies A et les spermatogonies B ?
Les spermatogonies sont divisées en deux catégories selon l’aspect de leur chromatine. Les spermatogonies A possèdent une chromatine à aspect granulé et restent à la base de l’épithélium séminal. Elles ont un rôle de cellules souches et assurent le renouvellement des générations cellulaires par mitoses successives. Les spermatogonies B possèdent une chromatine plus condensée. Ce sont elles qui entrent en méiose et s’engagent dans la formation des spermatozoïdes.
Que sont les cellules de Sertoli ?
Les cellules de Sertoli sont les cellules de soutien de l’épithélium séminal. Elles s’étendent sur toute la hauteur du tube séminifère, depuis la membrane basale jusqu’à la lumière. Elles possèdent de nombreuses invaginations cytoplasmiques qui entourent et emprisonnent les cellules germinales en développement. Leur noyau est généralement repoussé vers la base, irrégulier, avec une chromatine peu condensée et un nucléole très visible. Elles contiennent de nombreux organites, ce qui reflète leurs multiples fonctions de soutien, de nutrition, de protection, de sécrétion et de phagocytose.
Quelles sont les fonctions principales des cellules de Sertoli ?
Les cellules de Sertoli assurent plusieurs fonctions essentielles dans le tube séminifère. Elles soutiennent et protègent les cellules germinales en développement. Elles assurent leur nutrition, car les métabolites provenant du sang doivent passer par les cellules de Sertoli avant d’atteindre les cellules germinales. Elles phagocytent les cellules germinales anormales ainsi que les corps résiduels produits pendant la spermiogenèse. Elles participent aussi au cloisonnement du tube séminifère grâce à leurs jonctions basales, formant la barrière hémato-testiculaire. Enfin, elles fabriquent des protéines de transport des androgènes, comme l’ABP ou TBG, qui concentrent la testostérone au contact des cellules germinales afin de stimuler leur croissance.
Qu’est-ce que la barrière hémato-testiculaire ?
La barrière hémato-testiculaire est formée par les complexes de jonction situés entre les cellules de Sertoli, près de la base de l’épithélium séminal. Dans le cours, ces jonctions sont décrites comme des desmosomes basaux, ce qui est particulier car les desmosomes sont habituellement plus apicaux dans d’autres épithéliums. Cette barrière sépare le compartiment basal, proche du sang, du compartiment adluminal, où se trouvent les cellules germinales plus différenciées. Elle empêche le contact direct entre le sang et les cellules germinales, protège ces dernières contre les agressions et les anticorps, et oblige les nutriments à passer par les cellules de Sertoli.
Pourquoi les cellules de Sertoli sont-elles importantes en cas d’agression du testicule ?
Les cellules de Sertoli sont beaucoup plus résistantes que les cellules germinales face aux agressions physiques ou chimiques. Elles résistent notamment mieux aux radiations et à certains médicaments, alors que les cellules germinales sont rapidement détruites. Chez les personnes âgées ou après certaines agressions, il peut ne rester dans les tubes séminifères que des cellules de Sertoli : on parle alors de tubes séminifères déshabités, car ils sont dépourvus de cellules germinales.
Que sont les cellules de Leydig ?
Les cellules de Leydig, ou cellules interstitielles, sont situées dans le tissu conjonctif entre les tubes séminifères. Elles forment de petits amas proches des capillaires sanguins. Leur ultrastructure est typique des cellules productrices d’hormones stéroïdes : elles possèdent un réticulum endoplasmique lisse très développé, des mitochondries à crêtes tubulaires, des inclusions lipidiques et des pigments. Chez les personnes âgées, elles peuvent contenir des cristalloïdes de Reinke, visibles comme de petits bâtonnets sombres. Leur rôle principal est de synthétiser la testostérone.
Comment la testostérone est-elle produite dans le testicule ?
La testostérone est produite par les cellules de Leydig sous l’action de la LH, ou hormone lutéinisante, sécrétée par l’adénohypophyse. La LH stimule les cellules de Leydig, qui utilisent leur équipement de cellules stéroïdogènes pour fabriquer cette hormone androgène. La testostérone est ensuite libérée dans le sang et agit à la fois localement, au niveau des tubes séminifères, et à distance sur différents organes cibles.
Quel est le rôle de la FSH dans le testicule ?
La FSH, ou hormone folliculostimulante, est sécrétée par l’adénohypophyse et agit principalement sur les cellules de Sertoli. Elle stimule la production de protéines de transport des androgènes, appelées ABP ou TBG. Ces protéines fixent la testostérone et la concentrent au contact des cellules germinales, ce qui favorise leur développement et la spermatogenèse. Les cellules de Sertoli peuvent aussi produire de l’inhibine, qui exerce un rétrocontrôle négatif sur la sécrétion de FSH.
Quelles sont les fonctions de la testostérone ?
La testostérone possède de nombreuses fonctions. Elle stimule la production des gamètes mâles en favorisant la spermatogenèse. Elle participe à la maturation des muscles et au développement des caractères sexuels secondaires masculins, comme la barbe, la pilosité, la voix grave et certains aspects de la morphologie. Elle agit également sur le cerveau dans des zones particulières différentes de celles de la femme, influençant notamment certains comportements sexuels. Elle maintient aussi l’activité des glandes annexes de l’appareil génital mâle.
Comment fonctionne l’axe hypothalamo-hypophyso-testiculaire ?
La production de testostérone est contrôlée par un axe neuro-hormonal. L’hypothalamus sécrète des facteurs hormonaux, notamment la GnRH, qui stimulent l’adénohypophyse. Celle-ci libère alors deux hormones : la LH et la FSH. La LH agit sur les cellules de Leydig pour stimuler la production de testostérone. La FSH agit sur les cellules de Sertoli pour stimuler la production d’ABP ou TBG et soutenir la spermatogenèse. Lorsque la concentration de testostérone augmente dans le sang, elle exerce un rétrocontrôle négatif sur l’hypothalamus et l’hypophyse, ce qui diminue la production de LH et de FSH.
