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Moelle spinale — Limites anatomiques
Chemine du trou occipital au bord supérieur de L2
Située dans un canal ostéoligamentaire inextensible
Moelle plus courte que le canal rachidien
→ Il existe un décalage entre niveau vertébral et métamère médullaire
Ex. : métamère T12 en regard de la vertèbre T9.
Moelle spinale — Nerfs spinaux, cône terminal et queue de cheval
Nerfs spinaux :
→ émergent de la moelle
→ sortent par les trous de conjugaison
Moelle → se termine par le cône terminal
→ dernières vertèbres thoraciques / L1
Dernières racines spinales :
→ L2 à L5 + racines sacrées
→ constituent la queue de cheval.
Moelle spinale — Enveloppes et espace extradural
De dedans en dehors :
Pie-mère → adhérente à la moelle
Arachnoïde
→ LCS circule en dessous
Dure-mère
→ épaisse et résistante
→ forme un fourreau cylindrique
Espace extradural
→ graisseux + riche en vaisseaux, principalement veineux.
Moelle spinale — Organisation anatomofonctionnelle
Organisation :
Transversale → métamères
Longitudinale → fibres longues
Fibres longues principales :
Voies sensitives
→ spinothalamique / extralemniscale
→ lemniscale
Voie motrice
→ faisceau pyramidal.
Voie spinothalamique — Trajet et sensibilités
Voie spinothalamique = extralemniscale
Véhicule :
Sensibilité thermoalgique
Tact protopathique
Trajet :
→ croise à chaque niveau métamérique
→ chemine dans le cordon latéral controlatéral.
Voie lemniscale — Trajet et sensibilités
Voie lemniscale :
Véhicule :
Tact épicritique
Sensibilité profonde
Trajet :
→ cordon postérieur homolatéral de la moelle
→ croise plus haut, dans la partie inférieure de la moelle allongée (bulbe).
Faisceau pyramidal — Trajet médullaire
Le faisceau pyramidal moteur :
→ a déjà croisé dans la moelle allongée
→ descend ensuite dans le cordon latéral de la moelle spinale.
Compression médullaire — Conséquences de l’organisation anatomique
L’organisation anatomofonctionnelle explique 4 éléments cliniques :
Syndrome lésionnel
→ douleur + déficit radiculaires
Niveau sensitif
→ limite supérieure de l’atteinte sensitive
Syndrome sous-lésionnel
→ déficit sensitif et moteur
→ signes pyramidaux
→ troubles sphinctériens
Syndrome douloureux rachidien.
Figure 7.1 — Organisation de la moelle spinale
A. Coupe longitudinale
B. Coupe transversale
À repérer notamment :
faisceau pyramidal
voies sensitives
organisation des cordons médullaires

Compression médullaire non traumatique — Diagnostic clinique
Doit être diagnostiquée dès les premiers signes cliniques
→ car elle nécessite une prise en charge urgente.
Diagnostic fondé sur l’association :
Syndrome lésionnel
Syndrome sous-lésionnel
Le plus souvent + signes rachidiens.
Syndrome radiculaire lésionnel — Vue d’ensemble
Le syndrome radiculaire lésionnel comprend :
Douleurs radiculaires
Possible déficit radiculaire
→ sensitif
→ réflexe
→ moteur
📌 Il permet de déterminer le niveau lésionnel et d’orienter les explorations neuroradiologiques.
Syndrome radiculaire lésionnel — Douleurs radiculaires
Douleurs radiculaires :
Souvent isolées au début
Topographie constante
→ correspond au dermatome lésionnel
Exemples :
→ névralgie cervicobrachiale
→ algies thoraciques en ceinture.
Douleurs radiculaires — Caractéristiques
Douleurs :
En éclairs
Par salves
Impulsives à la toux
Peuvent :
s’estomper dans la journée avec l’activité
apparaître surtout au repos et la nuit, à heures fixes
s’atténuer lors de la déambulation nocturne.
Syndrome radiculaire lésionnel — Déficit radiculaire
Possible déficit radiculaire :
Hypoesthésie en bande
→ dans le territoire douloureux
Réflexe :
→ aboli
→ diminué
→ ou inversé
Peut évoluer vers un déficit moteur
→ même territoire radiculaire
→ avec amyotrophie.
Syndrome radiculaire lésionnel — Influence de l’étage
Symptômes initialement :
Plus discrets à l’étage :
→ thoracique
→ abdominal
Plus typiques au niveau cervical
→ notamment névralgie cervicobrachiale.
Syndrome sous-lésionnel — Vue d’ensemble
Associe :
Troubles moteurs
Troubles sensitifs
Troubles sphinctériens.
Syndrome sous-lésionnel — Troubles moteurs
Syndrome pyramidal d’intensité variable :
Au début :
Fatigabilité à la marche
Difficulté à la course
Maladresse en terrain accidenté
Troubles cédant à l’arrêt
→ Peut correspondre à une claudication intermittente de la moelle.
