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Diabète de type 2 (présentation clinique)
Pathologie métabolique caractérisée par une évolution clinique insidieuse et une découverte souvent tardive.
Diabète gestationnel
Trouble de la tolérance glucidique d'importance variée diagnostiqué au cours de la grossesse, indépendamment du traitement requis et de l'évolution dans le post-partum.
HbA1c (période de reflet)
Hémoglobine glyquée reflétant l'équilibre glycémique moyen du patient au cours des 4 à 8 semaines précédentes.
Coma acidobasique / acidocétosique
Complication aiguë pouvant survenir chez les diabétiques de type 1 et 2 en situation de stress biologique, constituant une urgence clinique, diagnostique et thérapeutique.
Critères diagnostiques biologiques du diabète sucré
Glycémie post-prandiale ou aléatoire ≥2,0g/L ou taux d'HbA1c≥6,5%.
Diabète de type 2 (caractéristique clinique)
Forme fréquente de diabète se distinguant par son installation progressive et sa clinique insidieuse.
Diabète gestationnel (définition OMS)
Trouble de la tolérance aux glucides de sévérité variable débutant ou diagnostiqué pour la première fois pendant la grossesse.
Dosage enzymatique de la glycémie (méthodes)
La méthode à l'hexokinase est la méthode de référence, et la technique à la glucose oxydase est mesurée par spectrophotométrie à 340nm.
Lecteurs de glycémie capillaire
Dispositifs d'autocontrôle glycémique devant obligatoirement être conformes aux exigences de précision de la norme ISO 15197.
Dosage de l'HbA1c (évaluation glycémique)
Indicateur biologique de l'exposition moyenne au glucose sur les 4 à 8 semaines (1 à 2 mois) précédant la prise de sang.
Microalbuminurie
Élimination urinaire d'albumine comprise entre 30 et 300mg/g de créatininurie sur échantillon, constituant un facteur de risque cardiovasculaire majeur chez le diabétique de type 2.
Marqueurs biologiques de suivi à long terme du diabète sucré
Paramètres comprenant le dosage de l'albuminurie (ratio albuminurie/créatininurie - ACR) et le bilan lipidique régulier.
Coma acido-cétosique
Complication métabolique aiguë sévère survenant en cas de carence insulinique et de stress, représentant une urgence médicale immédiate.
Néphropathie diabétique
Complication microangiopathique chronique du diabète sucré qui aboutit, en l'absence de prise en charge précoce, à l'insuffisance rénale terminale.
Urée sanguine (variations)
Marqueur biologique augmentant en cas d'insuffisance rénale chronique ainsi qu'en situation d'hypercatabolisme protéique.
Dosage de la créatinine sanguine (standardisation)
Dosage pour lequel seules les méthodes étalonnées et standardisées IDMS (Isotope Dilution Mass Spectrometry) sont recommandées.
Créatininémie (interprétation clinique)
Concentration sérique devant toujours être interprétée en association avec une estimation du débit de filtration glomérulaire (DFG).
Formules MDRD et CKD-EPI
Équations fournissant une estimation du DFG normalisée pour la surface corporelle (mL/min/1,73m2), la formule CKD-EPI montrant une meilleure performance globale.
DFG compris entre 45 et 59 mL/min/1,73 m²
Valeur biologique classant la fonction rénale au stade d'insuffisance rénale chronique (IRC) légère à modérée (stade 3A).
Recueil des urines de 24 heures (protocole)
Procédure tenant compte des variations nycthémérales consistant à jeter la première miction du matin, puis à collecter toutes les urines jusqu'à la même heure le lendemain.
Albuminurie pathologique (microalbuminurie)
Excrétion de faibles concentrations d'albumine urinaire dosée préférentiellement par techniques immunochimiques (turbidimétrie ou néphélémétrie).
Bandelette urinaire pour protéinurie (dépistage)
Méthode semi-quantitative sensible à l'albumine dont tout résultat positif impose une confirmation par un dosage quantitatif au laboratoire.
Techniques quantitatives de dosage de la protéinurie
Méthodes analytiques de quantification comprenant les techniques colorimétriques et les techniques turbidimétriques.
Syndrome néphrotique (critères biochimiques)
Association d'une protéinurie massive >3g/24h (>50mg/kg/j chez l'enfant), d'une hypoprotidémie <60g/L et d'une hypoalbuminémie <30g/L.
Absorption du fer héminique alimentaire
Processus impliquant la protéine transporteuse HCP1 et présentant une biodisponibilité nettement supérieure à celle du fer non héminique.
