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Définition et types de prévention (rang A)
Prévention (OMS) → mesures visant à réduire le nombre et la gravité des maladies, accidents et handicaps.
- Prévention primaire :
Avant l'apparition de la maladie.
Objectif → ↓ incidence.
Cible → comportements individuels à risque + facteurs environnementaux/sociétaux.
Ex. : alimentation, vaccination, éducation à la sexualité.
- Prévention secondaire :
Stade précoce de la maladie.
Objectif → limiter l'évolution + supprimer les facteurs de risque de complications/comorbidités.
Ex. : dépistage.
- Prévention tertiaire :
Maladie déjà installée.
Objectif → ↓ effets et séquelles de la maladie ou de son traitement.
Points clés
Primaire → ↓ incidence.
Secondaire → détection précoce et limitation de l'évolution.
Tertiaire → ↓ séquelles.
Nutrition et santé (rang A)
3 dimensions de la nutrition :
Alimentation.
Activité physique (AP).
Sédentarité.
Facteurs nutritionnels :
Excès ou insuffisance → ↑ risque de maladies.
Principales pathologies :
Cancers.
Maladies cardiovasculaires.
Obésité.
Diabète.
Lien nutrition–maladie :
Direct → constituants alimentaires.
Indirect → via l'obésité.
Points clés
Maladies souvent multifactorielles.
Nutrition = facteur modifiable de prévention.
Mortalité liée à l'alimentation (rang A)
Mauvaise alimentation :
Responsable d'environ 15 % de la mortalité mondiale.
11 millions de décès en 2017.
Environ 1 décès sur 5.
Mortalité attribuable supérieure à celle du tabac.
Principaux facteurs :
Excès de sel.
Apports insuffisants en fruits et légumes.
Principales conséquences :
Maladies cardiovasculaires.
Cancers.
Diabète.
Points clés
Mauvaise alimentation → 1 décès sur 5 dans le monde.
Facteurs majeurs → sel + manque de fruits/légumes.
Syndrome métabolique (rang A)
Syndrome métabolique = syndrome X.
Association de plusieurs anomalies :
Obésité abdominale.
HTA.
Hypo-HDLémie.
Hypertriglycéridémie.
Hyperglycémie.
Conséquences :
↑ Risque de diabète de type 2.
↑ Risque de maladies cardiovasculaires.
Maladies partageant des facteurs nutritionnels communs :
Obésité.
Diabète de type 2.
Dyslipidémies.
HTA.
Points clés
Syndrome métabolique → 5 anomalies principales.
Risques majeurs → DT2 + maladies cardiovasculaires.
Sel et acides gras : effets cardiovasculaires (rang A)
Sel :
Déterminant majeur de la pression artérielle.
Réduction de 10 à 5 g/j → ↓ d'environ 20 % des AVC et maladies cardiovasculaires.
Acides gras :
Qualité plus importante que quantité pour les dyslipidémies.
Excès d'acides gras saturés :
↑ LDL-cholestérol.
↑ Hypercholestérolémie.
Réduction des acides gras saturés de 1 à 3 % aux États-Unis :
↓ estimée de 30 000 à 100 000 cas cardiovasculaires sur 10 ans, sur 3 millions.
Oméga-3 :
Études observationnelles → association inverse avec maladies cardiovasculaires.
Essais d'intervention → pas de bénéfice démontré de la supplémentation en prévention primaire.
Points clés
Sel → ↑ pression artérielle.
Acides gras saturés → ↑ LDL-C.
Oméga-3 → supplémentation non démontrée en prévention primaire.
Facteurs nutritionnels du surpoids et de l'obésité (rang A)
Prise de poids :
Apports énergétiques > dépenses énergétiques.
→ Bilan énergétique positif.
Facteurs augmentant le risque :
Sédentarité.
Boissons sucrées.
Fast-food.
Alimentation occidentale :
Produits gras.
Produits sucrés.
Viande rouge.
Facteurs diminuant le risque :
Allaitement maternel antérieur.
Activité physique régulière.
