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— Axe introductif —
Formes de conflits et tentatives de paix dans le monde actuel
— Définition —
Conflit
• Représente une situation de désaccord entre au moins deux parties, qu'elles soient des groupes sociaux, des individus ou des États.
• Il existe une diversité de conflits, la guerre étant la forme la plus extrême.
• Il est important de noter que le conflit et la guerre ne sont pas synonymes : toute guerre est un conflit, mais l'inverse n'est pas toujours vrai.
— Axe introductif —
Formes de conflits et tentatives de paix dans le monde actuel
— Définition —
Guerre interétatique
Conflit armé entre deux ou plusieurs États souverains.
— Axe introductif —
Formes de conflits et tentatives de paix dans le monde actuel
— Définition —
Conflits intra-étatiques
Confrontations armées qui se déroulent à l'intérieur des frontières d'un même État.
Ex : Guerres civiles
— Axe introductif —
Formes de conflits et tentatives de paix dans le monde actuel
— Définition —
Guerre asymétrique
Conflit où des adversaires aux ressources et aux stratégies très différentes s'affrontent :
L'une des parties est souvent moins puissante militairement et utilise des tactiques non conventionnelles pour combattre un ennemi plus fort.
— Axe introductif —
Formes de conflits et tentatives de paix dans le monde actuel
— Définition —
Hégémonie
Domination ou l'influence exercée par un État, un groupe ou une entité sur d'autres, souvent dans un contexte politique, économique ou culturel.
— Axe introductif —
Formes de conflits et tentatives de paix dans le monde actuel
— Jalon 1 —
Comment l'ONU répertorie-t-elle ?
• Selon l'ONU, il y a environ une 20aine de guerres à travers le monde, classées en trois catégories principales :
- les guerres entre États (ex. Russie/Ukraine)
- les guerres civiles (ex. Éthiopie)
- les guerres asymétriques (ex. Nigeria/Boko Haram).
• Les conflits armés peuvent impliquer plusieurs types de guerres simultanément. Certains foyers de conflits majeurs se situent :
- en Afrique subsaharienne
- au Moyen-Orient
- en Asie
- en Amérique latine
- aux marges de l'Europe.
— Axe introductif —
Formes de conflits et tentatives de paix dans le monde actuel
— Jalon 1 —
Quels sont les critères permettant de caractériser les conflits armés ?
Pour caractériser ces conflits armés, il est nécessaire d'examiner différents critères tels que :
- les enjeux (territoire, ressources)
- les acteurs impliqués (conventionnels ou non)
- l'échelle et les territoires concernés
- la durée
- les armes utilisées
- les types d'affrontements
- le nombre et le type de combattants mobilisés
- le nombre de victimes civiles et militaires, de réfugiés et de déplacés
- les destructions
- les tentatives de résolution
— Axe introductif —
Formes de conflits et tentatives de paix dans le monde actuel
— Jalon 1 —
Quel est le principal changement dans les conflits armés depuis le 20ème siècle ?
Alors que la guerre interétatique était courante jusqu'au 20ème siècle, on observe désormais une prédominance des conflits intra-étatiques et des conflits de moindre intensité, souvent qualifiés de "nouvelles conflictualités". Cependant, l'actualité récente montre que toutes les formes de conflits armés persistent.
— Axe introductif —
Formes de conflits et tentatives de paix dans le monde actuel
— Jalon 2 —
Quels sont les principaux modes de résolution des conflits armés ?
La diversité des conflits armés entraîne une variété de modes de résolution; on en distingue 3 :
- la victoire militaire
- la négociation
- l'intervention extérieure
— Axe introductif —
Formes de conflits et tentatives de paix dans le monde actuel
— Jalon 2 —
En quoi la résolution des conflits armés est-elle complexe ?
• La paix est complexe car elle ne se limite pas à la cessation des hostilités.
• La résolution d'un conflit, tel qu'une guerre civile, nécessite une vision à long terme pour reconstruire un avenir politique viable.
• La complexité des conflits varie en fonction du nombre de parties impliquées et des interventions étrangères.
• Les situations de paix qui en résultent sont également diverses, allant de la paix d'hégémonie à la paix positive basée sur la coopération entre les États.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Définition —
Guerre limitée
Conflit armé caractérisé par des objectifs définis et restreints, souvent limités dans le temps et dans l'espace, avec des règles et des conventions spécifiques régissant les actions des belligérants.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Définition —
Guerre absolue
Conflit armé sans limites claires, où tous les moyens sont utilisés pour atteindre les objectifs stratégiques, sans considération pour les conventions ou les règles internationales.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Définition —
Guerre de 7 ans
1756-1763
Conflit mondial impliquant les grandes puissances européennes, notamment la France, la Grande-Bretagne, l'Espagne et la Prusse, et se déroulant principalement en Europe, en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Afrique, en Asie et dans les océans.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Définition —
Guerre d'Allemagne
Expression désignant les conflits majeurs impliquant l'Allemagne ou se déroulant sur son territoire, y compris les guerres napoléoniennes ayant affaibli l'empire colonial français.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Définition —
Pentarchie
Système de gouvernance ou de domination par 5 puissances ou autorités politiques
Ex : la Pentarchie européenne qui existait au lendemain du Congrès de Vienne en 1815.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Définition —
Guerres napoléoniennes
Série de conflits militaires impliquant l'Empire français dirigé par Napoléon Bonaparte et les principales puissances européennes entre 1803 et 1815, marquées par des batailles telles que Austerlitz, Iéna, et Waterloo, et qui ont redessiné la carte politique de l'Europe.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Définition —
Guérilla
• Conflit asymétrique où des combattants irréguliers mènent des attaques sur des forces militaires conventionnelles, généralement de façon sporadique et avec des tactiques de harcèlement.
