1/32
Fiches de vocabulaire exhaustives portant sur la physiologie du travail, les stades de l'accouchement, la surveillance fœtale, le partogramme et la prise en charge de la douleur lors du travail obstétrical.
Name | Mastery | Learn | Test | Matching | Spaced | Call with Kai | Chat |
|---|
No analytics yet
Send a link to your students to track their progress
Vrai travail
Processus caractérisé par des contractions utérines régulières dont l'intensité et la fréquence augmentent, causant une dilatation et un effacement progressifs du col de l'utérus, et associées à une douleur lombaire irradiant vers le bas de l'abdomen non soulagée par le repos ou le bain.
Contractions de Braxton Hicks (Faux travail)
Contractions utérines irrégulières n'entraînant aucune modification cervicale (ni effacement ni dilatation), dont la douleur demeure généralement localisée à l'avant de l'abdomen et s'atténue par la marche, le repos ou un bain chaud.
Effacement du col
Amincissement et raccourcissement progressifs du col de l'utérus au cours du travail, passant d'une longueur initiale d'environ 2 à 3 cm jusqu'à 100 % (mince comme une feuille de papier).
Dilatation du col
Élargissement ou ouverture progressive de l'orifice externe du col utérin sous la pression des contractions et de la présentation fœtale, mesuré en centimètres de 0 cm (fermé) à 10 cm (dilatation complète).

Station de la présentation fœtale
Mesure de la hauteur de la partie fœtale descendue dans le bassin par rapport à la ligne imaginaire reliant les épines sciatiques (ischiatiques), cotée de -5 cm à +5 cm, où la station 0 correspond au niveau exact des épines.
Les 5 « P » du travail
Les cinq facteurs déterminants qui interagissent durant l'accouchement : le Passager (fœtus et placenta), le Passage (filière pelvigénitale), la Puissance (contractions utérines), la Position de la parturiente et la Psychologie (réactions psychologiques).
Ocytocine
Hormone responsable du déclenchement du travail obstétrical et de la puissance des contractions utérines physiologiques.
Endorphine
Substance hormonale libérée sous l'action de l'ocytocine, procurant une sensation de bien-être et élevant le seuil de tolérance de la femme à la douleur du travail.
Catécholamines
Hormones de stress sécrétées notamment durant la phase active d'expulsion pour stimuler l'effort de poussée, pouvant temporairement inhiber les effets de l'ocytocine.
Premier stade du travail
Stade de l'accouchement débutant dès l'apparition des contractions régulières et se poursuivant jusqu'à la dilatation complète du col (10 cm), divisé en phase de latence, phase active et phase de transition.
Phase de latence (Premier stade)
Première phase du premier stade s'étendant de 0 à 3 ou 4 cm de dilatation, caractérisée par des contractions légères à modérées espacées de 5 à 7 minutes et d'une durée de 30 à 40 secondes.
Phase active (Premier stade)
Deuxième phase du premier stade correspondant à une dilatation cervicale de 4 à 7 cm, caractérisée par des contractions modérées à fortes toutes les 2 à 3 minutes durant 40 à 60 secondes.
Phase de transition (Premier stade)
Dernière phase du premier stade caractérisée par une dilatation de 8 à 10 cm, des contractions intenses et rapprochées toutes les 1,5 à 2 minutes durant 60 à 90 secondes.
Deuxième stade du travail
Stade d'expulsion débutant à la dilatation cervicale complète (10 cm) et se terminant par la naissance du nouveau-né, comprenant une phase passive de descente et une phase active d'efforts expulsifs.
Troisième stade du travail
Stade de délivrance débutant immédiatement après la sortie du bébé et se terminant lors de l'expulsion complète du placenta et des membranes fœtales.
Quatrième stade du travail
Période de rétablissement physiologique et de surveillance post-partum immédiate de la mère et du nouveau-né, durant environ 1 à 4 heures après la délivrance.
Partogramme
Outil graphique du dossier obstétrical permettant d'enregistrer la progression de la dilatation du col en fonction du temps et comportant une ligne d'alerte et une ligne d'action pour prévenir le travail prolongé ou dystocique.
Fréquence cardiaque fœtale (FCF) normale
Paramètre de bien-être fœtal caractérisé par un rythme de base oscillant entre 110 et 160 battements par minute (bpm), régulier, avec une variabilité conservée et sans décélérations pathologiques.