Aliments riches en fibres.
Alimentation méditerranéenne :
Aliments végétaux.
Poissons.
Conséquences de l'obésité :
Syndrome métabolique.
DT2.
Maladies cardiovasculaires.
Cancers.
Pathologies ostéoarticulaires.
Autres associations :
Obésité + excès de glucides simples et d'acides gras saturés → DT2.
↓ Fruits/légumes → ↑ risque cardiovasculaire.
Cumul de facteurs nutritionnels → ↑ risque de maladies chroniques.
Points clés
Prise de poids → bilan énergétique positif.
Protecteurs → activité physique, fibres, alimentation méditerranéenne
Nutrition et risque de cancers (rangs A et B)
Épidémiologie :
> 70 000 cancers/an attribuables aux facteurs nutritionnels.
20 % des nouveaux cancers.
Localisations les plus touchées → sein + côlon-rectum.
Facteurs augmentant le risque :
Alcool → 9 localisations.
Viande rouge + charcuterie → colorectal.
Surpoids/obésité → 14 localisations.
Aliments conservés dans le sel → estomac.
Facteurs protecteurs :
Activité physique → colorectal, sein, endomètre.
Fibres + céréales complètes → colorectal.
Produits laitiers → colorectal.
Fruits + légumes → voies aérodigestives.
Café → foie, endomètre.
Allaitement → sein.
Points clés
Alcool → 9 localisations.
Obésité → 14 localisations.
Viande rouge/charcuterie → cancer colorectal.
Définitions : activité physique, inactivité et sédentarité (rang A)
Activité physique (AP) :
Mouvement produit par les muscles squelettiques.
→ ↑ Dépense énergétique au-dessus du repos.
Ne se limite pas au sport.
Inactivité physique :
AP modérée à élevée insuffisante.
Seuils du référentiel :
Adultes → < 30 min, 5 fois/semaine.
Enfants/adolescents → < 60 min/jour.
Sédentarité :
Comportement éveillé, assis ou allongé.
Dépense énergétique < 1,6 MET.
Ex. : télévision, ordinateur, lecture, voiture.
Points clés
Inactivité ≠ sédentarité.
Une personne peut être sportive et sédentaire.
Condition physique (rang A)
Définition :
Capacité à réaliser les activités quotidiennes sans fatigue excessive.
Capacité à répondre favorablement à un effort physique.
Composantes :
Endurance cardiorespiratoire.
Équilibre.
Souplesse.
Force musculaire.
Endurance musculaire.
Flexibilité musculaire.
Points clés
- Condition physique → détermine la capacité d'AP et son intensité.
Modalités et caractérisation de l'activité physique (rangs A et B)
Différents types d'AP :
Déplacements → trajets, courses, escaliers.
Professionnelle/scolaire.
Loisirs → promenade, jardinage, ménage, bricolage, sport.
Paramètres d'évaluation :
Durée → séquences d'au moins 10 min dans le référentiel.
Intensité.
Fréquence.
Type/contexte.
Entretien clinique :
Évaluer les AP dans chaque contexte.
Évaluer le temps de sédentarité en semaine et le week-end.
Points clés
- Évaluation AP → durée + intensité + fréquence + type.
MET et niveaux d'intensité de l'activité physique (rangs A et B)
MET (Metabolic Equivalent of Task) :
Rapport dépense énergétique de l'activité / métabolisme de base.
1 MET → repos total.
↑ Intensité → ↑ MET.
Classification :
Intensité | MET | FC max | Pénibilité |
|---|---|---|---|
Sédentaire | < 1,6 | < 40 % | < 2/10 |
Faible | 1,6–3 | 40–55 % | 3–4/10 |
Modérée | 3–5,9 | 55–70 % | 5–6/10 |
Élevée | 6–8,9 | 70–90 % | 7–8/10 |
Très élevée | ≥ 9 | Voir tableau | > 8/10 |
Exemples :
Faible → marche < 4 km/h.
Modérée → marche 4–6,5 km/h, vélo 15 km/h.