• Elle implique souvent l'utilisation de tactiques de surprise, de camouflage et de retraite rapide pour compenser le désavantage numérique ou technologique.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Définition —
Guerre irrégulière
• Forme de conflit armé où les frontières entre les forces militaires régulières et les combattants irréguliers sont floues, et où les tactiques de guérilla, de terrorisme et d'insurrection sont souvent utilisées.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Définition —
Guerre asymétrique
Conflit entre des forces militaires inégales en termes de puissance, de tactiques et de ressources, où une partie utilise des stratégies non conventionnelles pour compenser ses faiblesses et défier son adversaire plus puissant.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Définition —
Terrorisme
Utilisation de la violence, de l'intimidation et de la terreur à des fins politiques, religieuses ou idéologiques, visant souvent à créer un climat de peur et à influencer les décisions politiques.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Définition —
Djihad
Concept islamique désignant un effort ou un combat pour la cause de Dieu, pouvant être interprété de différentes manières, y compris comme une lutte spirituelle ou comme une guerre sainte menée contre des ennemis de l'islam.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Jalon 1 —
D'où vient la théorie de Clausewitz ?
• Clausewitz (1780-1831), issu d'une famille de hobereaux déclassés, entre au régiment à 12 ans et participe aux premières guerres révolutionnaires contre la France. Capturé en 1806 après la défaite prussienne face à Napoléon, il est traumatisé par cette défaite. En 1812, il rejoint le tsar de Russie pour combattre Napoléon, et cette expérience, notamment la campagne de Russie, façonne sa pensée militaire.
• Devenu général et directeur de l'école de guerre en 1818, il rédige « De la Guerre » jusqu'à sa mort en 1831. Passionné par Frédéric II de Prusse et Napoléon Bonaparte, Clausewitz développe la théorie :
- des « guerres limitées » du 18ème siècle
- des « guerres absolues » introduites par les guerres napoléoniennes.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Jalon 1 —
Qu'appelle-t-on la guerre de sept ans ?
• La guerre de Sept Ans, également connue sous les noms de French and Indian War et guerre de la Conquête, est un conflit mondial du 18ème siècle qui s'étend de 1756 à 1763.
• Elle oppose les grandes puissances de l'époque sur plusieurs continents regroupées en 2 alliances, marquant la montée en puissance de la domination britannique des Amériques aux Indes, au détriment de la France.
• La signature de la paix de Paris le 10 février 1763 consacre la fin de ce conflit d'envergure planétaire.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Jalon 1 —
Où débute la guerre de 7 ans ?
• La guerre de Sept Ans débute en Amérique du Nord, puis se propage au Vieux Continent et au reste du monde, alimentée par des rivalités coloniales.
• Les Français cherchent à consolider leurs territoires en Amérique du Nord, notamment dans la vallée de l'Ohio, menaçant ainsi les intérêts britanniques.
• Des affrontements éclatent, dont le massacre de Jumonville en 1754 et la prise du fort d'Oswego en 1756 par les troupes françaises.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Jalon 1 —
Quelle conséquence va avoir la montée prussien en Europe ?
• Sur le continent européen, la Prusse, alliée de la France, inquiète l'Autriche et la Grande-Bretagne.
• Des pourparlers sont engagés pour réorganiser les alliances. Face à la montée en puissance prussienne, l'Autriche s'aligne avec la Grande-Bretagne, tandis que la France cherche le soutien de la Russie.
• La Prusse se sentant menacée, elle lance une guerre préventive, remportant des victoires stratégiques telles que Rossbach et Leuthen.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Jalon 1 —
Quel impact a eu la guerre d'Allemagne sur l'empire colonial français et britannique ?
• La guerre d'Allemagne sonne la fin de l'empire colonial français.
• Pendant que la Grande-Bretagne renforce ses efforts militaires en Amérique et étend son contrôle sur l'Afrique, les Antilles et les Indes, la France subit des défaites navales dévastatrices.
• Ces revers entraînent la perte du Canada et affaiblissent l'empire français.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Jalon 1 —
Quel impact a eu de la guerre de Sept Ans sur les territoires et les puissances européennes ?
• Les traités de Paris et d'Hubertsbourg, signés en 1763, redéfinissent l'équilibre des puissances.
• La France cède ses territoires en Amérique du Nord et en Inde, consolidant ainsi la domination britannique.
• Sur le plan européen, une nouvelle pentarchie émerge, mais la France perd de son influence. Cet ordre international durera jusqu'au début du 20ème siècle.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Jalon 1 —
La guerre de sept ans est elle une guerre limitée ou absolue ?
• Malgré sa portée mondiale, la guerre de Sept Ans reste une guerre limitée, selon la terminologie de Clausewitz.
• Cependant, elle présente des aspects précurseurs de la guerre absolue, marquant ainsi une transition vers de nouveaux modèles de conflits armés.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Jalon 1 —
Qu'appelle-t-on les guerres napoléoniennes ?
• Les guerres napoléoniennes, qui se déroulent principalement entre 1803 et 1815, redéfinissent le paysage stratégique de l'Europe et au-delà.
• Initiées par l'ascension fulgurante de Napoléon Bonaparte en France, ces conflits embrasent le continent et au-delà, laissant une empreinte durable sur l'histoire mondiale.
• Les victoires militaires de Napoléon, telles que la bataille d'Austerlitz et la campagne d'Allemagne, ainsi que ses défaites finales à Waterloo et Leipzig, ont des répercussions profondes sur la géopolitique européenne et la théorie stratégique.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Jalon 1 —
Quel rôle les guerres napoléoniennes ont-elles joué dans l'évolution de la pensée stratégique de Clausewitz ?
• Clausewitz émerge comme penseur stratégique après l'effondrement de la Prusse face à la France en 1806.
• Bien qu'il déteste Napoléon, Clausewitz le considère comme le modèle de la "guerre absolue", marquant ainsi un changement d'échelle dans la stratégie militaire.
• Clausewitz étudie les guerres napoléoniennes, notant des tendances telles que l'importance de la mobilité, la quête de la bataille décisive, et la supériorité de la défensive.
• Il esquisse une typologie des guerres, distinguant la guerre absolue de la guerre limitée, ainsi que les guerres interétatiques des guérillas. Clausewitz envisage une forme de guerre totale, où toutes les forces d'une nation sont mobilisées, mais il ne prône jamais l'anéantissement d'une nation.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Jalon 1 —
Comment Clausewitz intègre-t-il la politique dans sa conception de la guerre ?
• Clausewitz définit la guerre comme un "duel à plus vaste échelle" résultant d'une interaction bilatérale, où la défense est souvent plus forte que l'attaque.
• Chaque belligérant cherche à contraindre l'autre à accomplir sa volonté par la violence, utilisant intelligemment les moyens disponibles.
