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attention def
dans le cadre des neuroscience fait référence à : -l'étude de la manière dont elle rend possible et influence la détection, la perception et l'encodage de stimuli sensoriels ainsi que la production d'actions basées sur ces stimuli. -décrire les algorithmes computationnels (concepts fondamentaux) qui permettent ces effets -découvrir la liste en œuvre de ces algorithmes computationnels dans le système nerveux central -elle peut être considérée comme un mécanisme permettant de moduler le transfert d'info entre les entrées (ex: les inputs sensoriels) et les sorties (les actions) -le fait qu'une info sensorielle soit dans le champs de l'attention ne veut pas dire que cette info va nécessairement émerger dans la conscience
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attention sélective
-permet d'être plus attentifs à certains éléments et de l'être moins à d'autres éléments : elle permet de focaliser son attention sur une partie spécifique sans être perturbé par les distracteurs. On est moins sensible à l'environnement. -définit la capacité du système nerveux à opérer une sélection sur le flux d'info entrante pour privilégier le traitement d'une partie de cette info -elle serait le moyen par lequel on traite activement une fraction limitée de la quantité virtuellement infinie d'info disponible au travers de nos sens, de nos mémoires, et de nos autres processus cognitifs =>elle permet de faire un choix dans le traitement qui aura des bénéfices (amélioration du traitement des infos attendues) et des coûts (détérioration du traitement des infos inattendues)
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attention non sélective
on est plus sensible et vigilent à l'environnement
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association entre attention et conscience
-on est "attentif à quelque chose, ce qui implique un rétrécissement du champ de conscience sur cet élément -si il y a rétrécissement du champ de conscience sur une information, cette information devrait pouvoir être traitée avec plus d'acuité, avec une meilleure performance -mais si l'info sensorielle est située hors du champ de conscience, cette info ne sera peut-être pas traitée, elle restera "inconsciente"
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cocktail party effect
lors d'une soirée il peut être difficile de suivre une conversation et d'y participer lorsque d'autres personnes parlent autours de nous. Les mécanismes d'attention sélective permettent de favoriser le traitement de l'info sensorielle issue de la conversation qui nous intéresse, et ignorer les autres conversations
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types d'attention sélective
-attention volontaire -attention involontaire => le concept d'attention sélective (volontaire ou involontaire) implique la notion d'augmentation du rapport entre le signal à extraire et le "bruit de fond" sensoriel dans lequel il est noyé -les mécanismes d'attention sélective visent donc à augmenter le "contraste" entre une partie sélectionnée de l'info sensorielle et le reste de l'info sensorielle
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attention sélective volontaire
renvoie à la possibilité de choisir et d'appliquer un traitement sélectif à un objet particulier présent parmi d'autres dans l'environnement sensoriel, et ce, afin de le faire accéder prioritairement à un traitement plus élaboré et éventuellement, à la conscience
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attention sélective involontaire/passive
fait référence à un mouvement (déplacement) du champ de l'attention qui est déclenché par le stimulus sensoriel lui-même, en l'absence de contrôle volontaire. Selon William James certains objets auraient la capacité de s'imposer à la conscience de par certaines propriétés telles que leur intensité, leur caractère nouveau, leur caractère soudain, mais aussi par des propriétés leur conférant une pertinence instinctive (innée) ou motivationnelle (dérivée des expériences passées). Ces objets auraient la capacité de réorienté involontairement le champ de l'attention sélective
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alternance veille sommeil
lors de l'éveil, on a conscience d'une par de notre unité subjective et d'autre part du monde qui nous entoure avec tous les modèles que l'on en a
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niveaux de vigilance
il existe plusieurs niveaux d'état d'éveil/de vigilance. Fait référence au niveau global de performance cognitive. Varie selon 2 grand mode : -variations toniques -variations phasiques