Transferrine
Glycoprotéine assurant le transport plasmatique du fer sous forme ferrique Fe3+, saturée physiologiquement à environ 30%.
Ferritine
Marqueur quantitatif des réserves en fer de l'organisme, dont la diminution est le signe le plus précoce d'une carence martiale et le dernier paramètre à se normaliser sous traitement.
Ferroportine
Transporteur protéique situé au pôle basolatéral de l'entérocyte assurant l'export plasmatique du fer sous forme ferreuse Fe2+.
Hepcidine (mécanisme d'action)
Hormone hyposidérémiante hépatique qui bloque et dégrade la ferroportine, inhibant ainsi l'absorption intestinale et le relargage macrophagique du fer.
Régulation de la sécrétion de l'hepcidine
Synthèse hépatique stimulée par la surcharge martiale et l'inflammation, et inhibée lors de la stimulation de l'érythropoïèse.
Système IRP/IRE
Système de régulation post-transcriptionnelle modulant l'expression des ARNm des protéines du métabolisme du fer en réponse aux taux intracellulaires de fer.
Marqueurs du fer circulant
Ensemble biologique constitué par le fer sérique, la transferrine et le coefficient de saturation de la transferrine (CST).
Formule MDRD (Modification of Diet in Renal Disease)
Formule établie chez des insuffisants rénaux chroniques pour estimer le DFG, exprimant directement le résultat normalisé pour la surface corporelle.
Marqueur du fer de réserve
La ferritine sérique, reflétant fidèlement le stock mobilisable en fer de l'organisme.
Formule CKD-EPI (Chronic Kidney Disease Epidemiology Collaboration)
Équation d'estimation du DFG normalisée pour la surface corporelle, reconnue pour ses performances supérieures sur l'ensemble du spectre du DFG.
Marqueurs du fer fonctionnel
Paramètres hématologiques et biochimiques comprenant le récepteur soluble de la transferrine (RsTf), le taux d'hémoglobine et les indices érythrocytaires.
Stade 3A de la maladie rénale chronique
Insuffisance rénale chronique légère à modérée définie par un DFG compris entre 45 et 59mL/min/1,73m2.
Fer plasmatique libre (NTBI)
Fraction de fer non liée à la transferrine apparaissant lors de la saturation de celle-ci, hautement réactive et responsable de lésions cytotoxiques oxydatives.
Stade 2 de la maladie rénale chronique
Atteinte rénale caractérisée par un DFG entre 60 et 89mL/min/1,73m2 associé obligatoirement à des marqueurs d'atteinte rénale persistants.
Récepteurs solubles de la transferrine (RsTf)
Formes circulantes monomériques clivées du récepteur membranaire de la transferrine, marqueurs quantitatifs de l'activité érythroblastique médullaire.
Maladie rénale chronique (définition temporelle et biologique)
Présence pendant plus de 3 mois consécutifs de marqueurs d'atteinte rénale (albuminurie, hématurie, leucocyturie) et/ou d'une baisse du DFG.
Bilan de première intention d'une carence martiale
Examens biologiques initiaux associant obligatoirement un hémogramme complet et le dosage de la ferritine sérique.
Recueil urinaire des 24 heures (conditions)
Modalité de prélèvement qui permet d'intégrer les variations circadiennes de l'excrétion urinaire des analytes.
Dosage du fer sérique (analytique)
Quantification réalisée en laboratoire de routine par des techniques spectrophotométriques colorimétriques sans étape de déprotéinisation.
Protéinurie physiologique (seuils)
Débit d'excrétion protéique normal inférieur à 200mg/24h chez la femme enceinte et inférieur à 150mg/g de créatininurie.
Coefficient de saturation de la transferrine (CST)
Rapport calculé par la formule (Fer seˊrique [μmol/L]/[Transferrine (g/L)×25])×100, reflétant le fer immédiatement disponible.
Anémie ferriprive (profil biochimique martial)
Anémie caractérisée biologiquement par un effondrement profond de la ferritine sérique et une baisse de la sidérémie.
Albuminurie physiologique (ratio ACR)
Ratio albuminurie/créatininurie normal strictement inférieur à 30mg/g (<3mg/mmol).
Anémie inflammatoire (profil biochimique)
Anémie caractérisée par un fer sérique diminué avec une ferritine normale ou augmentée et des récepteurs solubles de la transferrine normaux.
Diagnostic d'une carence martiale dans l'anémie mixte
Situation intriquée où le ratio RsTf / Log Ferritine permet d'objectiver la carence martiale masquée par le syndrome inflammatoire.
