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Fiches de vocabulaire sur la théorie des salaires d'efficience, la mesure de l'inflation, la dynamique des salaires réels et les limites des politiques monétaires et budgétaires.
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Théorie des salaires d'efficience
Théorie économique selon laquelle les entreprises trouvent profitable de fixer et verser des salaires supérieurs au niveau d'équilibre de marché afin d'accroître la productivité de leurs travailleurs.
Santé des travailleurs (théorie des salaires d'efficience)
Explication selon laquelle des salaires plus élevés permettent aux employés de mieux se nourrir, ce qui les maintient en meilleure santé et les rend plus productifs ; mécanisme particulièrement pertinent dans les pays moins développés où sévit la malnutrition.
Renouvellement des travailleurs (turnover)
Explication soulignant que des salaires élevés réduisent les départs volontaires de salariés, diminuant ainsi les coûts d'embauche et de formation pour l'entreprise tout en conservant une main-d'œuvre plus expérimentée et productive.
Effort des travailleurs (théorie des salaires d'efficience)
Mécanisme par lequel une firme paie un salaire supérieur à l'équilibre pour inciter les salariés à ne pas « tirer au flanc », le contrôle patronal étant imparfait et coûteux. Un salaire élevé rend la perspective de licenciement coûteuse pour le travailleur.
Armée de réserve de chômeurs (Marx)
Concept marxiste selon lequel la simple menace du chômage sert à discipliner les travailleurs en poste ; ce principe joue un rôle analogue dans la variante des salaires d'efficience fondée sur l'effort.
Salaire de réservation
Le niveau de salaire le plus bas qu'un travailleur est prêt à accepter pour occuper un emploi déterminé (par exemple, 10 € de l'heure pour Albert et 2 € pour Léon dans le cas de l'entreprise Puiséleau).
Qualité des travailleurs (antisélection)
Explication des salaires d'efficience montrant qu'en offrant un salaire plus élevé, l'entreprise évite d'attirer uniquement des postulants incompétents et améliore la composition de ses candidats lorsque leurs compétences ne peuvent être évaluées d'avance.
Pouvoir d'achat
Grandeur économique définie par le ratio d'un revenu (le numérateur) sur un indice de prix (le dénominateur). Un prix isolé ne permet pas de déduire le niveau de vie sans connaître le revenu.
Parité fixe franc-euro
Taux de conversion officiel et fixe établi à 1 €=6,55957 F, signifiant qu'une somme de 100 F correspond exactement à 15,24 €.
Déflater
Opération consistant à corriger une grandeur nominale de la variation des prix dans le temps pour mesurer son évolution réelle ; depuis 1986, les prix ont été multipliés par 2,07, et depuis 2006, par 1,38.
Indice des prix (principe du panier fixe)
Méthode de calcul statistique qui impose de suivre un panier de biens constant dans le temps (fondé sur 140000 relevés par mois et les données de caisse) pour mesurer l'inflation, plutôt que de comparer des produits hétérogènes d'une époque à l'autre.
Inflation ressentie
Perception psychologique de l'inflation, souvent supérieure à l'indice officiel, car les ménages mémorisent davantage les variations des achats fréquents comme l'alimentation (+11,8% en 2023) que les achats rares comme l'électroménager.
Inflation sous-jacente
Indicateur d'inflation calculé en excluant les composantes les plus volatiles, à savoir l'énergie et l'alimentation fraîche, surveillé par la Banque centrale pour détecter l'enracinement des hausses de prix.
Taux d'intérêt directeur
Principal instrument d'action de la Banque centrale européenne (BCE) permettant d'agir sur la demande intérieure (consommation, crédit, investissement), mais inopérant contre les chocs d'offre exogènes (sécheresse, guerre, cours mondial du gaz).
Boucle prix-salaires
Mécanisme auto-entretenu dans lequel l'augmentation des prix pousse à des revendications salariales, qui augmentent à leur tour les coûts des entreprises et entraînent de nouvelles hausses de prix.
Productivité du travail
Production par heure travaillée, constituant le moteur fondamental de l'évolution du salaire réel à long terme ; elle a reculé de −1,1% entre 2019 et 2025, accumulant un écart de 4,3 points par rapport à la tendance d'avant-crise.
Salaire réel (ou en euros constants)
Salaire corrigé de la hausse des prix mesurant le pouvoir d'achat salarial ; dans le secteur privé, il a diminué de −1,3% en 2022 et de −1,0% en 2023, avant de progresser de +0,8% en 2024.
Arbitrage budgétaire d'un choc de prix
Principe selon lequel amortir la hausse des prix par des aides publiques (comme le bouclier tarifaire de 72 milliards d’€) ne supprime pas le coût mais le déplace du consommateur immédiat vers le contribuable futur par la dette publique.