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état de vigilance
-les fluctuations de l'état de vigilance ne sélectionnent pas l'info à traiter : quand la vigilance est augmentée, c'est l'ensemble du traitement qui est amélioré, de manière non sélective
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variations toniques
-variations lentes et involontaires -suivent le rythme circadien -ex : vers 14h, on observe une baisse tonique du niveau de vigilance et ce, même sans avoir mangé un repas copieux. -ces fluctuations lentes de l'état de vigilance sont accompagnées de toute une série de variations physiologiques. -même si on tente de lutter contre une baisse tonique du niveau de vigilance, les performances restent moins bonnes
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variations phasiques
-rapides et souvent volontaires -on peut sortir d'une certaine "torpeur" (diminution de l'éveil) suite à un signal et rester attentif pendant un certain temps
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mécanismes top down
\-l'attention volontaire est un mécanisme top down
\-ils permettent de ne pas traiter que l'info pertinente pour les objets cognitifs et d'éviter l'interférence par des infos non pertinentes
\-se sont nos connaissances de la tâche qui déterminent et modulent le traitement des infos
\-le contrôle attention vient "d'en haut" (processus cognitifs endogènes) et agit sur la périphérie (traitement et la transmission précoce des infos entrantes)
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mécanismes bottom up
-l'attention involontaire permet la détection et l'analyse d'une info potentiellement pertinente même si elle est présentée hors du foyer de l'attention sélective : mécanisme bottom up -implique la capacité de capturer l'attention par le stimulus lui-même -le déclenchement de la capture attentionnelle vient "d'en bas" (de l'info entrante de son traitement) et agit "en haut" (en redirigeant l'attention vers des stimuli particulièrement saillants) -l'attention est momentanément retirée des opérations permettant de réaliser une certaine tâche -ce retrait réduit induit une diminution du traitement des infos sur lesquelles étaient appliquées ces opérations, et une baisse de performance dans la réalisation de la tâche
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modèle de Broadbent
-repose sur un postulat : l'existence d'un goulot d'étranglement (bottle neck) dans le traitement cognitif. Notre capacité à traiter simultanément plusieurs infos sensorielles serait limitée -aligne une série de postulat au sein desquels l'info est traitée de manière sérielle. -objectif : faire l'économie de traitement du bruit (de l'info pertinente pour la réalisation des objets cognitifs) et éviter l'engorgement des processus cognitifs à capacité limitée -le modèle comporte un "filtre sélectif" placé le plus tôt possible dans la chaine du traitement -composé de 4 modules
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module 1 du modèle de Broadbent
-composé des organes de sens -Traite les infos sensorielles entrantes et les transforme en un représentation neuronale -le module des organes des sens agit comme un filtre passif -les organes des sens ne peuvent percevoir qu'une fraction des signaux physiques (filtre différents pour chaque espèces ex : les dauphins perçoivent des ondes)
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module 2 du modèle de Broadbent
-module de mémoire à court terme -fait office de mémoire tampon -capable de stocker une petite quantité d'info sensorielle et la maintenir pendant une période limitée dans le temps
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module 3 du modèle de Broadbent
-filtre sélectif -opère sur les caractéristiques de l'info contenue dans le registre à court terme -les caractéristiques sélectionnées dépendent des objectifs cognitifs et peuvent changer en fonction du contexte : filtre actif -le filtre sélectif sélectionne l'info sensorielle qui sera traitée de manière plus élaborée -les infos non sélectionnées sont soit traitées dans un 2ème temps, soit oubliées
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module 4 du modèle de Broadbent
-on parle de canal à capacité limitée -seule l'info sélectionnée par le filtre va transiter vers ce canal -le canal n'est donc pas saturé par les infos entrantes -les infos sont traitées de manière élaborée, et peuvent donner lieu à une réponse (action) ou être stockée en mémoire à long terme
