Chapitre 4 : Dissection génétique du circuit fonctionnel

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Quelle fraction de la variation génétique contribue réellement aux différences phénotypiques ?

Seul un sous-ensemble de la variation génétique contribue de manière significative aux différences phénotypiques observées.

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Quel est l’objectif central de la génomique moderne ?

Identifier les variantes causales et les gènes qu’elles influencent.

3
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Pourquoi cette connaissance est-elle importante ?

Elle soutient :

  • le diagnostic clinique,

  • le développement de médicaments,

  • la médecine personnalisée,

  • la sélection génomique et l’édition génomique en agriculture.

4
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Comment agissent typiquement les variantes causales ?

Elles agissent principalement en cis, sur un ou plusieurs gènes voisins, représentant la perturbation moléculaire primaire.

5
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Que sont les effets trans ?

Des conséquences en aval sur des gènes situés ailleurs dans le génome, parfois sur d’autres chromosomes.

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Que permettent d’expliquer les effets cis et trans combinés ?

Comment la variation génétique se propage dans les réseaux régulateurs pour façonner le phénotype.

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En quoi consiste l’approche génétique forward ?

En utilisant des corrélations entre le génotype (variantes naturellement présentes) et le phénotype (intermédiaire ou final) dans des populations (environnementale ou naturelle).

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En quoi consiste l’approche génétique reverse ?

À perturber artificiellement le génome pour observer la réponse phénotypique.

9
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Pourquoi l’approche reverse n’est-elle pas considérée comme naturelle ?

Parce qu’elle repose sur une perturbation expérimentale artificielle du génome.

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Comment peuvent être appliquées les perturbations génétiques ?

De façon constitutive ou conditionnelle, dépendante de l’espace et du temps.

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Dissection génétique forward : clonage positionnel

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Quelle approche a dominé l’identification des gènes mendéliens entre 1985 et 2005 ?

Le clonage positionnel.

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Quelles étaient les étapes clés du clonage positionnel ?

  • Cartographie avec marqueurs polymorphes (microsatellites dans les familles affectées)

  • Cartographie fine par déséquilibre de liaison

  • Clonage et séquençage de la région critique

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Quelle a été la contribution de cette approche ?

L’identification de mutations responsables d’environ 2 000 maladies monogéniques (jusqu’en 2003).

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Comment le NGS a-t-il transformé l’identification des mutations causales ?

Il a rendu le WGS à 30× peu coûteux (< 1 000 € par échantillon), accélérant fortement les découvertes.

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Combien d’individus faut-il souvent séquencer pour identifier une mutation causale ?

Un petit nombre d’individus affectés et de parents proches peut suffire.

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Quel type de variants est principalement recherché ?

Des variants rares perte de fonction (LoF) partagés chez plusieurs individus affectés.

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Combien de gènes causaux sont listés dans OMIM ?

Environ 5 000 gènes.

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Pourquoi les familles consanguines sont-elles utiles pour identifier des gènes monogéniques ?

Elles présentent de longues régions d’homozygotie partagée chez les individus affectés.

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Quelle stratégie est utilisée dans ces familles ?

Identifier des régions d’homozygotie chevauchantes via SNP ou WGS.

21
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Sur quels individus l’étude est-elle généralement menée ?

Les enfants affectés et leurs deux parents.

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Quel exemple clinique est décrit avec le gène MYH3 ?

Des enfants atteints de dystonie linguale avec deux SNP homozygotes dans MYH3.

23
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Quels phénotypes sont associés aux LoF de MYH3 ?

Arthrogrypose, scoliose, confirmés après phénotypage approfondi.

24
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Qu’est-ce que la cartographie de QTL ?

Une méthode pour identifier les régions génomiques contribuant à la variation de traits quantitatifs.

25
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Sur quoi repose la cartographie de QTL ?

Sur les événements de recombinaison observés dans les familles ou croisements expérimentaux.

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Que recherche-t-on statistiquement ?

La co-ségrégation entre marqueurs génétiques (microsatellites ou SNPs) et le trait étudié.

27
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Quels sont les deux grands types de tests d’association génétique ?

  • Trait continu vs SNP → régression linéaire

  • Statut de maladie vs SNP → régression logistique / étude cas-témoins

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Comment les résultats GWAS sont-ils généralement visualisés ?

À l’aide de Manhattan plots, qui montrent la significativité de chaque SNP à travers le génome.

29
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Que représente un pic dans un Manhattan plot ?

Un pic GWAS est une région du génome où plusieurs SNPs sont en associaion avec un trait et où certains SNPs sont en déséquilibre de liaison avec la variante causale.

30
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À quoi servent les QQ plots en GWAS ?

À visualiser les effets des tests multiples

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Comment la stratification de population apparaît-elle sur un QQ plot ?

Par un décalage systématique de tous les points dans une même direction.

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Quelle est la taille typique d’un pic GWAS ?

Environ 250 kb, englobant des milliers de variants et en moyenne ~5 gènes.

33
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Pourquoi l’interprétation des pics GWAS est-elle difficile ?

Parce qu’ils contiennent beaucoup de variants corrélés dans un même pic et nécessitent des cohortes très larges et une densité élevée de variants.

