1/39
Looks like no tags are added yet.
Quel est le sujet de dissertation proposé dans le document de L3 ?
« Le Charybde et Scylla de toute lecture se nomme Histoire et Structure. Réduire le texte à ses circonstances ou l’en abstraire risque le même naufrage dans l’insignifiance. » Il faut expliquer dans quelle mesure cette idée éclaire notre approche de la littérature. — Document « L3 – Problématiques littéraires – Dissertation Seebacher + corpus », sujet de dissertation.
Qui est l’auteur de la citation centrale du sujet et en quelle année l’a-t-il publiée ?
J. Seebacher, dans Victor Hugo ou le calcul des profondeurs, en 1993. — Document « L3 – Problématiques littéraires – Dissertation Seebacher + corpus », sujet de dissertation.
Que désignent les deux dangers de lecture dans la citation de Seebacher ?
Les deux dangers sont l’Histoire et la Structure : réduire une œuvre à son contexte historique ou, au contraire, l’étudier en oubliant complètement ses circonstances. — J. Seebacher, Victor Hugo ou le calcul des profondeurs, 1993, cité dans le document de L3.
Que signifie l’image de Charybde et Scylla dans le sujet de dissertation ?
Elle évoque deux dangers opposés entre lesquels le lecteur doit naviguer : trop expliquer l’œuvre par son contexte, ou l’isoler de ce contexte. — J. Seebacher, Victor Hugo ou le calcul des profondeurs, 1993, cité dans le document de L3
Quel est le risque de réduire une œuvre littéraire à ses circonstances historiques ?
On risque de ne plus voir ce qui fait la singularité de l’œuvre elle-même : sa forme, son style et son fonctionnement littéraire. Cette idée est suggérée par l’opposition Histoire/Structure du sujet. — J. Seebacher, 1993, cité dans le document de L3
Quel est le risque d’étudier une œuvre en l’isolant de son histoire ?
On risque de négliger les circonstances, la société et l’époque qui ont contribué à façonner l’œuvre. — J. Seebacher, 1993, cité dans le document de L3 ; idée rapprochée de Taine, 1857
Quelle position Sainte-Beuve défend-il sur la relation entre l’œuvre et l’écrivain ?
Pour lui, la littérature ne peut pas être séparée de l’homme qui l’a produite. Connaître l’écrivain aide à comprendre et à juger son œuvre. — Sainte-Beuve, Nouveaux Lundis, 1862, corpus du document de L3
Que signifie la formule de Sainte-Beuve « tel arbre, tel fruit » ?
Elle signifie que l’œuvre porte la marque de la personnalité et de l’organisation de son auteur : pour comprendre le fruit, Sainte-Beuve invite à regarder l’arbre. — Sainte-Beuve, Nouveaux Lundis, 1862, corpus du document de L3
Pourquoi Sainte-Beuve rapproche-t-il l’étude littéraire de l’étude morale ?
Parce qu’il estime que l’étude d’une œuvre conduit naturellement à étudier l’homme qui l’a écrite et sa personnalité. — Sainte-Beuve, Nouveaux Lundis, 1862, corpus du document de L3
Quelle limite de la critique biographique peut-on discuter à partir de Sainte-Beuve ?
Si l’on juge surtout l’œuvre à travers la vie et la personnalité de l’auteur, on risque de réduire l’œuvre à son créateur et de négliger ses caractéristiques propres. — Mise en discussion de Sainte-Beuve, Nouveaux Lundis, 1862, corpus du document de L3
Que critique Paul Valéry dans l’histoire littéraire ?
Il critique les récits historiques qui s’appuient sur des témoignages et des biographies, car ils peuvent donner une impression trompeuse et ne pas expliquer la création littéraire. — Paul Valéry, Au sujet d’Adonis, 1920, corpus du document de L3
Pourquoi Valéry affirme-t-il que les témoins les plus fidèles peuvent être trompeurs ?
Parce qu’ils racontent seulement ce qu’ils ont vu. Leur fidélité aux faits visibles ne garantit pas qu’ils comprennent ce qui se passe réellement dans la création d’une œuvre. — Paul Valéry, Au sujet d’Adonis, 1920, corpus du document de L3
Que veut dire Valéry lorsqu’il demande : « Mais que me fait ce qui se voit ? » ?
Il souligne que les faits visibles de la vie d’un écrivain ne suffisent pas à expliquer la singularité de son œuvre. — Paul Valéry, Au sujet d’Adonis, 1920, corpus du document de L3
Pourquoi Valéry prend-il Racine comme exemple ?