• La forme et le niveau de violence de la guerre dépendent des équilibres entre le peuple, l'État et l'armée. Clausewitz distingue entre l'objectif immédiat de l'acte guerrier et le but ultime de la guerre, qui est politique.
• Il considère la guerre comme une continuation des efforts politiques par d'autres moyens, soulignant la fusion entre la guerre et la politique plutôt qu'une subordination de l'une à l'autre.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Jalon 2 —
En quoi le terrorisme contemporain constitue-t-il une guerre irrégulière ?
• Le terrorisme contemporain, étroitement lié à la notion de guerre irrégulière, se caractérise par une utilisation de la violence à des fins politiques, souvent transnationales.
• Cette forme de conflit s'éloigne des affrontements interétatiques traditionnels pour se concentrer sur des objectifs idéologiques et la déstabilisation sociale.
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Jalon 2 —
Quelles sont les principales différences entre Al-Qaïda et Daech ?
• Al-Qaïda et Daech émergent dans ce contexte, incarnant des organisations djihadistes qui exploitent le terrorisme comme moyen stratégique.
• Al-Qaïda, fondée en Afghanistan en 1987, se concentre initialement sur la lutte contre les Soviétiques, tandis que Daech, issue d'une scission d'al-Qaïda en Irak en 2013, cherche à établir un califat territorial en Syrie et en Irak.
• Bien qu'elles partagent une base idéologique salafiste et promeuvent le djihad, elles diffèrent :
- Dans leur conception du djihad :
→ défensif pour Al-Qaïda
→ offensif pour Daech
- Dans leur approche territoriale
→ inclusive pour Al-Qaïda
→ hégémonique pour Daech
- Dans leur discours
→ théorique et « savant » pour Al-Qaïda
→ mobilisateur et simpliste pour Daesh
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Jalon 2 —
En quoi les guerres post-11 septembre 2001 remettent-elles en question la pertinence de la théorie de Clausewitz ?
• Certains ont critiqué Clausewitz pour son manque de pertinence dans l'analyse des guerres contemporaines, où la victoire militaire seule n'est plus suffisante.
• Sa théorie, basée sur une conception trinitaire, est jugée trop centrée sur l'État pour comprendre les guerres actuelles, souvent asymétriques, transnationales, et non linéaires.
• Les conflits post-11 septembre 2001 impliquent des armées occidentales confrontées à des combattants djihadistes recrutés mondialement, y compris dans leurs propres pays.
• Les groupes islamistes utilisent des tactiques non conventionnelles et les armées occidentales s'adaptent en faisant appel à des sociétés militaires privées et en limitant leur présence au sol à des forces spéciales. Ceci a mené à la théorisation du concept de "guerre de quatrième génération".
— Axe 1 —
La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux
— Jalon 2 —
Comment les conflits menés par Daech et Al-Qaïda remettent-ils en question les concepts de Clausewitz et les défis actuels de la stratégie militaire ?
• Les guerres menées par Daech et Al-Qaïda sont caractérisées par une dimension idéologique justifiant l'éradication de l'ennemi, selon un modèle de "guerre absolue" où aucun compromis n'est envisageable.
• Elles utilisent simultanément le terrorisme, la guérilla et des tactiques conventionnelles, illustrant une asymétrie financière, militaire et morale. Daech a territorialisé son action en proclamant un califat, entraînant des confrontations plus classiques conformes aux idées de Clausewitz.
• Les puissances occidentales, confrontées à cette menace, se trouvent dans un "brouillard de guerre", rendant difficile l'élaboration de stratégies efficaces.
• La persistance de cette guerre, 20 ans après le 11 septembre, montre la prolifération des djihadistes malgré la supériorité technologique et militaire occidentale. Cette situation semble confirmer la théorie de Clausewitz sur la supériorité de la défensive en guerre, soulignant ainsi la pertinence continue de sa grille de lecture dans le contexte des conflits contemporains.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Définition —
Traités de Westphalie
• Signés en 1648 à Münster et Osnabrück, ils mettent fin à la guerre de 30 Ans en Europe.
• Ils marquent un tournant dans l'histoire européenne en :
- établissant le principe de la souveraineté nationale des États
- reconnaissant l'indépendance des Provinces-Unies (actuels Pays-Bas) et la Suisse
- définissant le système de l'équilibre des pouvoirs en Europe.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Définition —
Ferdinand II
• Roi de Bohême et empereur du Saint-Empire romain germanique au début de la guerre de 30 Ans.
• Il était un fervent catholique et sa politique de répression religieuse contre les protestants a contribué à déclencher la guerre de 30 Ans.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Définition —
Plénipotentiaire
• Personne ayant le pouvoir absolu de représenter un gouvernement lors de négociations diplomatiques.
• Il est autorisé à agir au nom de son pays et à prendre des décisions contraignantes en son nom.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Définition —
Diète
Assemblée ou parlement convoqué pour délibérer sur des questions politiques et législatives.
Ex : Diète du Saint-Empire romain germanique était l'organe principal de gouvernance de l'Empire.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Définition —
SDN
• Société des Nations
• Organisation internationale fondée en 1919 après la Première Guerre mondiale dans le but de maintenir la paix et la sécurité mondiales.
• Elle a été remplacée par l'ONU en 1945.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Définition —
ONU
• Organisation des Nations Unies
• Fondée en 1945 après la Seconde Guerre mondiale pour :
- promouvoir la coopération internationale
- maintenir la paix et la sécurité mondiales
- développer les relations amicales entre les nations
- réaliser le progrès économique et social
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Définition —
Charte des Nations Unies
• Document fondateur de l'ONU, établi en 1945.
• Il énonce les principes de base de la coopération internationale et établit les objectifs et les principes de l'ONU.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Définition —
Multilatéralisme
Principe des relations internationales selon lequel les États coopèrent entre eux à travers des accords et des institutions impliquant plusieurs pays, plutôt qu'à travers des actions unilatérales.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Définition —
CPI
• Cour pénale internationale
• Juridiction permanente chargée de juger les individus accusés de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité, de génocide et d'agression.
• Elle a été créée en 2002 par le Statut de Rome.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Définition —
Droit d'ingérence
Droit ou capacité d'un État ou d'une organisation internationale à intervenir dans les affaires intérieures d'un autre État, généralement pour protéger les droits de l'homme ou pour prévenir des atrocités massives.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Définition —
Conseil de sécurité
• Un des principaux organes de l'ONU
• Responsable du maintien de la paix et de la sécurité internationale.
