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— Schéma bilan —

— Carte bilan —

— Définition —
Desserte
Ensemble des moyens et infrastructures permettant l'accès à un lieu ou à un service
Routes, transports en commun, etc.
— Définition —
Effet-tunnel
Situation dans laquelle se trouve un territoire traversé par un axe de transport sans être desservi par lui.
— Définition —
Hub
Noyau d'un système de transport permettant une redistribution des flux à plusieurs échelles.
— Définition —
LGV
Ligne à Grande Vitesse.
— Définition —
Mobilité
Déplacement d'une ou plusieurs personnes, quel que soit le motif (travail, études, loisirs, déménagement, tourisme, migration, etc.).
— Définition —
Mobilité pendulaire
Déplacement quotidien vers le lieu de travail ou d'étude.
— Définition —
Navetteur
Personne ne travaillant pas dans sa commune de résidence.
— Définition —
Périurbain
Espace séparé de l'agglomération urbaine par plus de 200 m mais dont au moins 40 % des habitants travaillent dans l'agglomération urbaine.
— Définition —
Réseaux de communication
Réseaux permettant la diffusion dématérialisée d'informations, comme la 4G ou la fibre.
— Définition —
Réseau multimodal
Réseau de transport associant plusieurs moyens de transport.
— Définition —
Transports doux
Désigne des transports qui ne nécessitent que l'énergie humaine pour fonctionner (vélo, marche à pied, trottinette, etc.).
— Définition —
Transport en commun
Mode de déplacement géré par des professionnels visant à transporter de nombreuses personnes. Ils sont souvent moins polluants que les transports particuliers mais pas toujours (l'avion est un transport en commun).
— Chiffres clés —
Part des transports de voyageurs se faisant par la route (79,1 % par voiture, 8,6 % par autobus et cars)
87,7 %
— Chiffres clés —
Temps quotidien moyen de déplacement pour aller au travail
55 minutes
— Chiffres clés —
Part des déplacements réalisés en voiture
75 %
— Chiffres clés —
Part du transport de marchandises qui se fait par la route en France
86 %
— Chiffres clés —
Part du transport de marchandises se faisant par le rail en France
9 %
Comment les mobilités quotidiennes ont-elles évolué ?
• Augmentation des mobilités : La population française devient de plus en plus mobile.
• Civilisation de l'automobile :
→ 75 % des trajets par voiture individuelle
→ 11 % des trajets par transports en commun
• Navetteurs :
→ S'éloignent de leur lieu de travail
→ 18 millions de navetteurs.
→ Moyenne de 25 km/jour de transport.
Comment les mobilités résidentielles influencent-elles les mobilités quotidiennes ?
• Déménagements selon le cycle de vie :
→ Raisons : études, emplois, changements familiaux.
→ 12 % de la population française change de résidence chaque année.
• Influence sur les mobilités pendulaires :
→ Déménagements vers le périurbain.
→ 65 % des emplois se trouvent dans les grands pôles urbains.
• Régions plus prisées :
→ Île-de-France et grandes métropoles : attirent étudiants et jeunes actifs.
→ Littoraux méditerranéens et atlantiques : attirent les retraités.
Quelles sont les facteurs d'inégalités dans les mobilités ?
→ Coût des transports
→ Âge : les jeunes, les cadres et les urbains sont plus mobiles que d'autres.
→ Situation familiale
→ Moins de transports en commun dans les zones rurales par rapport aux villes.
Comment les réseaux sont-ils essentiels à l'intégration de l'économie française dans la mondialisation ?
L'économie est insérée dans la mondialisation, mais dépendante des réseaux de transports et de communication :
• Ports pour les marchandises :
→ En métropole, il y a 3 façades martimes : Marseille, Le Havre et Nantes-Saint-Nazaire
→ En Outre-mer : connexion au monde
→ Grands fleuves et canaux relient les ports à leur hinterland
• Insertion européenne :
→ Aéroports : hubs pour l'Europe et le monde
→ Lignes de chemin de fer : connexion aux pays européens
• Réseaux numériques de communications essentiels : Circulation rapide des données entre territoires, à toutes les échelles
Comment les réseaux de transport s'organisent-ils autour des métropoles françaises ?
• Réseau en étoile autour de Paris :
Dans un pays centralisé, la capitale est un nœud ferroviaire et autoroutier.
• Concurrence entre métropoles :
La distance-temps avec Paris est un critère d'attractivité, influençant les tracés de TGV et d'autoroutes.
• Rééquilibrage régional :
→ Tentative de désenclavement du Massif central grâce au TER
→ Subventions de l'État pour des liaisons aériennes et maritimes vers l'Outre-mer et la Corse.
Quels sont les défis que posent les transports en France ?
• Inégalités :
→ Effet-tunnel qui discrimine les espaces ruraux
→ Inégalités socio-économiques dues au coût de la grande vitesse qui exclut les plus pauvres
• Modèle non durable fondé sur les transports routiers :
→ Essentiel des transports par la route
→ Coût environnemental élevé : pollution, dégradation des habitats et des paysages
• Transition difficile vers la durabilité : Favoriser les modes moins polluants est compliqué car de nombreux emplois dépendent du fret routier.
Quels défis posent les mobilités dans les espaces urbains ?
• Assurer une bonne accessibilité depuis l'extérieur : périphériques, dessertes ferroviaires et aériennes.
• Faciliter la circulation entre les différents espaces urbains : risque de congestion des axes de circulation avec l'extension urbaine exponentielle.
• Assurer une desserte homogène : zones d'activités et centres-villes favorisés par rapport aux espaces périurbains, d'où un besoin de rééquilibrage.
Comment la desserte urbaine évolue-t-elle pour privilégier les transports en commun ?
• Diversification des modes de transport : tendance vers plus de durabilité avec la perte de vitesse de la voiture.
• Essor des transports en commun :
→ Réseau multimodal en métropoles : métro, bus, tram et train
→ Nouvelles solutions : covoiturage, voitures électriques en location ou auto-partage.
• Défi d'intégration des territoires et des populations :
→ Projet du Grand Paris pour mieux connecter les périphéries
→ Gratuité du réseau dans certaines villes moyennes (Dunkerque en 2018, Niort en 2017)
→ Initiatives avec bilans contrastés.
Comment les villes favorisent-elles le retour aux mobilités douces ?
• Limiter l'usage de la voiture :
→ Abaisser les limitations de vitesse
→ Restreindre l'accès aux véhicules anciens
→ Piétonnisation de certains espaces urbains
• Privilégier les transports doux :
→ Marcher (23% des déplacements urbains)
→ Vélo (3 % des déplacements urbains)
Exemple : Métropole de Lyon : réaménagement des bords du Rhône et de la Saône pour piétons et cyclistes (aires de jeux, installations sportives, espaces verts)