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MÉMOIRE À LONG TERME
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Les 2 mots à retenir pour la mémoire à long terme
Illimité : en capacité et en durée
Reconstruire : le souvenir qu’on retrouve est réassemblé, pas relu
Le modèle d’Atkinson - Shiffrin
Le flux d’informations dans le système amnésique

Les 2 avantages de la MLT
L’oubli y est beaucoup plus lent et sa capacité est illimitée
Désavantage de la MLT
Faire entrer l’information n’est pas facile
3 façons d’entrer dans la MLT (stratégies)
Répétition, codage, imagerie mentale
Répétition
Se répéter l’information à voix haute ou mentalement, jusqu’à ce qu’elle soit apprise
Codage
Placer l’information parmi d’autres, supplémentaires et faciles à extraire (expression, phrase,…)
Imagerie mentale
Créer des images visuelles pour se rappeler l’information
Répéter pour apprendre (Atkinson & Shiffrin)
Le nombre d’essais entre étude et test. Plus il y en a, plus la paire a dû quitter la MCT… et plus le rappel dépend de ce qui est passé en MLT (le rappel monte avec le nombre d’essais pendant lesquels l’item a été répété)
Le rappel suit la répétition (Rundus)
Le rappel en U suit le nombre de répétitions… sauf pour les derniers mots : très bien rappelés, pas plus répétés (la primauté vient des répétitions)

Le rappel suit la répétition de Rundus - deux effets , deux mémoires
Primauté : quand chaque mot est répété le même nombre de fois, la primauté disparaît
Récence : 30s calcul avant le rappel → la recense disparait

Les 3 types de mémoires à long terme
Déclarative (épisodique et sémantiques) et procédurale
La mémoire déclarative
Des faits et concepts « savoir que »
La mémoire procédurale
Actions, habiletés, procédures « savoir comment »
La mémoire épisodique
Des évènements spécifique avec le où et le quand (conscience autonoétique, le sentiment de revivre, un voyage dans le temps)
La mémoire sémantique
Des connaissances générales sans contexte (on sait, sans revivre)
Le cas de Jill Price : un seul tiroir hors norme (connait tous les évènements d’une date depuis 1974)
La mémoire épisodique est plus rapide et plus vivace (connectivité fonctionnelle plus forte entre le cortex préfrontal et l’hippocampe)
Le souvenir pour imaginer (le passé et le futur)
Les détails du passé rappelé et du futur imaginé sont fortement corrélés (futur construit avec l’aide du passé)
L’hypothèse de la stimulation épisodique constructive
Quand on imagine, on réactive des fragments de souvenirs, lieux, émotions, actions, puis on les recombine en 1 scénario nouveau mais plausible
La sémantique pense aussi au futur
La sémantique intervient dès que le futur implique des buts ou des situations peu familières
La sémantique pense aussi au futur et la santé mentale
Un manque de spécificité du passé et du futur imaginé s’observe dans plusieurs psychopathologies
La mémoire autobiographique
Un mélange des 2 mémoires (sémantique et épisodique)
Un fait sur soi sans le film de l’évènement et un évènement daté, situé, revécu
Ensemble des souvenirs de sa propre vie, c’est un contenu centré sur le soi
les 4 tests, deux mémoires par Warrington et Weiskrantz
Les amnésiques sont moins bons pour se rappeler et reconnaître
Tests directs : on demande de se rappeler (difficulté)
Tests indirects: on mesure l’influence d’une information précédente (performance préservée) → la liste les aident sans savoir son existence
Les test directs mesurent…
Mémoire épisodiques
Les test indirects mesurent
Mémoire sémantique
La mémoire procédurale
La mémoire des actions, des habiletés et des procédures. Un « savoir comment » : implicite, difficile à verbaliser et très résistant à l’oubli
Les 5 étapes du voyage d’un souvenir
Encodage
Consolidation synaptique
Consolidation des systèmes
Récupération
Reconsolidation
L’encodage (étape 1)
Les secondes de l’expérience (sensorielle)
Processus : l’hippocampe combine le quoi, le où et l’émotion en une trace épisodique
Le mécanisme : l’hippocampe ; les neurones actifs ensemble se lient ensemble (l’engramme)
L’engramme
L’ensemble des neurones activés ensemble pendant une expérience et des synapses renforcées entre eux, suffisant pour réactiver le souvenir (un réseau)
Selon Hebb, les souvenirs se forment par des changements dans la connexion entre neurones : ce qui s’active ensemble se lie ensemble
La consolidation synaptique (étape 2)
Les heures qui suivent, sélection des expériences plus importantes
Processus: la trace fraiche se stabilise
Mécanisme : potentialisation à long terme (la synapse pré → post transmet plus fort après activation simultanée)
La consolidation des systèmes (étape 3)
Des semaines et des années (réactivation successives hippocampe ← → cortex renforce la trace combinée)
Processus : la migration du souvenir de l’hippocampe jusqu’au cortex
Mécanisme : dialogues hippocampe ← → cortex, rejoués pendant sommeil lent
La consolidation des systèmes (étape 3) - dormir aide à se souvenir
Avant le sommeil : on apprend une information en présence d’un stimulus associé
Pendant le sommeil : on représente le stimulus (l’hippocampe rejoue les souvenirs de l’éveil en synchronie avec le cortex)
Au réveil : moins d’oubli pour les informations réactivées
La récupération (étape 4)
Un seconde et demi
Processus : Un indice partiel ramène le souvenir entier (repenser au souvenir)
Mécanisme : l’indice active la trace dans l’hippocampe (photo, odeur) et complétion de patterns dans cortex (hippocampe renvoie activation vers les régions qui avaient encodé, le souvenir se complète)
La complétion des patterns
Processus par lequel l’activation partielle d’une trace mnésique active les informations associées
La reconsolidation (étape 5)
À chaque rappel
Processus : le souvenir rappelé redevient malléable puis se déstabilise (renforcé et parfois modifié)
Mécanisme : l’épisodique repasse par hippocampe à chaque récupération
Les conséquences : souvent rappelé = souvent réécrit = plus d’erreurs
Les 4 étapes de la reconsolidation
Rappel (le souvenir se réactive)
Déstabilisation (la trace devient labile, voir vulnérable)
Mise à jour possible (ajout, modification, atténuation)
Reconsolidation (la trace se stabilise à nouveau)
Les 2 théories sur la reconsolidation
Standard: tous les souvenirs déclaratifs, épisodiques et sémantiques sont d’abord maintenus temporairement dans l’hippocampe puis deviennent complètement corticaux (souvenir indépendant de l’hippocampe un fois dans cortex)
Traces multiples : seuls souvenirs sémantiques deviennent vraiment corticaux, l’hippocampe reste essentiel pour récupérer un souvenir épisodique
Le cas de H.M (amnésie)

