chapitre 11 - stéréotypes et théories naïves

0.0(0)
Studied by 0 people
call kaiCall Kai
learnLearn
examPractice Test
spaced repetitionSpaced Repetition
heart puzzleMatch
flashcardsFlashcards
GameKnowt Play
Card Sorting

1/51

encourage image

There's no tags or description

Looks like no tags are added yet.

Last updated 2:32 PM on 5/31/25
Name
Mastery
Learn
Test
Matching
Spaced
Call with Kai
Chat

No analytics yet

Send a link to your students to track their progress

52 Terms

1
New cards

Concepts de base

  • Stéréotype

  • Préjugé

  • Discrimination


2
New cards

Stéréotype

  • Croyance partagée concernant les caractéristiques personnelles (“attributs stéréotypies”) d'un groupe social

  • Contenu cognitif socialement élaboré :

    • Représentation, perception, image positive ou négative, chaude ou froide, compétente ou incompétente d’un groupe

  • Typiquement décrits avec des adjectifs

→ peut être + / 0 / -

3
New cards

Préjugé

  • Attitude négative à l’égard d’un groupe social

  • Typiquement mesuré avec des échelles évaluatives

    → “je n’aime pas…”, “attitude défavorable, négative”

  • thermomètre de sentiment : “mesurer le degré de sentiment”

    → mesure fiable de préjugés


4
New cards

Discrimination

  • Comportement négatif non-justifiable émis à l’encontre de membres d’un groupe social

  • Motivé uniquement par l'appartenance catégorielle de la cible de discrimination

  • Typiquement mesurée par des intentions de comportement, l’observation de comportements effectifs, ou de comptes-rendus de comportements passés


5
New cards

A. Premiers travaux

  • Lippmann (1922)

    → l’origine du concept

  • Katz & Braly (1933)

    → première mesure

  • Andorno et al. (1950)

    → autoritarisme

  • Allport (1954)

    → préjugés et contact


6
New cards

L’origine du concept : Lippmann (1922)

  • Utilise pour la première fois le terme « stéréotype » pour désigner une croyance rigide par rapport à un groupe social

  • Les stéréotypes

    • sont des images « dans la tête », indispensables pour faire face à l’abondance de l’information sociale

    • « filtrent » la réalité

    • trouvent leur origine « dans la société »

    • permettent de justifier les rapports « entre groupes et nations »


7
New cards

La description empirique des stéréotypes - Katz & Braly (1933)

  • La première mesure des stéréotypes

  • Dimension consensuelle (vision commune) du contenu des stéréotypes de cinq groupes ethniques aux Etats-Unis

  • Les deux répliques de Katz & Braly montrent des variations temporelles considérables, mais il est difficile d’en connaître les raisons

  • Limites:

    • Études descriptives qui ne permettent pas de déceler l’origine et les fonctions des stéréotypes

      • Stéréotypes arbitraires ?

    • Niveau consensuel, collectif d’analyse


<ul><li><p>La première <strong>mesure </strong><span>des </span>stéréotypes</p></li><li><p class="p1">Dimension consensuelle (vision commune) du contenu <span>des </span>stéréotypes de cinq groupes ethniques aux Etats-Unis</p></li><li><p class="p1">Les deux répliques de Katz &amp; Braly montrent des variations temporelles considérables, mais il est difficile d’en connaître les raisons</p></li><li><p class="p1"><strong>Limites:</strong></p><ul><li><p class="p1">Études descriptives qui ne permettent pas de déceler l’origine et les fonctions des stéréotypes</p><ul><li><p class="p3">Stéréotypes arbitraires ?</p></li></ul></li><li><p class="p1">Niveau consensuel, collectif d’analyse</p></li></ul></li></ul><p></p>
8
New cards

Personnalité autoritaire - Adorno et al. (1950)

  • Psychologie de l’irrationnel

    • Théorie influencée par marxisme et psychanalyse

    • Racisme et fascisme comme produit de croyances irrationnelles

  • Observent des fortes corrélations entre :

