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Quel est l’aspect de notre fonctionnement visuel que nous prenons le plus pour acquis ?
La perception de la forme visuelle
Quel aspect de la perception est-il loin d’être résolu ?
La problématique de la perception de la forme
Que demeure t’il toujours ambiguë quant à sa forme réelle ?
La projection rétinienne d’un objet
Quels sont les trois autres problèmes que doivent résoudre notre système visuel ?
La discrimination des contours qui délimitent les objets, ceux qui appartiennent à cet objet et ceux qui créent l’ombrage
Selon quels aspects est-ce que la forme de la projection rétinienne change t’elle ?
Le point de vue et la taille change selon la distance
Définition du structuralisme
L’expérience perceptive repose sur l’addition de sensations élémentaires
Que suppose la théorie du structuralisme?
Que notre représentation visuelle repose exclusivement sur une simple combinaison, ou addition de l’information captés par les neurones individuels de V1
Que mentionne la théorie gestaliste ?
Le tout est plus grand que la somme des parties. La perception est fonction de configurations globales
Quel est le rôle de la vision de bas niveau / précoce ?
Encoder les propriétés locales de la stimulation
Quel est le rôle de la vision de haut niveau ?
Interpréter les scènes visuelles et de reconnaître les objets
Quel est le rôle de la vision intermédiaire ?
Intégrer les éléments locaux en une représentation globale de la forme
Jusqu’à quand l’approche gestaliste a-t’elle dominer et quelle type d’approche dominait t’elle ?
Elle a dominé l’approche comportementale jusqu’en 1960
Quels sont les deux questions fondamentales pour la perception de la forme auxquelles les travaux de 1960 ce sont particulièrement intéressé ?
L’organisation perceptive et la discrimination figure-fond
Que guide les lois ou principes de l’organisation perceptive ?
L’intégration des éléments locaux d’une image en une représentation globale
Que soutien/signifie Pragnanz (bonne figure)
Les groupements perceptifs effectués par notre système visuel sont ceux correspondant à la structure la plus simple parmi toutes celles possibles.
Bonne continuité
Des éléments disparates qui forment un tracé continu seront regroupés ensemble. Les segments d'une ligne interrompue seront regroupés afin de former le tracé le plus régulier possible.
L'organisation perceptive n'implique pas que l'intégration de contours, mais également …..
segmentation et le regroupement d'éléments de texture.
Similarité
Des éléments disparates qui sont similaires entre eux auront tendance à être regroupés.
Proximité
Des éléments proches les uns des autres seront regroupés ensemble.
Sort commun
éléments disparates en mouvement seront regroupés ensemble s'ils ont un mouvement commun.
Familiarité
Des éléments disparates ont tendance à être regroupés s'ils forment une structure qui est reconnaissable.
Région commune
Des éléments à l'intérieur d'une région commune seront perçus comme groupés ensemble.
Connectivité
Des éléments connectés les uns aux autres seront perçus comme formant un tout.
Synchronie
Des évènements synchrones sont perçus comme reliés entre eux.
À quoi peut nuire l’organisation perceptive ?
La détection de certains objets
Lorsque certains principes de l’organisation perceptive entre en conflit, qu’est t’il nécéssaire et que fera cela ?
Un processus décisionnel qui détermine l’interprétation de l’objet à partir des conclusions offertes par chaque mécanisme
Sur quoi repose le processus décisionnel selon le modèle des « perceptual committees »?
Le processus décisionnel repose sur l'interaction entre divers mécanismes en compétition (« perceptual committees »), chacun signalant à un degré plus ou moins fort la présence d'une propriété particulière qu'il est chargé de détecter.
Expliquez le modèle « pandemonium » (Selfridge, 1959) et le rôle des démons de niveaux différents.
Chaque démon crie pour signaler la présence du trait qu'il doit détecter. Les démons du niveau plus élevé doivent décider si la propriété qu'ils détectent est présente ou non sur la base de ce signal.