34
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Quand un gène peut-il être directement identifié à partir d’un GWAS ?

Lorsque la variante causale est codante, ce qui est relativement rare.

35
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Où se situent la majorité des variantes causales sous les pics GWAS ?

Dans des régions régulatrices non codantes.

36
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Quel est le mécanisme fonctionnel le plus fréquent de ces variantes ?

La modification du niveau d’expression du gène cible.

37
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Comment appelle-t-on ces effets sur l’expression génique ?

Des expression quantitative trait loci (eQTL).

38
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Quelle est la différence entre eQTL cis et eQTL trans ?

  • cis-eQTL : agissent sur des gènes proches, souvent spécifiques d’un tissu

  • trans-eQTL : agissent sur des gènes distants, parfois sur d’autres chromosomes (ex. facteur de transcription)

39
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Peut-on cartographier les eQTL à l’échelle du génome ?

Oui, via des balayages pangénomiques d’eQTL.

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Pourquoi un chevauchement GWAS–eQTL n’est-il pas une preuve de causalité ?

Parce qu’il faut démontrer que la même variante est responsable du signal GWAS et de l’effet cis-eQTL.

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Pourquoi cette démonstration est-elle difficile ?

  • Les données d’expression ne sont souvent pas disponibles pour la même cohorte utilisée dans le GWAS.

  • Les traits complexes sont fortement polygéniques (effets faibles), ce qui signifie que les variantes causales sont attendues même chez les individus sains.

42
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À quoi sert la base de données GTEx ?

À identifier des eQTL dans des tissus sains associés à des pics GWAS liés aux maladies.

43
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Que contient GTEx ?

Des données d’expression d’environ 50 tissus chez ~1 000 individus.

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Quelle est la principale limite actuelle de GTEx ?

Le manque de diversité, de stades développementaux et de tissus supplémentaires.

45
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Quel est l’objectif des tests de charge ?

Identifier des gènes causaux en comparant l’accumulation de variants rares perturbateurs entre cas et témoins.

→ Consiste à séquencer par NGS un gène chez des cas et des témoins et puis comparer la charge en variants rares délétères.

46
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Quelle hypothèse sous-tend les tests de charge ?

Qu’un gène causal contient plus de variants rares délétères chez les cas que chez les témoins.

47
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Un chevauchement GWAS–test de charge est-il suffisant pour conclure ?

Non, c’est suggestif mais pas une preuve formelle de causalité.

48
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Quelle est la relation entre gènes identifiés par GWAS et par tests de charge ?

Ils identifient souvent des gènes différents, avec un chevauchement partiel.

49
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Quelle proportion des gènes soutenus par des tests de charge se situe dans les loci GWAS ?

Environ 26 %, après analyse de 209 traits quantitatifs dans la UK Biobank.

→ la majorité des gènes identifiés par test de charge ne sont pas proches des GWAS.

50
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Quels types de gènes sont favorisés par les tests de charge LoF ?

Les gènes longs et spécifiques d’un trait.

51
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Pourquoi les GWAS peuvent-ils identifier des gènes manqués par les tests de charge LoF ?

Parce que des variants régulateurs dépendants du contexte peuvent agir sur des gènes hautement pléiotropes sans produire d’effet LoF clair.

52
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Que suggère l’absence de signal de charge LoF dans de nombreux loci GWAS ?

Que des variants régulateurs contextuels sont des contributeurs majeurs aux traits complexes.

53
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Que se passe-t-il si un gène est haploinsuffisant ?

Une variante délétère hétérozygote peut provoquer une maladie dominante, parfois sévère ou létale.

54
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Pourquoi ces variants sont-ils rarement capturés par les tests de charge ?

Parce que les individus porteurs sont peu susceptibles d’être recrutés dans des cohortes d’étude standards.

55
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Dissection génétique reverse du circuit causal

56
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Pourquoi la génétique reverse n’est-elle pas possible chez l’homme ?

Elle n’est réalisé que dans des systèmes modèles

57
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Dans quels systèmes la génétique reverse est-elle réalisée ?

  • Cultures cellulaires

  • Organismes modèles

58
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Avantage principal des lignées cellulaires établies ?

Prolifération indéfinie et facilité de transfection/transduction.

59
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Origine typique des lignées cellulaires établies ?

Elles sont généralement dérivées de tumeurs.

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Quelle alternative aux lignées cellulaires établies existe-t-il ?

les cellules primaires provenant du sang, de biospies, etc.

61
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Limites des cellules primaires ?

  • Prolifération limitée

  • Difficultés de transfection/transduction

  • Besoin de milieux de croissance spécialisés

62
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Qu’est-ce que l’ADN exogène ?

ADN introduit artificiellement dans une cellule.

63
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Quelles sont les deux grandes méthodes d’introduction d’ADN exogène ?

  • Transfection

  • Transduction

64
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En quoi consiste la transfection ?

Introduction d’un plasmide contenant le gène d’intérêt (souvent un cDNA), nécessitant une électroporation ou lipofection.

65
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En quoi consiste la transduction ?

