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Fiches de vocabulaire couvrant la physiopathologie, les examens diagnostiques, les traitements médicaux et chirurgicaux, ainsi que les soins infirmiers périopératoires liés aux troubles prostatiques (HBP et cancer de la prostate).
Hyperplasie ou hypertrophie bénigne de la prostate (HBP)
Prolifération non cancéreuse des cellules de la prostate liée au processus de vieillissement et aux modifications hormonales, entraînant une compression de l'urètre et une altération du jet urinaire.

Anatomie pathologique : prostate normale, avec HBP et avec cancer
Comparaison montrant une prostate normale sans compression urétrale, une prostate avec HBP présentant une hypertrophie volumineuse globale comprimant l'urètre, et une prostate cancéreuse avec une lésion tumorale comprimant également l'urètre.
Symptômes obstructifs de l'HBP
Ensemble de manifestations cliniques provoquées par le rétrécissement de l'urètre prostatique, comprenant une diminution de la force du jet d'urine, une difficulté à amorcer la miction, un jet intermittent, des égouttements terminaux et de la rétention urinaire.
Symptômes irritatifs de l'HBP
Ensemble de signes urinaires associés à l'irritation ou à l'inflammation de la vessie, incluant la pollakiurie, la miction impérieuse, la dysurie, la douleur vésicale, la nycturie et l'incontinence.
Inhibiteurs de la 5 alpha-réductase
Classe médicamenteuse (ex. Finastéride [Proscar], Dutastéride [Avodart]) bloquant la conversion de la testostérone en DHT pour réduire le volume de la glande prostatique.
Bloqueurs des récepteurs alpha-adrénergiques
Classe médicamenteuse (ex. Alfuzosine [Xatral], Tamsulozine [Flomax]) qui détend les fibres musculaires lisses de la prostate et du col vésical pour faciliter l'évacuation urinaire sans modifier le volume de la glande.
Classification de Gleason
Système d'évaluation anatomopathologique du cancer de la prostate attribuant un grade de 1 à 5 selon l'apparence et le degré de différenciation des cellules tumorales (1 = cellules peu anormales / moins agressif, 5 = cellules très anormale / plus agressif).
Système TNM
Système standardisé de stadification du cancer évaluant la taille de la tumeur primitive (T), l'atteinte des ganglions lymphatiques ou nodosités (N) et la présence de métastases (M), définissant un stade de I (localisé) à IV (disséminé).

Résection transurétrale de la prostate (RTUP)
Chirurgie effractive consistant à introduire un résectoscope dans l'urètre pour exciser et cautériser le tissu prostatique obstructif sous anesthésie rachidienne ou générale.

Approches chirurgicales de prostatectomie (rétropubienne vs périnéale)
Méthodes de résection de la prostate : l'approche rétropubienne (A) utilise une incision médiane du bas-ventre, tandis que l'approche périnéale (B) emploie une incision située au niveau du périnée, entre le scrotum et l'anus.
Prostatectomie radicale rétropubienne (PRRP / PRPR)
Intervention chirurgicale consistant en l'ablation totale de la prostate et la dissection des ganglions rétropéritonéaux par laparotomie abdominale médiane basse sous anesthésie générale.

Échelle de coloration des urines
Outil d'évaluation visuelle gradué de 0 (urine claire) à 4 (urine rouge foncé / hématurie sévère) utilisé pour surveiller l'hématurie postopératoire et ajuster le débit de l'irrigation vésicale continue.
Traction de la sonde vésicale
Mesure postopératoire maintenue jusqu'au jour 1 (J1) après une RTUP qui plaque le ballonnet gonflé contre la loge prostatique cruentée afin d'exercer une compression mécanique et limiter le saignement.
Irrigation vésicale continue (cystoflow)
Instillation constante de soluté physiologique (NaCl 0,9%) dans la vessie à l'aide d'une sonde à 3 voies pour évacuer le sang et empêcher l'occlusion urétrale par des caillots.
Oxybutynine (Ditropan®)
Médicament antispasmodique administré par voie orale PRN pour soulager les contractions musculaires involontaires et douloureuses de la vessie (spasmes vésicaux) après chirurgie urologique.
Éjaculation rétrograde
Conséquence fréquente de la résection transurétrale de la prostate (RTUP) au cours de laquelle le sperme est redirigé vers l'intérieur de la vessie au moment de l'éjaculation au lieu d'être expulsé par le méat urétral.
Restrictions physiques au congé post-prostatectomie
Consignes de sécurité recommandant au patient d'éviter de soulever des charges de ≥4,5 kg, d'éviter la conduite automobile et d'éviter les efforts de poussée abdominale afin de prévenir les hémorragies secondaires.
Interdictions rectales post-PRRP
Règle de soins interdisant formellement l'insertion de matériel intra-rectal (lavements, suppositoires, prise de température rectale) ou le contact anal pour protéger le site opératoire et les anastomoses pelviennes.