    • Préjugés à l’égard de différents groupes minoritaires (juifs, noirs)

    • Des attitudes punitives, autoritaires

    → préjugés généralisés

→ Le syndrome de la “personnalité autoritaire”

9
New cards

Personnalité autoritaire - Rokeach (1960)

  • Les stéréotypes sont le produit d’une pensée autoritaire, rigide, dogmatique, “par clichés”, développée à partir d’une relation parentale sévère

  • Besoin pathologique d’hostilité, de haine

    • Horsgroupes comme boucs émissaires

  • Niveau d’analyse individuel, psychodynamique


10
New cards

Limites de la “personnalité autoritaire”

  • Négligence du contexte social et politique

    → comment expliquer changements socioculturels ?

  • Négligence des relations (de pouvoir) entre groupes

  • Sous-estimation de l’étendue et de la subtilité du racisme


11
New cards

Autoritarisme moderne - John Duckitt (1989, 2002)

  • Croyance idéologique prescrivant l'unicité de normes sociales et conformisme à celles-ci

    → une norme = standard à laquelle on devrait se conformer

  • Attitudes hostiles envers les transgresseurs individuels et groupes minoritaires déviants et menaçants

  • Trois sous-dimensions

    • Conventionnalisme → traditionalisme

    • Soumission autoritaire → déférence à l’autorité

    • Agression autoritaire → punitivité


12
New cards

Allport (1954) : The psychology of prejudice

  • Les stéréotypes sont des croyances exagérées, rigides, simplificatrices

  • L’origine des stéréotypes s’explique par un traitement d’information défaillant

  • Stéréotypes proviennent d’un manque d’information, d’une méconnaissance d’autrui

    → blancs et noirs américains dans les années 50

→ Hypothèse du contact pour la réduction des préjugés

→ connaître les hors-groupe

13
New cards

B. Formation d’impression

  • L’approche gestaltiste - Asch (1946)

  • L’approche arithmétique - Anderson (1981)

  • Le modèle du continuum - Fiske & Neuberg (1990)


14
New cards

Formation d'impression : Notions de base

  • Processus psychologique basé sur le traitement d'informations catégorielles (stéréotypes) et individuelles (abstraction des stéréotypes)

  • Stéréotypes comme outils de jugement

    → outils : neutres et utiles car simplifie l’environnement social

  • Théories naïves comme guides de jugement

    → tout le monde est un peu psychologue

    → pourquoi les gens font ce qu’ils font ?

  • Finalité pragmatique du jugement social


15
New cards

L’approche gestaltiste de la formation d’impression - Asch (1946)

  • Comment formons-nous, sur la base d’informations lacunaires, une impression cohérente d’une personne ?

    → pas basé sur des informations détaillées

    → il y a des lacunes

  • Hiérarchie dans le degré d’informativité des informations par rapport à une personne

    • Distinction entre :

      • Traits centraux et périphériques

        → associés aux traits centraux

      • Premiers et derniers traits

        → primauté vs. récence

    • Première impression : centrale

      → on cherche les informations pour consolider notre impression ⇒ confirmer impression


16
New cards

Exemple d’expérience d’Asch

  • Description d’un individu fictif : intelligent, habile, travailleur, déterminé, pratique, prudent

  • Deux conditions: « chaleureuse » ou « froid » comme attribut supplémentaire (trait central)

  • Tâche : décrire la personne sur une série d’autres traits


<ul><li><p>Description d’un individu fictif : <em>intelligent, habile, travailleur, déterminé, pratique, prudent</em></p></li><li><p class="p1">Deux conditions: <strong>« chaleureuse » </strong>ou <strong>« froid » </strong>comme attribut supplémentaire (trait central)</p></li><li><p class="p1">Tâche : décrire la personne sur une série d’autres traits</p></li></ul><p></p>
17
New cards

Discussion concernant l’expérience d’Asch

  • L’impression résulte d’une mise en relation des attributs insérés dans une structure (« gestalt ») cohérente

    • « le tout diffère de la somme des parties »

  • Certains traits sont plus centraux que d’autres

  • Les premières informations déterminent l’impression globale : confirmation !