Introduction d’ADN via des vecteurs viraux.

66
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Quels types de vecteurs viraux sont mentionnés ?

  • Rétrovirus

  • Lentivirus

  • Adénovirus

67
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Différence clé entre rétro/lentivirus et adénovirus ?

  • Rétrovirus/lentivirus → intégration dans le génome & expression élevée d’ADN

  • Adénovirus → ADN reste sous forme d’épisome

68
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Que sont les iPSC ?

Des cellules dédifférenciées à partir de cellules somatiques. Ces cellules peuvent ensuite être injectées dans des blastocytes.

69
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Quels facteurs de transcription sont utilisés pour générer des iPSC ?

  • Sox2

  • Oct4

  • Klf4

  • Myc

70
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Que peuvent former les iPSC ?

Des organoïdes 3D

71
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Intérêt principal des iPSC ?

  • Compréhension des maladies

  • Criblage de nouveaux médicaments

72
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Organismes modèles et transgenèse

73
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Comment peut-on modifier génétiquement des organismes modèles ?

  • Introduction de transgènes sous le contrôle d’un promoteur

  • Microinjection dans des œufs fécondés

74
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Rendement typique de la microinjection transgénique ?

Environ 1 à 5 % de descendants transgéniques.

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Principe de la recombinaison homologue ciblée ?

Insertion d’une séquence d’ADN encadrée par des régions homologues au locus cible.

76
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Fréquence naturelle de la recombinaison homologue ?

Très rare : 1 événement pour 10⁶ à 10⁹ cellules.

→ Nécessite un marqueur sélectable

77
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Quel événement augmente fortement la recombinaison homologue ?

L’introduction de cassures double brin ciblées.

78
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Principe des nucléases à doigts de zinc (ZFN) ?

  • Motifs zinc-finger liant l’ADN

  • Fusionnés à l’endonucléase FokI

79
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Principe des TALEN ?

  • Effecteurs TAL (Activator-like transcription)

  • Associés à la nucléase FokI

80
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Que se passe-t-il en absence de réparation par homologie ?

  • Réparation par indels

  • Entraîne souvent une mutation LoF

81
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Que se passe-t-il quand les nucléases sont fournies avec de l’ADN donneur ?

Elles peuvent remplacer des segments d’ADN spécifiques via la réparation dirigée par homologie.

82
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Quel est l’exemple le plus célèbre de nucléase programmable ?

CRISPR-Cas9

83
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Avantages de CRISPR-Cas9 par rapport aux TALEN ?

  • Moins coûteux

  • Guides faciles à produire

  • Ciblage de nombreuses positions génomiques

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Limite importante de Cas9 ?

Présence d’effets hors cible.

85
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Qu’est-ce que le dead Cas9 ?

Une Cas9 qui se lie à l’ADN sans le couper.

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Utilité du dead Cas9 ?

  • Enrichissement ciblé

  • Études fonctionnelles sans coupure

87
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Intérêt potentiel du système CRISPR-Cas ?

Nouvelle approche pour la découverte de médicaments.

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Comment étudiait-on classiquement la fonction d’un nouveau gène ?

En réalisant un knock-out (KO) du gène pour observer les conséquences phénotypiques.

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Quelle méthode de knock-down est utilisée chez le poisson-zèbre ?

L’injection d’ARN antisens morpholinos directement dans les embryons.

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Quels types de knock-out existent chez la souris ?

Des KO constitutifs (actifs dans toutes les cellules) ou conditionnels (restreints à un tissu ou un moment donné).

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Qu’est-ce que la méthode TILLING ?

Une approche de mutagénèse ciblée utilisant le mutagène chimique ethyl méthanesulfate (EMS) pour induire des mutations ponctuelles dans le génome.

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Quel type de mutations induit l’EMS ?

Des transitions G:C → A:T.

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Quel est l’effet de l’EMS sur le taux de mutations ?

Il augmente le taux de mutations de novo d’environ 100 fois.

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Pourquoi une bibliothèque de ~10 000 poissons mutagénisés est-elle utile ?

Elle permet d’assurer que presque chaque cadre de lecture contient au moins une mutation.

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À quels types de cellules la méthode TILLING peut-elle aussi s’appliquer ?

Aux cellules souches embryonnaires.

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Comment débute un pipeline TILLING chez le poisson-zèbre ?

Par le traitement de mâles avec l’EMS, puis leur croisement avec des femelles sauvages.

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Que porte chaque individu F1 issu de ce croisement ?

Une collection unique de mutations ponctuelles hétérozygotes.

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Pourquoi le sperme des mâles F1 est-il cryopréservé ?

Pour pouvoir récupérer ultérieurement une lignée portant une mutation d’intérêt.

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Comment les mutations sont-elles détectées ?

  • L’ADN du sperme est extrait et poolé dans un format de 96 puits pour le criblage des mutations.

  • La PCR et le séquençage à haut débit sont ensuite utilisés pour détecter les mutations dans le gène d’intérêt.

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Que se passe-t-il après l’identification d’une mutation d’intérêt ?

Le sperme correspondant est décongelé pour générer une lignée F2 portant la mutation.