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niveau du traitement sensoriel où à lieu la sélection
plusieurs théories : -la sélection interviendrait à un niveau précoce du traitement, soit avant l'établissement d'une représentation complète de l'événement sensoriel (Boradbent et Posner) -la sélection n'interviendrait qu'à des niveau de traitement plus élaborés => aujourd'hui on pense que les processus de sélection sont variés et multiples et qu'ils peuvent agir à plusieurs niveaux du traitement
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cellules ganglionnaire de la rétine
-on parle du nerf optique, chiasma optique et tractus optique -les axones de ces cellules ganglionnaires se terminent dans le colliculus supérieur (orientation des mouvements des yeux), dans le prétectum (contrôle du réflexe de la pupille et du cristallin), dans l'hypothalamus (régulation des rythmes circadiens) et dans le corps genouillé latéral du thalamus
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cellules ganglionnaires dans l'hémi rétine nasale
-émettent des axones qui se croisent dans le chiasma optique pour rejoindre le tractus optique controlatérale (située du côté opposé)
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cellules ganglionnaires dans l'hémirétine temporale
-rejoignent directement le tractus optique ipsilatéral (du même côté)
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rappel sur le traitement visuel
-chaque hémisphère reçoit des afférences provenant des deux yeux (hémirétines temporale de l'œil ipsilatérale et hémirétine nasale de l'œil controlatéral) -les deux hémirétines reçoivent les infos visuelles de l'hémichamp visuel controlatéral -la projection des radiations optiques sur le cortex strié se fait de manière organisée, rétinotopique : la fovéa est représentée dans la partie la plus postérieure et les régions périphériques de la rétine sont représentées sur les parties les plus antérieures
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neurones thalamiques du corps genouillé latéral
-envoient leurs axones sur le cortex visuel primaire (cortex strié V1) -les fibres de cette voie géniculo-striée (radiations optiques) forment 2 faisceaux
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les faisceaux formés par les fibres de la voie géniculo-striée
-faisceau qui transmet les infos provenant de la région supérieure du champ visuel (hémirétine inférieure) et qui chemine dans le lobe temporal -faisceau qui transmet les infos provenant de la région inférieure du champ visuel (hémirétine supérieure) et qui chemine dan le lobe pariétal
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représentation du champ visuel sur le cortex visuel primaire
-comme pour le cortex somesthésique primaire, elle n'est pas linéaire -la surface corticale occupée par une région donnée de la rétine est proportionnelle à la densité de récepteurs et la quantité de fibres -comme la main pour le cortex somesthésique, la fovéa à une représentation disproportionnée occupant presque tout le pôle caudal du lobe occipital
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les 2 voies des aires visuelles extra-striées
-la voie ventrale aboutissant dans le lobe temporal : impliquée dans la reconnaissance des objets -la voie dorsale aboutissant dans le lobe pariétal : impliquée dans la vision spatiale => les aires visuelles extra-striées sont responsables du traitement plus élaboré des infos visuelles.
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attention sélective en modalité visuelle
on distingue : -paradigme d'attention soutenue -paradigme d'indiçage
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paradigme d'attention soutenue
-consiste à présenter des infos dans différentes parties du champ visuel -les sujets ont pour tâche de détecter ou discriminer les infos présentées dans un des quadrants du champ visuel (stimuli attendus) et d'ignorer les infos présentées dans les autres quadrant (stimuli inattendus) -ce paradigme permet de comparer les réponses évoquées par des stimuli physiquement identiques lorsque ces stimuli sont attendus ou inattendus = mise en évidence de la modulation de leur traitement par l'attention sélective
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exemple de paradigme d'attention soutenue