  • Traitement holistique des informations : « théories naïves de personnalité »

≠ approche arithmétique

18
New cards

Modèle arithmétique d'Anderson (1981)

  • Les traits sont indépendants les uns des autres

  • Les informations sont additionnées en fonction de leur pertinence

    → pondération de l'importance des informations

    → permet de tenir compte de l’importance contextuelle d’un trait

  • Les traits ont des scores de “valence” (“favorabilité”) différents (quantifiables)

    → orientation positif ou négative

  • La priorité est donnée aux informations individuelles


19
New cards

Exemple avec pondération du modèle arithmétique d’Anderson

L’impression globale est le résultat d’une “arithmétique cognitive” basée sur la pondération et la valence des informations individuelles

<p>L’impression globale est le résultat d’une “arithmétique cognitive” basée sur la pondération et la valence des informations individuelles </p>
20
New cards

Le modèle du continuum de la formation d’impression - Fiske & Neuberg (1990)

  • Comment intégrer le traitement des informations catégorielles (Asch) et individuelles (Anderson) ?

  • Processus séquentiel

    • de catégorisation → impression holistique (Asch)

    • d’individualisation → traitement attribut par attribut (Anderson)

    dépendant de motivations particulières


<ul><li><p>Comment intégrer le traitement des informations catégorielles (Asch) et individuelles (Anderson) ? </p></li><li><p>Processus séquentiel </p><ul><li><p>de catégorisation → impression holistique (Asch) </p></li><li><p>d’individualisation → traitement attribut par attribut (Anderson) </p></li></ul><p>dépendant de motivations particulières</p></li></ul><p></p>
21
New cards

Résumé du modèle du continuum

  • La catégorisation stéréotypique initiale (« femme », « jeune », …) serait inévitable, automatique, incontrôlable (Devine, 1989)

  • Si décalage entre attentes et informations perçues, alors re-catégorisation (« chômeuse ») ou sous-catégorisation (« femme déprimée »)

  • Si toujours décalage, alors traitement individuel attribut par attribut

  • Réactions affectives et comportementales dépendant du niveau de traitement de l’information (catégoriel ou individuel)


22
New cards

Discussion autour du modèle du continuum

  • L’observateur est un « tacticien motivé » (Fiske) qui traite les informations selon les besoins pragmatiques de la situation

    • Équilibre entre économie et effort cognitif

  • Les stéréotypes sont utiles lorsque nous sommes « pressés » ou cognitivement distraits

  • Mais: la finalité du jugement social dans ce modèle reste néanmoins une représentation fidèle de la « réalité »

    • Est-ce plausible ?


23
New cards

C. Cognition sociale

Schémas et stéréotypes

24
New cards

Schéma

→ Structure cognitive, représentation mentale d’objets sociaux, unité de connaissance

→ Aide à organiser, interpréter et donner du sens aux informations provenant de l’environnement social

→ Aide à déterminer les options comportementales

  • Outils cognitifs de base pour la catégorisation et la stéréotypie

  • Niveau individuel : Stéréotype = Schéma

    → plus englobant que les stéréotypes

    → guide, similaire à un stéréotype (mais conceptualisée chez l’individu)


25
New cards

Stéréotype

  • forme de schéma

  • Contenu cognitif socialement élaboré, et donc partagé

    • image positive ou négative, chaude ou froide, compétente ou incompétente d’un groupe → valence

    • typiquement décrits avec des adjectifs


26
New cards

Stéréotypie

Processus cognitif qui associe des attributs catégoriels à un groupe (ou à ses membres), visant la généralisation et l’attribution de signification.