Quels facteurs physiques influencent la spermatogenèse et la production de testostérone ?
La spermatogenèse et la production testiculaire sont influencées par des facteurs physiques comme la température et les radiations. Les cellules germinales sont très sensibles à la chaleur : une variation même légère de température peut inhiber la production de spermatozoïdes. C’est pour cette raison que les testicules sont situés dans les bourses, où la température est légèrement inférieure à celle du corps. Le tissu très vascularisé autour des testicules participe aussi à la régulation thermique. Les radiations détruisent facilement les cellules germinales, alors que les cellules de Sertoli y résistent beaucoup mieux.
Qu’est-ce que la cryptorchidie ?
La cryptorchidie correspond à l’absence de descente d’un ou des deux testicules dans les bourses. Dans ce cas, les testicules restent soumis à une température trop élevée, proche de celle de la cavité abdominale. Il peut alors y avoir production de testostérone par les cellules de Leydig, mais la spermatogenèse est fortement altérée ou absente, ce qui empêche la production normale de spermatozoïdes et peut entraîner une infertilité.
Quels facteurs chimiques et nutritionnels influencent la production de spermatozoïdes ?
La production des spermatozoïdes peut être influencée par des facteurs chimiques et nutritionnels. Les vitamines A et E sont des facteurs nutritifs importants qui favorisent la spermatogenèse. À l’inverse, certaines substances pharmacologiques, certains médicaments, les drogues ou l’alcool peuvent avoir un effet néfaste sur la production des gamètes mâles et conduire à une altération progressive de la fertilité.
Pourquoi dit-on que la production de spermatozoïdes est continue mais organisée en vagues ?
La production de spermatozoïdes est continue et presque permanente à partir de la puberté, même si elle diminue progressivement avec l’âge lors de l’andropause. Cependant, elle se fait par vagues successives, car tous les tubes séminifères et toutes les régions d’un même tube ne sont pas au même stade de développement au même moment. Cette désynchronisation permet une production constante de gamètes mâles, car pendant que certaines zones produisent des spermatozoïdes matures, d’autres sont à des stades plus précoces de la spermatogenèse.
Quel est le trajet des spermatozoïdes à la sortie du testicule ?
Les spermatozoïdes sont libérés dans la lumière des tubes séminifères, puis passent dans les tubes droits. Les tubes droits, tapissés par un épithélium simple cubique à pavimenteux, rejoignent ensuite le rete testis, un réseau labyrinthique de canaux situé dans le corps de Highmore. Depuis le rete testis, les spermatozoïdes gagnent les canaux efférents, puis l’épididyme, ensuite le canal déférent, avant de rejoindre les voies génitales terminales. Le trajet peut donc être résumé ainsi : tubes séminifères, tubes droits, rete testis, canaux efférents, épididyme, canal déférent, puis urètre.
Que sont les voies spermatiques extra-testiculaires ?
Les voies spermatiques extra-testiculaires sont les conduits qui transportent les spermatozoïdes après leur sortie du testicule. Elles comprennent les canaux efférents, le canal épididymaire et le canal déférent. Les canaux efférents et le canal épididymaire se situent dans l’épididyme, tandis que le canal déférent n’en fait pas partie. Ces voies assurent le transport, la maturation, le stockage puis la propulsion des spermatozoïdes vers l’extérieur lors de l’éjaculation.
Quelles sont les caractéristiques histologiques des canaux efférents ?
Les canaux efférents relient le rete testis au canal épididymaire. Leur lumière est très caractéristique car elle apparaît étoilée en coupe histologique. Elle est bordée par un épithélium simple prismatique composé de deux types cellulaires : des cellules ciliées et des cellules glandulaires. Les cellules ciliées participent au déplacement des spermatozoïdes vers l’épididyme, tandis que les cellules glandulaires assurent une fonction de sécrétion et de réabsorption du liquide testiculaire.
Qu’est-ce que le canal épididymaire ?
Le canal épididymaire est un canal unique situé dans le corps de l’épididyme, dans lequel se jettent les nombreux canaux efférents. Il est extrêmement tortueux, ce qui explique que l’on observe de nombreuses incidences de coupe sur les préparations histologiques. Sa lumière est généralement ronde et assez uniforme. Son épithélium est pseudostratifié, ce qui signifie que toutes les cellules touchent la lame basale, même si elles n’atteignent pas toutes la lumière.
Quelles cellules composent l’épithélium du canal épididymaire ?
L’épithélium du canal épididymaire est pseudostratifié et contient des cellules principales pourvues de stéréocils ainsi que des cellules basales de renouvellement. Les cellules à stéréocils possèdent de longs prolongements apicaux de hauteur variable. Ces stéréocils ne sont pas de vrais cils : ils sont plus longs, irréguliers, ne possèdent jamais de corpuscule basal et sont constitués d’actine plutôt que de microtubules. Ils correspondent donc à de longues microvillosités spécialisées dans les échanges et l’absorption.
Quel est le rôle du canal épididymaire ?
Le canal épididymaire assure principalement le stockage et la maturation des spermatozoïdes. Au cours de leur passage dans ce canal très tortueux, les spermatozoïdes acquièrent progressivement leur motilité et leur pouvoir fécondant. L’épithélium à stéréocils participe aussi aux échanges avec le liquide épididymaire et à la réabsorption de certaines substances.
Quelles sont les caractéristiques du canal déférent ?
