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Fiches de révision complètes sous forme de questions-réponses couvrant les chapitres d'analyse sur l'intégrale de Riemann, les intégrales généralisées, les fonctions intégrables, ainsi que les théorèmes de convergence dominée et d'intégration terme à terme.
Qu'est-ce qu'une fonction en escalier sur un segment [a,b] ?
C'est une fonction ϕ:[a,b]→R pour laquelle il existe une subdivision a=a0<a1<⋯<an=b telle que ϕ soit constante, de valeur ci, sur chacun des intervalles ouverts ]ai,ai+1[. Une telle subdivision est dite compatible avec ϕ.
Comment est définie l'intégrale d'une fonction en escalier ϕ associée à une subdivision compatible (ai)0≤i≤n où ϕ prend la valeur ci sur ]ai,ai+1[ ?
Elle est définie par la somme finie : ∫abϕ=∑i=0n−1ci(ai+1−ai). Ce réel est indépendant du choix de la subdivision compatible avec ϕ.
À quelle condition une fonction f:[a,b]→R est-elle dite intégrable au sens de Riemann (ou admettant une intégrale propre) ?
Elle est intégrable au sens de Riemann lorsque I+(f)=I−(f)∈R, où I−(f)=supϕ∈E−(f)∫abϕ et I+(f)=infψ∈E+(f)∫abψ. Cette valeur commune est alors notée ∫abf.
Quel est le critère d'encadrement pour l'intégrabilité d'une fonction f au sens de Riemann sur [a,b] ?
S'il existe deux suites (ϕn) et (ψn) de fonctions en escalier telles que pour tout n∈N, ϕn≤f≤ψn et ∫ab(ψn−ϕn)⟶0, alors f est intégrable et ∫abf=limn→+∞∫abϕn=limn→+∞∫abψn.
Quelles sont deux grandes classes de fonctions définies sur un segment [a,b] qui admettent toujours une intégrale propre ?
Toute fonction monotone sur [a,b] et toute fonction continue sur [a,b] (ainsi que les fonctions continues par morceaux) admettent une intégrale propre.
Que peut-on conclure si une fonction f:[a,b]→R est continue, positive et vérifie ∫abf=0 ?
La fonction f est identiquement nulle sur tout le segment : f=0 sur [a,b].
Pour f:[a,b]→R continue, quelle est la nature et la régularité de la fonction F:x↦∫axf ?
La fonction F:[a,b]→R est de classe C1 sur [a,b] et constitue une primitive de f (c'est-à-dire F′=f).
Quelle est la définition d'une fonction continue par morceaux sur un segment [a,b] ?
C'est une fonction f:[a,b]→R pour laquelle il existe une subdivision a=a0<a1<⋯<an=b telle que pour tout i∈{0,…,n−1}, la restriction fi=f∣]ai,ai+1[ soit continue et se prolonge en une fonction gi continue sur le segment fermé [ai,ai+1].
Pour quelles valeurs de α∈R l'intégrale de Riemann ∫1+∞tαdt converge-t-elle ?
Elle converge si et seulement si α>1.
Pour quelles valeurs de α∈R l'intégrale de Riemann ∫01tαdt converge-t-elle ?
Elle converge si et seulement si α<1.
Pour p∈C, quelle est la condition nécessaire et suffisante de convergence de ∫0+∞e−ptdt et quelle est sa valeur ?
L'intégrale converge si et seulement si ℜ(p)>0, et dans ce cas : ∫0+∞e−ptdt=p1.
Qu'est-ce qu'une borne « faussement impropre » pour une intégrale généralisée ?
C'est une borne ouverte α∈R de l'intervalle d'intégration en laquelle la fonction intégrée f admet un prolongement par continuité. L'intégrale converge nécessairement en une telle borne.
Quel est le résultat sur les paquets de Cauchy pour une intégrale convergente ∫a+∞f(t)dt ?
Pour toutes fonctions α,β:[a,+∞[→R vérifiant limx→+∞α(x)=+∞ et limx→+∞β(x)=+∞, on a : limx→+∞∫α(x)β(x)f(t)dt=0.
À quelle condition l'intégrale impropre ∫0+∞f(t)dt converge-t-elle si f est continue et T-périodique (T>0) ?
Elle converge si et seulement si f est identiquement nulle sur R.
Quelle est la condition nécessaire et suffisante de convergence de l'intégrale de Bertrand à l'infini ∫e+∞tα(ln(t))βdt ?
Elle converge si et seulement si α>1 ou (α=1 et β>1).
Quelle est la condition de convergence de l'intégrale de Bertrand en zéro ∫0δtα∣ln(t)∣βdt avec 0<δ<1 ?