• Il est composé de 15 membres :
- 5 permanents dotés du droit de veto (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni)
- 10 membres non permanents élus pour des mandats de deux ans.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Définition —
Droit de véto
Pouvoir d'un membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU de bloquer toute résolution du Conseil, même si elle bénéficie d'un large soutien des autres membres.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Définition —
Supranationale
Institutions ou Décisions qui vont au-delà des frontières nationales et ont une autorité ou une juridiction internationale.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Jalon 1 —
Pourquoi la construction de la paix est-elle complexe ?
• La construction de la paix implique des défis politiques majeurs, notamment la nécessité de parvenir à un accord accepté par toutes les parties impliquées et de mettre en place des garanties pour prévenir la résurgence de la violence.
• Les traités de Westphalie, conclus pour mettre fin à la guerre de Trente Ans entre 1618 et 1648, sont négociés pendant 5 ans à Münster et Osnabrück, en dépit de la poursuite des combats.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Jalon 1 —
Quels ont été les acteurs principaux impliqués dans la Guerre de Trente Ans ?
• La Guerre de Trente Ans (1618-1648), également appelée "la grande guerre" en Allemagne jusqu'en 1914, fut une catastrophe européenne et allemande.
• Elle impliqua le Saint-Empire romain germanique, héritier de l'Empire carolingien, dans un conflit où la prétention impériale se heurta à l'affirmation de la monarchie française.
• Ce Saint-Empire, avec ses multiples principautés et un processus d'élection de l'Empereur, reflétait une structure institutionnelle complexe.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Jalon 1 —
En quoi la Guerre de Trente Ans était-elle plus qu'un simple conflit religieux ?
• La fracture religieuse entre protestants et catholiques à partir du 16ème siècle a affaibli l'équilibre interne, ce qui a conduit à présenter souvent la guerre de Trente Ans comme une guerre de religion.
• Cependant, cette perspective est réductrice : le conflit était en réalité une combinaison complexe de litiges politiques et religieux.
• La paix d'Augsbourg de 1555 avait établi le principe "tel prince, telle religion". Ferdinand II, devenu roi de Bohême en 1617, chercha à rétablir le catholicisme, ce qui provoqua la révolte des nobles bohémiens. Malgré cela, Ferdinand II fut élu empereur en août 1619 et écrasa les protestants à la bataille de la Montagne Blanche en 1620.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Jalon 1 —
Comment l'implication de différentes puissances européennes a-t-elle affecté la Guerre de Trente Ans?
• La guerre, initialement centrée sur le territoire de l'Empire, acquiert une dimension européenne avec l'intervention des Espagnols et des Danois, puis de la Suède à partir de 1631 et de la France à partir de 1635.
• La France s'oppose aux Habsbourg, bien que catholique, étant prise entre l'Espagne et l'Autriche depuis Charles Quint.
• Bien que ce ne soit pas une guerre d'anéantissement, elle est longue et dévastatrice, coûtant probablement la vie à un tiers de la population du Saint-Empire.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Jalon 1 —
Comment les négociations de paix pendant la Guerre de Trente Ans ont-elles abouti aux traités de Westphalie?
• Les ravages prolongés et les coûts élevés de la guerre entraînent l'ouverture de négociations à partir de 1643, alors que les combats se poursuivent.
• Les diplomates des États impliqués se réunissent à Münster et Osnabrück en Westphalie, villes transformées en zones neutres : les catholiques à Münster, les protestants à Osnabrück. Ces négociations sont menées par des représentants des grands États, dont certains sont des plénipotentiaires.
• Le congrès, premier du genre, accueille de nombreuses délégations, comprenant des juristes et des diplomates expérimentés. Les négociations sont complexes en raison de la poursuite des hostilités, de la lenteur des communications et de la diversité des participants.
• Malgré ces défis, le travail diplomatique aboutit à 2 traités signés le 24 octobre 1648 :
- le traité d'Osnabrück entre l'empereur et la Suède
- le traité de Münster entre l'empereur, la France et leurs alliés.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Jalon 1 —
En quoi les traités de Westphalie ont-ils redéfini l'équilibre politique entre l'Empire et les États allemand ?
• Les traités de Westphalie établissent un nouvel équilibre politique entre l'Empire et les États allemands, renforçant leur autonomie sans les rendre souverains.
• Les traités de Westphalie confirment et élargissent la paix religieuse établie par la paix d'Augsbourg. Ils accordent aux sujets des princes allemands la liberté religieuse, séparant ainsi la confession du prince de celle de son territoire. Cela crée une mixité religieuse, à l'exception de la Bavière, et la paix est déclarée "chrétienne".
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Jalon 1 —
Comment les traités de Westphalie ont-ils façonné les modèles de négociations de paix et les principes diplomatiques ?
• Les traités de Westphalie établissent un modèle de négociations de paix égalitaire, devenant ainsi une référence pour les congrès de paix multilatéraux.
• Ils fondent une diplomatie basée sur le droit en garantissant l'inviolabilité de la souveraineté des États et en prônant la non-intervention dans les affaires d'autrui.
• La guerre est reconnue comme un recours limité et réglementé pour maintenir l'équilibre entre les puissances.
• Ces traités instaurent une paix organisée et durable qui structure les relations diplomatiques et les équilibres géopolitiques entre grandes puissances.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Jalon 1 —
Quel rôle les traités de Westphalie ont-ils joué dans l'évolution des relations internationales et des mécanismes de résolution des conflits au fil du temps ?
• Les congrès visent à résoudre les conflits et à établir des règles. Ils ont été influencés par l'œuvre d'Hugo de Groot, auteur du Droit de la guerre et de la paix en 1625. Les États signataires sont collectivement responsables du maintien de la paix de Westphalie.
• Cet « ordre westphalien », issu des traités de Münster et d'Osnabrück, devient un idéal en matière de relations internationales à partir du 18ème siècle. Les guerres révolutionnaires et impériales perturbent cet équilibre, que le Congrès de Vienne tente de restaurer en 1815 avec le « Concert européen ».