Le canal déférent est un canal unique situé en dehors de l’épididyme. Il fait suite au canal épididymaire et conduit les spermatozoïdes vers l’urètre lors de l’éjaculation. Sa paroi est très épaisse et dense, formée de tissu conjonctif et surtout de muscle lisse. Son épithélium ressemble à celui du canal épididymaire : il est pseudostratifié avec des cellules à stéréocils. Cependant, sa lumière est étoilée, ce qui le rapproche des canaux efférents. C’est pourquoi on peut le retenir comme un « mix des deux » : lumière étoilée comme les canaux efférents, épithélium à stéréocils comme l’épididyme.
Quel est le rôle du canal déférent ?
Le rôle essentiel du canal déférent est la propulsion des spermatozoïdes vers l’extérieur du corps lors de l’éjaculation. Cette propulsion est rendue possible par sa paroi musculaire très développée, composée de plusieurs couches de muscle lisse. Les contractions péristaltiques de cette musculeuse permettent d’envoyer rapidement les spermatozoïdes vers les voies génitales terminales.
Quel est le rôle général des glandes annexes de l’appareil génital mâle ?
Les glandes annexes de l’appareil génital mâle participent à la formation du liquide séminal, c’est-à-dire le liquide dans lequel les spermatozoïdes sont transportés, protégés et nourris. Ce liquide est globalement alcalin dans le cas des vésicules séminales, ce qui favorise la survie et la maturation fonctionnelle des spermatozoïdes. Les deux principales glandes annexes étudiées sont les vésicules séminales et la prostate.
Quelles sont les caractéristiques des vésicules séminales ?
Les vésicules séminales sont deux glandes paires et symétriques. En coupe histologique à faible grossissement, elles présentent un aspect très replié, en dentelle ou en labyrinthe, car leur muqueuse forme de nombreux replis. Leur épithélium varie selon l’âge et le statut hormonal. Lorsque la concentration de testostérone est élevée, l’épithélium devient prismatique pseudostratifié et très sécrétoire. En absence ou en faible quantité de testostérone, il devient plus bas, parfois pavimenteux, traduisant une baisse d’activité sécrétoire.
Quel est le rôle des vésicules séminales ?
Les vésicules séminales produisent une grande partie du liquide séminal. Leur sécrétion est alcaline, riche en substances nutritives, notamment en fructose, qui sert de source d’énergie aux spermatozoïdes. Elle contient aussi des protéines et d’autres molécules favorisant la mobilité et la survie des gamètes mâles. Cette sécrétion dépend fortement de la testostérone : plus le taux de testostérone est élevé, plus l’épithélium est actif et sécrétoire.
Quelles sont les caractéristiques générales de la prostate ?
La prostate est une glande impaire située en avant et autour de l’urètre prostatique. Elle a approximativement la taille d’une châtaigne. Histologiquement, c’est une glande tubulo-alvéolaire ramifiée entourée d’un tissu fibromusculaire riche en fibres musculaires lisses et en tissu conjonctif. Son épithélium peut être simple cubique, prismatique ou parfois pseudostratifié selon les régions et l’activité glandulaire.
Quel est le rôle de la prostate ?
La prostate produit un liquide légèrement acide représentant environ 25 % du liquide spermatique. Ce liquide contient des enzymes, des protéines et d’autres substances qui favorisent la survie des spermatozoïdes et participent à la fluidification du sperme après l’éjaculation. La prostate joue donc un rôle important dans le maintien de la viabilité des spermatozoïdes dans le liquide séminal.
Qu’est-ce que le pénis ?
Le pénis est l’organe copulateur mâle. Il permet l’introduction du sperme dans les voies génitales féminines lors de la reproduction. Il a la capacité d’entrer en érection grâce à la présence d’un tissu érectile très vascularisé. Ce tissu est organisé en trois masses cylindriques : deux corps caverneux situés dorsalement ou en position apicale selon le schéma du cours, et un corps spongieux central qui entoure l’urètre.
Comment est organisé le tissu érectile du pénis ?
Le tissu érectile du pénis est constitué de nombreuses cavités veineuses, ou sinus, qui communiquent entre elles. Ces cavités possèdent une paroi fibromusculaire riche en tissu conjonctif élastique et en fibres musculaires lisses. Le sang arrive dans ces espaces par des artères particulières appelées artères à coussinets ou artères hélicines. Les veines qui drainent le sang possèdent également des cellules musculaires longitudinales dans leur intima.
Que sont les artères à coussinets du pénis ?
Les artères à coussinets sont des artères particulières du tissu érectile pénien. Elles sont appelées ainsi car leur intima contient des cellules musculaires longitudinales qui peuvent se contracter et obstruer partiellement ou totalement la lumière artérielle. Au repos, cette organisation limite l’afflux sanguin dans les cavités érectiles. Lors de l’érection, la relaxation des fibres musculaires permet l’augmentation du débit sanguin vers les corps caverneux et le corps spongieux.
Quel est le mécanisme de l’érection ?
L’érection repose sur une modification du débit sanguin dans les tissus érectiles du pénis. Lors d’une stimulation parasympathique, les fibres musculaires lisses des artères se relâchent, ce qui augmente l’arrivée de sang dans les cavités veineuses des corps érectiles. Le remplissage de ces cavernes provoque le gonflement et la rigidification du pénis. En parallèle, le drainage veineux est limité par compression des veines, ce qui maintient le sang dans les tissus érectiles. La vasoconstriction et la réouverture du drainage veineux provoquent ensuite la sortie du sang des cavernes et la détumescence.
Quel est le rôle du système nerveux dans l’érection et la détumescence ?
Le système parasympathique favorise l’érection en provoquant la relaxation des fibres musculaires des artères péniennes, ce qui augmente l’afflux sanguin dans les corps érectiles. Le sang remplit alors les cavités veineuses et provoque la rigidité du pénis. À l’inverse, le système sympathique favorise la vasoconstriction, diminue l’apport sanguin et permet la vidange des cavernes veineuses, entraînant la détumescence.