27
New cards

Schémas / Stéréotypes

  • Structure cognitive, affective, évaluation et normative

    • Cognitive → facilite et oriente le traitement de l’information

    • Affective → évoque des émotions

      • peur, colère, dégoût,…

    • Évaluative → détermine les jugements

      • favorable - défavorable

    • Normative → définit les attentes

      • désirable - indésirable


28
New cards

La cognition sociale - schémas et stéréotypes

  1. Organisation hiérarchique

  2. Activation automatique de stéréotypes : Outils « d’économie cognitive »

  3. Structures confirmatoires

  4. Stéréotypes et théories «naïves»


29
New cards
  1. Organisation hiérarchique du schéma

    • Structure interne des schémas, emboîtement - Brewer, Bull & Hui (1981)

    • L’exemple du stéréotype des personnes âgées


  • Structure de l’information sociale hiérarchisée

  • Niveaux d’abstraction différents, du plus général au plus spécifique

  • Les (sous-) catégories « au milieu » sont les plus informatives


<ul><li><p>Structure de l’information sociale hiérarchisée</p></li><li><p>Niveaux d’abstraction différents, du plus général au plus spécifique</p></li><li><p>Les (sous-) catégories « au milieu » sont les plus informatives</p></li></ul><p></p>
30
New cards
  1. Activation automatique de stéréotypes : Outils “d’économie cognitive”

    • Les schémas sont des raccourcis mentaux - Bodenhausen (1990)


  • Les schémas sont des raccourcis mentaux utilisés lorsque la motivation ou la capacité de traiter l'information systématiquement est diminuée

  • Dans quelles conditions les gens appliquent-ils des préconceptions stéréotypies dans leurs jugements ?

    • Hypothèse : Lorsque la motivation ou la capacité de traiter l’information de façon systématique est diminuée

  • Les variations circadiennes devraient être associées au niveau de la stéréotypie

  • Tâches de perception stéréotypie ou individualisme


31
New cards

Résultat et discussion - activation automatique

  • Les jugements stéréotypiques étaient plus prononcés (comparés aux jugements individualisants) lors des périodes « non- optimales » de la journée.

    • Plus de stéréotypie le matin pour les gens du soir

    • Plus de stéréotypie le soir pour les gens du matin

  • Les jugements stéréotypiques sont d’autant plus probables que le contexte social rend difficile un traitement approfondi de l’information


32
New cards

Automaticité et contrôle : entre “inconscience” et “conscience”

  • Deux modalités de la “pensée sociale”

    • Le stéréotype est automatique, un jugement “réfléchi” est contrôlé

    • “Équilibre” entre pensée automatique et contrôlée

    • Conditions d’activation


<ul><li><p>Deux modalités de la “pensée sociale” </p><ul><li><p>Le stéréotype est automatique, un jugement “réfléchi” est contrôlé </p></li><li><p>“Équilibre” entre pensée automatique et contrôlée </p></li><li><p>Conditions d’activation </p></li></ul></li></ul><p></p>
33
New cards

Inévitabilité des stéréotypes ? - Les conditions pour un traitement contrôlé (non stéréotypique)

  • Ambiguïté, inconsistance de l’information sociale - Fiske & Neuberg (1990)

  • Objectifs du traitement de l’information

    • Motivation d’être précis, correct dans son jugement

      • Décisions importantes

      • Responsabilité

    • Contraintes quotidiennes (ne pas être pressé, distrait, etc.)