• Au 19ème siècle, les congrès parviennent à éviter de nouveaux conflits majeurs, mais échouent à plusieurs reprises, notamment dans la prévention de la Première Guerre mondiale. Sous l'impulsion du président américain W. Wilson, le traité de Versailles en 1919 remplace le paradigme westphalien par le principe de sécurité collective, instituant la Société des Nations (SDN), remplacée par l'ONU en 1945.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Jalon 2 —
Quel objectif visait la Charte des Nations Unies ?
• La Charte des Nations Unies, adoptée le 26 juin 1945 par 51 États, visait à instaurer un nouvel ordre mondial pour prévenir les conflits et assurer la paix et la sécurité internationales.
• Ce système remet en question l'idée traditionnelle westphalienne qui place les États au centre des relations internationales, en introduisant des organisations internationales permanentes comme l'ONU, dirigée par le Conseil de Sécurité et le secrétariat général.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Jalon 2 —
Qui étati Kofi Annan ?
• Kofi Annan, né au Ghana, est devenu le septième Secrétaire général de l'ONU et le premier issu des rangs de l'organisation.
• Pendant ses mandats (1997-2006), il a mis l'accent sur le développement, le maintien de la paix, le respect de la légalité et des valeurs universelles, et a entrepris un vaste programme de réformes pour revitaliser l'ONU et renforcer la confiance du public.
• Reconnu pour ses efforts, il a reçu le prix Nobel de la Paix en 2001 et a été reconduit pour un second mandat.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Jalon 2 —
Comment l'ONU règle les différends ?
• La Charte des Nations Unies promeut le règlement pacifique des différends, en remplaçant le règne de la force par celui du droit, via des moyens tels que la négociation, la médiation, l'arbitrage et le recours aux accords régionaux.
• Toute réponse à l'usage de la force en dehors de la légitime défense doit être collective, impliquant toute l'organisation. Ainsi, le fonctionnement efficace de l'ONU repose sur le multilatéralisme, où les intérêts des États s'effacent devant l'intérêt général.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Jalon 2 —
Quelles sont les caractéristiques des opérations de maintien de la paix menées par l'ONU ?
• Entre 1948 et 2013, l'ONU a mené 70 opérations de maintien de la paix, dont 57 depuis 1988. Des centaines de milliers de militaires et civils de plus de 120 pays y ont participé.
• Ces opérations sont
- initiées par le Conseil de Sécurité,
- financées par l'Assemblée Générale
- gérées par le Secrétariat
- dirigées sur le terrain par un représentant spécial du Secrétaire général.
• Le Conseil de Sécurité vise à établir une « paix durable » :
- en renforçant la capacité de l'État à assurer la sécurité et l'ordre public
- en respectant les droits de l'homme
- en créant des institutions politiques inclusives
- en favorisant le redressement et le développement économique et social.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Jalon 2 —
Quelles initiatives importantes ont été prises par Kofi Annan pour moderniser l'ONU ?
• Dès son arrivée à la tête de l'ONU, Kofi Annan, marqué par les échecs face aux génocides au Rwanda et en ex-Yougoslavie, s'engage à la moderniser et la redynamiser.
• Sous son mandat :
- 1998 : Création de la Cour pénale internationale (CPI), chargée de juger les crimes de génocide, crimes contre l'humanité, et crimes de guerre.
- 2000 : Adoption des Objectifs du millénaire pour le développement par les 193 États membres de l'ONU, visant des cibles à atteindre pour 2015.
- 2004 : Proposition de réformer les organes principaux de l'ONU, en particulier le Conseil de sécurité, pour le rendre plus représentatif du 21ème siècle.
- 2005 : Reconnaissance du principe de la « responsabilité de protéger », légitimant l'intervention de l'ONU si un État ne peut protéger sa population.
- ouverture à des partenaires régionaux (UE, Alliance Africaine)
- ouverture à des partenaires non-étatiques (entreprises, ONG)
- Nomination de personnalités variées (ex : Jimmy Carter) et des États neutres (Suisse, Suède) comme représentants spéciaux.
- Création de la Commission de consolidation de la paix pour aider les pays sortant de conflits.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Jalon 2 —
Quels défis Kofi Annan a-t-il rencontrés en tant que secrétaire général de l'ONU ?
• Kofi Annan a été un secrétaire général ambitieux pour l'ONU, mais la complexité du monde post-guerre froide et la realpolitik des États ont parfois entravé la réalisation de ses objectifs.
• La prolongation de l'intervention de l'ONU entraîne des coûts élevés. Chaque État membre est légalement tenu de contribuer financièrement, mais la répartition des dépenses est inégale, avec 6 États finançant la majeure partie du budget. Certains, comme les États-Unis, cherchent à réduire leur contribution.
• Ls États développés hésitent à fournir des troupes pour les interventions, créant une disparité où les riches paient la note alors que les pauvres versent le sang.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Jalon 2 —
Pourquoi le concept de "droit d'ingérence" de l'ONU est-il parfois controversé ?
• Le concept de "droit d'ingérence" de l'ONU, au nom de la protection des droits de l'homme et des populations, est parfois controversé.
• Certains voient la référence à la sécurité collective comme une rhétorique utilisée pour manipuler les opinions mondiales et justifier certaines interventions, souvent perçues comme visant les opposants au monde occidental.
• Au lieu d'être considérée comme un progrès dans l'histoire des relations internationales, cette approche est critiquée pour son potentiel d'abus et de partialité.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Jalon 2 —
Pourquoi le Conseil de sécurité de l'ONU est-il souvent critiqué ?
• Le Conseil de sécurité de l'ONU est souvent critiqué pour son immobilisme institutionnel, en raison de sa composition et du droit de veto accordé à ses membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni )
• Les grandes puissances ont un pouvoir décisif dans l'adoption des résolutions, ce qui peut conduire à des blocages.
Ex : les résolutions concernant Israël sont souvent bloquées par les États-Unis, tandis que la Russie et la Chine protègent des régimes autoritaires comme la Syrie.
• Pour remédier à cette situation, une réforme du Conseil de Sécurité est régulièrement évoquée. Cependant, de nombreux observateurs doutent qu'une réforme interne de l'ONU soit réalisable.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Jalon 2 —
Comment l'ONU a-t-elle perçu la nécessité d'adapter ses stratégies ?
• La multiplication des guerres intraétatiques, comme celles de l'ex-Yougoslavie entre 1991 et 1999, échappe à la logique de l'ONU basée sur les relations entre États.