Choisir des stratégies de métacognition
Acquisition : faire entrer dans la MLT (répétition, codage, imagerie)
Rétention : maintenir dans la MLT (revoir de temps à autre et de quelle façon)
Récupération : retrouver quand ça bloque. Les stratégies de recherche en mémoire
L’acquisition (faire entrer dans MLT)
Le jugement immédiat (juste après étude) l’item est encore dans la MCT, le jugement s’appuie sur des indices sans rapport
Hippocampe: pas d’activation liée à la confiance
Le jugement différé (plus tard) l’item doit être retrouvé en MLT, le jugement prédit mieux le rappel ultérieur et repère les items qui ont besoin d’étude
Hippocampe: activation plus forte quand la confiance est élevée
La fluence de la récupération
La facilité avec laquelle un item peut être remémoré, ce qui est facile tout de suite (MCT) est difficile plus-tard
Ce qui vient facilement ne restera pas forcément
Où mettre son temps d’étude ?
Lorsque temps suffisant, étude + sur items jugés difficiles
Lorsque temps limité, on sécurise ce qu’on peut encore apprendre (+ étude sur items jugés faciles)
La rétention
Se tester bat se relire (le bénéfice à court terme est un mauvais guide)
Pourquoi on relit au lieu de se tester ?

Ce que la recherche dit sur le blocage
Fréquence : environ 1 fois par semaine (souvent avec l’âge)
Ce qui remonte : des mots liés par le sens ou par épellation (épellation domine)
Résolution : environ la moitié des blocages se résolvent dans la minute
Ce qui provoque le blocage : stress, émotions
L’entretien cognitif
Enquête avec témoins (conditions misent en place pour ne pas créer ou transformer les souvenirs)
Les témoins sont-ils fiables ?
Reconstruire ne veut pas dire fausse : ça veut dire fragile à la contamination
La synthèse des chapitres

La carte du chapitre