-le candidat fixe un point de fixation (petite crois noir) et on présente brièvement un petit damier circulaire aléatoirement dans l'hémichamp visuel gauche ou droit -occasionnellement la taille des carreaux du damier change (stimulus cible) 2 conditions : 1. le sujet doit répondre quand il détecte un stimulus cible survenant dans l'hémichamp visuel droit 2. le sujet doit répondre quand il détecte un stimulus cible survenant dans l'hémichamp visuel gauche -on obtient pour chaque types de stimulus et chaque condition une courbe de potentiels évoqués -le stimulus visuel évoque une série dd potentiels évoqués, de polarité positive ou négative : reflet de l'activation synchrone d'une population de neurones par le stimulus visuel -Le premier pic (C1) apparaît 50-90ms après la présentation du stimulus. Son expression sur le scalp prédomine sur la région occipitale. => reflète l'activation de neurones localisés dans le cortex visuel strié -Le deuxième pic (P1) apparaît 80-140ms après la présentation du stimulus. Son expression sur le scalp prédomine sur les régions occipito-temporales. => reflète l'activation de neurones localisés dans le cortex visuel extrastrié -Le troisième pic (N1) apparaît 140-200ms après la présentation du stimulus. Son expression sur le scalp est un peu plus antérieure que celle du pic P1. =>reflète l'activation d'autres neurones localisés dans le cortex visuel extrastrié La comparaison des potentiels évoqués par le stimulus visuel attendu aux potentiels évoqués par le stimulus visuel inattendu va permettre de déterminer à quel niveau de traitement opère le filtre sélectif de l'attention sélective -L'amplitude du pic C1 n'est pas modulée par l'attention : l'amplitude du pic C1 évoqué par le stimulus attendu est identique à l'amplitude du pic C1 évoque par le stimulus inattendu. -L'amplitude du pic P1 est modulée par l'attention : l'amplitude du pic P1 évoqué par le stimulus attendu est plus grande que l'amplitude du pic P1 évoqué par le stimulus inattendu. -L'amplitude du pic N1 est modulée par l'attention : L'amplitude du pic P1 évoqué par le stimulus attendu est plus grande que l'amplitude du pic N1 évoqué par le stimulus inattendu. Le filtre sélectif de l'attention opère donc à un niveau un peu tardif survenant dans les aires visuelles extrastriées. => Les objectifs cognitifs, en modifiant le champ de l'attention sélective, modulent la réceptivité de la population de neurones contribuant aux composantes P1 et N1
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paradigme d'indiçage/ paradigme de Posner
-consiste à faire précéder un stimulus visuel cible (stimulus visuel sur lequel le sujet doit réaliser une tâche de discrimination) par un indice visuel qui va orienter l'attention su sujet dans une partie du champ visuel -l'info cible peut apparaître dans la partie attendue du champ visuel (essai valide = 80% des cas) ou dans la partie inattendue du champ visuel (essai invalide=20% des cas) -en comparaison à une situation neutre (sans indice), la performance du sujet est meilleur dans les essaies valides et moins bonnes dans les essais invalides -cette différence de performance est attribuée à une facilitation du traitement de l'info visuelle provenant de l'espace attendue (bénéfice) et à une détérioration du traitement de l'info visuelle provenant de l'espace inattendu (coût). =>l'attention spatiale, initialement portée ailleurs, doit être redirigée là où apparaît l'info pertinente pour la tâche
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essai valide
la cible survient la où l'indice a était indiqué, la cible apparaît dans le champ de l'attention = le temps de réaction est plus rapide
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essai invalide
la cible n'apparaît pas là où l'indice à été indiqué, elle apparait hors du champ de l'attention = le temps de réaction est plus lent
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expérience paradigme d'indiçage
-l'indice est une flèche pointant vers al droite ou vers la gauche -la cible est une barre verticale présentée dans l'hémichamp visuel droit ou gauche -dans 75% des essais, la cible apparaît dans l'hémichamp pointé par la flèche (essais valide) et dans 25% des cas elle apparaît dans l'hémichamp opposé (essais invalides) Les sujets doivent détecter la survenue occasionnelle d'une barre moins haute. Les résultats sur les stimuli standards: -l'amplitude du pic C1 n'est pas modulée par la direction de l'indice -l'amplitude des pics P1 et N1 est modulée par la direction de l'indice => montre un effet top down de l'attention sélective
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attention sélective en modalité visuelle : synthèse