Il montre que les biographies peuvent renseigner sur la vie de Racine, mais qu’elles n’expliquent pas sa voix poétique unique, son style et sa manière de parler. — Paul Valéry, Au sujet d’Adonis, 1920, corpus du document de L3
Que désigne l’« arcane de la génération des poèmes » chez Valéry ?
C’est le mystère de la création poétique : ce qui fait naître un poème et explique sa singularité. Valéry estime que l’histoire littéraire l’éclaire très peu. — Paul Valéry, Au sujet d’Adonis, 1920, corpus du document de L3
Quelle idée de Valéry peut servir à défendre l’autonomie de l’œuvre littéraire ?
La vie de l’auteur et les faits historiques ne suffisent pas à expliquer la création d’un poème : il faut aussi étudier ce qui rend l’œuvre singulière. — Paul Valéry, Au sujet d’Adonis, 1920, corpus du document de L3
Quelle attitude Julien Gracq adopte-t-il face à la biographie d’un écrivain ?
Il affirme que lorsqu’un livre le séduit, il ne veut pas être distrait par les origines, le milieu, l’éducation ou les relations de son auteur. — Julien Gracq, En lisant, en écrivant, 1980, corpus du document de L3
Que signifie la comparaison de Gracq entre un livre séduisant et une femme dont on tombe amoureux ?
Gracq veut montrer que la rencontre avec une œuvre peut être immédiate et personnelle : le lecteur peut être touché sans connaître les origines ou la vie de l’auteur. — Julien Gracq, En lisant, en écrivant, 1980, corpus du document de L3
Gracq affirme-t-il que le contexte de l’œuvre est toujours inutile ?
Le passage exprime surtout son désir de ne pas laisser les informations biographiques interrompre le plaisir de la lecture. Il ne développe pas ici une théorie complète de l’histoire littéraire. — Julien Gracq, En lisant, en écrivant, 1980, corpus du document de L3
Que reproche Milan Kundera aux biographes ?
Il leur reproche de prétendre connaître des aspects intimes de la vie des écrivains alors qu’ils ne connaissent même pas entièrement la vie intime de leurs proches. — Milan Kundera, Les Testaments trahis, corpus du document de L3
Quel est l’argument de Kundera contre les biographies trop sûres d’elles-mêmes ?
Les biographes peuvent croire connaître la vie privée d’un écrivain, mais leur connaissance reste limitée et peut devenir une prétention injustifiée. — Milan Kundera, Les Testaments trahis, corpus du document de L3
Comment M.-J. Durry montre-t-elle que les circonstances de vie peuvent influencer une œuvre ?
Elle imagine Corneille, Hugo ou Proust nés dans des milieux sociaux très différents. Ces changements auraient pu modifier l’atmosphère, le climat et la technique de leurs œuvres. — M.-J. Durry, 1956, corpus du document de L3
Pourquoi Durry distingue-t-elle le sujet d’une œuvre de son atmosphère ?
Elle suggère que les circonstances de la vie ne changent pas seulement les sujets abordés, mais aussi l’atmosphère générale et le climat de l’œuvre. — M.-J. Durry, 1956, corpus du document de L3
Selon Durry, quels éléments de la vie peuvent influencer la création littéraire ?
Le bonheur ou le malheur, les difficultés ou la facilité, les drames passionnels, les échecs, les amours et les réussites peuvent influencer l’œuvre. — M.-J. Durry, 1956, corpus du document de L3
Pourquoi Durry évoque-t-elle le parcours scolaire ou autodidacte de l’écrivain ?
Elle suggère que la formation de l’écrivain peut influencer la technique de son œuvre : celle-ci pourrait différer selon qu’il a étudié régulièrement ou appris seul. — M.-J. Durry, 1956, corpus du document de L3
Quelle conception de la littérature H. Taine défend-il dans son texte sur Madame de La Fayette ?
Taine explique que les œuvres et les sentiments sont liés à la société et à l’époque qui les produisent. Les transformations sociales transforment aussi les sensibilités. — H. Taine, « Madame de La Fayette », 1857, corpus du document de L3
Pourquoi Taine affirme-t-il que nous avons parfois du mal à comprendre les œuvres anciennes ?
Parce que notre société et notre sensibilité ont changé. Ce qui paraissait délicat et beau à une époque peut nous sembler froid ou fade aujourd’hui. — H. Taine, « Madame de La Fayette », 1857, corpus du document de L3
Que signifie chez Taine l’idée que « la société transformée a transformé l’âme » ?