Elle converge si et seulement si α<1 ou (α=1 et β>1).
Quel est le théorème d'intégration par parties pour des intégrales impropres sur [a,b[ pour des fonctions f,g de classe C1 ?
Si deux des trois termes dans l'égalité ∫abf′(t)g(t)dt=[f(t)g(t)]ab−∫abf(t)g′(t)dt ont une limite finie (sont finis), alors le troisième l'est également et l'égalité est vérifiée.
Quel est le théorème de changement de variable pour une intégrale impropre sur ]a,b[ via un difféomorphisme φ:]α,β[→]a,b[ ?
Si f:I→R est continue et φ:]α,β[→R est strictement monotone, de classe C1, avec φ(]α,β[)⊂I, a=limu→αφ(u) et b=limu→βφ(u), alors ∫abf(t)dt et ∫αβf(φ(u))φ′(u)du sont de même nature et égales en cas de convergence.
Dans le cas divergent (g≥0 non intégrable sur [a,b[), que donne l'intégration d'un équivalent f∼g au voisinage de b− ?
Si F(x)=∫axf(t)dt et Φ(x)=∫axg(t)dt, alors F(x)∼Φ(x) lorsque x→b−.
Dans le cas convergent (g≥0 intégrable sur [a,b[), que donne l'intégration d'un équivalent f∼g sur les restes au voisinage de b− ?
Si R(x)=∫xbf(t)dt et ρ(x)=∫xbg(t)dt, alors R(x)∼ρ(x) lorsque x→b−.
Quel est le résultat de type « Cesàro continu » pour une fonction f:[0,+∞[→K continue par morceaux telle que limx→+∞f(x)=λ ?
La moyenne intégrale converge vers λ : limx→+∞x1∫0xf(t)dt=λ.
Quand dit-on qu'une fonction f continue par morceaux sur un intervalle quelconque I d'extrémités a et b est intégrable sur I ?
Elle est dite intégrable sur I si f est continue par morceaux et si l'intégrale ∫ab∣f(t)∣dt converge (c'est-à-dire ∫ab∣f(t)∣dt<+∞).
Quelle inégalité lie l'intégrale d'une fonction intégrable et l'intégrale de sa valeur absolue sur un intervalle I (inégalité de la moyenne) ?
On a l'inégalité triangulaire : ∫If(t)dt≤∫I∣f(t)∣dt.
Quel est le théorème de comparaison pour l'intégrabilité de deux fonctions f,g:I→K continues par morceaux ?
Si ∣f∣≤g sur I et si g est intégrable sur I, alors f est intégrable sur I. Par contraposée, si f n'est pas intégrable, alors g ne l'est pas.
Quelle est la structure de l'ensemble L1(I,K) muni de l'application N1:f↦∫I∣f(t)∣dt ?
L1(I,K) est un K-espace vectoriel et N1 est une semi-norme sur cet espace. Elle devient une norme sur le sous-espace des fonctions continues L1(I,K)∩C0(I,K).
Pour f:I→C continue et intégrable, quelle est la condition nécessaire et suffisante pour que ∫If=∫I∣f∣ ?
Il faut et il suffit qu'il existe λ∈C de module ∣λ∣=1 tel que f(t)=λ∣f(t)∣ pour tout t∈I. (Si f est réelle, cela signifie que f garde un signe constant sur I).
Quelle est la valeur de l'intégrale de Gauss ∫0+∞e−t2dt ?
Elle converge et vaut : ∫0+∞e−t2dt=2π.
Quelle est la valeur de l'intégrale de Dirichlet ∫0+∞xsin(x)dx et quelle est sa nature de convergence ?
L'intégrale converge et vaut 2π. Elle est semi-convergente car ∫0+∞x∣sin(x)∣dx=+∞ (la fonction n'est pas intégrable).
Comment est définie la fonction Gamma d'Euler Γ(x) et quelles sont ses propriétés remarquables sur les entiers et en 1/2 ?
Pour x>0, Γ(x)=∫0+∞tx−1e−tdt. Elle vérifie Γ(x+1)=xΓ(x), Γ(n+1)=n! pour n∈N, et Γ(21)=π.
Quelles sont les hypothèses et la conclusion du théorème de convergence dominée de Lebesgue pour une suite de fonctions (fn) ?
Hypothèses : 1. (fn) converge simplement sur I vers une fonction f continue par morceaux ; 2. Il existe une fonction intégrable Φ:I→R+ telle que ∀n∈N,∣fn∣≤Φ sur I. Conclusion : f est intégrable sur I et limn→+∞∫Ifn(x)dx=∫If(x)dx.
Quelles sont les hypothèses du théorème d'intégration terme à terme de Lebesgue pour une série de fonctions ∑fn ?