Dans ses versions modernes, sur quoi repose le modèle « pandemonium » et qu'est-ce que les heuristiques?
Dans ses versions modernes, le modèle « pandemonium » est conçu comme reposant sur les circuits neuronaux, qui peuvent être simulés par des programmes informatiques.
Les heuristiques sont des règles simples qui reposent sur certaines connaissances quant à la manière dont le monde qui nous entoure est habituellement organisé et quant aux règles de la physique.
Point de vue accidentel
Point de vue unique donnant une interprétation particulière de la scène, qui ne serait pas valable sous d’autres points de vues
Figures illusoires
Perçue sur la base de nos connaissances que les objets sont habituellement opaques - ce qui expliquerait sur le plan perceptif l’interruption des contours des éléments illusoires.
Figures ambiguës
Système perceptif ne puisse prendre une décision finale sur l'organisation du stimulus
Qu’entraîne les figures ambiguës
Notre interprétation (et notre expérience perceptive) alterne entre les deux possibilités.
Quel est l’objectif de la ségrégation figure-fond
Déterminer les proportions de l’image qui constituent la figure et celles qui composent le fond
Quelles sont les 7 caractéristiques qui font en sorte que les formes ont tendance à être perçues comme la figure
inclusion
petite taille (relativement au reste de l'image)
symétrie
parallélisme
bordure
mouvement relatif (éléments en mouvement - 1.e. sort commun - sont perçus comme la figure)
convexité
Quel problème doit résoudre la vision intermédiaire ?
L’occulusion
Comment notre système visuel résout-il l’occlusion et comment opère ce mécanisme?
Par la complétion amodale, qui infère les contours cachés par occlusion sur la base de certaines heuristiques.
Qu’indique que nous sommes en mesure de régler les conflits de la perception ?
un certain ordre de priorité des attributs pertinents dans la décision perceptive menant à l'interprétation obtenue.
Rattachabilité
Un seul point d'inflexion dans le contour à intérer permet de rattacher (sur le plan perceptif) les contours visibles. La nécessité de supposer deux points d'inflexion ne le permet pas.
Intersection des contours en Y et en T
intersections en T signalent presque toujours un cas d'occlusion alors que ce n'est presque jamais le cas pour les intersections en Y ou en flèche.
Ces différents cas d'intersections constituent des propriétés non-accidentelles - i.e. les seuls cas où la règle n'est pas respectée se produisent sous des points de vue accidentels.
Objectif premier de la vision intermédiaire
Construire une représentation globale des objets. Ceci explique probablement l'effet de supériorité globale.
En quoi consiste le traitement initial de la stimulation ?
Il consiste en une décomposition de l'image en ses parties constituantes.
Une heuristique à cet égard semble être que la segmentation d'un objet en ses parties constituantes se fait …
Se fait aux points de concavité maximale des contours.
À quoi s'intéressent les différentes théories de la perception de la forme des objets?
Plusieurs théories s'intéressent à notre perception de la forme des objets et à notre capacité à les reconnaître.
Qu'implique la reconnaissance d'objets?
La reconnaissance d'objets implique une mise en correspondance entre une représentation perceptive et une représentation en mémoire.
Quel est le problème avec l'approche de l'appariement de gabarit (« template matching »)?
Chaque nouvelle instance d'un objet dont la position, l'orientation, la forme exacte, etc. diffère du gabarit d'origine serait reconnue comme un objet différent.
Quel aspect important de notre fonctionnement visuel les « descriptions structurales » permettent-elles d'expliquer?
La constance de la forme
En quoi consiste l'approche des représentations structurales des objets?
Des représentations plus abstraites faites en termes des parties constituantes des objets et des relations entre ces parties.
Constance de la forme
Capacité à se représenter la forme de l'objet comme constante malgré un changement de point de vue.
Que soutient théorie de reconnaissance par composantes de Biederman ?