Électrophorèse des protéines urinaires (EPU)
Examen biologique permettant de classer une protéinurie (glomérulaire, tubulaire, mixte ou de surcharge) et d'en évaluer la sélectivité glomérulaire.
Suspicion de surcharge en fer (bilan biologique initial)
Prescription de première intention combinant le dosage de la ferritine sérique et le calcul du coefficient de saturation de la transferrine (CST).
Anémie IRIDA (Iron-Refractory Iron Deficiency Anemia)
Anémie microcytaire ferriprive génétique réfractaire au fer oral par hyperproduction inappropriée d'hepcidine, corrigible par le fer intraveineux.
Syndrome néphrotique (tableau complet)
Syndrome rénal associant protéinurie massive, hypoalbuminémie, œdèmes des membres inférieurs et hyperlipidémie secondaire.
Premier signe de carence martiale débutante
Baisse isolée et précoce de la concentration de la ferritine sérique, témoignant de l'épuisement des réserves en fer.
Classification du stade d'insuffisance rénale chronique
Évaluation du degré de sévérité de l'IRC définie exclusivement par le niveau du débit de filtration glomérulaire (DFG).
Hormones régulatrices du métabolisme martial
Médiateurs hormonaux clés comprenant l'hepcidine hépatique et l'érythroferrone produite par la moelle érythroïde.
Microalbuminurie (valeur clinique)
Excrétion d'albumine comprise entre 30 et 300 mg/24h, outil de dépistage précoce de la néphropathie chez le diabétique de type 2.
Absorption et transport entérocytaire du fer
Absorption sous forme de fer ferreux Fe2+ ou d'hème, dépendant de la ferroportine pour le franchissement basolatéral vers le plasma.
Insuffisance rénale aiguë (facteurs pronostiques)
Évolution et gravité dépendantes du volume de la diurèse et de l'amplitude de variation de la créatininémie sérique.
Exploration d'une anomalie lipidique (EAL - jeûne)
Bilan lipidique nécessitant le respect strict par le patient d'un jeûne d'une durée de 12 heures.
Albuminurie (méthode de référence)
Dosage immunologique sensible basé sur la détection turbidimétrique ou néphélémétrique d'immuno-complexes.
Paramètres de base de l'EAL
Bilan standard comprenant l'inspection de l'aspect du sérum, le dosage du cholestérol total, des triglycérides et du cholestérol HDL.
Bandelette urinaire (principe de la détection protéique)
Méthode semi-quantitative basée sur le changement de couleur d'un indicateur de pH lié à la présence de protéines (erreur protéique des indicateurs).
Sérum clair au bilan lipidique
Aspect sérique pouvant masquer des anomalies sévères, notamment une hypercholestérolémie pure avec élévation du cholestérol LDL.
Dosage enzymatique des triglycérides
Méthode basée sur l'hydrolyse des triglycérides par une lipase suivie du dosage enzymatique du glycérol ainsi libéré.
Dosage quantitatif des protéines urinaires
Méthodes de référence au laboratoire reposant sur des réactifs colorimétriques (rouge de pyrogallol) ou des méthodes turbidimétriques.
Formule de Friedewald (conditions de validité)
Calcul du LDL-C par LDL-C=CT−HDL-C−(TG/5), valide uniquement si le taux de triglycérides est inférieur à 3,4g/L (3,9mmol/L).
Protéinurie permanente
Protéinurie confirmée par la positivité d'au moins 2 examens sur 3 prélèvements urinaires distincts réalisés à distance.
Protéinurie glomérulaire pathologique
Fuite urinaire de protéines supérieure à 1g/24h, secondaire à une altération de la barrière de filtration glomérulaire.
Définition biologique du syndrome néphrotique
Triade biologique associant une protéinurie >3g/24h, une protidémie <60g/L et une hypoalbuminémie <30g/L.
Valeur cible du cholestérol LDL
Objectif thérapeutique fixé individuellement en tenant compte du niveau de risque cardiovasculaire global du patient.
Syndrome néphrotique pur
Syndrome néphrotique caractérisé par l'absence d'hématurie microscopique, d'hypertension artérielle et d'insuffisance rénale organique.
Dyslipidémies secondaires (étiologies)
Perturbations lipidiques secondaires à une pathologie sous-jacente telle que l'hypothyroïdie ou le syndrome néphrotique.
Syndrome métabolique (critères)
Entité associant une obésité abdominale, une glycémie à jeun altérée (1,10 à 1,25g/L) et une hypertriglycéridémie (≥1,50g/L), augmentant le risque d'accidents cardiovasculaires.
Électrophorèse des protéines sériques dans le syndrome néphrotique
Profil montrant une hypoalbuminémie marquée, une élévation des fractions α2 et β-globulines et une diminution des γ-globulines.
