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amorce
Au XXe siècle, le théâtre se renouvelle profondément avec le théâtre de l’absurde en s’intéressant de plus en plus au langage, à ses failles et à ses malentendus. Camus écrit que « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » : dans Pour un oui ou pour un non, Sarraute montre justement à quel point les mots peuvent blesser, séparer et faire naître la dispute en révelent l’imcompréhension.
portrait de H1
reussite so, père de famille, ordre, homme d’action, maitrise le langage (ironie), borné, dédaigneux, materialiste, appuie sur regard des autres
portrait de H2
ame poetique/artiste, introspectif, contempatif, importance de l’art/mots/tons, “interprete des tropismes”, marginal
La place de la ponctuation
difficulté a s’exprimer, interval qui donne naiss au conlfit, suspens, dimension paraverbale
“…” : distance
!? : emotions (amertume, desespoir
aposiopère: comique
les mots déclencheurs
langage au coeur du conflit (camp de bataille)
chaque personne a sa propre sensibilité aux mots
décalage implicite vs explicite
phrase anodine → détruire amitié
la place des autres
Jurys: ne comprennent pas
absents: mère, janine (vision parfaite du bonheur), enfant, randoneurs (témoins)
lien avec le titre
// contruction
expression francaise
dispute semble indignifiante, tensions profondes
sorte condamnation répétée
pose probleme du langage = logodrame
les tropismes
gestes, paroles, sentiments impossible à définir => “profondeurs qui affluent à la surface des mots”
Faut les décomposer, agrandir et ralentir pour comprendre. Drames derriere la banalité. Personnage = support
tropismes:intonation
condescendance, étirement blessant (jugement de valeur)
=>”c’est biiien … ca”
tropismes:malaise de la scene d’exposition
éloignement, distance émotionnelle
=>”`a l’autre bout du monde” ; “rien”
tropismes:expression
silence, violence du non dit sans explication
=> “des mots? entre nous?” ; “les mots qu’on a as “eus” justement”
tropismes:proposition
domination, geste genereux percu comme une agression
=> “tournée de conférences”
tropismes:étalage du “bonheur”
sentiment d’exclusion, modèle, norme, mise en scene du bonheur familial
tropismes:verlaine
la depossession, fige une émotion spontanée en un lieu commun: H2: “petit bout de lard” de la doxa (culture reconnue)
=> “la vie est là, simple et tranquille” “poeme “le ciel est par dessus le toit” Sagesse
tropismes:guillemets
ironie méprisante, invisibles mais marquent une mise à distance qui traite la sensibilité de l’autre comme un cliché.
=> “ poésie” “poète”
tropismes:anecdote
Barre des écrins, la pulsion de meurtre, une pause pour contemplet, paroxysme de la violence dans souvenir banal
=>j’ai eu envie de te tuer” ; “pousser dans une crevasse”
tropismes:geste
réconciliation: condescendance physique, muet
tropismes:mot
mépris, assignation d’une étiquette pour nommer la camp de H2
=> “raté” ; “taupe”
le theme de l’amitie
apostrophe solenelle qui invoque le passé commun H1 “au nom de tout ce aue tu prétends que j’ai été pour toi” poids du passé partagé pour contraindre H2
insuffisance du langage, fragilité des mots: H1 “Des mots? Entre nous? Ne me dis pas qu’on a eu des mots… ce n’est pas possible… et je m’en serais souvenu.” H2 “Des mots qu’on a pas “eus”, justement…”
la fragilité de l’amitié face à des motifs insignifiants “il peuvent rompre pour un oui ou pour un non”
la question de la culpabilité et légitimité de la rupture “celui qui rompt popn”
boucle, refus de conclure, fin ouverte, achèvement qui rend explicite son propre titre (les perso réalisent qu’ils incarnent ce qu’ils dénoncent): H2 “Oui ou non?/Ce n’est pourtant pas la même chose…/En effet. Oui. Ou non./Oui./Non!”
le theme du langage
données paraverbales dans la communication ordinaire : “un accent mis sur “bien”… un étirement: “biiien…” et un suspens avant que le “ca” arrive… ce n’est pas sans importance”
euphémismes de l’objet de la dispute: “ ce n’est rien qu’on puisse dire, rien dont il soit permis de parler” ; “c’est juste des mots”
dimension méta-discusive (premiere réplique)
phrase anodine mais analysée comme véhiculant un jugement (évalutation psy et so) sorte de violence pas l’intonation: “c’est bien…ca”
formules creuses qui mettent en évidence la doxa (opinion majoritaire): “la vie est là” ; H1“un ami de toujours” ; F3“c’est bien normal. Chaucun sa vie n’est-ce pas?”
force créatrice de réalité (pas de retour en arrière, poison)
procédés mettant en évidence les tropismes
aposiopèse: rupture brutale, moment où le personnage est envahi par une sensation trop forte pour la mettre en mots
épanorthose: corriger, accentue, tatonnement psy en quête du vrai
=> “Écoute je voulais te demander…C’est un peu pour ca que je suis venu… je voudrais savoir…que s’est-il passé? Qu’est-ce que tu as contre moi?
