1/59
Cartes mémoires de vocabulaire sur les stratégies de régulation cognitive des émotions, les différences de genre et le souci d'après Zlomke et Hahn (2010).
Name | Mastery | Learn | Test | Matching | Spaced | Call with Kai | Chat |
|---|
No analytics yet
Send a link to your students to track their progress
Kimberly R. Zlomke
Autrice principale de l'étude examinant les stratégies de régulation cognitive des émotions et le souci, rattachée au Baylor College of Medicine et au Texas Children's Hospital.
Kathryn S. Hahn
Coautrice de l'étude sur la régulation cognitive des émotions, rattachée au Département de psychologie du Millsaps College.
Taux de prévalence du TAG selon le genre
Selon Wittchen et al. (1994), le taux de base du trouble d'anxiété généralisée (TAG) chez les femmes est environ le double de celui rapporté chez les hommes.
Théories biologiques de l'anxiété
Théories suggérant que des caractéristiques biologiques ou génétiques uniques aux femmes, telles que les hormones (Seeman, 1997), jouent un rôle clé dans le développement de la symptomatologie anxieuse.
Théories psychosociales de l'anxiété
Théories soutenant que des facteurs de vulnérabilité individuelle (processus cognitifs, personnalité, régulation émotionnelle) sont des corrélats de l'anxiété liés aux différences de genre (Lewinsohn et al., 1998).
Régulation émotionnelle
Construct large englobant la régulation de l'expérience de l'émotion ainsi que la régulation de la réactivité physiologique et des processus sociaux, comportementaux et cognitifs sous-jacents (Thompson & Calkins, 1996).
Régulation émotionnelle cognitive
Gestion des informations suscitateurs d'excitation émotionnelle au moyen de stratégies cognitives conscientes (Thompson, 1991).
Garnefski et al. (2004)
Étude ayant révélé des différences de recours aux stratégies cognitives entre hommes et femmes, avec des écarts marquants pour la rumination, le recentrage positif et la dramatisation (tous plus fréquents chez les femmes).
Martin et Dahlen (2005)
Étude ayant rapporté que les femmes endossent des niveaux significativement plus élevés de plusieurs stratégies d'adaptation cognitive par rapport aux hommes.
Souci (Worry)
Composante cognitive de l'anxiété prenant la forme de pensées verbales plutôt que de manifestations physiologiques ou comportementales, constituant le symptôme central du TAG (Borkovec, Davey, & Tallis, 1994).
Distinction cognitive du souci
Phénomène cognitif distinct des manifestations physiologiques et comportementales de l'anxiété et des troubles associés (Borkovec, Ray, & Stöber, 1998).
Différences de genre dans le niveau de souci
Constat empirique selon lequel les femmes rapportent des niveaux significativement plus élevés de souci excessif que les hommes (Dugas et al., 1997, 2001 ; Robichaud et al., 2003).
Études d'absence de différence de genre dans le souci
Travaux de recherche (Brown, Antony, & Barlow, 1992 ; Tallis, Davey, & Bond, 1994) suggérant qu'il n'existe pas de différences de niveau de souci entre hommes et femmes.
Échantillon de l'étude Zlomke & Hahn (2010)
Échantillon composé de 1080 jeunes adultes de premier cycle (291 hommes soit 27% et 789 femmes soit 73%), âgés de 18 à 28 ans (M=20,07, SD=1,73), comprenant 84% de Caucasiens.
Procédure de collecte des données
Administration de questionnaires informatisés en ligne auprès d'étudiants d'une grande université du Sud des États-Unis.
Cognitive Emotion Regulation Questionnaire (CERQ)
Questionnaire de 36 items mesurant 9 sous-échelles conceptuelles de stratégies cognitives d'adaptation face à des événements stressants (Garnefski et al., 2001).
Consistance interne du CERQ
Indice alpha de Cronbach de α=0,91 pour le score total du CERQ dans l'étude, avec des sous-échelles situées entre α=0,75 et α=0,86.
Life Events Questionnaire (LEQ)
Liste de contrôle mesurant le nombre et l'impact de divers événements de vie (Norbeck, 1984), présentant un alpha de α=0,87 dans la présente étude.
Différences de genre sur le LEQ
Les hommes rapportent plus d'événements liés au rôle parental et aux finances, tandis que les femmes rapportent plus d'événements liés à l'amour/mariage et aux relations.
Depression, Anxiety, and Stress Scale (DASS)
Auto-évaluation de 42 items (Lovibond & Lovibond, 1995a) mesurant la dépression, l'anxiété (α=0,93) et le stress (α=0,94).
Résultats au DASS-Anxiété
Absence de différence significative enregistrée entre les hommes et les femmes sur la sous-échelle d'Anxiété du DASS.
Résultats au DASS-Stress
Différence significative (t(1078)=−2,26,p<0,05) montrant que les femmes (M=26,49, SD=9,26) rapportent des niveaux de stress physiologique plus élevés que les hommes.
Penn State Worry Questionnaire (PSWQ)
Échelle d'auto-évaluation de 16 items (Meyer et al., 1990) évaluant le souci excessif et incontrôlable, avec une consistance interne de α=0,93 dans cette étude.
Résultats au PSWQ par genre
Différence significative (t(1078)=10,13,p<0,001) où les femmes (M=54,87, SD=12,18) obtiennent un score de souci excessif supérieur à celui des hommes (M=46,64, SD=10,91).
Stratégies CERQ les plus utilisées
Pour l'ensemble de l'échantillon, les stratégies cognitives les plus fréquemment rapportées sont la Réévaluation positive, le Recentrage sur la planification et la Mise en perspective.
Résultat de l'ANCOVA multivariée du CERQ
Différence globale significative entre hommes et femmes sur les stratégies du CERQ (Wilks′λ=0,944,F(9,1029)=6,76,p<0,001) après contrôle de l'âge et des événements de vie.


