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Troubles de l'humeur
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les Troubles de l’humeur
= ensemble de pathologies mentales qui se caractérisent par des anomalies thymiques
Élément central = la thymie, qui est dérégulée dans le temps et dans son intensité. Ce sont généralement des troubles chroniques dont l'étiologie est multifactorielle, et qui s'accompagnent de nombreuses comorbidités
Le trouble dépressif caractérisé
Il y a un risque suicidaire important. Ce trouble peut subvenir à tout age mais apparait surtout chez les adultes jeunes et est plus fréquent chez les femmes. Les populations à risque -> adolescent et personnes du troisième âge
Facteurs de risque : faible niveau socio-économique, trouble psychiatriques comorbides, pathologies non psychiatriques chroniques, expériences traumatiques dans l'enfance, antécédents personnels d'épisode dépressif caractérisé, antécédents familiaux de trouble de l'humeur.
Symptômes : humeur basse et constante dans le temps, tristesse prédominante au matin, irritabilité, hostilité, crise de colère, aboulie, anhédonie, anesthésie affective, anxiété pathologique, trouble du sommeil, culpabilité et dévalorisation, idées suicidaires, altérations cognitives, ralentissement moteur et comportemental, perturbations alimentaires et perturbations de la sexualité.
Troubles dépressif dû à une affection médicale
Les maladies chroniques, l'hypothyroïdie, la douleur chronique, les conditions qui perturbent le sommeil, les hospitalisations de longue durée et les maladies neurodégénératives sont susceptibles de se compliquer d'un syndrome dépressif.
Remarque : la dépression touche toutes les parties du corps car c'est une maladie systémique qui dérègle tout l'organisme. La dépression la plus grave est la dépression mélancolique
Le burn-out
c’est une forme de dépression, c'est un syndrome anxio-dépressif mais le burn-out est lié au milieu contextuel. Les gens en burn-out gardent de l'interêt pour certaines choses.
Trouble bipolaire dû à une affection médicale.
Beaucoup de pathologies organiques sont susceptibles de se compliquer d'un syndrome (hypo)maniaque : les substances psychoactives, les syndromes neurologiques, syndrome endocriniens, syndrome métaboliques et certains médicaments
Face à un trouble de l'humeur, on fait un examen clinique, un bilan sanguin et un bilan urinaire ainsi qu'une toxicologie. Si nécessaire, on fait un EEG, une imagerie cérébrale et des examens complémentaires.
Trouble bipolaire et apparentés
Prédominance féminine, débute entre 15 et 25 ans. Ce sont des pathologies chroniques.
Mortalité précoce dû aux suicides et à la mortalité cardiovasculaire. Ça ne se guérit pas, mais ça se stabilise.
Syndrome maniaque (>< épisode dépressif)
Symptômes : humeur haute constante dans le temps, euphorie prédominante, augmentation de l'énergie, réduction des besoins de sommeil, présence d'idées délirantes mégalomaniaque ou messianiques, hallucinations, trouble du comportement (agressivité, prise de substance, etc)
-> c'est une urgence psychiatrique. Ils ne s souviennent de rien généralement.
Syndrome hypomaniaque
Les symptômes sont semblables au syndrome maniaque mais avec moins d'intensité : perturbations affectives, psychomotrice et physiologique.
La prise en charge ambulatoire reste possible, à l'instar du syndrome maniaque.
Dépression unipolaire
Ça touche plus souvent des femmes avec une histoire familiale de dépression unipolaire.
L'âge du début de la maladie est 30 ans. C'est un syndrome dépressif "typique"
Dépression bipolaire
Ça touche plus souvent les hommes avec une histoire familiale de trouble bipolaire. L'âge de début de la maladie est 20 ans en moyenne. On y retrouve le nombre le plus important de tentative de suicide et d'abus de substances psychoactives. C'est un syndrome dépressif "atypique".
Prise en charge et trajet de soins des troubles de l'humeur
Les outils thérapeutiques :
1) mesure d'hygiène de vie : sommeil, éviter les substances stimulantes, faire du sport, se
renseigner.
2) approches psychopharmacologiques : il n'est pas systématique et est indiqué en cas d'épisode dépressif caractérisé d'intensité modérée à sévère ou de trouble de l'humeur avéré.
En première intention : inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine à doses basales et éventuellement à posologie croissante. Il faut expliquer le traitement aux patients. Traitement de 6 à 12 mois à réévaluer régulièrement.
En cas de résistance au traitement : changer de catégorie d'anti-dépresseurs, se référer au psychiatre.
Dépression à caractéristiques psychotiques/mélancolique : association avec un neuroleptique atypique.
Dépression saisonnière : luminothérapie
Suspicion d'un trouble de l'humeur : indication d'un régulateur de l'humeur
Épisode maniaque : hospitalisation en urgence et sous contrainte, prise en charge de l'agitation et du risque auto-hétéro-agressif, traitement anti-maniaque. Expliquer le traitement aux patients.
Approche psychothérapeutique : toujours indiquée et s'associe au traitement médical sans le remplacer.
Hospitalisation et autres outils : en cas de risque suicidaire, de conduites à risque, de syndrome maniaque ou de comorbidités associées.