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Fiches de vocabulaire et notions clés couvrant l'ensemble des thèmes abordés : théorie du consommateur, équilibre concurrentiel, surconsommation, modèles de Lewis et Todaro, inégalités économiques, théorie néoclassique, ainsi que la finance de marché (MEDAF, obligations, options et taux d'intérêt).
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Indice des Prix à la Consommation (IPC)
Indicateur statistique mesurant l'évolution du coût du panier type des ménages, calculé à partir d'une année de référence dont l'indice de base est fixé à 100.
Approche cardinale vs Approche ordinale de l'utilité
Deux approches de l'équilibre du consommateur : l'approche cardinale quantifie l'utilité et atteint l'équilibre quand les utilités marginales pondérées par les prix sont égales (PxUm(x)=PyUm(y)), tandis que l'approche ordinale ordonne les préférences au moyen de courbes d'indifférence et de la droite de budget.
Droite de budget
Représentation graphique de l'ensemble des combinaisons de biens accessibles pour un revenu donné, de pente égale au rapport des prix (Prixbien BPrixbien A) ; une augmentation du budget déplace la droite vers le haut, procurant un équilibre et une satisfaction accrus.
Causes de la surconsommation
Facteurs déclencheurs comprenant : les interventions de relance en récession (baisse d'impôts et hausse des transferts de l'État augmentant le revenu personnel disponible ; injection de liquidités par la Banque Centrale favorisant l'emprunt à taux avantageux), la gestion non saine des finances personnelles avec baisse de l'épargne, et l'influence sociale (réseaux sociaux, essor technologique et achats en ligne).
Conséquences de la surconsommation
Effets néfastes se manifestant par une hausse de l'inflation (prix nationaux supérieurs à l'étranger), une baisse des exportations et des produits locaux au profit d'une hausse des importations, un alourdissement de l'endettement et des dégradations environnementales (hausse des gaz à effet de serre).
Secteurs traditionnels et modernes de l'économie
Classification des activités regroupant les 3 secteurs traditionnels (primaire : ressources naturelles ; secondaire : transformation ; tertiaire : services) et les 2 secteurs modernes (quaternaire : haute technologie et main-d'œuvre qualifiée ; quintaire : activités liées au gouvernement).
Isoquant et Isocoût
Outils de modélisation du producteur : l'isoquant correspond aux combinaisons de facteurs pour un même niveau de production (plus il s'élève, plus la production augmente), et l'isocoût matérialise la contrainte budgétaire de l'entreprise.
Règle de maximisation du profit en concurrence (Rm=Cm)
Condition de production optimale (PT∗) où l'entreprise 'price-taker' égalise sa recette marginale au coût marginal ; le profit économique est positif si le prix de marché dépasse le coût total moyen (Prix>CTM), nul si Prix=CTM, et négatif (perte) si Prix<CTM.
Horizons temporels de production (CT, MT, LT)
Périodes temporelles d'ajustement économique : le court terme (CT) se situe entre 0 et 3 ans, le moyen terme (MT) de 3 à 5 ans, et le long terme (LT) correspond à une durée supérieure ou égale à 5 ans.
Ajustement de long terme en concurrence parfaite
Processus par lequel les profits économiques initiaux (πeˊco>0) attirent de nouvelles entreprises, augmentant l'offre et baissant le prix, alors que les pertes (πeˊco<0) forcent des sorties, jusqu'à ce que l'équilibre de long terme impose un profit économique nul (πeˊco=0).
Économie duale de Lewis
Modèle décrivant la coexistence d'un secteur traditionnel rural (productivité marginale nulle Pm=0, main-d'œuvre abondante, rémunération faible, chômage élevé) et d'un secteur moderne industrialisé (Pm>0 et croissante, rareté de main-d'œuvre, rémunération élevée incitant aux migrations).
Modèle migratoire de Todaro
Prolongement de la théorie de Lewis expliquant les flux migratoires non pas uniquement par la disponibilité d'emploi, mais par le revenu espéré (différentiel de salaire espéré pondéré par la probabilité d'embauche), dans un contexte d'écarts de richesse, de fécondité mondiale ou de catastrophes naturelles.
Thèse de Pierre Fortin (« Grossir ne signifie pas s'enrichir »)
Axiome économique démontrant qu'une hausse globale de la taille économique ou de la population active (notamment via l'arrivée d'immigrants) n'implique pas nécessairement une progression du niveau de vie, de la qualité de vie ou du revenu moyen par habitant si la richesse par citoyen n'augmente pas.
Indice de Gini et Courbe de Lorenz
Instruments d'évaluation des inégalités mesurant l'écart entre la répartition réelle des revenus (courbe de Lorenz) et la droite d'égalité parfaite ; plus la courbe se rapproche de la droite d'égalité, plus la société est égalitaire.
Théorie du ruissellement
Théorie économique postulant qu'une baisse d'impôts accordée aux plus riches accroît leurs investissements, stimulant la création d'emplois et la croissance, pour diffuser ensuite la richesse du haut vers le bas de l'échelle sociale par les salaires.
Théorie néoclassique des inégalités
Adaptation du capitalisme pur stipulant que les inégalités soutiennent la croissance économique et mènent à un PIB national plus élevé, car les détenteurs de capitaux favorisent l'innovation et les investissements technologiques cruciaux pour l'expansion économique.
Options Call et Put
Contrats financiers dérivés : le 'Call' confère le droit d'acheter un actif sous-jacent à un prix convenu d'avance, tandis que le 'Put' confère le droit de le vendre.
Risque systématique vs Risque spécifique (MEDAF)
Distinction au sein du portefeuille financier : le risque systématique (de marché) provient de facteurs macroéconomiques externes (ex. politique fiscale), est impossible à éliminer par diversification et exige une prime de risque ; le risque spécifique (non systématique) dépend de décisions internes à l'entreprise et peut être éliminé par diversification.
Modèle d'Évaluation des Actifs Financiers (MEDAF) et Bêta (β)
Formule R=RF+β(Rm−RF) déterminant le rendement espéré d'un titre selon le taux sans risque (RF), le rendement du marché (Rm) et le coefficient β mesurant la sensibilité du titre au marché ; plus β est élevé, plus la prime de risque exigée augmente.
Relation taux d'intérêt et valorisation des actions
Relation décroissante : une hausse du taux d'intérêt (Ti) augmente les coûts de production et de financement des entreprises tout en réduisant la demande effective des clients, incitant les investisseurs à vendre massivement, ce qui fait chuter la valeur des actions.
Relation taux d'intérêt et cours des obligations
Relation décroissante : si le taux d'intérêt du marché monte (ex. nouvelle obligation à 7% contre une ancienne à 5%), l'obligation existante rapporte comparativement moins, provoquant une baisse de sa valeur marchande ; inversement, une baisse du taux rend l'obligation ancienne plus attractive et fait monter sa valeur.
Interdépendance économie-finance
Principe de rétroaction bilatérale selon lequel les variables macroéconomiques impactent directement la valeur des actifs sur les marchés financiers, et inversement, une amélioration économique entraînant une amélioration des marchés financiers.