  • Signification de la personne-cible

  • Attitudes sociales et politiques

    • Valeurs égalitaires, non-racistes

    • Suppression consciente de stéréotypes


34
New cards
  1. Stéréotypes comme structures confirmatoires : La perception intergroupe - Duncan (1976)


  • Étude sur la perception de la violence intergroupe

    • Tendance à confirmer les schémas, en cherchant l’information confirmante et en négligeant l’information infirmante - Duncan (1976); Word, Zanna & Cooper (1974)

    • Structures stables, résistantes au changement, même en face d’informations infirmantes et inconsistantes

  • Hypothèse :

    • Les comportements ambigus sont interprétés dans le sens du stéréotype associé à l'acteur :

      • Pour le même comportement, les noirs devraient être perçus comme étant plus violents que les blancs, surtout lorsqu’il s’agit d’une agression intergroupe


35
New cards

Situation expérimentale - Stéréotypes comme structures confirmatoires

  • Les sujets regardent une vidéo montrant une interaction d’une intensité croissante entre deux protagonistes. À la fin, une personne bouscule l’autre personne

  • Conditions

    • « Agresseur » : blanc ou noir

    • « Victime » : blanche ou noire

  • Tâches

    • Description du comportement

      • Décrire le comportement agressif avec des adjectifs imposés

    • Explication du comportement

      • Expliquer le comportement agressif par l’attribution interne («dispositionnelle») ou externe («situationnelle»)


36
New cards

Résultats - Description du comportement & Explications du comportement agressif

  • Dans les deux conditions avec un agresseur noir, le terme « violent » a le plus souvent été utilisé pour décrire l’incident, contrairement aux conditions avec un agresseur blanc

  • Ordre des conditions en fonction de l’utilisation du terme « violent »

    • Agresseur – Victime

      1. Noir – Blanche

      2. Noir – Noire

      3. Blanc – Noire

      4. Blanc – Blanche


<ul><li><p>Dans les deux conditions avec un agresseur noir, le terme <span><strong>« violent » </strong></span>a le plus souvent été utilisé pour décrire l’incident, contrairement aux conditions avec un agresseur blanc</p></li><li><p>Ordre des conditions en fonction de l’utilisation du terme « violent »</p><ul><li><p>Agresseur – Victime</p><ol><li><p class="p3">Noir – Blanche</p></li><li><p class="p3">Noir – Noire</p></li><li><p class="p3">Blanc – Noire</p></li><li><p class="p3">Blanc – Blanche</p></li></ol></li></ul></li></ul><p></p>
37
New cards

Conclusion : Confirmation de stéréotypes

  • L’interprétation et l’explication du comportement agressif est déterminé par des stéréotypes

  • Lorsqu’une personne blanche est agressive, « elle n’a pas d’autre choix » (attribution situationnelle)

  • Le comportement agressif d’une personne noire correspond « à sa nature »

    → attribution dispositionnelle

→ Confirmation du stéréotype du « noir violent »

38
New cards

Caractère auto-confirmatoire des stéréotypes - Word, Zanna & Cooper (1974)

  • Expé 1: Des sujets « recruteurs » jugent des candidats (compères) noirs ou blancs aux prestations identiques

    • Sujets plus distants, plus brefs, moins amicaux envers candidats noirs

  • Expé 2: Sujets candidats, compères évaluateurs avec comportement distant ou amical

    • Les candidats moins bien traités réalisent une performance moindre

→ Les attentes stéréotypiques produisent des comportements confirmant ces attentes

39
New cards
  1. Stéréotypes et théories naïves : La fonction explicative des stéréotypes


Un stéréotype n’est pas seulement un résumé ou une description de la réalité sociale, mais surtout une explication de celle-ci

40
New cards

Stéréotypes comme moyens de justification de la structure sociale - Hoffmann & Hurst (1990) : Hypothèse et Procédure

  • Hypothèse : Les stéréotypes de genre sont des fictions qui servent à justifier la division sexuelle du travail

  • Procédure :

    • Sujets lisent une description de deux populations fictives

      • 80% de « cityworkers » & 20% de « child-raisers »

      • 20% de « cityworkers » & 80% de « child-raisers »


<ul><li><p>Hypothèse : Les stéréotypes de genre sont des fictions qui servent à justifier la division sexuelle du travail</p></li><li><p>Procédure :</p><ul><li><p>Sujets lisent une description de deux populations fictives</p><ul><li><p>80% de « cityworkers » &amp; 20% de « child-raisers »</p></li><li><p>20% de « cityworkers » &amp; 80% de « child-raisers »</p></li></ul></li></ul></li></ul><p></p>
41
New cards