Élevée → marche > 6,5 km/h, vélo 20 km/h.
Très élevée → vélo > 25 km/h.
Points clés
Modérée = 3–5,9 MET.
Élevée = 6–8,9 MET.
Très élevée ≥ 9 MET.
Outils d'évaluation de l'activité physique (rang B)
1. Calorimétrie indirecte
Méthode de référence lors d'un effort standardisé.
Mesure des échanges gazeux → O₂ consommé + CO₂ produit.
Au repos → dépense énergétique de base.
Épreuve d'effort → mesure de la VO₂ max :
Capacité cardiorespiratoire.
Aptitude aux sports d'endurance.
Condition physique.
À l'exercice → dépense énergétique liée à l'effort.
Limite → ne mesure pas l'AP habituelle.
2. Questionnaires et carnets d'AP
Type, intensité, durée, fréquence.
Calcul de la dépense énergétique déclarée.
Méthode la plus répandue.
Limite → déclarations du patient.
3. Compteurs de mouvements
Podomètre :
Nombre de pas + distance parcourue.
Favorise la prise de conscience du niveau d'AP.
Objectif de 10 000 pas/j → ne fait plus consensus car ne considère pas l'intensité.
Accéléromètre :
Accélérations en coups/min.
Évalue l'activité, son intensité et la dépense énergétique.
4. Marqueurs physiologiques
Fréquence cardiaque → battements/min selon le temps.
Relation non linéaire avec la dépense énergétique et la VO₂ max.
5. Échelles visuelles analogiques
Dyspnée d'effort.
Douleurs.
Motivation.
Points clés
Référence → calorimétrie indirecte.
Plus répandue → questionnaires.
Podomètre = pas ; accéléromètre = accélérations.
Risques associés à un faible niveau d'activité physique (rang A)
Faible activité physique → augmentation du risque de :
Mortalité totale et cardiovasculaire.
Morbidité coronarienne.
Diabète de type 2.
HTA.
Cancers.
Prise de poids.
Troubles psychologiques → anxiété, dépression.
Obésité
AP → effet préventif, notamment chez l'enfant.
Effet sur la perte pondérale modeste chez le sujet obèse.
Points clés
Inactivité → ↑ risque cardiométabolique, cancéreux et psychologique.
AP → prévention de l'obésité, mais perte de poids modeste.
Bénéfices de l'activité physique et relation dose-réponse (rang A)
Effets chez la personne âgée
↓ Sarcopénie.
↓ Ostéoporose.
↓ Déclin cognitif.
↓ Perte d'autonomie.
Possible ↓ incidence :
Maladie d'Alzheimer.
Maladie de Parkinson.
Relation dose-réponse
↑ Niveau d'AP → ↑ bénéfices pour la santé.
Relation curvilinéaire.
Gain maximal → passage de l'inactivité à une activité modérée.
Repère → 30 min d'AP modérée, 5 fois/semaine.
Bénéfices cardiovasculaires davantage liés à la quantité quotidienne qu'à l'intensité.
Points clés
Inactif → modérément actif = gain de santé le plus important.
AP → prévention de la perte d'autonomie.
Bénéfices de l'activité physique chez l'enfant (rang A)
Effets physiques
↑ Condition physique.
Amélioration de la composition corporelle.
↑ Santé osseuse.
Effets cardiométaboliques
↓ HTA.
↓ Résistance à l'insuline.
↓ Dyslipidémie.
↓ Syndrome métabolique.
Effets psychologiques et scolaires
↑ Confiance en soi.
↑ Estime de soi.
↓ Anxiété.
↓ Stress.
↓ Risque de dépression.
Favorise la réussite scolaire.
Points clés
- AP chez l'enfant → bénéfices osseux, métaboliques, psychologiques et scolaires.
Activité physique et bien-être psychosocial (rang A)
Bénéfices de l'AP
↓ Stress psychologique.
Réappropriation positive du corps et de ses capacités.
↑ Relations positives avec soi et les autres.
Renforcement du lien social.
↓ Tensions → stress, agressivité.
↑ Humeur positive.