• Les attentats du 11 septembre 2001 ont mis en lumière l'ampleur du risque terroriste et les limites des moyens dont disposait l'ONU pour faire face à cette menace.
• Ces événements ont mis en évidence la nécessité pour l'ONU d'adapter ses stratégies et ses mécanismes pour répondre aux défis contemporains, qui dépassent souvent le cadre des relations traditionnelles entre États.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Jalon 2 —
Quel impact les actions des grandes puissances ont-elles eu sur l'autorité de l'ONU ?
• Les grandes puissances ne montrent aucun signe de volonté de céder la primauté à l'ONU :
- leurs actions demeurent guidées par la défense de leurs intérêts propres
- cherchent souvent à éviter les contraintes supranationales.
Ex : L'intervention unilatérale des États-Unis en Irak en 2003, sans autorisation du Conseil de sécurité et malgré l'opposition d'autres membres permanents comme la France, est l'exemple le plus frappant de cette tendance.
• Cette action marque un déclin de l'autorité de l'ONU face à l'unilatéralisme américain. Kofi Annan lui-même a qualifié cette guerre d'« illégale ». Le résultat de cette intervention a été chaotique, avec la résurgence d'Al-Qaïda et l'émergence de Daech.
— Axe 2 —
Le défi de la construction de la paix
— Jalon 2 —
Comment Kofi Annan a-t-il réagi aux défis rencontrés par l'ONU durant son mandat ?
• Kofi Annan s'est efforcé de restaurer l'ambition et la puissance de l'ONU, mais il a dû faire face à la réalité des relations internationales.
• L'analyse de sa politique révèle les défis inhérents à la construction de la paix, surtout dans un contexte de conflits de plus en plus complexes.
• Les limites de l'action de l'ONU sont évidentes, en particulier dans ses rapports avec les grandes puissances. Bien qu'il ait affirmé que l'ONU était essentielle pour la paix mondiale, y compris pour les États-Unis, il a dû faire face à une hyperpuissance américaine dont l'engagement envers le multilatéralisme était conditionnel.
• Cependant, malgré ces limites, cela n'a pas signifié une résignation à l'impuissance. Le mandat de Kofi Annan a marqué un renouveau des interventions de l'ONU, impliquant de plus en plus les pays en développement. Il était un diplomate, un homme de paix, mais aussi quelqu'un marqué par les échecs de l'ONU. Pour lui, les divisions au sein de l'ONU reflètent les divisions du monde contemporain.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Définition —
Sionisme
Mouvement politique qui défend l'établissement et la protection d'un État juif en Israël
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Définition —
UNSCOP
• Comité spécial des Nations unies pour la Palestine
• Créé en 1947 pour formuler des recommandations sur l'avenir de la Palestine mandataire.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Définition —
UNRWA
• Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient
• Créé en 1949 pour aider les réfugiés palestiniens.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Définition —
Transjordanie
Ancien nom du Royaume hachémite de Jordanie, désignant la partie de la Palestine mandataire à l'est du Jourdain.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Définition —
Cisjordanie
Territoire palestinien occupé par Israël depuis la guerre des Six Jours en 1967, à l'ouest du Jourdain.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Définition —
Tsahal
Les Forces de défense israéliennes, l'armée israélienne.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Définition —
Fatah
Mouvement politique palestinien, l'un des principaux partis de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Définition —
OLP
• Organisation de libération de la Palestine
• Coalition politique palestinienne fondée en 1964.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Définition —
Panarabiste
Mouvement politique et idéologique qui prône l'unité et la coopération entre les pays arabes.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Définition —
Diaspora
Dispersion des populations juives en dehors de la Palestine/Israël.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Définition —
Pétromonarchie
Pays du Moyen-Orient dont l'économie dépend fortement des revenus pétroliers et dont la forme de gouvernement est une monarchie.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Définition —
Intifada
Soulèvement palestinien contre l'occupation israélienne, notamment l'Intifada d'al-Aqsa (2000-2005) et l'Intifada d'Al-Quds (depuis 2021)
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Définition —
Hamas
Organisation islamiste palestinienne qui contrôle la bande de Gaza et est considérée comme un groupe terroriste par plusieurs pays occidentaux.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Définition —
Kurde
Membre d'un groupe ethnique non arabe principalement réparti entre la Turquie, l'Iran, l'Irak et la Syrie.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Définition —
Chiite
Branche de l'islam majoritaire dans plusieurs pays, y compris l'Iran, l'Irak et certains autres pays du Moyen-Orient.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Définition —
Salafistes
Membres d'un mouvement conservateur et rigoriste dans l'islam sunnite, cherchant à revenir à une interprétation stricte des premières générations de musulmans.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Définition —
Al-Qaïda
Organisation terroriste fondée par Oussama ben Laden, responsable de plusieurs attaques terroristes à travers le monde, y compris les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Définition —
Daech
État islamique, groupe terroriste extrémiste sunnite qui a émergé en Irak et en Syrie, proclamant un "califat" et menant des actions brutales pour imposer sa vision radicale de l'islam.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Jalon 1 —
Quelle était la situation en Palestine après la Seconde Guerre mondiale ?
• Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la question de la Palestine prend une importance cruciale. La Grande-Bretagne, confrontée à une fin de mandat difficile, maintient un contrôle colonial et limite l'immigration juive, sans parvenir à un accord entre Juifs et Arabes.
• Les tensions s'intensifient alors que des groupes radicaux émergent des deux côtés :
→ la répression arabe des années 1930 fragmente la classe politique
→ le mouvement sioniste est influencé par des groupes armés comme l'Irgoun et le groupe Stern.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Jalon 1 —
Comment l'intervention des Nations unies en Palestine après la Seconde Guerre mondiale a-t-elle contribué à la montée des tensions entre les communautés juive et arabe ?
• Les orientations britanniques sont désormais influencées par les États-Unis, dont le président Truman soutient ouvertement la cause sioniste malgré les réserves d'une partie de son administration.
• Face à cette situation, le Royaume-Uni décide de remettre son mandat aux Nations unies en février 1947. En août de la même année, l'UNSCOP est chargée d'élaborer un rapport recommandant le partage de la Palestine en 3 États :
- un État arabe
- un État juif
- un État de Jérusalem sous tutelle internationale.