-l'effet le plus précoce de l'attention visuo-spatiale sur le traitement visuel se manifeste au niveau de l'amplitude du pic P1 occipital -l'effet de l'attention visuo-spatiale sur l'amplitude du pic P1 correspondrait à une modulation de la réceptivité des aires visuelles extrastriées, soit dans le sens d'une diminution quand il apparaît dans une région inattendue -l'effet de l'attention visuo-spatiale sur le traitement visuel a été observé quand l'attention spatiale est maintenue sur une partie du champ visuel pendant la représentation d'une série de stimuli (paradigme d'attention soutenue) et quand l'attention spatiale est dirigée par des indices symboliques ou périphériques (paradigme d'indiçage)
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paradigme d'écoute dichotique (Broadbent)
-les effets de l'attention sélective en modalité auditive on été découverts grâce à ce paradigme -ce paradigme consiste à présenter deux flux distincts d'info auditive sur chaque oreille : permet d'étudier le traitement de deux info sensorielle délivrée de manière simultanée
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rappel sur les afférences auditives
-les afférences auditives en provenance de la cochlée atteignent les deux côtés du système auditif (controlatéral et ipsilatéral) dès le niveau du tronc cérébral -ces afférences se rejoignent sur les corps genouillés médians du thalamus via un système comportant plusieurs voies parallèles -le thalamus projette ces afférences auditives vers le cortex auditif primaire A1 -le cortex A1 présente une organisation tonotopique : les différentes fréquences d'un stimulus auditif sont représentées en différents points du cortex -le cortex A1 est entouré des ceintures auditives (cortex auditif secondaire) -selon un son grave ou aigu, différents neurones vont s'activer
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expérience stimulation auditive dichotique
-on présente 2 séries de "bips" sonores de fréquence différentes sur chaque oreille (oreille gauche : 5000 Hz et droite : 3400 Hz) -occasionnellement l'intensité du stimulus auditif diminue légèrement -les sujets doivent focaliser leur attention sur une oreille et détecter en comptant le nombre de fois où le stimulus diminue (comme si on baissait le son) 2 conditions qu'on répète pour chaque participant : les sujets doivent réaliser la tâche sur l'oreille gauche puis sur l'oreille droite -on obtient une courbe de potentiels évoqués pour chaque type de stimulus et chaque condition -les potentiels évoqués qui surviennent avant 20ms ne sont pas d'origine corticale, mais sous-corticale -les potentiels évoqués survenant entre 20 et 50 ms reflètent l'activité corticale précoce évoquée par le stimulus, correspondant à l'activation du cortex A1 dans le lobe temporal -les potentiels qui surviennent entre 80-120 ms ne reflètent pas l'activation du cortex A1, mais l'activation du cortex auditif secondaire (aires de ceintures) et /ou l'activation de structures corticales multimodales On compare les potentiels évoqués par la stimulation d'une oreille quand l'attention sélective est portée sur les infos sensorielles provenant de cette oreille et quand l'attention est portée sur les infos sensorielles provenant de l'oreille gauche 1. les potentiels évoqués survenant avant 20 ms ne sont pas influencé par l'attention sélective. L'attention sélective spatiale ne module pas la réceptivité des premiers relais sous-corticaux. L'origine est sous-cortical et liée à l'activité synchrone 2. les potentiels évoqués survenant entre 20-50 ms sont influencés par l'attention sélective spatiale qui module la réceptivité du cortex A1 3. les potentiels évoqués 80-120 ms sont influencés par l'attention sélective. Elle module la réceptivité des aires auditives secondaires =>existence d'un mécanisme de filtrage sélectif précoce de l'info sensorielle auditive, opérant au niveau du cortex A1
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courbe de différence
l'effet de l'attention sélective sur l'amplitude des potentiels évoqués peut être réalisée en la soustraction des tracés obtenus en réponse aux stimulus inattendus et des tracés obtenus en réponse aux sons attendus
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conclusion sur le filtre de l'attention sélective volontaire (top-down)
-ces différentes études montrent que la sélection attentionnelle réalisée, par exemple, sur base de la position des stimuli dans l'espace, permet de moduler le traitement sensoriel au sein des aires sensorielles unimodales, soit à un niveau relativement précoce -cette sélection agirait en modulant la réceptivité des neurones impliqués dans le traitement des infos attendues (sensory gating) => on augmente la réceptivité des neurones qui traitent des stimuli attendus et on réduit la réceptivité des neurones qui traitent des stimuli inattendus
