1/37
Looks like no tags are added yet.
Name | Mastery | Learn | Test | Matching | Spaced | Call with Kai |
|---|
No analytics yet
Send a link to your students to track their progress
Comment classifie-t-on les plaies
plaies propres
plaies propres contaminées
plaies contaminées
plaies sales/infectées
Caractéristiques d’une plaie propre
non traumatique
inflammation absente à légère
liée à aucune erreur de technique chirurgicale
PAS de pénétration des tractus respi, digestif, génito-urinaire
exple : cas d’ovariectomie
Caractéristiques d’une plaie propre contaminée
faute légère de technique chirurgicale
pénétration des tractus respi, digestif, génito-urinaire MAIS sans écoulements sains significatifs
Caractéristiques d’une plaie contaminée
contact avec bactéries
lourde faute de technique chirurgicale
pénétration des tractus respi, digestif, génito-urinaire
AVEC
écoulement digestifs sains significatifs
génito-urinaire / biliaire infectés
Caractéristiques d’une plaie sale / infectée
multiplication de bactéries
plaies traumatiques anciennes (15j)
écoulement purulent (Ouverture d’un abcès)
contamination fécale
présence CE non stérile
inflammation aigue (exple : pyodermite)
Quelles sont les phases de la cicatrisation

explication de la phase d’inflammation et débridement
dure 3 - 4 jours
VC vaisseaux lésés → limite l’hémorragie (5 - 10 min)
VD → cellules et fluides dans la plaie → plaquettes activées = caillot
migration des leucocytes (dans les 6h)
PMN phagocytent les bactéries et tissus nécrotiques = nettoyage
fluides + PMN + tissu nécrotique = pus (exsudat)
monocytes (12h) → évolution en macrophages en 24 - 48h
Relâchent facteurs de croissance, phagocytose, attraction fibroblastes, synthèse collagène, angiogenèse
→ tissu de granulation
Quels sont les rôles du caillot de fibrine lors de l’inflammation
hémostatique
barrière contre infection et perte de fluides
substrat pour l’organisation de la plaie
résistance très limitée
sèche → croûte (= protection)
quelles sont les 3 phases de l’étape “réparation” de la cicatrisation
formation du tissu de granulation
épithélialisation
contraction
explication de la formation du tissu de granulation
3 - 5 jours après trauma
formé par
fibroblastes
collagène
capillaire sanguin
→ tissu rouge et très hémorragique
tissu → arrêt ATB
sert de surface pour épithélialisation
rôle dans la contraction de la plaie
périoste, fascia, tendon, nerfs ne se couvrent pas rapidement de tissu de granulation (peu vascularisés)
explication de l’épithélialisation
4 - 4 jours après trauma
mobilisation et migration de cellules épithéliales des bords de la plaie puis prolifération
plaie superficielle → migration immédiate à partir des bords + structures annexes (follicules pileux, glandes sudoripares)
plaie profonde → migration à partir des bords après apparition de tissu de granulation
si croûte : cellules migrent dessous et la séparent de la surface de la plaie
parfois incomplète (tissu de granulation au centre)
peau fine et fragile
absence de poils si plaie profonde car les structures annexes ne se régénèrent pas
re-pigmentation variable et inconstante : retrouver une pigmentation normale peut prendre plusieurs mois
explication de la contraction de plaie
5 - 9 jours après trauma
due aux myofibroblastes du tissu de granulation
apparence étoilée de la plaie
cesse si :
contact des bords de plaie = FB négatif
tension de la peau > force de contraction de la plaie
manque de myofibroblastes de qualité
avantage : fermeture complète des plaies dans régions cutanées lâches
inconvénients :
sténose d’un orifice naturel
limitation des mouvements du corps si peau trop tendue
si contraction insuffisante → épithélialisation du reste de la plaie
explication de la phase de maturation
ré-orientation et maturation des fibres de collagène
commence après 3 semaines
peut prendre des mois / années
aspect de la plaie
surface épithéliale intacte
rose vif intialement (granulation en-dessous)
palit progressivement
s’épaissit progressivement
Quels sont les facteurs influençant la cicatrisation ?
