1/34
Fiches de vocabulaire couvrant l'ensemble des notions de base, des matériaux et des composantes structurales d'un bâtiment en ossature de bois (planchers, murs, toitures et descente de charges).
Classe S-P-F (Spruce-Pine-Fir)
Groupe d'essences résineuses de bois de construction couramment utilisé au Québec, composé de l'épinette, du pin et du sapin, qui conditionne les dimensions commerciales disponibles.
Bois d'ingénierie (LVL, PSL, LSL)
Éléments structuraux usinés selon la composition et la taille des fibres de bois pour fabriquer des pièces plus résistantes franchissant de plus grandes portées que le bois d'œuvre (poutres, colonnes, linteaux, solives).
Contreplaqué (CPL)
Panneau structural constitué de placages de bois collés à fils croisés ; utilisé pour les planchers (5/8 po embouveté en sapin douglas / BC-Fir) ainsi que les murs et toits (1/2 po à bord carré ou 5/8 po embouveté en épinette).
Panneau de copeaux orientés (OSB)
Panneau économique composé de longs copeaux agglomérés avec une colle résistante à l'eau en surface, très utilisé comme contreventement mural mais dont les rives et tranches demeurent très sensibles à l'humidité.
Panneau de fibre de bois
Panneau d'environ 1/2 po composé de fibres de bois compressées, utilisé sur les murs comme contreventement ; économique et isolant, offert en version naturelle, imprégnée d'asphalte (structurale) ou laminée 3 couches.
Construction à plate-forme
Méthode d'ossature de bois érigée par étages successifs (fondation, plancher du rez-de-chaussée, murs du rez-de-chaussée, plancher d'étage, murs d'étage, toiture), où chaque plancher sert de plate-forme de travail pour le montage des murs suivants.
Lisse d'assise
Pièce de bois d'œuvre fixée directement au sommet du mur de fondation, servant de base de support et de clouage à l'ossature du plancher.
Boulon d'ancrage
Organe de fixation métallique reliant la lisse d'assise à la fondation en béton (espacement maximal de 8 pi, minimum 2 boulons par section de mur, typiquement 6 pi c/c).
Garniture d'étanchéité
Matériau résilient intercalé entre le mur de fondation et la lisse d'assise pour assurer le scellement à l'air et protéger le bois de l'humidité du béton.
Solive de rive (ceinture de rive)
Pièce de bois ou de panneau placée sur le pourtour du plancher pour fermer l'extrémité des solives et les maintenir parfaitement d'aplomb.
Poutre composée
Poutre économique pour courtes portées, fabriquée au chantier en assemblant et clouant 3, 4 ou 5 épaisseurs de bois d'œuvre standard (2×8, 2×10 ou 2×12 po).
Poutre en bois lamellé-collé
Poutre d'ingénierie constituée de lamelles de bois collées ensemble, permettant de grandes portées, facilitant la fixation des solives et disponible en fini esthétique apparent.
Poutre en LVL (Laminated Veneer Lumber)
Poutre usinée constituée de plusieurs épaisseurs de placages de bois laminés et collés, franchissant de longues portées avec des capacités de charge spécifiques définies par le fabricant.
Longueur de solive supportée
Charge de surface reportée sur une poutre, équivalente à la somme de la moitié de la portée des solives d'un côté et de la moitié de la portée des solives de l'autre côté (2a+2b).

Solive en « I »
Poutrelle d'ingénierie composée de membrures de bois et d'une âme centrale pleine en OSB ; elle autorise des portées plus longues que le bois d'œuvre, mais demande des forages pour les canalisations.

Poutrelle ajourée en bois
Composante de plancher préfabriquée avec triangulation ajourée permettant des portées jusqu'à 30 pi (10m) et facilitant le passage des conduits mécaniques et électriques sans perçage.
Entretoise (Croix de Saint-André)
Composantes de bois (2×2 po) ou de métal fixées en « X » entre les solives pour prévenir le déversement et la torsion sous charge dans un plafond non fini.
Appui de solive encastré
Mode d'assemblage où les solives sont suspendues aux côtés de la poutre au moyen d'étriers métalliques, créant un plafond uniforme sans retombée.

Appui de solive assis
Mode d'assemblage traditionnel où les solives reposent directement sur le dessus d'une poutre encastrée dans la fondation, créant une retombée de plafond sous la poutre.
Colombage
Montant vertical d'une ossature murale (généralement en 2×4 ou 2×6 po), espacé conventionnellement de 16 po c/c (400mm).
Sablière double
Pièce horizontale double située au sommet d'un mur à colombages porteur, reliant les montants et permettant de croiser les liaisons aux angles pour rigidifier les coins.
Poteau cornier
Ensemble de colombages assemblés formant l'angle solide entre deux murs extérieurs, garantissant la rigidité permanente du coin et le clouage des finitions intérieures.
Cloison
Mur intérieur séparatif, pouvant être porteur (requiert semelle, sablière double et contreventement) ou non-porteur (souvent à sablière simple).
Colonne ajustable en acier
Poteau métallique tubulaire muni d'une vis de réglage, utilisé au sous-sol sur une semelle isolée pour supporter la poutre et faciliter sa mise à niveau.
Linteau
Élément horizontal structural (« mini-poutre ») placé au-dessus d'une ouverture brute de porte ou de fenêtre afin de transférer les charges verticales vers les montants latéraux.
Jambage
Montant vertical d'ossature écourté supportant directement chaque extrémité du linteau et transmettant les charges jusqu'à la lisse basse.
Potelet (bonhomme)
Montant vertical court situé au-dessus d'un linteau ou sous l'allège d'une fenêtre pour maintenir la régularité du réseau de clouage à l'entraxe de 16 po c/c.
Pente de toit
Rapport exprimant l'inclinaison d'un versant sous forme d'une élévation verticale sur une course horizontale de 12 unités (par exemple 4/12 pour une montée de 4 pi par 12 pi de parcours horizontal).
Toit à chevrons
Système de toiture traditionnel façonné au chantier à l'aide de pièces inclinées (chevrons) assemblées au faîte à une planche faîtière et reliées à la base par des solives de plafond (entraits) pour retenir les murs.
Ferme de toit régulière
Composante triangulée industrialisée préfabriquée en usine, conçue pour franchir l'ensemble de la portée en s'appuyant uniquement sur ses extrémités murales.
Ferme pignon
Ferme d'extrémité munie de montants verticaux non triangulés, destinée à recevoir le revêtement extérieur du mur d'extrémité et devant reposer sur toute la longueur du mur d'appui.

Terminologie des toits
Vocabulaire désignant les composantes d'un comble : le faîte (sommet), l'arêtier (angle saillant), la noue (angle rentrant d'écoulement), le pignon (extrémité triangulaire) et la lucarne (saillie recevant une fenêtre).

Types de fermes de toit
Configurations géométriques usuelles des fermes industrialisées : standard (régulière), plate, de grange, cathédrale, habitable, à 2 hauteurs, en ciseaux et mono-pente.
Aire tributaire
Surface de plancher ou de mur dont les charges (gravitaires ou latérales) sont acheminées vers un élément porteur précis pour son dimensionnement.
Descente de charges
Trajet ordonné des forces gravitaires depuis la surface de plancher jusqu'au sol : sous-plancher → solives → poutre → colonnes → semelles.