Points clés
AP ≠ uniquement dépense énergétique.
AP → amélioration du bien-être global.
Effets de la sédentarité sur la santé (rang A)
Sédentarité
- Augmentation importante chez les adultes et les enfants de 6 à 17 ans au cours des dix dernières années, selon le référentiel.
Conséquences
↑ Surpoids et obésité.
↑ Complications cardiométaboliques.
↑ Mortalité toutes causes.
↑ Diabète de type 2.
↑ Maladies cardiovasculaires.
↑ Déminéralisation osseuse chez la personne âgée.
Alitement prolongé
Fonte musculaire précoce et rapide.
↑ Risque de dénutrition.
Points clés
Sédentarité → facteur de risque indépendant de l'activité physique.
Alitement → fonte musculaire + dénutrition
Condition physique et bénéfices pour la santé (rang A)
Condition physique élevée
↓ Facteurs de risque cardiovasculaire.
↑ Capacités fonctionnelles.
↑ Bien-être.
↓ Douleurs chroniques, notamment dorsolombaires.
↓ Mortalité, particulièrement cardiovasculaire.
Points clés
- Bonne condition physique → meilleur pronostic cardiovasculaire et fonctionnel.
Objectifs généraux de prévention primaire nutritionnelle (rangs A et B)
3 axes de prévention
Alimentation.
Activité physique.
Sédentarité.
Objectif prioritaire
- Stabilisation pondérale.
Accompagnement complémentaire
Gestion du stress.
Gestion des difficultés de vie.
Respect des besoins personnels et fixation de limites.
Espaces de détente.
Sommeil suffisant.
Renforcement des compétences psychosociales :
Savoir dire non.
Défendre ses besoins.
Gérer ses émotions.
Développer la conscience de soi.
Points clés
Prévention nutritionnelle → alimentation + AP + sédentarité.
Priorité → stabiliser le poids.
Principes d'une alimentation équilibrée (rang A)
Définition
Alimentation favorable à la santé.
Permet de stabiliser le poids.
↓ Risque de maladies liées à la nutrition.
Produits biologiques
Privilégier le bio si possible.
Bénéfices des fruits, légumes et céréales complètes démontrés, qu'ils soient bio ou non.
Augmenter leur consommation même lorsqu'ils ne sont pas bio.
Un produit gras et/ou sucré bio reste un produit gras et/ou sucré → à limiter.
Points clés
Équilibre alimentaire ≠ alimentation exclusivement bio.
Privilégier la qualité nutritionnelle.
Repères alimentaires : fruits, légumes, fruits à coque et légumineuses (rangs A et B)
Fruits et légumes
≥ 5 portions/jour.
1 portion = 80 à 100 g.
Augmenter la consommation quel que soit le niveau initial.
Jus de fruits → maximum 1 verre/jour, pouvant compter pour 1 portion.
Privilégier les fruits frais pressés.
Fruits séchés → à limiter, éviter hors des repas.
Frais, surgelés et conserves acceptés.
Fruits en conserve → privilégier le sirop léger, sans consommer le sirop.
Fruits à coque
1 petite poignée/jour.
Amandes, noix, noisettes, pistaches.
Sans sel ajouté.
À éviter en cas d'allergie identifiée.
Légumineuses
≥ 2 fois/semaine.
Lentilles, pois chiches, haricots.
Riches en fibres.
Substituts possibles des viandes et volailles.
Points clés
Fruits/légumes → ≥ 5/jour.
Fruits à coque → 1 poignée/jour.
Légumineuses → ≥ 2/semaine.
Repères alimentaires : céréales, produits laitiers, viandes et poissons (rangs A et B)
Produits céréaliers
Consommation quotidienne.
Privilégier les céréales complètes ou peu raffinées.
Pain, pâtes, riz, céréales non sucrées.
Riches en fibres.
Céréales du petit-déjeuner → uniquement les complètes non sucrées dans ce groupe.
Produits laitiers
2/jour chez l'adulte.
Portions :
Lait → 150 mL.