Claudication intermittente de la moelle — Évolution
Gêne :
Non douloureuse
Avec réduction progressive du périmètre de marche
Peut évoluer jusqu’au confinement au fauteuil par :
→ paraplégie spastique
ou
→ tétraplégie spastique.
Compression médullaire aiguë — Particularité du déficit moteur
Dans une compression médullaire aiguë :
Initialement
→ déficit moteur flasque
Puis :
→ installation plus lente du syndrome pyramidal.
Syndrome sous-lésionnel — Troubles sensitifs
Troubles sensitifs retardés :
Picotements
Fourmillements
Sensation de striction / étau
Ruissellement d’eau glacée
Brûlures parfois exacerbées au contact
± Signe de Lhermitte.
Compression médullaire — Signe de Lhermitte
Signe de Lhermitte :
→ sensation de décharge électrique
le long du rachis
et des membres
Déclenchée par :
→ flexion du cou.
Souffrance cordonale postérieure — Manifestations sensitives
Impression de marcher :
→ sur du coton
→ ou du caoutchouc
Gêne majorée lors de la fermeture des yeux
→ évoque une souffrance cordonale postérieure.
Compression médullaire — Types de déficit sensitif
Déficit sensitif pas toujours complet.
Peut être initialement :
Cordonal postérieur
→ sensibilité discriminative
→ proprioception
Spinothalamique
→ sensibilité thermoalgique.
Compression médullaire — Niveau sensitif
Présence d’un niveau sensitif :
→ correspond au métamère inférieur de la compression.
Syndrome sous-lésionnel — Troubles sphinctériens
Troubles :
Urinaires
→ miction impérieuse, dysurie
Sexuels
Anorectaux
→ constipation
Habituellement très tardifs dans les compressions médullaires.
⚠ Exception : lésion du cône terminal → troubles plus précoces.
Dans les formes évoluées :
→ troubles sphinctériens quasi constants.
Syndrome rachidien — Caractéristiques des douleurs
Douleurs rachidiennes :
Permanentes et fixes
Localisées ou plus diffuses
À type de :
→ tiraillement
→ pesanteur
→ enraidissement rachidien
↑ à l’effort
Mais présentes aussi au repos et la nuit
Peu ou pas sensibles aux antalgiques usuels.
Syndrome rachidien — Signes à rechercher
Raideur segmentaire du rachis
→ très précoce
→ à rechercher systématiquement
Possible déformation segmentaire :
→ cyphose
→ scoliose
→ torticolis
Douleur localisée majorée par :
→ percussion des épineuses
→ palpation appuyée de la musculature paravertébrale en regard de la lésion.
Compression médullaire — Syndromes topographiques particuliers
Trois formes syndromiques principales décrites :
Syndrome de Brown-Séquard
Syndrome cordonal postérieur
Syndrome centromédullaire.
Syndrome de Brown-Séquard — Sémiologie
Correspond à une souffrance d’une hémi-moelle.
Homolatéral à la lésion :
Syndrome cordonal postérieur
→ atteinte épicritique + proprioceptive
Syndrome pyramidal
Controlatéral :
Déficit spinothalamique
→ atteinte thermoalgique.
Figure 7.2 — Syndrome de Brown-Séquard
Atteinte d’une hémi-moelle :
Homolatéral :
→ atteinte proprioceptive / tact épicritique
→ syndrome pyramidal
Controlatéral :
→ atteinte thermoalgique

Syndrome cordonal postérieur — Compression médullaire
Survient en cas de compression postérieure.
Prédominance de troubles sensitifs profonds sous-lésionnels :
Troubles de l’équilibre
Douleurs électriques fulgurantes
Signe de Lhermitte.
Syndrome centromédullaire — Sémiologie
Survient lors d’une lésion intramédullaire
→ ex. cavité syringomyélique.
Déficit :
Bilatéral
« Suspendu »
De la sensibilité thermoalgésique
Mécanisme :
→ compression de la commissure grise, zone de décussation du faisceau spinothalamique.
Syndrome centromédullaire — Répartition du déficit
Déficit thermoalgésique limité aux métamères concernés par la compression.
Exemple :
→ atteinte cervicale = déficit des membres supérieurs
⚠ Le syndrome sous-lésionnel est plus tardif.
Compression médullaire — Formes selon le niveau
Principales localisations :
Cervicale haute → C1–C4
Cervicale basse → C5–T1
Dorsale
Lombosacrée
Cône terminal.
Compression cervicale haute C1–C4 — Sémiologie
Syndrome sous-lésionnel :
→ tétraplégie spastique
Syndrome lésionnel :
Paralysie diaphragmatique
Paralysie du sterno-cléido-mastoïdien
Paralysie du trapèze
Ou hoquet
→ témoignant d’une souffrance phrénique.
Compression cervicale basse C5–T1 — Sémiologie
Paraplégie spastique
Névralgie cervicobrachiale
Compression entre C5 et T1 :
→ possible signe de Claude Bernard-Horner homolatéral.
