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Six grandes étapes du régionalisme en Afrique
L'articulation entre intégration régionale et identité à travers le prisme du panafricanisme.
Action de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) sur la période 1963-2002.
Emergence de la Communauté économique africaine apd 1991.
Rôle pivot des Communautés économiques régionales (CER).
Création de l’Union Africaine (UA) et de ses institutions depuis 2002.
L’Action de l’UA en faveur du maintien de la paix
Analyse de la construction des organisations en Afrique
Transactionalisme: l'intensification des échanges diplomatiques, économiques et sécuritaires au sein des Communautés économiques régionales (CEDEAO, SADC, etc.) (piliers à l'UA) favorise un processus d'apprentissage et la socialisation des élites. L'Union africaine agit comme une scène où s'opèrent des transactions politiques constantes.
Limites : Les flux d'échanges intra-africains restent globalement faibles par rapport aux échanges avec l'extérieur. Le manque de moyens et les réticences des États à déléguer l'usage de la force empêchent souvent l'émergence d'une véritable communauté de sécurité intégrée
Communautés imaginées: L'Union africaine est la concrétisation institutionnelle du panafricanisme. Elle utilise des marqueurs symboliques (le drapeau, l'hymne, la célébration des pères fondateurs) et des discours politiques pour unifier les peuples africains au-delà des frontières coloniales arbitraires.
Limites : Ce sentiment d'appartenance panafricaine peine parfois à s'imposer face aux nationalismes d'État et aux identités locales (tribales, ethniques ou religieuses).
Néofonctionnalisme: L'Union africaine et les Communautés économiques régionales (CER) ont calqué de nombreux aspects de leur architecture institutionnelle (Commission, Parlement, Cour de justice) sur le modèle européen. La coopération technique (libre-échange continental avec la ZLECAf, infrastructures, santé) devrait mécaniquement engendrer une intégration politique plus profonde. [1, 2]
Limites : Le modèle s'avère difficilement applicable tel quel en Afrique en raison du poids de la souveraineté. les États membres de l'UA défendent jalousement leurs prérogatives et limitent l'autonomie et le pouvoir de contrainte de la Commission de l'UA.
Références au panafricanisme dans la charte de l’UA (2002)
Dans son préambule, il se réclame explicitement des « nobles idéaux » des pères fondateurs et des générations de panafricanistes, afin de promouvoir l’unité, la solidarité et la cohésion entre les peuples et les Etats Africains.
Le rôle de l’OUA dans la libération du continent. ART 3: fixe comme objectif fondamental l'accélération de l'intégration politique et socio économique du continent, confirmant une logique d'unification structurelle.
Le panafricanisme
Idéologie, politique et culturelle, qui s'est construite en plusieurs étapes, passant d'un mouvement mémoriel à un projet d'unification continentale W.E.B. Du Bois.
Émergence hors d'Afrique en 1900 la première conférence panafricaine de Londres et en 1919 un premier congrès panafricain
Avec l'invasion de l'Éthiopie, par l'Italie fasciste en 1935, le logement se réoriente vers la lutte contre la colonisation (discrédit du droit int’l de la SDN) → accélération de la politisation du mouvement
La conférence de Manchester en 1945, réunis des futurs leader des indépendances africaines. L'identité africaine se forge alors autour d'une communauté, de destin issue d'une même expérience de racisme et de l'oppression coloniale.
La charte africaine des droits de l'Homme et des peuples, 1981
Constitue une traduction juridique, des idéaux panafricanisme et anti coloniaux, elle se distingue des instruments classiques des des DdH par l'importance accordé aux droits collectif des peuples et par l'intégration explicite de la souveraineté politique économique.