Ce plan est approuvé par l'Assemblée générale des Nations unies en novembre 1947.
• La Grande-Bretagne évacue alors unilatéralement la Palestine sans transfert de pouvoirs. L'Agence juive accepte le plan de partage, mais les Arabes palestiniens le rejettent avec le soutien de la Ligue des États arabes, dénonçant une violation du droit à l'autodétermination.
• Des violences éclatent rapidement, alimentées par des attaques dans les quartiers juifs et des représailles des groupes sionistes radicaux, tandis que les autorités britanniques ne parviennent pas à endiguer la guerre civile.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Jalon 1 —
Comment les forces sionistes se sont-elles positionnées par rapport aux forces arabes palestiniennes ?
• Les forces sionistes bénéficient d'un avantage significatif en termes de nombre, d'équipement et d'organisation par rapport aux forces arabes palestiniennes.
• En plus de l'Irgoun et du groupe Stern, adeptes de la guérilla, les sionistes disposent de la légion juive, formée pendant la guerre, et de la Haganah, une force régulière juive en Palestine.
• Le plan Dalet est conçu pour éliminer les forces hostiles dans la partie juive et les zones adjacentes de la partie arabe.
Lancé en avril 1948, il entraîne la destruction de nombreux villages arabes et l'expulsion, voire l'élimination, de leurs populations.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Jalon 1 —
Comment le conflit entre Israël et ses États arabes voisins a-t-il été déclenché ?
• Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame officiellement l'État d'Israël, sans définir de limite territoriale précise.
• En réponse, l'Égypte, la Syrie, la Jordanie, le Liban et l'Irak lui déclarent immédiatement la guerre. Les forces arabes totalisent 24 000 hommes, tandis que les Israéliens en comptent 30 000.
• L'ONU dépêche un médiateur suédois, le comte Bernadotte, qui parvient à obtenir un cessez-le-feu le 11 juin 1948.
• Ses deux propositions de plan de paix sont rejetées. Les armées arabes rompent la trêve le 8 juillet, mais la supériorité militaire d'Israël est désormais écrasante, notamment avec l'avancée de l'aviation. Les armées arabes sont repoussées.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Jalon 1 —
À quoi aboutissent les négociations bilatérales entre Israël et les États arabes ?
• Les négociations bilatérales entre Israël et ses voisins, initiées à Rhodes à l'automne 1948, débouchent sur 4 armistices distincts.
• En parallèle, la commission de conciliation de l'ONU convoque les parties à Lausanne pour discuter des réfugiés, conséquence de l'exode de 800 000 Arabes palestiniens provoqué par le plan Dalet et la guerre. Pour répondre à cette crise, l'ONU crée l'UNRWA.
• Les discussions portent également sur des ajustements territoriaux, comme la proposition de diviser Jérusalem en deux zones démilitarisées placées sous contrôle international. Cette proposition est rejetée par Israël, qui considère que ses territoires englobent désormais les conquêtes de guerre, et par la Transjordanie, qui annexe la Cisjordanie et Jérusalem-Est.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Jalon 1 —
Quel est l'impact des lignes d'armistice sur le conflit ?
• Les lignes d'armistice sont sources de contestation, et une « guerre des frontières » oppose Israël à ses voisins :
- Avec la Syrie, le principal point de friction concerne la possession des ressources en eau de la région, principalement celles du Jourdain.
- Avec la Jordanie, les tensions se concentrent sur les nombreuses tentatives palestiniennes d'infiltration, sévèrement réprimées par Israël.
- Avec l'Égypte, différend concernant le golfe d'Aqaba et le canal de Suez, où l'Égypte impose un embargo sur la navigation commerciale israélienne.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Jalon 1 —
Qu'est-ce que la Crise de Suez ?
• Gamal Abdel Nasser, président de l'Égypte depuis 1954, souhaite moderniser son économie en construisant un barrage sur le Nil à Assouan. Malgré ses demandes d'aide financière aux puissances occidentales, il essuie des refus.
• En réaction, Nasser décide de nationaliser la Compagnie du canal de Suez pour financer le barrage. Cela conduit à une crise internationale lorsque les Britanniques, avec la France et Israël, planifient une opération militaire secrète contre l'Égypte.
• L'attaque israélienne débute le 29 octobre 1956, suivie d'un ultimatum des Français et des Britanniques. Malgré une résolution de l'ONU le 2 novembre, des troupes parachutées prennent le contrôle de Port-Saïd le 4 novembre. Les pressions des États-Unis et de l'URSS mènent au retrait des forces franco-britanniques le 6 novembre 1956.
• Cette crise marque la fin de leur présence régionale et renforce l'influence des superpuissances dans la région, inaugurant une nouvelle ère de confrontation pendant la guerre froide.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Jalon 1 —
Quelle était la situation politique dans le monde arabe juste avant le déclenchement de la guerre des Six jours ?
• À la veille de la guerre des Six jours, l'Orient arabe est profondément divisé politiquement, avec :
- Nasser et le baasisme.
- l'Arabie saoudite et les pays conservateurs proches des États-Unis.
• La Syrie, dirigée par le parti Baas, prône la guerre populaire soutenue par l'URSS contre Israël et les régimes arabes conservateurs.
• Israël, bénéficiant du soutien militaire américain, rend Nasser de plus en plus dépendant de l'aide soviétique. Cela conduit à une escalade des tensions et à des déploiements militaires, notamment en 1967 avec :
- 15 mai : invasion égyptienne du Sinaï
- 18 mai : mobilisation israélienne
- Juin : pactes de défense communs signés par la Jordanie et l'Irak
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Jalon 1 —
Quelles ont été les conséquences de la guerre des Six jours sur les pays arabes et la région dans son ensemble ?
• Lors de la guerre des Six jours, le 5 juin 1967, l'aviation israélienne détruit rapidement les forces aériennes égyptiennes et jordaniennes.
- 8 juin : Tsahal envahit Gaza, le Sinaï et la Cisjordanie, atteignant le canal de Suez.
- 9 juin : Sous le poids de cette défaite, Nasser annonce sa démission avant de revenir au pouvoir.
• Israël concentre également son offensive sur Jérusalem et le nord de la Cisjordanie, appuyée par des frappes aériennes décisives.