Rumination (Table 1 CERQ)
Stratégie cognitive pour laquelle les femmes (M=11,66, SD=3,43) obtiennent un score significativement plus élevé que les hommes (M=10,92, SD=3,32), avec F(1,1037)=5,42,p<0,05 et d=0,22.

Mise en perspective (Table 1 CERQ)
Stratégie (Putting into Perspective) où les femmes (M=13,13, SD=3,76) obtiennent un score supérieur aux hommes (M=12,42, SD=3,48), avec F(1,1037)=5,29,p<0,05 et d=0,20.

Blâmer les autres (Table 1 CERQ)
Stratégie (Other-Blame) où les hommes (M=8,51, SD=2,78) obtiennent un score supérieur aux femmes (M=7,89, SD=2,89), avec F(1,1037)=9,78,p<0,01 et d=0,22.
Blâme de soi (Table 1 CERQ)
Stratégie (Self-Blame) sans différence significative entre hommes (M=10,37, SD=3,20) et femmes (M=10,21, SD=3,54), avec F(1,1037)=1,72.
Acceptation (Table 1 CERQ)
Stratégie (Acceptance) sans différence significative entre hommes (M=12,14, SD=3,25) et femmes (M=12,24, SD=3,41), avec F(1,1037)=0,03.
Recentrage positif (Table 1 CERQ)
Stratégie (Positive Refocusing) sans différence significative entre hommes (M=9,78, SD=3,34) et femmes (M=10,28, SD=3,43), avec F(1,1037)=2,52.
Recentrage sur la planification (Table 1 CERQ)
Stratégie (Refocus on Planning) sans différence significative entre hommes (M=12,43, SD=3,31) et femmes (M=12,97, SD=3,78), avec F(1,1037)=0,84.
Réévaluation positive (Table 1 CERQ)
Stratégie (Positive Reappraisal) sans différence significative entre hommes (M=13,15, SD=3,62) et femmes (M=13,33, SD=3,85), avec F(1,1037)=0,03.
Dramatisation (Table 1 CERQ)
Stratégie (Catastrophizing) sans différence significative entre hommes (M=8,78, SD=3,31) et femmes (M=8,78, SD=3,50), avec F(1,1037)=0,01.
Modèle de régression d'Anxiété DASS chez les hommes
Les événements de vie expliquent 7% de la variance (R2=0,07,p<0,001) et les stratégies cognitives ajoutent ΔR2=0,33,p<0,001, totalisant 39% de variance expliquée.

Modèle de régression de Stress DASS chez les hommes
Les événements de vie expliquent 6% de la variance (R2=0,06,p<0,001) et les stratégies cognitives ajoutent ΔR2=0,34,p<0,001, totalisant 40% de variance expliquée.

Modèle de régression du Souci PSWQ chez les hommes
Les événements de vie ne sont pas significatifs (R2=0,002,ns), mais les stratégies cognitives ajoutent ΔR2=0,28,p<0,001, expliquant 28% de la variance du souci.

Prédictions du souci chez les hommes (Table 2)
La rumination (β=0,34,p<0,001) et la dramatisation (β=0,27,p<0,001) prédisent plus de souci, tandis que le recentrage sur la planification (β=−0,21,p<0,01) le réduit.
Modèle de régression d'Anxiété DASS chez les femmes
Les événements de vie expliquent 2% de la variance (R2=0,02,p<0,01) et les stratégies cognitives ajoutent ΔR2=0,27,p<0,001, totalisant 24% de variance expliquée.