Stéréotypes comme moyens de justification de la structure sociale - Hoffmann & Hurst (1990) : Conditions expérimentales

  • Variable Type de catégorie

    • La différence entre les populations est

      • Biologique (« espèces différentes »)

      • Culturelle (« deux sous-cultures »)

  • Variable Explication

    • La moitié des sujets doit énoncer des raisons à cette division du travail


42
New cards

Stéréotypes comme moyens de justification de la structure sociale - Hoffmann & Hurst (1990) : Tâche et hypothèse

  • Tâche

    • Décrire, sur des traits stéréotypiquement féminin et masculin, les deux populations

  • Hypothèse

    • Les stéréotypes de genre devraient être d’autant plus forts que les différences sont biologiques (donc inéchangeables) et lorsque les sujets doivent justifier la division du travail (en cherchant des raisons à celle-ci)


43
New cards

Stéréotypes comme moyens de justification de la structure sociale - Hoffmann & Hurst (1990) : Résultat et conclusions

  • Résultat

    • Les stéréotypes de genre sont plus forts dans les conditions

    • Explication et catégories biologiques

  • Conclusions

    • Les stéréotypes de genre servent à justifier la division du travail des sexes

    • Les catégories biologiques renforcent l’utilisation de stéréotypes de genre

      • La nature invariable des groupes demande à être rationalisée par une “théorie naïve” sur le contenu dans les stéréotypes :

        • Les hommes sont “par nature” fait pour travailler, les femmes pour élever des enfants


<ul><li><p class="p4">Résultat</p><ul><li><p class="p4">Les stéréotypes de genre sont plus forts dans les conditions</p></li><li><p class="p4">Explication et catégories biologiques</p></li></ul></li><li><p class="p4">Conclusions</p><ul><li><p class="p4">Les stéréotypes de genre servent à justifier la division du travail des sexes</p></li><li><p class="p4">Les catégories biologiques renforcent l’utilisation de stéréotypes de genre</p><ul><li><p class="p4">La nature invariable des groupes demande à être rationalisée par une “théorie naïve” sur le contenu dans les stéréotypes :</p><ul><li><p class="p4">Les hommes sont “par nature” fait pour travailler, les femmes pour élever des enfants</p></li></ul></li></ul></li></ul></li></ul><p></p>
44
New cards

La justification par les stéréotypes ambivalents

  • Sexisme bienveillant et ambivalent (Glick & Fiske, 1996)

    • Femmes aimables et chaleureuses, mais incompétentes et faibles

  • Des préjugés positifs !

  • Stéréotypes ambivalents facilitent la justification du système, car ils sont flatteurs


45
New cards

Les stéréotypes reflètent des rapports sociaux (inégaux) - LeVine & Campbell (1972)

  • Étude à travers un grand nombre de rapports Nord-Sud (sur la hémisphère nord)

  • Les stéréotypes associés à ces rapports multiples présentent une grande cohérence


<ul><li><p>Étude à travers un grand nombre de rapports Nord-Sud (sur la hémisphère nord)</p></li><li><p>Les stéréotypes associés à ces rapports multiples présentent une grande cohérence</p></li></ul><p></p>
46
New cards

Similarités fonctionnelle des stéréotypes

  • Des résultats similaires se retrouvent avec des rapports de domination (riche-pauvre) et des rapports entre minorités et majorités

→ Les stéréotypes sont le reflet d’une relation sociale souvent asymétrique

→ Les attributs sont cohérents avec la position sociale des groupes

47
New cards

Stéréotypes en tant que “théories naïves”

  • Structures de connaissance cohérentes («théories») englobant des explications et des justifications

  • Confirmation stéréotypique

    → Attentes qui guident le traitement de l’information (stéréotypes prescriptifs)

  • «Essentialisme»