→ ART19: principe d'égalité absolue entre les peuples et interdit, toute forme de domination
→ ART20: droit inaliénable à l'autodétermination, politique économique, permettant un peuple opprimé ou colonisé de se libérer par tous les moyens reconnus par la communauté internationale
→ ART21: renforce cette logique en garantissant la souveraineté économique des peuples sur le ressources naturelles, et, en appelant à la suppression de l'exploitation économique étrangère, notamment celle exercé par les monopoles internationaux
Valeur culturelle, africaine selon la charte
→ART29: intègre les devoirs de l'individu envers la communauté rompant avec une approche exclusivement centrée sur les droits individuels. Il impose d'abord le respect, la préservation et le soutien de la cellule familiale. Comme fondement de l'ordre social. Il insiste ensuite sur le renforcement de la solidarité sociale et nationale, notamment en situation de crise.
L'individu, également tenu de contribuer au travail, de s'inquiéter de ses obligations fiscales, afin garantir le fonctionnement de la société.
Nécessité de préserver les valeurs culturelles africaines positives dans un esprit de dialogue et de tolérance.
Limite de la diffusion du panafricanisme dans les identités populaires
Persistance d'une structuration des identités autour de l'attention entre appartenance national et appartenance et technique. Les identification à l'échelle continentale restent marginale.
Forte hétérogénéité géographique des identification. Idd nationale dominante mais elle est fortement concurrencée par les appartenances ethniques, révélant la persistance de clivages internes structurants dans d’autres pays.
Faiblesse de la solidarité panafricaine, persistance de tension migratoire et l'discrimination intra africaine
Logan a déposé une plainte officielle concernant les violences subi par ses ressortissants en Afrique du Sud
Organisation de l’UA
32. États membres fondateur en 1963 né dans un contexte compromis difficile.
Division originelles:
→ groupe de Casablanca, défend une approche fédéraliste associée à des orientations socialistes
→ groupe de Monrovia, privilégier le respect strict de l'autonomie souveraine de chaque état et prône un maintien d'une coopération économique avec l'Occident
Principe de la charte ART3:
→ égalité souveraine de tous les états membres
→ non ingérence absolue dans les affaires intérieures des états
→ respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de chaque pays
Orientation et limitation institutionnelle: l'organisation n'investi que très peu dans les sphères civil et économique, se focalisons presque exclusivement sur la diplomatie et la préservation des régimes politique en place
La communauté économique africaine(CEA): le traité d'Abuja, 1991
Réponse au bilan politique, mitigé de l’OUA. Le traité rond avec le fédéralisme politique directe pour adopter une vision néo. Fonctionnaliste dans l'intégration régionale.
Les deux objectifs centraux : la libéralisation des échanges intra africain et l'atteinte de l'autosuffisance économique à l'échelle du continent.
Logique de fédéralisme par agrégation : le traité coupe le continent, plusieurs blocs géographique, appelé les CER destinés à fusionner plus tard.
Calendrier du processus d'intégration économique globale du traité d'Abuja
Création et renforcement des différentes communautés économiques régionales
Harmonisation et stabilisation des politiques entre ces différentes CER
Établissement de zone de libre-échange et d'union douanière au niveau de chaque région
Fusion de ses blocs pour créer une union douanière, continental unique
Instauration d'un marché commun africain, garantissant la circulation des biens et des personnes
Aboutissement ultime par la création d'une union économique et monétaire africaine (monnaie unique et banque centrale commune)
Les Communautés Economiques Régionales (CER)
Il y a huit CER divisé en trois:
Afrique du Nord/nord-est: UMA, COMESA, CEN-SAD, IGAD
Afrique de l'Ouest/centre : CEDEAO, CEESAC
Afrique de l’est/australe: CAE, SADC
Chevauchement de membres et mandats
La communauté économique des états de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)
1975, la CEDEAO c'est imposé comme une organisation régionale de référence vision, l'intégration économique. La ligne circulation des personnes coopération sécuritaire accrue.