Quel est le trajet complet des spermatozoïdes depuis leur production jusqu’à leur expulsion ?
Les spermatozoïdes sont produits dans les tubes séminifères des testicules. Ils passent ensuite dans les tubes droits, puis dans le rete testis. De là, ils gagnent les canaux efférents, qui les conduisent vers le canal épididymaire. Dans l’épididyme, ils sont stockés et acquièrent leur maturation fonctionnelle. Ils poursuivent ensuite leur trajet dans le canal déférent, dont la musculeuse épaisse assure leur propulsion lors de l’éjaculation. Ils rejoignent ensuite les voies terminales, où les sécrétions des vésicules séminales et de la prostate participent à la formation du sperme, puis ils sont expulsés par l’urètre pénien.
Quelles sont les fonctions générales de l’appareil génital femelle ?
L’appareil génital femelle a pour fonction principale de produire les gamètes femelles, appelés ovules dans le cours, mais correspondant plus précisément aux ovocytes au cours de leur maturation. Il assure aussi la synthèse des hormones sexuelles féminines, principalement les œstrogènes et la progestérone. Ces hormones contrôlent les caractères sexuels secondaires, le cycle ovarien, la préparation de l’utérus à une éventuelle nidation et certaines modifications liées à la gestation.
Quelles sont les grandes parties de l’appareil génital femelle ?
L’appareil génital femelle comprend d’abord les gonades, c’est-à-dire les ovaires. Il comprend ensuite les voies génitales internes, formées par les trompes utérines, l’utérus et le vagin. Enfin, il comprend les voies génitales externes, constituées par les lèvres, le clitoris et le vestibule. Ces différentes structures assurent la production des gamètes, leur transport, la fécondation éventuelle, la nidation et les fonctions sexuelles.
Quelle est l’organisation générale de l’ovaire ?
L’ovaire est revêtu en surface par un épithélium simple pavimenteux à cubique, parfois appelé épithélium germinatif. Sous cet épithélium se trouve une fine couche de tissu conjonctif dense appelée albuginée. L’ovaire est divisé en deux grandes zones : une zone périphérique appelée cortex et une zone centrale appelée médulla. Le cortex contient les follicules ovariens, qui renferment les cellules germinales en croissance. La médulla est formée principalement de tissu conjonctif lâche très vascularisé, contenant de gros vaisseaux sanguins, des vaisseaux lymphatiques et des nerfs.
Qu’est-ce que le stroma ovarien ?
Le stroma ovarien correspond au tissu de soutien de l’ovaire. Dans le cortex, il est constitué d’un tissu conjonctif lâche à forte prédominance cellulaire, riche en cellules fusiformes, en cellules musculaires lisses et en cellules interstitielles. En périphérie, ce stroma se condense en une couche plus dense formant l’albuginée sous l’épithélium ovarien. Le stroma soutient les follicules ovariens, participe à leur vascularisation et intervient dans les transformations cycliques de l’ovaire.
Comment évolue le nombre de cellules germinales féminines au cours de la vie ?
Chez la femme, le nombre de cellules germinales est limité et diminue au cours de la vie. Avant la naissance et jusqu’aux premières étapes de la vie, environ deux millions d’ovogonies sont présentes. À partir de l’adolescence, il n’en reste qu’environ 400 000, car les autres dégénèrent par atrésie. La plupart de ces ovogonies entrent en méiose et deviennent des ovocytes I bloqués au stade diplotène de la prophase I jusqu’à la puberté. À partir de la puberté, certains ovocytes reprennent leur maturation à chaque cycle menstruel. En moyenne, une femme connaîtra environ 400 cycles sur une trentaine d’années.
Qu’est-ce qu’un follicule ovarien ?
Un follicule ovarien est une structure du cortex ovarien composée d’une cellule germinale, l’ovocyte, entourée de cellules folliculaires somatiques. Ces cellules folliculaires soutiennent, nourrissent et accompagnent la maturation de l’ovocyte. Les follicules ovariens se trouvent à différents stades de développement dans le cortex, et leur structure varie selon l’avancement de la croissance folliculaire et de la maturation méiotique de l’ovocyte.
Qu’est-ce qu’un follicule primordial ?
Le follicule primordial est le stade le plus précoce du follicule ovarien. Il est généralement situé très à la périphérie du cortex ovarien et mesure environ 25 µm de diamètre. Il est constitué d’un ovocyte I bloqué en prophase I, entouré de deux à trois cellules folliculaires très aplaties, formant une couche pavimenteuse simple. Ce follicule reste en dormance jusqu’à son éventuelle activation lors d’un cycle ovarien.
Qu’est-ce qu’un follicule primaire ?
Le follicule primaire correspond au stade où les cellules folliculaires entourant l’ovocyte deviennent cubiques. Elles forment alors une couche unique d’aspect épithélial simple cubique autour de l’ovocyte. À ce stade apparaît entre l’ovocyte et les cellules folliculaires une couche fibreuse et glycoprotéique appelée zone pellucide, visible en microscopie optique. L’ovocyte est toujours un ovocyte I bloqué en prophase I.
Qu’est-ce qu’un follicule secondaire ?
Le follicule secondaire est caractérisé par la multiplication des cellules folliculaires autour de l’ovocyte. Celles-ci forment plusieurs couches cellulaires constituant progressivement la granulosa. Une lame basale apparaît à l’extérieur des cellules folliculaires, séparant la granulosa du stroma ovarien. La zone pellucide est toujours présente autour de l’ovocyte. À ce stade, le follicule devient plus volumineux et se prépare à la formation des enveloppes thécales.
Qu’est-ce qu’un follicule cavitaire ou antral ?