Hyperlipoprotéinémie de type IIa
Hypercholestérolémie pure avec sérum clair, cholestérol total très élevé, triglycérides normaux et augmentation conjointe des LDL et de l'Apo B.
Complications majeures du syndrome néphrotique
Complications comprenant le risque thromboembolique (perte urinaire d'antithrombine III) et le surdosage de médicaments fortement liés à l'albumine.
Dyslipidémies à risque athérogène élevé
Hyperlipoprotéinémies de Fredrickson à fort potentiel athérogène comprenant les types IIa, IIb et III.
Critères diagnostiques de certitude du diabète
Glycémie à jeun ≥1,26g/L vérifiée à 2 reprises ou glycémie aléatoire ≥2,00g/L avec syndrome polyuro-polydipsique.
Dyslipidémies à risque de pancréatite aiguë
Hyperlipoprotéinémies riches en chylomicrons avec hypertriglycéridémie majeure, représentées par les types I et V.
Diabète de type 1 (caractéristiques physiopathologiques)
Affection auto-immune associée à certains allèles du complexe HLA, marquée par une tendance aiguë à la cétose et une carence absolue en insuline.
Outil SCORE (Systematic Coronary Risk Estimation)
Modèle évaluant le risque de mortalité cardiovasculaire à 10 ans basé sur 5 paramètres : sexe, âge, tabagisme, pression artérielle systolique et cholestérol total.
Diabète de type 2 (symptomatologie)
Pathologie d'installation insidieuse, restant longtemps asymptomatique au stade initial d'insulinorésistance.
Dysbêtalipoprotéinémie (Type III de Fredrickson)
Dyslipidémie mixte rare caractérisée par l'accumulation anormale de lipoprotéines de densité intermédiaire (IDL) et de résidus de lipoprotéines (remnants).
Suivi biologique du diabète de type 2
Surveillance métabolique au moyen cours reposant sur le dosage régulier trimestriel de l'hémoglobine glyquée (HbA1c).
Test de crémage positif
Présence d'un anneau lipidique crémeux en surface du sérum décanté à +4∘C, pathognomonique de la présence de chylomicrons (types I et V).
Diabète gestationnel (caractéristiques)
Trouble glycémique diagnostiqué pendant la grossesse, exposant la mère et le fœtus à des complications métaboliques et obstétricales.
Calcul du LDL-C selon Friedewald (exemple chiffré)
Pour CT=2,8g/L, TG=1,0g/L et HDL=0,4g/L : LDL-C=2,8−0,4−(1,0/5)=2,2g/L.
Seuils diagnostiques de l'HGPO 75g pour diabète gestationnel
Critères IADPSG posant le diagnostic si glycémie à jeun >0,92g/L ou glycémie à 1h >1,80g/L.
Facteurs de risque de cardiopathie ischémique
Éléments majeurs comprenant un taux plasmatique élevé de cholestérol LDL et le tabagisme actif.
Complications néonatales du diabète gestationnel
Conséquences fœto-maternelles comprenant la macrosomie foetale, la dystocie des épaules et les lésions traumatiques du plexus brachial.
Lipoprotéine protectrice contre l'athérosclérose
Le cholestérol HDL, assurant l'épuration et le transport retour du cholestérol périphérique vers le foie.
Hyperlipidémie secondaire (pathologie non inductrice)
L'hyperthyroïdie, qui induit un hypercatabolisme lipidique et entraîne typiquement une hypocholestérolémie.
Diabète d'origine monogénique
Le diabète de type MODY (Maturity Onset Diabetes of the Young), secondaire à des mutations génétiques autosomiques dominantes.
Hypertriglycéridémies pures et mixtes
Élévations des triglycérides observées principalement dans les types I (chylomicrons), IV (VLDL) et V (chylomicrons + VLDL).
Méthode de référence du dosage de la glycémie
Dosage enzymatique à l'hexokinase (HK), couplé à la glucose-6-phosphate déshydrogénase.
Caractéristiques de l'hyperlipoprotéinémie de type III
Présence d'une large bande bêta à l'électrophorèse des lipoprotéines liée à l'accumulation d'IDL athérogènes.
Seuils cibles de cholestérol LDL en prévention cardiovasculaire
Valeurs cibles individualisées pouvant être <0,7g/L en cas de risque cardiovasculaire très élevé ou de pathologie coronarienne avérée.
Glucose urinaire (indication diagnostique)
Examen utilisé pour l'orientation et le dépistage de masse, mais inadapté pour poser le diagnostic de certitude du diabète.