Yaourt → 125 g.
Fromage → 30 g.
Privilégier les fromages riches en calcium et moins gras.
Varier les produits → limiter l'exposition aux contaminants.
Autres sources de calcium : végétaux, poissons, eaux minérales riches en calcium.
Viandes
Viande rouge → ≤ 500 g/semaine.
Privilégier la volaille.
Viandes rouges : bœuf, porc, veau, mouton, chèvre, cheval, sanglier, biche.
Charcuterie
≤ 150 g/semaine.
Privilégier le jambon blanc.
Poissons
2 fois/semaine, dont 1 poisson gras.
Ex. : sardine, maquereau, hareng, saumon.
Varier les espèces et lieux d'approvisionnement → ↓ exposition aux polluants.
Points clés
Produits laitiers → 2/jour.
Viande rouge → ≤ 500 g/semaine.
Charcuterie → ≤ 150 g/semaine.
Poisson → 2/semaine dont 1 gras.
Repères alimentaires : matières grasses, sucres et sel (rangs A et B)
Matières grasses
Éviter les excès.
Privilégier :
Huile de colza.
Huile de noix.
Huile d'olive.
Colza/noix → riches en acide alpha-linolénique (ALA).
Préférables aux huiles pauvres en ALA : tournesol, arachide.
Ne pas augmenter la quantité totale de matières grasses ajoutées.
Graisses animales → quantités limitées, usage cru ou tartinable.
Produits sucrés
À limiter.
Attention aux céréales du petit-déjeuner souvent sucrées et grasses.
Limiter :
Pâtisseries.
Chocolat.
Desserts lactés.
Crèmes glacées.
Boissons sucrées, jus de fruits compris.
Sel
Limiter les apports cumulés sur la journée.
Attention aux aliments contributeurs → pain.
Limiter le sel ajouté en cuisine et à table.
Goûter avant de saler.
Ne pas saler les conserves.
Utiliser du sel iodé.
Points clés
Matières grasses → privilégier colza, noix, olive.
Produits sucrés et sel → à limiter.
Sel → privilégier le sel iodé.
Repères de consommation : boissons et alcool (rang B)
Seule boisson recommandée → eau.
Boissons sucrées ou au goût sucré → consommation exceptionnelle.
Pour les consommateurs → ≤ 1 verre/jour.
Boissons édulcorées :
N'apportent pas de calories.
Entretiennent le goût pour le sucre.
→ À limiter.
Thé, café, infusions non sucrés → contribuent aux apports hydriques.
Alcool
≤ 10 verres/semaine.
≤ 2 verres/jour.
Maintenir des jours sans consommation.
Zéro alcool pendant la grossesse.
Points clés
Boisson de référence → eau.
Alcool → maximum 10/semaine, 2/jour, avec des jours sans alcool.
Recommandations générales d'alimentation (rangs A et B)
Choix alimentaires
Privilégier les aliments :
Locaux.
De saison.
Issus de modes de culture limitant pesticides et engrais.
Aller vers les aliments bio.
Réduire les produits de Nutri-Score D ou E.
Comportements alimentaires
Éviter le grignotage.
Prendre le temps de manger.
Profiter des repas.
Éviter les portions excessives.
Privilégier le fait maison :
Meilleur contrôle des sucres.
↓ Produits industriels transformés.
Particulièrement chez l'enfant.
Cuissons
Limiter les produits très grillés ou fortement brunis.
Éviter leur consommation régulière.
Retirer les parties brûlées ou en contact avec la flamme.
Points clés
Fait maison + aliments peu transformés.
Limiter grignotage, excès et aliments très grillés.
Alimentation de la personne âgée (rang B)
Modifications liées au vieillissement
↓ Besoins énergétiques.
↓ Rendement des aliments ingérés.
↓ Capacités de synthèse protéique.
Recommandations
Maintenir les quantités alimentaires habituelles pour couvrir les besoins.
Favoriser l'activité physique.
Prévenir :
Dénutrition.
Sarcopénie.
Produits laitiers → possibilité de passer à 3/jour pour l'apport protéique.