Le follicule cavitaire, aussi appelé follicule tertiaire ou antral, correspond au stade où une cavité remplie de liquide apparaît au sein de la granulosa. Cette cavité, appelée antre folliculaire, résulte de la fusion de petites lacunes liquidiennes. Le nombre de couches folliculeuses augmente encore, formant une granulosa importante. Autour du follicule, le tissu conjonctif commence à s’organiser en deux thèques, interne et externe, qui ne sont pas encore parfaitement différenciées au début de ce stade.
Qu’est-ce qu’un follicule de De Graaf ?
Le follicule de De Graaf est le follicule ovarien mature, prêt à ovuler. Il mesure environ 10 à 12 mm. Sa cavité folliculaire devient très grande et remplie de liquide. La granulosa s’amincit sur une grande partie du pourtour, mais elle forme une protubérance autour de l’ovocyte appelée cumulus oophorus. L’ovocyte est entouré d’un groupe de cellules folliculaires appelé corona radiata, qui sera expulsé avec lui lors de l’ovulation. À ce stade, les deux thèques sont bien délimitées : la thèque interne est cellulaire et sécrétrice, tandis que la thèque externe est fibreuse et de soutien.
Que sont la granulosa, le cumulus oophorus et la corona radiata ?
La granulosa correspond à l’ensemble des couches de cellules folliculaires entourant l’ovocyte dans les follicules en croissance. Dans le follicule de De Graaf, une partie de cette granulosa forme une protubérance qui maintient l’ovocyte dans la cavité folliculaire : c’est le cumulus oophorus. Les cellules folliculaires immédiatement accolées à l’ovocyte forment la corona radiata. Lors de l’ovulation, l’ovocyte II est expulsé avec une partie de cette corona radiata.
Quelle est la différence entre la thèque interne et la thèque externe ?
Les thèques dérivent du stroma ovarien entourant le follicule. La thèque interne est une couche cellulaire richement vascularisée, à fonction endocrine, capable de synthétiser des hormones stéroïdes, notamment des œstrogènes. Ses cellules possèdent donc les caractéristiques des cellules stéroïdogènes, comme un réticulum endoplasmique lisse développé, des gouttelettes lipidiques et des mitochondries à crêtes tubulaires. La thèque externe est plus fibreuse et conjonctive ; elle joue surtout un rôle de soutien mécanique et participe plus tard à la formation des cloisons du corps jaune.
Combien de temps dure la maturation folliculaire jusqu’au follicule de De Graaf ?
La maturation folliculaire conduisant d’un follicule primordial à un follicule de De Graaf dure environ 14 jours dans le cadre du cycle ovarien. Durant cette période, plusieurs follicules peuvent commencer leur croissance, mais en général un seul atteint le stade de follicule mûr capable d’ovuler. Les autres follicules en développement dégénèrent par atrésie.
Que se passe-t-il au moment de l’ovulation ?
L’ovulation se produit autour du 14e jour du cycle menstruel. Elle correspond à la rupture de la paroi du follicule de De Graaf et à l’expulsion de l’ovocyte II entouré de sa corona radiata. Juste avant l’ovulation, l’ovocyte I termine sa première division méiotique et devient un ovocyte II accompagné d’un premier globule polaire. L’ovocyte II commence alors la deuxième division méiotique mais reste bloqué jusqu’à une éventuelle fécondation. S’il n’y a pas de fécondation, il dégénère.
Quel est le rôle du pic de LH dans l’ovulation ?
Le pic de LH, ou hormone lutéinisante, se produit vers le 14e jour du cycle. Il déclenche la reprise et la fin de la première division méiotique de l’ovocyte I, ce qui permet la formation de l’ovocyte II et du premier globule polaire. Il provoque aussi la rupture du follicule de De Graaf, entraînant l’expulsion de l’ovocyte II avec sa corona radiata. Enfin, il induit la transformation du reste du follicule en corps jaune.
Pourquoi dit-on que la méiose féminine est inachevée sans fécondation ?
Chez la femme, l’ovocyte I reste bloqué en prophase I jusqu’au cycle au cours duquel il reprend sa maturation. Lors de l’ovulation, il termine seulement la première division méiotique et donne un ovocyte II. Cet ovocyte II commence la deuxième division méiotique mais reste bloqué en métaphase II. La méiose II ne se termine que si un spermatozoïde féconde l’ovocyte. En absence de fécondation, l’ovocyte II dégénère sans jamais achever sa méiose.
Que devient le follicule après l’ovulation ?
Après l’ovulation, seul l’ovocyte II accompagné de la corona radiata quitte l’ovaire. Le reste du follicule, c’est-à-dire la granulosa et les thèques, demeure dans le cortex ovarien et se transforme en corps jaune, aussi appelé corpus luteum. Les capillaires de la thèque interne pénètrent dans la granulosa et stimulent sa prolifération. Les cellules de la granulosa et de la thèque interne deviennent alors des cellules lutéiniques, tandis que la thèque externe forme des cloisons conjonctives dans le corps jaune.
Qu’est-ce que le corps jaune ?
Le corps jaune est une glande endocrine temporaire formée à partir du follicule rompu après l’ovulation. Il est constitué de cellules lutéiniques issues de la granulosa et de la thèque interne, ainsi que de cloisons conjonctives dérivées de la thèque externe. Ses cellules ont un aspect spongieux en coupe histologique à cause de leurs nombreuses gouttelettes lipidiques. Comme toutes les cellules productrices de stéroïdes, elles possèdent un réticulum endoplasmique lisse développé, des gouttelettes lipidiques et des mitochondries à crêtes tubulaires. Le corps jaune produit principalement de la progestérone, mais aussi des œstrogènes.
Quel est le devenir du corps jaune en absence de fécondation ?