Cependant, le retrait du Burkina Faso du Mali et du Niger, en janvier 2025, réduit le bloc à 12 membres fragiliser son ambition d'intégration après des décennies marquée par l'adoption d'un tarif extérieur commun
CEDEAO et le maintien de la paix
Depuis 1990, elle s'est imposée comme un acteur sécuritaire majeur en Afrique de l'Ouest, en intervenant au Libéria en serrera Leone et en Guinée Bissau. Elle formulé sa structure avec la force en attente de la CEDEAO (2004) essai 20 000 casque blanc.
Mission au Mali et en Gambie. Menace d'intervention au Niger a marqué une rupture et entraîner le retrait du pays de l'organisation.
La création de l’UA
Changement de contexte : La fin de la GF et la disparition de l'apartheid ont réorienté les priorités africaines de la lutte anticoloniale vers le développement, la stabilité et la gouvernance.
Continuité éco : Ce processus prolonge la dynamique d'intégration économique progressive amorcée en amont par le Traité d'Abuja.
Chronologie de la transition : La création s'est faite en trois étapes majeures : la Déclaration de Syrte (1999) en Libye, l'adoption de l'Acte constitutif à Lomé (2000) et le lancement officiel au sommet de Durban (2002) sous Thabo Mbeki.
Élargissement des missions : L'UA dépasse la simple solidarité politique pour intégrer la promotion de la démocratie, le respect des droits humains et le maintien de la paix.
Débat sur le fédéralisme : Le sommet d'Accra en 2007 a relancé l'ambition d'un gouvernement continental uni sous le projet des « États-Unis d’Afrique ».
Réalité actuelle : Le courant fédéraliste a fortement ralenti après la chute de Mouammar Kadhafi en 2011 ; l'UA fonctionne aujourd'hui comme une organisation intergouvernementale de coopération qui préserve les souverainetés nationales.
Organes de l'UA
L'architecture institutionnelle de L’UA se caractérise par un phénomène de mimétisme institutionnel. Le nombre d'organes sont directement copiées sur les modèles de gouvernance, de l’UE et de l'ONU.
Organes politiques exécutif: conférence de l'UA (AG), conseil exécutif, commission de l'UA
Organes de contrôle consultatif et judiciaire: parlement, panafricain, cour africaine des droits de l'homme et des peuples, conseil économique, social et culturel, structure financière et de sécurité
L'union africaine et la sécurité
Doctrine de sécurité rampant définitivement avec le dôme de la ingérence absolue qui paralysée l'ancienne OUA.
L'acte constitutif de l'UA institutionnaliser un droit d'intervention dans les affaires intérieur des états membres en cas de violation grave des droits humain
Cadre juridique de l'intervention ART4
Clause de défense de la démocratie ART30
ART4: cadre juridique de l'intervention
L'article quatre de l'acte constitutif définit la règle fondamentale de cette architecture de sécurité collective
→ droit d'intervention coercitive: droit d'intervention militaire sur le territoire d'un EEM, après décision de la conférence des chefs d'État. Droit strictement limité à trois circonstances, très grave : crime de guerre, génocide et crimes contre l'humanité.
→ droit à l'assistance: à l'inverse, l'article consacre le droit souverain de tout est un membre de solliciter explicitement l'aide, intervention militaire de l'union.
ART30: clause de défense de la démocratie
Cette clause vise à priver les régimes illégitimes de toute reconnaissance, diplomatiques, continentale et s'appliquent en de manière complémentaire aux sanctions, déjà pratiqué au niveau régional par des organisations comme la CEDEAO
Bilan de l’UA
2005: suspension de 12 EM suite à aux crises politique internes via l'article 30
Actuellement, cinq état reste suspendu, Mali, depuis juin 2021, Guinée, depuis septembre 2021, Soudan, depuis octobre 2021, Burkina Faso, depuis janvier 2022, et le Niger, depuis octobre 2023
Mets l'efficacité de ce mécanisme apparaît relative. Dans plusieurs cas. La suspension n'a pas permis d'empêcher la persistance des régimes militaire, ni de restaurer rapidement leur constitutionnel. Par exemple O'Malley.