le theme du jugement des autres
les représentants de l’extérieur, société normative qui évalue la folie de la dispute: “des gens de bons sens, comme les jurés des cours d’assises”
so qui attribue étiquette, catégories, “casiers judiciaires” (métaphore du fichage social) “j’ai appris que j’avais un casier judiciaire où j’etais désigné comme “celui…popn””
so qui isole et stigmatise (règles implicites): “ils seront signalés”
peur du ridicule, sujets tabous: “personne ne l’ose… on en entend jamais parler”
le theme de la violence
animosité finale et impossible réconciliation: “pas de rémission…c’est un combat sans merci. une lutte à mort. oui, pou la survie. il n’y a pas de choix. c’est toi ou moi.”
anecdote montre la violence extrême cachée: “J’ai eu envie de te tuer” ; “pousser dans une crevasse”
métaphore de l’enfermement, ironie de H1: “enfermé à la section des “poètes”… de ceux qu’on place entre guillemets…qu’on mets au fers!”
le theme de la dispute
le mépris s’incarne dans cette étiquette aue H2 plus tard par “ratés” (scelle une rutpture définitive). H2: “voilà. je crois qu’on y est. tu l’as touché. voilà le point". Dès que je regarde par la fenêtre, dès que je me permets de dire “la vie est là”, me voilà aussitôt enfermé à la section des “poètes””
le theme de l’intertextualité
Verlaine, Le ciel est par dessus les toits (culture litt. partagée): “la vie est là, simple et tranquille…”
allusion ironique à blanche neige: “il y a donc là bas… cachée dans la forêt, une petite princesse” “tu divagues!”
le Procès de Kafka (absurdité et l’impuissance): “j’avais été condamné”
le theme des valeurs bourgeoises
H2 les fustige (stigmate raté) et H1 les endosse: “Même ca, même “un râté”, si efficace que ca puisse être, ne me fera pas quitter mon trou, j’y suis trop bien”
différences de valeurs: “Et quels bonheurs! Les meilleurs. Les mieux côtés. Les bonheurs que tous pauvres bougres contemplent, le nez collé aux vitrines”
H2 essaye de donner un nom à sa marginalité “on est ailleurs…en dehors…loin de tout ca” “on n’est pas sur vos listes”
le theme des images
Les valeurs, les bonheurs: “Le bonheur digne de tous les efforts , de tous les sacrifices?”
métaphore des tropismes: “une taupe qui creuse sous les pelouses bien soignées où vous vous ébattez”
le divagations, la folie, l’univers du comte de fées: “délire” “mais il y a là-bas, dans une cabane au fond de la forêt, une petite princesse encore plus belle…”
la polysémie du mot dispute (chicane, discorde, bisbille, dissension)
conflit relationnel: désaccord profond, relation interpersonnelles, diférend
débat théorique (sens des mots): guillemets
opposition physique: souricière
opposition verbale: “oui” “non”
dispute pacifique/sereine: main sur l’épaule
dispute agressive/violente: “rompre” “lutte à mort” “tuer”
étapes de la dispute
motif, divergences d’opinions, tension, défense de son camp
“on a pas le droit de rompre avec un proche pour une intonation”
dialogue qui n’est pas vraisemblable → mise en scène de l’indiscible
interventions de F.1 et H3
reproche de H2 qui ne sont pas comprises
=>”ca parait…pour le moins excessif” ; “moi non plus, je ne peux pas suivre…”
rapports de force
personnage universels: dispute=opposition intérieure (valeurs vs réussite)?
jeux de domination et soumission (pas si manichéen):
H1 domine en exposant H2 (rabaisse, guillemets)
H2 au dessus (procès, accusations, expert du langage, auto acceptation)
soumission: tentatives de reconciliation
fin: rapport égal de forces, échec de H1
autres oeuvres
théâtre privilégie la dispute: genre oral, tension dramatique.
antique: antigone sophocle: explicite, enjeu oral
classique: horace Corneille, conflit relationnel, rupture fam (fratricide)
absurde: En attendant godot Beckett, répliques laconiques sur des détails trivieux, la dispute est un meublage temporel
contemporain engagé: les mains sales Sartre: argumentation, manip
existentialisme: les justes Camus: argumentatif, échec de yanek, doute (tuer pour une cause juste?)
logodrame
le drame ne s’appuie pas sur les action et l’extérieur mais seulement sur les mots
pièce comique
disproportion cause et conséquence
objet de dispute entre deux adultes ridicule
pièce tragique
le langage une machine infernale
imitation d’un aveu tragique
échec final
place dans le mouvement du nouveau roman
refus de l’intrigue linéaire
pas de personnage traditionnel
les mots plus que les actions