Modèle de régression de Stress DASS chez les femmes
Les événements de vie expliquent 4% de la variance (R2=0,04,p<0,001) et les stratégies cognitives ajoutent ΔR2=0,33,p<0,001, totalisant 38% de variance expliquée.

Modèle de régression du Souci PSWQ chez les femmes
Les événements de vie expliquent 2% de la variance (R2=0,02,p<0,01) et les stratégies cognitives ajoutent ΔR2=0,27,p<0,001, totalisant 27% de variance expliquée.

Prédictions exclusives du souci chez les femmes (Table 2)
Le Blâme de soi (β=0,15,p<0,001) prédit positivement le souci, alors que l'Acceptation (β=−0,11,p<0,01) et la Réévaluation positive (β=−0,19,p<0,01) le réduisent.
Blâme de soi et Dramatisation chez les femmes
Stratégies d'adaptation de façon constante associées positivement à l'anxiété, au stress et au souci chez les femmes, augmentant les symptômes physiologiques et anxieux.
Recentrage sur la planification comme facteur protecteur
Partie cognitive de la résolution de problèmes associée à des niveaux réduits d'anxiété (β=−0,25), de stress (β=−0,22) et de souci (β=−0,21) chez les hommes uniquement.
Régression hiérarchique globale sur le souci
Analyse où les événements de vie expliquent 2% (R=0,13), les stratégies cognitives 24% (R=0,51), et le genre 6% supplémentaire (R=0,57,F(14,1043)=34,44,p<0,001).
Variance explicative du genre dans le souci
Le genre apporte une explication de 6% de variance supplémentaire dans les scores de souci au-delà des événements de vie et des stratégies cognitives.
Carver, Scheier, et Weintraub (1989)
Recherche établissant que l'acceptation des événements négatifs et l'attribution de sens positif sont liées positivement à l'optimisme/estime de soi et négativement à l'anxiété.
Segerstrom, Tsao, Alden, & Craske (2000)
Étude montrant que la pensée répétitive, élément commun au souci et à la rumination, prédit à la fois l'anxiété et la dépression.
Fresco, Heimberg, Mennin, & Turk (2002)
Étude démontrant que bien que le souci et la rumination soient fortement corrélés, il s'agit de construits psychologiques distincts.
Orientation vers la résolution de problèmes selon Ladouceur et al. (1998)
Étude démontrant qu'une faible confiance et un faible sentiment de contrôle envers la résolution de problèmes différencient les individus avec TAG d'une population sous-clinique.
Évitement expérientiel selon Hayes et al. (1996, 1999)
Modèle selon lequel les efforts chroniques pour contrôler, supprimer ou éviter les émotions négatives augmentent la fréquence et la sévérité des expériences émotionnelles.
Roemer, Salters, Raffa, & Orsillo (2005)
Recherche associant le souci chronique aux tentatives de contrôle et d'évitement des émotions négatives dans des échantillons cliniques et non cliniques.
Kashdan, Zvolensky, & McLeish (2008)
Étude révélant que l'éveil anxieux et le souci chronique sont corrélés avec une moindre acceptation des émotions négatives chez les personnes à forte sensibilité anxieuse.
Socialisation des rôles de genre et adaptation
Suggère que les femmes sont plus susceptibles d'utiliser l'acceptation et le réencadrement positif en raison de la socialisation selon les rôles de genre (Garnefski et al., 2004).
Nolen-Hoeksema (1987)
Théorie indiquant que les femmes sont plus enclines à se concentrer sur les aspects émotionnels des événements stressants, d'en discuter avec autrui et de ruminer.
Affect négatif et auto-focalisation selon le genre
Résultats (Arcus & Kagan, 1995 ; Lynn & Martin, 1997 ; Mor & Winquist, 2002) montrant des niveaux accrus d'affect négatif et d'auto-focalisation négative chez les femmes.
Limite d'échantillonnage de l'étude
Utilisation d'un échantillon d'étudiants universitaires non sélectionné, ce qui limite la généralisation des résultats aux populations cliniques souffrant de TAG.
Limite de la méthode par auto-évaluation
Biais d'auto-évaluation potentiel, car les individus atteints de TAG peuvent éprouver de la difficulté à reconnaître ou rapporter leurs états émotionnels internes (Mennin, Heimberg, & Turk, 2002).
Limite sur les processus de régulation émotionnelle mesurés
L'étude s'est limitée à l'évaluation d'un sous-ensemble de stratégies cognitives, excluant les processus comportementaux, sociaux et physiologiques.