Points clés
Personne âgée → risque de dénutrition et sarcopénie.
Ne pas diminuer systématiquement les quantités alimentaires.
Alimentation du nourrisson de 0 à 36 mois (rang B)
De la naissance à 4–6 mois
Alimentation lactée exclusive.
Idéalement → allaitement maternel exclusif.
Sinon → préparations pour nourrissons.
Diversification alimentaire
Début entre 4 et 6 mois.
Sans restriction du choix :
Fruits, légumes.
Légumineuses.
Produits laitiers.
Œufs.
Viandes, poissons.
Privilégier les préparations maison.
Autres recommandations
Pas de boissons végétales avant 1 an.
Respecter les rythmes de sommeil.
Pas d'exposition aux écrans avant 3 ans, notamment pendant les repas.
Points clés
Diversification → 4–6 mois.
Boissons végétales → interdites avant 1 an dans les repères du collège.
Écrans → aucun avant 3 ans selon cette partie du référentiel.
Alimentation de l'enfant et de l'adolescent de 3 à 17 ans (rang B)
Recommandations alimentaires
- Identiques à celles de l'adulte, sauf :
3 produits laitiers/jour → croissance harmonieuse.
Portions
Jeune enfant → environ moitié des portions adultes.
Vers 11–12 ans → portions équivalentes à celles des adultes.
Adolescence → portions pouvant temporairement dépasser celles des adultes.
Aliments à éviter
Café.
Thé.
Sodas et boissons caféinées.
Édulcorants et boissons édulcorées.
Aliments à limiter
Produits à base de soja → phytoestrogènes.
Chocolat → nickel.
Surveillance
Courbe de croissance staturopondérale.
Courbe de corpulence (IMC).
→ Seule manière d'évaluer l'adéquation de l'alimentation à l'âge de l'enfant selon le référentiel.
Points clés
Enfant → 3 produits laitiers/jour.
Adapter les portions à l'âge.
Surveillance → courbes de croissance et d'IMC.
Comportement alimentaire et équilibre énergétique (rang B)
.
Principes
Respecter les signaux alimentaires internes :
Faim → début de la prise alimentaire.
Rassasiement → arrêt de la prise alimentaire.
Arrêter de manger lorsque la faim disparaît, sans attendre une sensation de tension gastrique.
Chez l'enfant → ne pas l'obliger systématiquement à finir son assiette.
Conseils
Éviter les restrictions alimentaires :
Frustrations.
Compensations alimentaires secondaires.
Prendre le temps de manger.
Favoriser une ambiance sereine.
Assurer une mastication suffisante.
Points clés
Respecter faim + rassasiement.
Éviter restriction + repas rapides.
Néophobie alimentaire chez l'enfant (rang B)
Définition
Réticence à consommer des aliments nouveaux.
Phénomène physiologique.
Peut apparaître entre 2 et 10 ans.
Concerne notamment les aliments amers (légumes).
Prévention
Familiarisation avec les aliments avant 2 ans.
Favoriser la diversité alimentaire, notamment fruits et légumes.
Conduite à tenir
Proposer de goûter sans forcer.
Représenter l'aliment plusieurs fois, sous des formes variées.
Stimuler les sens :
Vue.
Toucher.
Odorat.
Faire participer l'enfant à la cuisine ou au jardinage.
Montrer l'exemple avec les autres convives.
Encourager sans contraindre.
Environnement du repas
Calme et chaleureux.
Sans écrans → évite la distraction des signaux de rassasiement.
Points clés
Néophobie → 2–10 ans, physiologique.
Répéter les présentations → sans forcing.
Recommandations d'activité physique chez l'adulte (rang B)
Activité physique
30 min/jour d'AP modérée à élevée.
Au moins 5 jours/semaine.
Éviter 2 jours consécutifs sans AP.
Inclure de courtes périodes d'AP intense.
Renforcement musculaire
1 à 2 fois/semaine.
1 à 2 jours de récupération entre séances.
8 à 10 exercices des membres supérieurs et inférieurs.