Au-delà de la gestion interne des états membres lui a utilise ce levier dans sa diplomatie externe. Dans le contact du conflit. À Gaza. Elle a suspendu le statut d'observateur de l'État d'Israël utilisant cet instrument pour son positionnement politique international.
Le mécanisme se sent suspension, constitue un instrument central, mais en ambivalent et la ferme des normes politiques communes, mais à des limites structurelle de leur application
Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA)
Dispositif institutionnel et sécuritaire structuré et repose sur cinq piliers pour rendre opérationnel le droit d'intervention prévu par l'ART4
Conseil de paix et de sécurité (CPS): organe décisionnel central inspiré du CS de l’ONU (autorise les interventions)
Groupe des sages: composé de personnalité reconnues pour la médiation et diplomatie préventive
Système continental d'alerte rapide (SCAR): collecte et analyse les informations afin d' anticiper les conflits
Forces africaines en attente (FAA): force militaire, multi, national constituée à partir des contributions des CER
Fonds pour la paix: finance les opérations de sécurité et les déploiements
Le bilan de l'UA : le maintien de la paix sur le terrain
Début 2003, l'a autorisé environ 22 opérations de nature diverses. On distingue trois grands types d'intervention:
Intervention militaire directes (huit depuis 2003): visant à rétablir l'ordre (un union de Comores en 2008, action contre l'armée de résistance du seigneur, en 2011)
Mission de Pâques classique, hybride: souvent en coopération avec l'ONU (AMIS → MINUAID/UNAMID, AMISOM → ATMIS 2022)
Mission d'urgence non militaire: (épidémie de Ebola en RDC en 2019)
Défis du maintien de la paix africaine
L'efficacité de l'APSA reste limité par plusieurs contraintes structurelles:
Financière: le fond pour la paix est insuffisant, rends-lui indépendant de financement extérieure (évolution importante en 2023 avec la résolution 2719 du CSONU, permet de couvrir jusqu'à 75 % du financement)
Déséquilibre entre approche militaire et politique: l’UA est critiqué pour privilégier les interventions armée au détriment de la prévention de la médiation. De plus, la professionnalisation des forces pose un problème parce que les standards militaire entre OM sont différents.
Coordination entre L’UA et les organisations régionale: peu générer des chevauchement et des tensions institutionnels
Defis de l'UA
Cinq. Défis majeurs qui freinent la réalisation des objectifs de l'agenda, 2063:
Fossé identitaire entre élite et société civile
Paralysie décisionnel liées à la diversité des membres
Dépendance financière, économique extérieure
Une. Instabilité politique chronique.
Concurrence institutionnelle des CER
Fossé identitaire entre élite et société civile
L'intégration panafricaine demeure un projet porté “par le haut”par des élites politiques et bureaucratique ce projet peine à 100 racine profondément au sein des sociétés civiles
Les identités nationales et ethniques restent prépondérantes
Paralysie décisionnelle liée à la diversité des membres
Avec 55 EM, l'UA souffre de sa taille et de son hétérogénéité
Leurs réformes sont systématiquement entravé par les divergences d'intérêt, de régime et de vision stratégique entre les membres.
Difficultés à obtenir la majorité des deux tiers
Dépendance financière économique extérieure
Les faiblesses des économies du continent limitent les ressources propres de l'organisation. Elle souffre d'une forte dépendance financière vis-à-vis d'autres OI et partenaires extérieurs
Instabilité politique chronique
Le continent reste marquée par des crises de gouvernance et instabilité politique continue (vague de coup d'état).
Multiplication des suspensions de membres (mali, Guinée Soudan, Burkina Faso Niger). Fragilise la cohésion de l'organisation
Concurrence institutionnelle des CER
L'articulation multi niveaux du continent et problématique.
Au lieu de servir de simples blocs de construction intermédiaires, les CER, entre parfum concurrence, politique, juridique ou opérationnel, avec l’UA, compliquant, l'idée d'une intégration continentale, unique et centralisée