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attention sélective et rythmes cérébraux
-les études ont montré que le traitement cortical de l'info sensorielle peut être modulé par l'attention sélective -il faut supposer que l'attention sélective est capable de moduler l'état des aires corticales impliquées dans le traitement des afférences attendues -le cortex A1 procède à un changement d'état dû à l'attention sélective
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expérience de Berger
-la fermeture des yeux produit une augmentation marquée de l’amplitude du rythme alpha (8- 12Hz) en regard des aires visuelles occipitales. L’amplitude du rythme alpha est le rythme de repos. -Dans les aires somatosensorielles et motrices primaires, la réalisation de mouvement de la main entraîne une réduction du rythme alpha en regard de la représentation corticale de la main et une augmentation du rythme alpha en regard de la représentation corticale du pied. -À l’inverse, la réalisation de mouvement du pied entraîne une augmentation du rythme alpha en regard de la représentation corticale de la main et une diminution du rythme alpha en regard de la représentation corticale du pied
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rythme alpha
-rythme de 9 cycle par secondes -apparaît quand on ferme les yeux, à l'arrière de la tête, là où se trouvent les aires visuelles. -on parle de rythme de repos : il n'y a plus de stimuli visuels à traiter quand on ferme les yeux -il apparaît sur d'autres régions du scalp -il diminuerait lors de l'activation d'une aire corticale et inversement -il suit la représentation somatotopique du cortex somesthésique primaire -plus l'asymétrie entre l'amplitude du rythme alpha en regard des aires visuelles controlatérales et ipsilatérales à l'hémichamp attendu est marquée, plus les performances de détection de la cible présentée sur l'hémichamp attendu sont bonnes (bénéfices) et plus les performances de détection de la cible présentées sur l'hémichamp attendu sont mauvaises (coûts)
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paradigme d'indiçage visuo-spatial expérience
-deux carrés sont présentés, un dans l'hémichamp visuel G et l'autre dans le D -l'indice est un stimulus auditif (1000 Hz pour le G et 800 Hz pour le droit) -après la survenue de l'indice, un stimulus cible est présenté soit à G soit à D -l'indice prédit 2/3 du temps où sera présenté le stimulus -le sujet doit répondre en appuyant sur un des 2 boutons, selon que la cible est à G ou à D -quand l'indice prédira que le stimulus cible va survenir dans l'hémichamp G, l'attention sélective du sujet sera focalisée sur l'hémichamp G et inversement -on s'intéresse à l'activité cérébrale qui suit la présentation de l'indice -on mesure l'amplitude du rythme alpha de l'électro-encéphalogramme pendant la période qui suit l'indice en supposant qu'il constitue un index du niveau d'activation de l'attention sélective -on observe une diminution de l'amplitude du rythme alpha suite à l'apparition de l'indice en regard de ses aires visuelles impliquées dans le traitement de l'info visuelle attendue (hémisphère controlatéral) => suite à l'indice, les aires corticales impliquées dans le traitement de l'info visuelle attendue sont "plus actives" -l'activation dans l'aire visuelle G est plus importante, l'amplitude du rythme alpha est donc plus faible dans l'aire visuelle G =>l'état des régions corticales impliquées dans le traitement des infos attendues et inattendues est différente dans la période qui suit la présentation de l'indice. Ces modifications d'états pourraient être à la base des modifications du traitement de l'info sensorielle attendue et inattendue (mécanisme de gain sensoriel et du filtre attentionnel)
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index de latéralisation
-on regarde l'asymétrie de l'amplitude du rythme d'alpha -cet index est relativement variable, chez certaines personnes, l'effet de l'indice a beaucoup d'influence et chez d'autre moins
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réflexe d'orientation
-déclenché par la survenue d'un événement nouveau dans l'environnement -ce réflexe entraine, par exemple, un mouvement des yeux et de la tête, une dilatation des pupilles, une diminution de la fréquence cardiaque -il serait déclenché quand une discordance est détectée entre l'info entrante et la représentation neuronale du monde extérieur construite à partir des infos précédentes -la détection d'une discordance entre l'info entrante et les attentes permettrait de réorienter le traitement de l'info vers ces infos discordantes