2 à 3 séries de 10 à 15 répétitions.
Sans douleur musculaire.
Pénibilité ≤ 5/10.
Assouplissement
2 à 3 fois/semaine.
Étirements après échauffement :
10 à 30 secondes.
Répétés 3 fois.
Limiter selon l'inconfort ou la raideur.
Sédentarité
Interruption toutes les 90 à 120 min.
3 à 5 min de marche et mouvements de mobilisation musculaire.
Points clés
AP → 30 min × 5 jours/semaine.
Renforcement → 1–2/semaine.
Assouplissement → 2–3/semaine.
Pause active → toutes les 90–120 min.
Recommandations d'activité physique chez l'enfant (rang B)
Enfants de moins de 5 ans
3 h/jour d'AP.
Équivalent → 15 min/h sur 12 h d'éveil.
Favoriser :
Jeu.
Plaisir.
Diversité des activités.
Sédentarité → ne pas dépasser 60 min consécutives.
Enfants de 6 à 17 ans
≥ 60 min/jour d'AP modérée à élevée.
Tous les 2 jours, intégrer :
≥ 20 min d'activité intense.
Renforcement musculaire.
Activités favorisant la santé osseuse.
Assouplissement.
Sédentarité → ne pas dépasser 120 min consécutives.
Points clés
< 5 ans → 3 h/jour.
6–17 ans → 60 min/jour.
Activité intense → 20 min tous les 2 jours.
Recommandations d'activité physique chez la personne âgée (rang B)
Personnes > 65 ans
Activité physique
30 min/jour d'AP modérée.
Intensité → faible essoufflement.
Renforcement musculaire
≥ 2 jours/semaine non consécutifs.
8 à 10 exercices.
2 à 3 séries de 10 à 15 répétitions.
Sans douleur musculaire.
Pénibilité ≤ 5/10.
Assouplissement
2 à 3 fois/semaine.
Étirements après échauffement :
10 à 30 secondes.
Répétés 3 fois.
Limiter selon l'inconfort ou la raideur.
Équilibre
≥ 2 jours/semaine non consécutifs.
3 à 5 répétitions d'une série de 5 à 10 exercices.
Chaque exercice → 10 à 30 secondes.
Sédentarité
Interrompre toutes les 90 à 120 min.
5 min d'activité avec mobilisation musculaire.
Points clés
65 ans → 30 min/jour.
Renforcement + équilibre → ≥ 2 jours/semaine.
Des bénéfices supplémentaires sont possibles avec 45 à 60 min d'AP.
Promotion de l'activité physique et réduction de la sédentarité (rangs A et B)
Activités concernées
Jeux.
Sports.
Éducation physique.
Déplacements actifs.
Activités récréatives et quotidiennes.
Facteurs favorisant l'AP
Marchabilité du territoire :
Trottoirs.
Cheminements piétons sécurisés.
Commerces et lieux de vie de proximité.
Environnement familial.
Entourage.
Cadre scolaire et social.
Milieu associatif.
Conseils
Activités de la vie quotidienne :
Escaliers.
Port de charges.
Séances dédiées :
Exercices au poids du corps.
Bracelets lestés.
Reprise progressive :
Lors de la reprise d'activité.
Pendant la séance.
Dans l'augmentation de l'intensité.
Sujet peu actif souhaitant une AP intense régulière → consultation médicale préalable fortement recommandée.
Réduction de la sédentarité
Réduire autant que possible le temps quotidien passé assis.
Quel que soit le contexte :
Travail.
Transport.
Domicile.
Loisirs.
Points clés
AP → progressivité + environnement favorable.
Réduire le temps assis, même chez les personnes physiquement actives.
Limitation du temps d'écran chez l'enfant (rang B)
Recommandations
Avant 2 ans → éviter totalement les écrans.
Avant 5 ans → moins de 1 h/jour.
6–17 ans → moins de 2 h/jour d'écrans de loisirs.
Points clés
< 2 ans → 0 écran.
< 5 ans → < 1 h/jour.