    → Les catégories sociales sont perçues comme des catégories naturelles («Ils sont comme cela»)

  • Justification des relations sociales (inégales): les gens «faits» pour leurs positions (construction de liens entre attributs stéréotypiques et positions sociales)


48
New cards

Modèle du contenu des stéréotypes - Fiske et al. (2002)

  • Le contenu des stéréotypes

    • est systématique

    • reflète l'interdépendance structurelle entre deux groupes

  • Deux dimensions sous-jacentes aux stéréotypes


<ul><li><p>Le contenu des stéréotypes</p><ul><li><p>est systématique </p></li><li><p>reflète l'interdépendance structurelle entre deux groupes</p></li></ul></li><li><p>Deux dimensions sous-jacentes aux stéréotypes </p></li></ul><p></p>
49
New cards

Tableau du modèle du contenu des stéréotypes

Un tableau qui résume les deux dimensions sous-jacentes aux stéréotypes en fonction du modèle de Fiske et al. (2002), illustrant comment le contenu stéréotypique varie selon les perceptions d'intentionnalité et de compétence des groupes.

<p>Un tableau qui résume les deux dimensions sous-jacentes aux stéréotypes en fonction du modèle de Fiske et al. (2002), illustrant comment le contenu stéréotypique varie selon les perceptions d'intentionnalité et de compétence des groupes. </p>
50
New cards

Mesures et implications du modèle du contenu des stéréotypes - Fiske et al.(2002)

  • Théorie sur le contenu des stéréotypes

  • Les stéréotypes sont le produit de rapports sociaux

    • Par conséquent, le contenu des stéréotypes change lorsque le rapport social change (p. ex. entre compétition et coopération)

  • Les stéréotypes sont dirigés soit vers le haut (stéréotypes envieux, admiratif), soit vers le bas (stéréotypes méprisant, paternaliste)

  • Les stéréotypes peuvent contenir des combinaisons d’éléments positifs et négatifs à justification des inégalités par stéréotypes ambivalents (stéréotype paternaliste)


<ul><li><p>Théorie sur le <strong>contenu </strong>des stéréotypes</p></li><li><p class="p1">Les stéréotypes sont le <strong>produit de rapports sociaux</strong></p><ul><li><p class="p2">Par conséquent, le contenu des stéréotypes change lorsque le rapport social change (p. ex. entre compétition et coopération)</p></li></ul></li><li><p class="p1">Les stéréotypes sont dirigés soit <strong>vers le haut (</strong><em>stéréotypes envieux, admiratif), </em>soit <strong>vers le bas </strong><em>(stéréotypes méprisant, paternaliste)</em></p></li><li><p class="p1">Les stéréotypes peuvent contenir des <strong>combinaisons d’éléments positifs et négatifs </strong><span>à </span>justification des inégalités par stéréotypes ambivalents (stéréotype paternaliste)</p></li></ul><p></p>
51
New cards

Fonctions cognitives-épistémiques des stéréotypes

  1. Simplification de l’environnement social

  2. Prévisibilité et ordre

    • Anticipation du comportement à partir de l’appartenance catégorielle

  3. Théorie naïve: Attribution de signification aux éléments isolés

    • Le tout est plus que la somme des parties…

    • Une catégorie englobe des explications, des théories naïves qui permettent de comprendre et d’expliquer des phénomènes sociaux

→ Les stéréotypes font partie d’un fonctionnement cognitif « normal » (et ne sont donc pas des « biais » cognitifs)

52
New cards

Fonctions sociales-idéologiques des stéréotypes

  1. Les stéréotypes reflètent et justifient des rapports sociaux (inégaux et conflictuels)

  2. Correspondance entre attributs et position sociale

    • Variabilité temporelle (stéréotypes sensibles aux changements du contexte social et politique)

    • Constance fonctionnelle (stéréotypes communs à des rapports asymétriques différents)

→ Utilisation stratégique, politique de stéréotypes