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Fiches de vocabulaire exhaustives couvrant l'anatomie, la taxonomie, la physiologie, la croissance et la régulation génétique bactérienne d'après les cours magistraux d'UE1 Microbiologie.
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Anton Van Leeuwenhoek
Scientifique néerlandais considéré comme le précurseur de la microbiologie pour avoir décrit pour la première fois, en 1680, des bactéries observées dans le tartre dentaire.
Microbiote
Ensemble des micro-organismes (bactéries, champignons, archées et virus) vivant en communauté dans un écosystème donné (par exemple le microbiote buccal, intestinal ou cutané).
Bactérie commensale
Bactérie qui vit en association régulière avec son hôte sans entraîner de dommage ou de pathologie pour l'organisme humain.
Bactérie pathogène opportuniste
Bactérie habituellement non agressive qui tire profit d'une altération des défenses immunitaires de l'hôte ou d'un déséquilibre écologique pour induire une pathologie.
Bactérie pathogène stricte
Bactérie dont la présence au sein de l'hôte déclenche systématiquement une pathologie infectieuse, en dehors de l'état de porteur sain.
Nucléoïde
Région irrégulière du cytoplasme bactérien dépourvue de membrane nucléaire, composée d'environ 80% d'ADN chromosomique double brin pelotonnage, 10% d'ARN (m et régulateurs) et 10% de protéines structurales et régulatrices.
Plasmide
Élément génétique accessoire extrachromosomique formé d'ADN circulaire double brin (0,5 à 5% du génome, soit 1 à 10 kb), doué de réplication autonome et transmissible par conjugaison, vecteur de gènes de résistance aux antibiotiques ou de virulence.
Ribosome bactérien (70S)
Machinerie ribosomique cytoplasmique présente à environ 30000 unités par cellule, composée d'une grande sous-unité 50S (ARNr 5S, ARNr 23S et 33 protéines) et d'une petite sous-unité 30S (ARNr 16S et 21 protéines).
Séquençage de l'ARNr 16S
Technique d'identification moléculaire ciblant les zones hypervariables de l'ARNr 16S de la sous-unité 30S, servant de référence phylogénétique pour classifier les taxons bactériens et caractériser le microbiote.
Membrane plasmique bactérienne
Barrière de perméabilité sélective entourant le cytoplasme, constituée de 40% de phospholipides et 60% de protéines, assurant la régulation des transports, l'homéostasie osmotique et le siège de la chaîne respiratoire productrice d'ATP.
Symport
Système de transport actif secondaire réalisant le passage simultané de deux substances différentes à travers la membrane dans la même direction, sans hydrolyse directe d'ATP (ex. co-transport Na+ selon son gradient et glucose contre son gradient).
Antiport
Système de transport actif transmembranaire propulsant deux molécules différentes dans des directions inverses contre leurs gradients de concentration respectifs, nécessitant l'hydrolyse d'ATP (ex. pompe Na+−K+).
Peptidoglycane (ou muréine)
Polymère réticulé essentiel de la paroi formé de chaînes glucidiques répétées de N-acétylglucosamine (NAG) et d'acide N-acétylmuramique (NAM) interconnectées par des ponts peptidiques, conférant rigidité mécanique et résistance à la pression osmotique.
Paroi des bactéries Gram positif
Paroi épaisse de peptidoglycane mesurant entre 20 et 80 nm, ancrée à la membrane cytoplasmique par des acides lipotéichoïques et enrichie en acides teichoïques pour maintenir l'homéostasie des cations.

Paroi des bactéries Gram négatif
Structure pariétale complexe et fine constituée d'une couche mince de peptidoglycane (2 à 7 nm) située dans l'espace périplasmique, surmontée d'une membrane externe asymétrique portant des lipopolysaccharides (LPS).

Lipopolysaccharide (LPS)
Endotoxine intégrée dans le feuillet externe de la membrane externe des bactéries Gram négatif, formée de trois régions : le lipide A ancré dans la membrane, le core polysaccharidique (Kdo et heptose) et la chaîne O-spécifique (antigène O).
Lipide A
Constituant phospholipidique hydrophobe du LPS composé d'un disaccharide phosphorylé de glucosamine lié à des chaînes d'acides gras, responsable de la toxicité endotoxinique et de la diminution de fluidité membranaire.
Lipoprotéine de Braun
Protéine structurale abondante de la paroi des bactéries Gram négatif reliant par covalence la fine couche de peptidoglycane au feuillet interne de la membrane externe.
Coloration de Gram
Coloration différentielle mise au point par Hans Christian Gram reposant sur la structure de la paroi, colorant les bactéries à peptidoglycane épais en violet (Gram positif) et celles à paroi mince décolorées par l'alcool en rose-rouge (Gram négatif).
Capsule bactérienne
Enveloppe externe inconstante et gélatineuse composée d'eau (95%) et de polysaccharides ou glycoprotéines, portant l'antigène K (ou Vi), masquant les déterminants antigéniques pariétaux et bloquant l'opsonisation phagocytaire.
Flagelle bactérien
Appendice locomoteur hélicoïdal filamenteux de 12 à 30 nm de diamètre, constitué d'un filament de flagelline, d'un coude ou crochet, et d'un corpuscule basal rotatif ancré dans les enveloppes cellulaires.