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Sokolov
selon lui, les réponses à un événement nouveau, auraient pour but de faciliter le traitement et la réaction à la survenue d'un élément nouveau de l'environnement. -les comportements vis-à-vis de l'environnement dépendraient de la représentation interne que l'on se fait de cet environnement. Elle serait créée à partir des expériences passées, ce qui permettrait de générer des attentes
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expérience de négativité de discordance
-on présente une série régulière de bips sonores de courte durée espacé chacun d'une seconde -stimulus standard : 80% des stimuli sont présentés en utilisant une tonalité de 1000 Hz -stimulus déviant : 20% des stimuli sont présentés en utilisant une tonalité différente (1003 Hz) -le sujet est passif : il lit un livre sans faire attention aux bips. il ne doit pas détecter le stimulus standard ou déviant afin de mettre en avant les mécanismes bottom-up -on obtient une courbe de potentiels évoqués pour chaque type de stimulus -1000 Hz- 1004, notre oreille n'est pas capable de détecter une différence entre les 2 stimuli -1000 Hz- 1008, on commence à se rapprocher d'une différence qu'on peut percevoir -1000 Hz- 1016, on continue d'augmenter la différence entre les 2 stimuli. On peut distinguer la différence entre les 2. 1000 Hz- 1032, la différence reste la même = on est dans un phénomène tout ou rien -ce qui rend le stimulus déviant ce n'est pas sa fréquence mais la différence de fréquence qu'il présente avec le stimulus standard
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négativité de discordance (MMN)
-Quand la différence entre la fréquence du stimulus standard et la fréquence du stimulus déviant est suffisante, les courbes diffèrent aux alentours de 200 ms après la présentation du stimulus. Cette différence de réponse est la négativité de discordance -elle suggère l'existence d'un système capable d'extraire les caractéristiques physiques des stimuli précédents et de les stocker transitoirement (trace mnésique) -elle serait évoquée lors de la détection d'une discordance entre les stimuli entrant et la trace mnésique des stimuli traités précédemment -cela permettrait d'initier une réponse d'orientation vers l'événement déviant => on suggère que ce processus fait intervenir des structures du cortex temporal (au sein même des aires auditives) et des structures du cortex frontal (aires multimodales)
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concept de saillance
-dans une scène visuelle, certains objets sont plus aptes à capturer l'attention que d'autres. Ils sont plus saillants. -on a cherché à modéliser la manière dont la saillance pourrait être encodée au niveau neuronal -elle se définit par rapport à l'environnement dans lequel il se trouve. Ce n'est pas une propriété physique absolu, mais une propriété relative
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mesure de la saillance
-on la mesure en enregistrant les mouvements des yeux -on regarde la position de la pupille et on suit le regard du sujet -le temps de fixation n'est pas réparti de façon homogène dans l'espace d'une scène visuelle -certains éléments sont davantage retenus par le sujet
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modèle de construction d'une carte de saillance visuelle
-on est très sensible à détecter quelque chose qui dévie de notre attention -on n'est pas capables de détecter quelque chose lorsqu'on retrouve une conjonction de deux éléments
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expérience de détection de changement dans l'environnement
-on s'intéresse aux modalités visuelle, auditive et tactile -on présente au sujet une stimulation visuelle avec 2 types d'objets. Il y a donc une stimulation visuelle continue avec un changement dans la modalité visuelle à plusieurs endroits -on présente en même temps une stimulation auditive : croissement d'une grenouille puis l'eau qui coule en alternant les deux. On a une stimulation auditive continue avec un changement dans la modalité auditive à plusieurs endroits -puis on présente en même temps un stimulus tactile : soit on frotte la jambe soit on la tapote. On a une stimulation tactile continue avec un changement de modalité à plusieurs endroits => les régions unimodales sont sensibles à la survenue d'un changement de la modalité spécifique qu'elles traitent. Les régions multimodales sont sensibles à tout changement