6–17 ans → < 2 h/jour de loisirs.
Freins aux changements de comportement (rang B)
Origine des comportements
Habitudes anciennes.
Histoire :
Personnelle.
Familiale.
Culturelle.
Freins individuels
Motivation personnelle insuffisante.
Faible sentiment d'auto-efficacité.
Expériences négatives antérieures.
Faible perception des bénéfices attendus.
Freins environnementaux
Environnement bâti → accessibilité de l'AP.
Environnement alimentaire :
Marketing alimentaire.
Publicité et promotions.
Placement de produits de faible qualité nutritionnelle.
Prix des aliments.
Accessibilité des produits de qualité.
Contraintes particulièrement importantes chez les personnes défavorisées.
Évaluation des freins à l'AP
Activités physiques et sportives antérieures.
Vécu du patient.
Raisons d'interruption.
Centres d'intérêt.
Motivation.
Obstacles rencontrés.
Points clés
Freins → individuels + environnementaux + socioéconomiques.
Changement → progressif et respectueux des valeurs.
Motivation intrinsèque et extrinsèque (rang B)
Motivation
Probabilité de débuter, poursuivre et adhérer à un changement.
Dépend de facteurs conscients et inconscients.
Différente de la volonté et du courage.
Motivation intrinsèque
Motivation personnelle.
Préalable indispensable au changement.
Motivation extrinsèque
Pressions extérieures :
Famille.
Médecin.
Entourage.
Insuffisante pour initier et maintenir durablement un changement.
Changement de comportement
Nécessite :
Du temps.
Un accompagnement.
Une démarche progressive.
Changement imposé à un patient non prêt → échec rapide.
Points clés
Intrinsèque = indispensable.
Extrinsèque seule = insuffisante.
Causes d'absence de motivation (rang B)
Principales causes
Méconnaissance des enjeux de santé.
Méconnaissance des déterminants des comportements à modifier.
Déni des conséquences :
Protection contre l'angoisse.
Protection contre les jugements négatifs.
Crainte des contraintes et frustrations.
Balance bénéfices/inconvénients défavorable.
Faible sentiment d'auto-efficacité.
Absence d'autodétermination :
Sentiment de ne pas être libre de ses choix.
Sentiment de ne pas être à l'origine de ses comportements.
Points clés
Menacer le patient de complications → inefficace, risque d'angoisse et d'évitement.
Changement durable → motivation personnelle + autodétermination.
Accompagnement motivationnel du patient (rang B)
Évaluation initiale
- Explorer les représentations du patient :
Perception de son alimentation.
Connaissance des conséquences sur la santé.
Changements qu'il juge nécessaires.
Bénéfices et contraintes anticipés.
Approche du soignant
Informer sans stigmatiser.
Respecter le plaisir alimentaire.
Maintenir la possibilité de repas communs.
Éviter la logique du tout ou rien.
Tenir compte :
Histoire personnelle.
Culture.
Situation psychosociale.
Objectifs
Décidés avec le patient.
Respecter son libre arbitre.
Accepter qu'il refuse temporairement de changer.
Éviter le forcing.
Accompagnement
Séances éducatives individuelles ou collectives.
Acquisition de compétences.
Réajustement des objectifs selon les difficultés.
Absence de jugement négatif.
Implication de l'entourage pour éviter l'isolement.
Points clés
Ne pas chercher systématiquement une solution immédiate.
Favoriser des changements réalistes et progressifs.
Soutenir la motivation sans aller trop vite ni trop loin.
Relation soignant-patient et soutien du changement (rang B)
Approche relationnelle
Empathie.
Écoute active bienveillante.
Questions ouvertes.
Reformulation.
Objectifs
Permettre au patient d'exprimer :
Son point de vue.
Ses représentations.
Son ressenti.
Ses difficultés.
Favoriser sa réflexion personnelle.
Vérifier sa bonne compréhension par le soignant.
Maintenir une relation non jugeante.
Points clés
Changement de comportement → empathie + écoute active + reformulation.
Respect de l'autonomie du patient.