Ciliature bactérienne
Mode d'organisation spatiale des flagelles à la surface de la bactérie : monotriche (un seul flagelle polaire), amphitriche (un à chaque pôle), lophotriche (touffe de flagelles polaires) ou péritriche (flagelles répartis sur tout le pourtour).
Antigène H
Déterminant antigénique thermolabile porté par la flagelline des bactéries mobiles (particulièrement les entérobactéries), utilisé dans le schéma de Kauffman-White pour définir les sérovars de Salmonella.
Pili communs (ou fimbriae)
Appendices de surface courts (2 à 3μm) et rigides formés de sous-unités de piline (17 kDa) et d'adhésines à leur extrémité, facilitant la fixation aux cellules hôtes et augmentant la virulence.
Pili sexuels
Appendices protéiques tubulaires longs (1 à 20μm) et peu nombreux (1 à 10 par cellule), codés par le plasmide F chez les cellules F+, indispensables à la reconnaissance et au rapprochement des bactéries lors de la conjugaison.

Endospore bactérienne
Forme cellulaire déshydratée de dormance produite par sporulation chez certains bacilles (genres Bacillus et Clostridium), résistante à la chaleur (100∘C, 20 min), aux UV et aux désinfectants grâce à son cortex enrichi en dipicolinate de calcium.
Scissiparité
Mode de reproduction asexuée des bactéries au cours duquel une cellule s'allonge, réplique son chromosome, construit un septum médian par synthèse pariétale et membranaire, et se scinde en deux cellules filles identiques.
Bactérie autotrophe
Bactérie capable d'utiliser le dioxyde de carbone (CO2) comme unique source de carbone pour synthétiser sa matière organique.
Bactérie hétérotrophe
Bactérie nécessitant des substrats carbonés préexistants (glucides, alcools, acides organiques) comme source de carbone et d'énergie pour assurer sa croissance.
Bactérie prototrophe
Bactérie capable de se développer sur un milieu de culture minimum constitué d'eau, d'ions inorganiques, d'une source d'azote et d'une source de carbone sans apport de facteur de croissance particulier.
Bactérie auxotrophe
Bactérie incapable de synthétiser un facteur de croissance spécifique (acide aminé, base azotée, vitamine) suite à une altération métabolique, rendant indispensable l'apport exogène de cette molécule dans le milieu de culture.

Types respiratoires bactériens
Classification des bactéries selon leurs exigences en dioxygène déterminée en milieu gélose viande-foie : aérobie strict, aérobie-anaérobie facultatif, anaérobie tolérant, anaérobie strict et micro-aérophile.
Bactérie mésophile
Micro-organisme dont la température optimale de multiplication se situe entre 20∘C et 40∘C, avec un optimum thermique moyen de 37∘C typique des flores commensales et des pathogènes humains.

Courbe de croissance bactérienne
Cinétique de multiplication en milieu fermé non renouvelé décrivant l'évolution de la turbidité et du nombre de bactéries viables à travers cinq phases successives : latence, exponentielle, ralentissement, stationnaire et déclin.
Phase de latence
Première période consécutive à l'ensemencement d'un milieu au cours de laquelle le taux de croissance est nul (μ=0), mise à profit par la cellule pour synthétiser les enzymes requises pour assimiler les nutriments du nouveau milieu.
Gélose Chapman
Milieu sélectif et d'orientation contenant une concentration élevée en chlorure de sodium (7,5%) et du mannitol, sélectif des espèces halotolérantes du genre Staphylococcus et différenciant les fermenteurs du mannitol par acidification au jaune du rouge de phénol.
Gélose Drigalski
Milieu sélectif contenant du désoxycholate de sodium et du cristal violet inhibant la croissance des bactéries Gram positif, employé pour isoler les bacilles Gram négatif non exigeants et tester leur capacité à fermenter le lactose via le virage du bleu de bromothymol.
Biofilm bactérien
Communauté microbienne multicellulaire structurée enchâssée dans une matrice autoproduite de polymères extracellulaires adhérente à une surface biotique ou abiotique, offrant une protection collective face aux forces de cisaillement, aux antiseptiques et au système immunitaire.
Protéine H-NS
Protéine structurante du nucléoïde bactérien de 15,5 kDa (137 acides aminés) se liant à l'ADN pour exercer une répression transcriptionnelle globale à large spectre et moduler négativement la topologie du chromosome.
Protéine HU
Protéine de compaction du nucléoïde agissant comme antagoniste de H-NS en ouvrant l'architecture de l'hélice d'ADN pour exposer les régions promotrices et stimuler la transcription des gènes nécessaires à la survie bactérienne.
Opéron
Ensemble d'unités cistroniques adjacentes codant pour des protéines d'une même voie métabolique, régulées de manière coordonnée sous le contrôle d'un promoteur unique et transcrites en un ARN messager polycistronique.
Opéron lactose (lac)
Opéron catabolique inductible comprenant les gènes de structure lacZ (β-galactosidase), lacY (perméase) et lacA (transacétylase), réprimé par le tétramère LacI et activé par fixation de l'allolactose et du complexe AMPc-CRP.
Opéron tryptophane (trp)
Opéron anabolique répressible regroupant cinq gènes de biosynthèse (trpEDCBA), dont la transcription est bloquée lorsque le produit final (le tryptophane, agissant comme co-répresseur) s'associe au répresseur TrpR pour permettre son arrimage à l'opérateur.
Mutation non-sens
Mutation ponctuelle convertissant un codon sens en un codon stop (UAA, UAG ou UGA), interrompant prématurément la traduction et entraînant la synthèse d'une chaîne polypeptidique tronquée souvent non fonctionnelle.
Mutation faux-sens
Substitution nucléotidique altérant un triplet de telle sorte qu'il code pour un acide aminé distinct, modifiant la structure primaire de la protéine et pouvant induire des modifications phénotypiques ou une perte de fonction.