Doppler fœtal à ultrasons
Dispositif médical portatif employé par l'infirmière ou la sage-femme pour effectuer l'auscultation intermittente (AI) de la fréquence cardiaque fœtale.
Décélérations précoces
Ralentissements transitoires de la FCF débutant et finissant en même temps que la contraction utérine (effet miroir), résultant d'une compression physiologique de la tête fœtale et considérés comme bénins.
Décélérations tardives
Ralentissements graduels de la FCF survenant après le pic de la contraction utérine et revenant à la ligne de base après la fin de celle-ci, causés par une insuffisance utéro-placentaire.
Décélérations variables
Chutes brutales de la FCF dessinant un profil en « V » ou « W » avec retour rapide à la ligne de base, causées par une compression intermittente du cordon ombilical.

Mécanismes des décélérations fœtales
Schéma démontrant l'étiologie des trois types de décélérations : compression céphalique (décélérations précoces), insuffisance utéroplacentaire (décélérations tardives) et compression funiculaire du cordon (décélérations variables).
Réanimation intra-utérine
Ensemble des interventions infirmières visant à rétablir l'oxygénation du fœtus lors de tracés anormaux : changement de position (décubitus latéral), bolus intraveineux, arrêt des utérotoniques (ocytocine), tocolyse à la nitroglycérine, oxygène si requis et suspension des poussées.
Règle 5-1-1
Indicateur clinique conseillé aux femmes pour quitter la maison vers l'hôpital : contractions survenant toutes les 5 minutes, durant 1 minute chacune, et ce de façon soutenue pendant au moins 1 heure.
Nalbuphine (Nubain)
Opioïde agoniste-antagoniste administré par voie parentérale pour atténuer les douleurs modérées à intenses du travail, pouvant induire somnolence, hypotension, nausées et dépression respiratoire.
Fentanyl (en analgésie obstétricale)
Opioïde d'action rapide et brève employé par voie intraveineuse ou péridurale pour maîtriser la douleur vive durant le travail, surveillé étroitement pour prévenir la dépression respiratoire.
Naloxone (Narcan)
Antagoniste des récepteurs opioïdes utilisé en cas de surdose ou de dépression respiratoire maternelle ou néonatale sévère consécutive à l'administration d'analgésiques opioïdes.

Anesthésie épidurale
Technique d'analgésie locorégionale consistant à perfuser un anesthésique local combiné à un opioïde dans l'espace épidural lombaire via un cathéter, administré par pompe volumétrique ou mode ACP.
Hypotension maternelle post-épidurale
Complication la plus fréquente de l'anesthésie épidurale due au blocage sympathique vasculaire, prévenue par l'administration préalable d'un bolus de 500 mL de Lactate Ringer et traitée au besoin par éphédrine.
Échelle de Bromage
Échelle clinique standardisée évaluant le degré de bloc moteur des membres inférieurs chez la patiente sous péridurale, allant du stade I (aucun bloc) au stade IV (bloc moteur complet).

Infiltration du nerf honteux
Bloc analgésique transvaginal ciblant le nerf honteux au niveau de l'épine ischiatique et du ligament sacro-épineux, assurant l'insensibilité du périnée et de la vulve au cours du deuxième stade et de l'épisiotomie.
Protoxyde d'azote (Nitronox)
Mélange gazeux analgésique auto-administré par inhalation via un masque facial au moment des contractions pour atténuer la douleur, ayant pour effet secondaire fréquent des nausées et des étourdissements.