En absence de fécondation, le corps jaune est appelé corps jaune menstruel ou progestatif. Il reste actif pendant environ 14 jours, correspondant à la phase lutéale du cycle, puis dégénère. Les cellules lutéiniques disparaissent progressivement et il ne reste plus que le tissu conjonctif provenant notamment des cloisons formées par la thèque externe. Cette structure cicatricielle prend le nom de corps blanc, ou corpus albicans, et disparaît progressivement.
Que devient le corps jaune en cas de fécondation ?
En cas de fécondation, le corps jaune ne dégénère pas immédiatement. Il persiste pendant plusieurs mois, environ six mois selon le cours, et prend le nom de corps jaune gravidique ou gestatif. Sa persistance est stimulée par des gonadotropines produites par les annexes embryonnaires et le placenta en formation, notamment l’hCG. Le corps jaune continue alors à produire de la progestérone, indispensable au maintien de l’endomètre et à la préparation de la gestation, avant de régresser plus tard en corps blanc.
Quelles sont les fonctions principales des ovaires ?
Les ovaires assurent deux fonctions principales. La première est la formation des gamètes femelles par la maturation des ovocytes contenus dans les follicules ovariens. La seconde est la synthèse des hormones sexuelles. Les œstrogènes sont principalement synthétisés par la thèque interne et participent aux caractères sexuels secondaires ainsi qu’à la régénération de l’utérus. La progestérone est surtout synthétisée par le corps jaune et prépare l’utérus à une éventuelle nidation tout en participant à l’activation des glandes mammaires.
Comment la FSH agit-elle sur l’ovaire ?
La FSH, produite par l’adénohypophyse sous contrôle de l’hypothalamus, stimule la croissance et la maturation des follicules ovariens. Elle agit notamment sur les cellules folliculaires et la thèque interne afin de favoriser la production d’œstrogènes. Durant les 14 premiers jours du cycle, l’augmentation de FSH permet le développement folliculaire et la montée progressive de la production d’œstrogènes.
Comment la LH agit-elle sur l’ovaire ?
La LH, ou hormone lutéinisante, est produite par l’adénohypophyse sous contrôle hypothalamique. Elle s’accumule progressivement au cours de la première moitié du cycle puis présente un pic vers le 14e jour. Ce pic provoque l’ovulation, c’est-à-dire la rupture du follicule de De Graaf et l’expulsion de l’ovocyte II avec sa corona radiata. La LH déclenche aussi la transformation du follicule restant en corps jaune, responsable de la sécrétion de progestérone.
Comment se déroule le cycle ovarien ?
Le cycle ovarien dure environ 28 jours et comprend deux grandes phases séparées par l’ovulation. La phase folliculaire occupe les 14 premiers jours. Elle est dominée par la FSH, qui stimule la croissance folliculaire et la production d’œstrogènes. Vers le 14e jour, un pic de LH provoque l’ovulation. La phase lutéale occupe les 14 jours suivants. Elle correspond à l’activité du corps jaune, qui sécrète surtout de la progestérone et aussi des œstrogènes. Si aucune fécondation n’a lieu, le corps jaune dégénère en corps blanc et un nouveau cycle peut commencer.
Comment fonctionne le rétrocontrôle hormonal du cycle ovarien ?
Le cycle ovarien est régulé par un système de rétrocontrôle entre l’hypothalamus, l’adénohypophyse et l’ovaire. L’hypothalamus contrôle la sécrétion hypophysaire de FSH et de LH. Les œstrogènes et la progestérone produits par l’ovaire peuvent ensuite exercer un rétrocontrôle sur l’hypothalamus et l’hypophyse. Selon le moment du cycle, ce rétrocontrôle peut être négatif ou positif. Une augmentation de ces hormones peut inhiber la production de FSH ou de LH, mais un fort taux d’œstrogènes juste avant l’ovulation participe au pic de LH. Ce système permet d’alterner croissance folliculaire, ovulation et phase lutéale.
Quels sont les rôles des œstrogènes et de la progestérone ?
Les œstrogènes sont responsables du développement des caractères sexuels secondaires féminins et participent à la régénération et à la prolifération de l’utérus, notamment de l’endomètre. La progestérone, produite principalement par le corps jaune après l’ovulation, prépare l’utérus à une éventuelle nidation en stabilisant et en transformant l’endomètre. Elle participe aussi à l’activation et à la préparation des glandes mammaires. Ensemble, ces hormones coordonnent la fertilité féminine et les modifications cycliques de l’appareil génital.
Quelles sont les voies génitales internes de l’appareil génital femelle ?
Les voies génitales internes de l’appareil génital femelle comprennent les trompes utérines, l’utérus et le vagin. Les trompes utérines assurent la capture de l’ovocyte II après l’ovulation, son transport et sont le lieu habituel de la fécondation. L’utérus permet la nidation de l’embryon, le développement de la grossesse et l’expulsion du fœtus à terme. Le vagin est un conduit musculo-membraneux reliant le col de l’utérus aux voies génitales externes.
Quelles sont les différentes parties de la trompe utérine ?
La trompe utérine, aussi appelée trompe de Fallope, est divisée en plusieurs parties. La première est le pavillon, une portion en forme d’entonnoir qui accueille l’ovocyte expulsé lors de l’ovulation. Ce pavillon est muni de franges qui aident à capter l’ovocyte. Le canal tubaire est ensuite divisé en trois parties : l’ampoule, qui est la partie la plus large et le lieu habituel de la fécondation ; l’isthme, qui est une portion plus étroite ; et la portion intramurale, qui traverse la paroi de l’utérus avant de s’y ouvrir.
Quelle est l’organisation histologique de la trompe de Fallope ?
La trompe de Fallope est un long tube musculaire constitué de trois couches principales. De l’intérieur vers l’extérieur, on retrouve une muqueuse, une musculeuse et une séreuse. La muqueuse est tapissée par un épithélium simple prismatique qui contient deux types cellulaires : des cellules ciliées et des cellules sécrétrices. Cet épithélium repose sur un chorion de tissu conjonctif lâche. La musculeuse est formée de fibres musculaires lisses organisées en deux couches, une couche circulaire interne et une couche longitudinale externe. La séreuse correspond à une couche externe de tissu conjonctif lâche recouverte de péritoine.