facteurs endogènes (locaux et systémiques)
infection : phase inflammatoire prolongée, collagénases produites par bactéries
présence de CE : réaction inflammatoire, infection, fistule
Malnutrition : retard de cicatrisation
obésité : VS ont du mal à traverser la couche de graisse pour néovascularisation
statut immunitaire : malnutrition (augmentation mécanismes de défense immunitaire → augmentation infection) et hypoprotéinémie (retarde cicatrisation)
mauvaise vascularisation
localisation de la plaie
endocrinopathie : diabète sucré chez homme, hyperadrénocorticisme
tumeurs : retard de cicatrisation, risque de déhiscence
facteurs exogènes
corticostéroïdes : retard cicatrisation (inhibition phase inflammatoire), si début 3j post trauma → ok, augmentation risque infection, dose-dépendant
radiothérapie : inhibition de phase de réparation
chimiothérapie : destruction cellules nécessaires à cicatrisation, effets secondaires
voir synthèse pour infos supp
Quelles complications peut-on avoir à la cicatrisation
déhiscence de plaie
sérome
explication de la déhiscence de plaie : définition, facteurs de risque, diagnostic et traitement
= ouverture / séparation des bords de plaie
facteurs de risque
auto-mutilation
technique pas adéquate, trop tension, infection
sérome / hématome
suture de tissu non viable
CE, tumeur, facteur endogène
diagnostic :
souvent 4 - 5 jours post-op
écoulement séro-hémorragiques (ou purulent), gonflement, rougeur, nécrose des bords de plaie
traitement
lavage + débridement
pas d’infection : fermeture 1e intention +- drain
infection ou besoin de débridement supp : fermeture 1e intention retardée OU 2e intention OU 3e intention
explication du sérome : définition + conséquence sur cicatrisation + facteurs de risque + diagnostic + traitement
= accumulation d’une poche de liquide clair séreux après une chirurgie
retarde cicatrisation car
inflammation prolongée
tension des bords de plaie (gonflement)
fuite de liquides entre points de suture
facteurs de risque
espace mort
mauvaise hémostase
technique traumatique
zones de mobilité excessive
diagnostic
ponction à l’aiguille fine
cytologie
traitement
aucun : disparait souvent en qq jours
vidange : aiguille fine et stérilité + bandage si volumineux
drain actif si volumineux et récidive après vidange (ou par prévention)
Quelles sont les étapes de gestion immédiate de plaie
anesthésie - analgésie
ATBthérapie
préparation de la région
explication de l’anesthésie - analgésie lors de la gestion immédiate de plaie
stabilisation du patient avant le traitement
anesthésie générale préférable (si patient en bonne condition)
analgésie
Explication de l’ATBthérapie lors de la gestion immédiate de plaie
plaies traumatiques contaminées ou infectées
inefficaces si lavage et débridement insuffisants
écouvillon (après flush : élimination des contaminants) → culture + ATBgramme
bactéries les plus fréquentes : Staph, Strepto, E. coli
→ Céphalosporines 1e génération
→ Amoxicilline + A clavulanique (surtout si morsures → Pasteurella)
Explication de la préparation de la région lors de la gestion immédiate de plaie
Protection plaie par compresses humidifiées ou gel K-Y
tonte de région environnante
flush/lavage
Asepsie de la peau après le flush et SANS pénétration de produits d’asepsie dans la plaie
explication du flush
étape la plus importante
élimine toxines, débris, cytokines, bactéries, CE
seringue 20 - 35 mL + aiguille 18 - 19 g
larges volumes !
non cytotoxique = isotonique
ringe lactate, Hartmann, NaCl 0,9%
PAS d’eau du robinet : hypotonique donc toxique pour cellules
ajout antiseptique dans liquide de lavage ? Pas de preuves bénéfiques voire néfaste (action de l’antiseptique si contact avec la plaie)
Chlorhexidine 0,05%
large spectre antibactérien
activité résiduelle même si présence de sang et débris
! toxicité cornéenne
isobétadine 1%
large spectre antibactérien
pas d’activité résiduelle
inactivation par sang et débris
active contre spore et virus
utilité limitée
explication générale du débridement
but = minimiser l’infection et favoriser la cicatrisation
enlever les tissus dévitalisés, contaminés ou infectés
enlever débris et CE
obtenir marges propres pour fermeture
obtenir lit de plaie propre
Quels sont les types de débridement
sélectif
débrisoft
autolytique
enzymatique
biochirurgical (asticots)
non sélectif
chirurgical
pansement adhérent
explication du débridement chirurgical
sous anesthésie
couche par couche à la lame de scalpel
pas de débridement excessif !
préserver tissus sains et vascularisation
préférable de débrider par étapes successives lors de changement de bandage, surtout si large déficit et reconstruction nécessaire
explication du débrisoft
fibres flexibles en polyester pénètrent dans aspérités de la plaie
pointes biseautées décollent débris et exsudats
absorbe et retient les débris
protège tissu de granulation et cellules épithéliales
surface douce
rapide (2 - 4 min)
quelles sont les différentes options de fermeture des plaies ?
1e intention
1e intention retardée
2e intention
3e intention
choix de fermeture de plaie se fait en fonction de :
temps depuis trauma
degré de contamination
sévérité des dégâts tissulaires et vasculaires
localisation de plaie
explication de la cicatrisation de 1e intention
plaies récentes (< 24h), avec degré minimal de contamination et de dégâts tissulaires
flush
débridement éventuel
drain si espace mort
fermeture complète de la plaie
explication de la cicatrisation de 1e intention retardée
plaies avec contamination et dégâts tissulaires modérés
fermeture après 2 - 5 j de bandage, avant apparition du tissu de granulation
attendre de voir viabilité de la peau, diminution de l’inflammation, meilleure cicatrisation
permet nettoyage +- débridement supp
permet drainage adéquat
augmentation de résistance tissulaire à l’infection
explication de la cicatrisation de 2e intention
fermeture spontanée
fermeture complète par contraction-épithélialisation
temps de cicatrisation parfois très long
localisation
!! contraction de plaie et restriction mouvements
explication de la cicatrisation de 3e intention
pour plaies contaminées ou infectées
fermeture après apparition du tissu de granulation
but = raccourcir temps de cicatrisation complète
quand les drains sont-ils indiqués
drainage et oblitération de l’espace mort
Différents types de drains
Drains passifs
= drain de Penrose
écoulement par gravité
drains actifs
= drain de Redon
aspiration active (élimination des fluides et colle les tissus)
explication des drains passifs en général
sortie en-dehors de la ligne de suture
pas de sortie du drain en proximal
sortie distale en position déclive
bandage indispensable
changements de bandage fréquents (avant imbibition)
nettoyage de la sortie du drain à chaque changement
avantages et inconvénients des drains passifs
avantages
bon marché
souple
simple
inconvénients
contamination
quantification subjective
bandage !
peu adapté si production ++
position déclive
irritation cutanée
Avantages et inconvénients des drains actifs
avantages :
efficacité augmentée
système fermé donc réduction de contamination
bandage non obligatoire
propreté du bandage
quantification
position non déclive
inconvénients
plaie doit être étanche
cher
occlusion
retrait prématuré
Quand retirer un drain
Quand la production journalière est de < 2 - 4 mL/Kg/j