Les changements de société modifient les manières de sentir et de percevoir. Les œuvres reflètent donc des sensibilités propres à leur époque. — H. Taine, « Madame de La Fayette », 1857, corpus du document de L3
Comment Taine relie-t-il l’histoire aux formes de beauté ?
Chaque siècle possède ses circonstances, ses sentiments et ses beautés. Les formes de perfection d’une époque peuvent ne plus être présentes dans une autre. — H. Taine, « Madame de La Fayette », 1857, corpus du document de L3
Quelle est la conception de la critique défendue par Roland Barthes ?
Barthes considère que la critique doit surtout mettre en relation le langage du critique avec le système formel de l’œuvre, plutôt que prétendre découvrir un secret caché. — Roland Barthes, « Qu’est-ce que la critique ? », Essais critiques, 1964, corpus du document de L3
Selon Barthes, la critique doit-elle révéler un secret caché dans l’œuvre ?
Non. Barthes refuse l’idée que le critique découvre un sens secret que personne n’aurait vu. Il doit plutôt construire une relation entre son propre langage et la forme de l’œuvre. — Roland Barthes, « Qu’est-ce que la critique ? », 1964, corpus du document de L3
Que signifie l’image du menuisier chez Barthes ?
Le critique ressemble à un menuisier qui ajuste deux pièces : il met en relation le langage critique de son époque et les contraintes formelles de l’œuvre. — Roland Barthes, « Qu’est-ce que la critique ? », 1964, corpus du document de L3
Quels langages Barthes cite-t-il comme outils possibles de la critique ?
Il cite notamment l’existentialisme, le marxisme et la psychanalyse. Le critique doit les ajuster au système formel de l’œuvre. — Roland Barthes, « Qu’est-ce que la critique ? », 1964, corpus du document de L3
Pourquoi Barthes affirme-t-il que la critique n’est pas simplement une recherche de vérité ?
Pour lui, le discours critique ne prouve pas une vérité cachée : il propose une lecture qui recouvre l’œuvre par un langage critique et doit rendre compte de sa forme. — Roland Barthes, « Qu’est-ce que la critique ? », 1964, corpus du document de L3
Que signifie la formule « Racine, c’est Racine ; Proust, c’est Proust » chez Barthes ?
Elle rappelle que chaque œuvre et chaque auteur possèdent une singularité. La critique doit rendre compte de cette singularité plutôt que prétendre la remplacer par une découverte secrète. — Roland Barthes, « Qu’est-ce que la critique ? », 1964, corpus du document de L3
Comment les textes de Sainte-Beuve et de Valéry s’opposent-ils ?
Sainte-Beuve estime qu’on ne peut pas séparer l’œuvre de l’homme ; Valéry juge que la biographie et les faits visibles ne permettent pas d’expliquer la singularité de la création poétique. — Sainte-Beuve, 1862 ; Paul Valéry, 1920, corpus du document de L3
Comment Taine et Valéry proposent-ils deux approches différentes de l’histoire littéraire ?
Taine insiste sur l’influence de la société et de l’époque sur les œuvres et les sensibilités. Valéry estime que l’histoire explique très peu le mystère de la création poétique. — Taine, 1857 ; Valéry, 1920, corpus du document de L3
Comment Durry peut-elle nuancer la position de Gracq ?
Gracq privilégie le plaisir de lire sans s’attarder sur la biographie, tandis que Durry montre que les conditions de vie peuvent modifier l’atmosphère et la technique d’une œuvre. — Gracq, 1980 ; M.-J. Durry, 1956, corpus du document de L3
Quelle idée générale peut-on retenir de l’ensemble du corpus sur l’histoire et l’œuvre ?
Le corpus oppose plusieurs approches : certains auteurs soulignent l’importance de la vie et de l’époque, d’autres mettent en garde contre une lecture biographique qui oublierait la singularité formelle de l’œuvre. — Corpus du document « L3 – Problématiques littéraires – Dissertation Seebacher + corpus »
Comment utiliser le corpus pour répondre au sujet de Seebacher ?
On peut montrer que l’œuvre doit être étudiée à la fois dans son contexte historique et dans sa singularité formelle. Taine et Durry éclairent le contexte ; Valéry, Gracq, Kundera et Barthes invitent à ne pas réduire l’œuvre à la biographie. — Corpus du document de L3 ; sujet de J. Seebacher, 1993