• Le 6 juin, Hussein ordonne le repli de son armée à l'est du Jourdain, permettant aux forces israéliennes d'occuper Jérusalem-Est et l'ensemble de la Cisjordanie.
• Simultanément, l'aviation israélienne cible les installations aériennes syriennes dès le 5 juin, et la conquête du plateau du Golan débute, entraînant la fuite ou l'expulsion de 120 000 Syriens dans les six mois suivants.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Jalon 1 —
Comment Israël considère-t-il les territoires qu'il occupe ?
• Israël considère Gaza, le Sinaï, Jérusalem-Est, la Cisjordanie, la bande de Gaza et le Golan comme des territoires définitivement acquis.
• La résolution 242 du Conseil de sécurité de l'ONU adoptée le 22 novembre 1967 appelle :
- au retrait des forces israéliennes des territoires occupés
- à la reconnaissance de l'intégrité territoriale de tous les États de la région
- au règlement de la question des réfugiés.
• Israël interprète cette résolution comme demandant le retrait de certains "territoires occupés" plutôt que de "tous les territoires occupés".
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Jalon 1 —
Comment les tensions entre Israël et l'Égypte évoluent-elles après la guerre des Six jours ?
• Dès 1968, l'Égypte se réarme avec du matériel soviétique, tandis qu'Israël renforce sa position le long du canal de Suez avec la ligne « Bar Lev ».
• En 1969, Nasser lance le plan « Granit » pour reconquérir le Sinaï en neutralisant l'aviation israélienne. À partir de 1970, Israël mène des bombardements stratégiques sur l'Égypte, provoquant une guerre d'usure aussi meurtrière que celle de 1967.
• Anouar el-Sadate et Hafez el-Assad coordonnent une offensive contre Israël en 1973, avec l'Égypte franchissant le canal de Suez et la Syrie lançant une attaque sur le Golan. Les lignes de défense israéliennes sont au bord de l'effondrement. Israël obtient un soutien des États-Unis pour des fournitures de matériel et établit un pont aérien permettant de repousser l'armée égyptienne sur le canal.
• En réponse, l'URSS organise des ponts aériens avec la Syrie et l'Égypte, menaçant d'intervenir directement. Des négociations soviéto-américaines débutent à Moscou aboutissant à la résolution 338 du Conseil de sécurité, appelant à un cessez-le-feu, l'application de la résolution 242 et l'ouverture de négociations.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Jalon 1 —
Comment Henry Kissinger a-t-il influencé les négociations de paix entre Israël et les États arabes après la guerre de 1973 ?
Une négociation générale s'ouvre en décembre 1973 à Genève, sous une coprésidence américano-soviétique. Cependant, Henry Kissinger, secrétaire d'État du président Nixon, parvient à établir une médiation directe entre Israël et les États arabes, contournant les Soviétiques. Il privilégie une approche graduée des pourparlers, optant pour la politique des « petits pas » :
→ En janvier 1974, un accord israélo-égyptien est conclu, prévoyant le retrait des forces israéliennes à 20 km du canal de Suez. Une zone tampon est instaurée entre les 2 armées, placée sous la supervision de la Force d'observation des Nations unies.
→ La question du Golan demeure plus complexe, car Israël y a développé des colonies et envisage son annexion. Néanmoins, un accord syro-israélien est signé fin mai 1974, bien que les détails restent sujets à controverse.
→ Kissinger, tout en rejetant toute représentation palestinienne, soutient un retrait israélien de la Cisjordanie en faveur de la Jordanie. Cependant, Israël s'oppose à cette proposition.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Jalon 1 —
Comment les négociations entre Israël et l'Égypte ont-elles conduit à la paix en 1979 ?
• En 1975, Israël et l'Égypte s'engagent à résoudre leurs différends de manière pacifique, avec Israël prêt à se retirer du Sinaï et Sadate ouvert à des pourparlers séparés.
• Sous l'administration Carter, la conférence de Genève reprend en 1977, suivie de la visite historique de Sadate à Jérusalem en novembre, où il exprime son désir de paix et défend les droits des Palestiniens.
• Les accords de Camp David en 1978 mènent à la paix israélo-égyptienne, avec Israël se retirant officiellement du Sinaï et obtenant la liberté de navigation dans le canal de Suez, mais la question de la Cisjordanie et de Gaza reste en suspens.
• Malgré des pourparlers sur l'autonomie palestinienne, l'annexion de Jérusalem-Est par Israël en 1980 met fin aux discussions.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Jalon 1 —
Quel est l'impact du traité de paix israélo-égyptien sur l'évolution du conflit israélo-arabe ?
• Le traité de paix israélo-égyptien de 1979, bien que considéré comme un succès, reste partiel, notamment en raison de l'interruption des pourparlers sur l'autonomie palestinienne en 1980.
• Les accords de Camp David sont rejetés par le monde arabe, mais depuis les années 1990, la normalisation des relations israélo-arabes progresse, avec des initiatives telles que les accords diplomatiques entre Israël et le Maroc, la Tunisie et la Jordanie.
• En 2020, sous l'impulsion de Trump, certaines monarchies du Golfe normalisent également leurs relations avec Israël. Le conflit israélo-arabe s'est transformé en un affrontement régional, impliquant une variété d'acteurs, avec les Palestiniens comme principaux perdants, bien que leur situation continue d'avoir un impact sur les tentatives de normalisation, comme en témoigne l'évolution des relations entre l'Arabie saoudite et Israël.
— Axe conclusif —
Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques)
— Jalon 1 —
Quels changements politiques émergent en Palestine après la première guerre israélo-arabe ?
• Face à l'instrumentalisation de la question palestinienne par les États arabes, une génération de Palestiniens des camps de réfugiés se détache du panarabisme et du nassérisme.
• En 1959, Yasser Arafat fonde le Mouvement de libération de la Palestine "le Fatah" à Koweït, avec pour slogan "l'unité arabe passe par la libération de la Palestine", en opposition à la vision de Nasser.
• En réaction, Nasser crée en 1964 l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) sous la direction d'Ahmad Shuqayri, qui adopte un discours panarabiste proche de celui de Nasser.
• Arafat exprime son opposition en se rendant à Alger et obtient le soutien de Ben Bella pour mener des actions de guérilla contre Israël. La branche militaire du Fatah, Al-Asifa, lance des opérations armées contre Israël dès la fin de l'année 1964.