Quel est le rôle des cellules ciliées et sécrétrices de la trompe utérine ?
Les cellules ciliées de l’épithélium tubaire possèdent des cils qui battent en direction de l’utérus afin de favoriser le transport de l’ovocyte II, puis éventuellement du zygote, vers la cavité utérine. Les cellules sécrétrices accumulent leurs produits de sécrétion au niveau apical et produisent le liquide tubaire. Ce liquide nourrit les gamètes et l’embryon précoce, facilite leur déplacement et constitue le milieu dans lequel peuvent se rencontrer l’ovocyte II et les spermatozoïdes.
Quelles sont les fonctions de la trompe utérine ?
La trompe utérine capte l’ovocyte II expulsé par l’ovaire grâce au pavillon. Elle transporte ensuite l’ovocyte, ou le zygote en cas de fécondation, vers l’utérus. Ce transport dépend à la fois des battements des cellules ciliées, des contractions rythmiques de la musculeuse lisse et du liquide tubaire produit par les cellules sécrétrices. La trompe est aussi le lieu habituel de la fécondation, surtout au niveau de l’ampoule. Si l’œuf s’implante dans la trompe au lieu de rejoindre l’utérus, on parle de grossesse tubaire, qui est pathologique.
Quelle est l’organisation générale de l’utérus ?
L’utérus est un organe creux constitué de trois tuniques portant des noms spécifiques. La muqueuse est appelée endomètre, la musculeuse est appelée myomètre et la couche externe correspond à une séreuse appelée périmètre lorsqu’elle est recouverte par le péritoine. L’utérus est lui-même divisé en trois parties : le fond de l’utérus, le corps de l’utérus et le col de l’utérus, avec une zone de rétrécissement appelée isthme entre le corps et le col.
Quelles sont les caractéristiques histologiques générales du corps de l’utérus ?
Le corps de l’utérus est tapissé par un épithélium simple prismatique contenant des cellules ciliées et des cellules sécrétrices. Cet épithélium repose sur un chorion particulier, formé d’un tissu conjonctif lâche presque entièrement cellulaire, ce qui le rend extrêmement malléable. Dans ce chorion se trouvent des glandes utérines tubuleuses, qui participent aux modifications cycliques de l’endomètre. Le myomètre est très épais et constitué de muscles lisses, responsables des contractions utérines pendant les règles et l’accouchement.
Quelles sont les couches de l’endomètre ?
L’endomètre est divisé en deux couches principales. La couche basale représente environ 25 % de la hauteur maximale de l’endomètre. Elle reste stable au cours du cycle et sert de base à la régénération après les menstruations. Elle contient de nombreuses glandes contournées, visibles en coupe sous forme de multiples petits profils ronds, ainsi que des artères droites. La couche fonctionnelle représente environ 75 % de la hauteur totale. Elle se modifie fortement au cours du cycle, contient des glandes plus droites puis sécrétantes, et se desquame lors des menstruations en absence de fécondation.
Comment évolue l’endomètre pendant la phase menstruelle ?
La phase menstruelle correspond aux jours 1 à 4 du cycle. Elle est provoquée par la chute des hormones ovariennes, surtout de la progestérone, après la dégénérescence du corps jaune en absence de fécondation. Les artères de la couche fonctionnelle se contractent, empêchant le sang d’irriguer correctement le tissu. Cette ischémie entraîne la nécrose des parties superficielles de l’endomètre, puis leur destruction et leur élimination avec une hémorragie. Seule la couche basale persiste pour permettre la régénération de l’endomètre.
Comment évolue l’endomètre pendant la phase proliférative ?
La phase proliférative se déroule environ du 5e au 14e jour du cycle. Sous l’effet des œstrogènes produits par les follicules ovariens en croissance, l’endomètre se répare et se reconstruit. Les cellules glandulaires et les cellules de la couche basale prolifèrent activement, ce qui entraîne un épaississement progressif de l’endomètre. Les glandes deviennent droites et longitudinales, tandis que le stroma se reconstitue et se densifie. Cette phase prépare l’endomètre à une éventuelle ovulation fécondée.
Comment évolue l’endomètre pendant la phase sécrétoire ?
La phase sécrétoire se déroule après l’ovulation, environ du 15e au 25e jour, et peut se prolonger jusqu’à la fin du cycle. Sous l’influence de la progestérone sécrétée par le corps jaune, l’endomètre continue de s’épaissir et devient fonctionnellement prêt à recevoir un embryon. Les glandes deviennent plus tortueuses et sécrètent un mucus riche en glycoprotéines. Le stroma devient plus œdémateux et vascularisé. Si aucune fécondation n’a lieu, le corps jaune dégénère, les hormones chutent et un nouveau cycle menstruel commence.
Que se passe-t-il dans l’utérus en cas de fécondation ?
En cas de fécondation, l’œuf arrive dans l’utérus après son trajet dans la trompe et s’implante dans l’endomètre : c’est la nidation. L’endomètre ne se détruit pas ; il se transforme au contraire pour participer à la formation du placenta. Le placenta aura une double origine, fœtale et maternelle, et servira d’organe d’échange entre la mère et le fœtus pour les nutriments, les gaz respiratoires, les déchets et certaines hormones.
Quelle est l’origine du placenta ?
Le placenta possède une double origine. Sa partie fœtale provient du trophoblaste, couche cellulaire qui entoure le blastocyste, ainsi que des tissus extra-embryonnaires associés. Cette partie formera notamment la lame choriale, les troncs villeux et les villosités choriales. Sa partie maternelle provient de l’endomètre transformé, appelé caduque ou décidua. Cette partie maternelle forme les zones d’ancrage, les lacunes remplies de sang maternel et les cotylédons.