Une théorie actuelle supposant des descriptions structurales et faisant la prédiction d'une invariance au point de vue dans la reconnaissance d'objets
Que soutient la théorie de reconnaissance-par-composantes,
Notre système visuel décompose les objets en traits primitifs volumétriques appelés géons (pour 'ions géométriques'). Les objets sont reconnus à partir de leurs composantes, les géons, ainsi que leur arrangement.
Les géons sont des formes 3D simples pouvant être caractérisées selon les dimensions suivantes:
bords, courbure de l'axe principal, taille à travers l'étendue de l'axe principal et symétrie.
Pourquoi ces propriétés sont-elles employés : bords, courbure de l'axe principal, taille à travers l'étendue de l'axe principal et symétrie ?
Car elles sont invariantes au point de vue (excluant les points de vue dits « accidentels »).
Quelles sont les deux limitations importantes de la théorie de reconnaissance par composantes
Les descriptions structurales obtenues manquent de précision et ne permettent pas certaines distinctions importantes (e.g. entre un livre et une boîte);
2- contrairement à ce que la théorie prédit, la performance de reconnaissance d'objets n'est pas parfaitement invariante au point de vue - autrement dit, la constance de forme n'est pas parfaite.
rotation 3D des objets entraîne ….
une diminution des pertormances dans des tâches d'appariement ou de reconnaissance. ( est vrai même pour des objets qui peuvent être bien représentes par une description structurale comme celle supposée
par Biederman.)
Approche basée sur image/les vues
explique cet effet de rotation par l'hypothèse que notre système visuel représente la forme en tant qu'image 2D (comme la projection rétinienne)
- une sorte de retour à l'appariement de gabarit.
capacité à reconnaitre les objets peu importe leur point de vue est expliquée (2) :
1- un processus d'alignement (e.g. rotation mentale) qui met en correspondance l'objet perçu à la représentation en mémoire
2- l'accumulation en mémoire visuelle des images des differents points de vue d'un objet auquel on a déjà été exposé.
Une possibilité que plusieurs chercheurs envisagent présentement est que notre systeme visuel disposerait…
mécanismes de reconnaissance, chacun privilégiant un niveau de catégorisation particulier.
Niveau de base
système de descriptions structurales
Dans le cas … , il semble exister un parallèle avec la distinction « niveau de base » vs « niveau subordonné » que l'on rencontre dans la reconnaissance d'objets.
Des visages
Niveau subordonné
reposerait sur un mécanisme tel celui supposé par la théorie des vues.
Qu’est ce qui est invariant à l’inversion
Visage en tant que visage
Qu’est ce qui est très sensible à l’inversion
Visage pour l’identification d’une personne
Le stimulus effectif (présenté ici à l'œil droit) n'est détecté par l'animal que …
s'il y a une réponse significative du neurone de l'aire IT qui lui est sélectif.
Neurones IT sont responsables de …
Expérience de la forme visuelle
Que provoque la présentation de stimuli très différents à chaque œil et quelle en est la conséquence sur la perception?
La présentation de stimuli très différents à chaque œil provoque de la rivalité binoculaire. On ne peut voir que d'un œil à la fois, avec alternance entre les yeux.
De quoi dépend le traitement perceptif des visages (détection et identification)?
Aire FFA
Quand observe-t-on l'activation maximale de l'aire FFA et comment varie-t-elle selon la perception du visage?
L'activation maximale de l'aire FFA est observée lorsque la cible est reconnue. L'activation est réduite si un visage est perçu et est presque nulle si le participant ne perçoit pas un visage.
Que suggère l'étude de Quiroga et al. (2005) concernant la représentation de l'identité des objets dans le cerveau humain?
L'identité des objets pourrait être représentée selon un code spécifique dans l'hippocampe chez l'humain.
Quelles sont les caractéristiques et les limites de cette représentation neuronale (code spécifique dans l’hippocampe) ?
L'information représentée par les neurones en question est indépendante de la forme visuelle : ils représenteraient donc l'identité sous une forme très abstraite. La population de neurones enregistrée est également restreinte et il demeure possible qu'une collection de neurones soit impliquée dans la représentation de l'identité (code distribué).