Comment s’organise la partie fœtale du placenta ?
La partie fœtale du placenta dérive du trophoblaste. Elle forme une lame choriale qui se ramifie en troncs villeux, puis en villosités choriales plongeant dans des cavités remplies de sang maternel. Cette organisation peut être comparée à un tronc d’arbre avec des racines. À l’intérieur des troncs villeux et des villosités circule du sang d’origine fœtale, contenu dans des artères, des veines et des capillaires fœtaux. Ces vaisseaux permettent l’aller-retour du sang fœtal jusqu’à la zone d’échange avec le sang maternel.
Quelle est la structure histologique des villosités choriales ?
Les villosités choriales sont tapissées par deux couches trophoblastiques au début de la grossesse. La couche externe est le syncytiotrophoblaste, constitué de cellules fusionnées formant un syncytium plurinucléé. La couche interne est le cytotrophoblaste, composé de cellules bien individualisées. Au centre de chaque villosité se trouve un axe de tissu conjonctif contenant de nombreux capillaires sanguins fœtaux. On peut aussi y retrouver des macrophages spécialisés appelés cellules de Hofbauer. Après environ quatre mois, le cytotrophoblaste disparaît en grande partie, ce qui amincit la barrière placentaire et facilite les échanges.
Qu’est-ce que la barrière placentaire ?
La barrière placentaire est l’ensemble des structures qui séparent le sang maternel contenu dans les lacunes intervilleuses du sang fœtal contenu dans les capillaires des villosités. Au début, elle comprend le syncytiotrophoblaste, sa lame basale, une fine couche de tissu conjonctif, le cytotrophoblaste avec sa membrane basale, puis l’endothélium des capillaires fœtaux. Après le quatrième mois, le cytotrophoblaste disparaît en grande partie, rendant la barrière plus mince. Cette barrière permet les échanges d’oxygène, de dioxyde de carbone, de nutriments et de déchets sans mélange direct des deux sangs.
Que sont les cellules de Hofbauer ?
Les cellules de Hofbauer sont des macrophages spécialisés présents dans les villosités choriales du placenta. Elles possèdent les caractéristiques classiques des macrophages : une grande capacité de migration, un noyau excentré souvent réniforme à chromatine condensée et de nombreux lysosomes visibles sous forme de granules. Elles participent à la phagocytose des débris cellulaires et à l’immunosurveillance locale au sein du placenta.
Comment s’organise la partie maternelle du placenta ?
La partie maternelle du placenta provient du remaniement de l’endomètre, qui devient la caduque ou décidua. La partie profonde de l’endomètre se transforme en un tissu plus dense. Les cellules du stroma endométrial deviennent des cellules déciduales, de très grandes cellules riches en glycogène et en lipides, dont l’aspect peut rappeler celui d’un épithélium. Le trophoblaste creuse des lacunes dans l’endomètre ; ces lacunes sont remplies de sang maternel et sont séparées partiellement par des cloisons incomplètes appelées cotylédons.
Que sont les lacunes maternelles et les cotylédons placentaires ?
Les lacunes maternelles sont des cavités creusées dans l’endomètre par le trophoblaste. Elles se remplissent de sang maternel provenant des artères utérines. Les villosités choriales fœtales y plongent, mais le sang maternel et le sang fœtal ne se mélangent pas. Les cotylédons sont des cloisons incomplètes provenant de l’endomètre maternel, qui séparent partiellement les lacunes entre elles et divisent le placenta en compartiments irréguliers.
Quelles sont les fonctions principales du placenta ?
Le placenta est un organe transitoire d’échange entre la mère et le fœtus. Il permet le passage des nutriments, de l’eau et de l’oxygène de la mère vers le fœtus, ainsi que le passage du dioxyde de carbone et des déchets métaboliques du fœtus vers la mère. Il joue aussi un rôle de barrière immunologique partielle et peut laisser passer certaines hormones, anticorps ou médicaments. Enfin, il possède une fonction endocrine importante, notamment par la sécrétion de gonadotropines comme l’hCG, qui maintiennent le corps jaune actif en début de grossesse.
Quelle est la structure histologique du vagin ?
Le vagin est formé de trois tuniques. Sa muqueuse est tapissée par un épithélium épidermoïde, c’est-à-dire un épithélium pavimenteux stratifié non kératinisé, résistant aux frottements. Cet épithélium repose sur un chorion richement vascularisé et ne possède pas de véritables glandes. La musculeuse est constituée de muscle lisse, organisé en couches permettant la distensibilité et les contractions réflexes. L’adventice est riche en fibres élastiques, ce qui confère au vagin une grande souplesse.
Quelles sont les voies génitales externes féminines ?
Les voies génitales externes féminines comprennent le vestibule, le clitoris et les lèvres. Le vestibule est une région tapissée par un épithélium épidermoïde reposant sur un chorion vascularisé, avec une structure proche de celle du vagin. Le clitoris est un organe érectile homologue du pénis, contenant un corps caverneux et recouvert par un épithélium malpighien kératinisé, c’est-à-dire un épiderme. Les lèvres sont des replis fibro-élastiques richement vascularisés, tapissés par un épithélium kératinisé et pigmenté.
Quelle est la différence histologique entre les petites lèvres et les grandes lèvres ?
Les petites lèvres sont des replis fibro-élastiques vascularisés tapissés par un épithélium kératinisé pigmenté. Elles contiennent des glandes sébacées non associées à des poils. Les grandes lèvres, quant à elles, sont des replis cutanés plus épais contenant des follicules pileux. Elles possèdent des glandes sébacées et des glandes sudoripares associées aux poils, ce qui les rapproche davantage d’une structure cutanée classique.