Compression de la moelle dorsale — Sémiologie
Paraplégie
Douleurs thoraciques en ceinture
Associées à une anesthésie en bande.
Compression de la moelle lombosacrée — Sémiologie
Paralysie des quadriceps
Abolition des ROT rotuliens
Mais ROT calcanéens (achilléens) vifs
Babinski bilatéral
Troubles sphinctériens.
Compression du cône terminal — Sémiologie
Déficit de flexion de la cuisse sur le bassin
Abolition des réflexes :
→ cutanés abdominaux inférieurs
→ crémastérien
Babinski
Atteinte sphinctérienne constante et sévère
Troubles sensitifs de niveau T12–L1.
Compression médullaire — Ponction lombaire : précaution majeure
⚠ Une ponction lombaire peut provoquer une décompensation brutale.
→ Elle doit être proscrite devant un tableau de compression médullaire en l’absence d’IRM préalable.
Compression médullaire — IRM en première intention
IRM = examen urgent de première intention
Séquences :
T1
T2
Sans puis avec injection de gadolinium
Étude :
Dans les plans sagittal et axial
Du cordon médullaire
Des structures avoisinantes.
IRM médullaire — Localisation de la compression
L’IRM détermine :
Le niveau médullaire concerné
La topographie de la lésion :
→ épidurale
→ intradurale extramédullaire
→ intramédullaire
Si processus compressif épidural :
→ rechercher des anomalies squelettiques avoisinantes.
IRM — Tumeur intradurale extramédullaire
Aspect caractéristique :
→ Masse arrondie ou ovoïde
→ située au contact de la moelle spinale.
IRM — Lésion intramédullaire
Lésion intramédullaire :
→ Élargissement du cordon médullaire
L’aspect de la lésion médullaire dépend ensuite de son étiologie.
IRM — Cartographie d’un processus tumoral
L’IRM précise :
Hauteur
Dimensions
Rapports avec les structures avoisinantes
Nature :
→ pleine
→ kystique
→ Ces éléments orientent l’étiologie.
IRM — Rehaussement après gadolinium
En cas de rehaussement après injection de gadolinium, évoquer :
Origine tumorale
Origine inflammatoire
Plus rarement infectieuse.
IRM — Évaluation du risque de souffrance médullaire aiguë
L’IRM évalue le degré de rétrécissement.
→ Permet d’estimer le risque potentiel de souffrance médullaire suraiguë
⚠ Notamment dans les compressions médullaires lentes.
Compression médullaire — Autres examens complémentaires
Les autres examens sont réalisés seulement et/ou en complément de l’IRM :
Scanner
Myéloscanner
Parfois radiographies rachidiennes en dynamique
Potentiels évoqués somesthésiques et moteurs.
Scanner rachidien — Intérêt en complément de l’IRM
Recherche et précise les modifications osseuses :
Calcifications
Érosion d’un pédicule
Élargissement d’un trou de conjugaison
Élargissement du canal rachidien :
→ transversal
→ antéropostérieur
Aspect vertébral :
→ lytique
→ condensant
Pouvant aboutir à :
→ vertèbre ivoire
→ tassement vertébral.
Myéloscanner — Indication et principe
Indication :
→ contre-indication à l’IRM
Principe :
Scanner rachidien après injection intradurale de produit de contraste
Injection par ponction :
→ lombaire
→ ou sous-occipitale selon la topographie
→ Visualise les rapports de la moelle spinale avec les structures adjacentes, notamment le rachis.
Radiographies rachidiennes simples — Place actuelle
→ Ne sont plus réalisées en routine.
Elles sont remplacées par le scanner.
Peuvent parfois être utiles en dynamique :
Clichés en flexion
Clichés en extension
→ Recherche d’une instabilité.
Potentiels évoqués — Intérêt dans une compression médullaire
Évaluent l’état fonctionnel :
Des voies lemniscales
Des voies pyramidales
⚠ Ne constituent pas un examen diagnostique de première intention.
Compression médullaire — Étiologies selon la localisation
Trois grands groupes topographiques :
Causes extradurales
Causes intradurales extramédullaires
Causes intramédullaires
→ La localisation de la lésion à l’IRM participe à l’orientation étiologique.
Compression médullaire extradurale — Principales étiologies
Métastases vertébrales ± épidurite métastatique
Myélopathie cervicarthrosique
Hernie discale
Spondylodiscite / épidurite infectieuse
Hématome épidural.
Compression médullaire extradurale — Métastases vertébrales
Les causes extradurales sont dominées par les métastases néoplasiques vertébrales.
→ Peuvent se compliquer d’une épidurite métastatique.
Cancers primitifs les plus fréquents :
Poumon
Sein
Prostate
Rein.
Envahissement vertébro-épidural — Hémopathies malignes
Envahissement néoplasique vertébro-épidural fréquemment rencontré au cours de :
Lymphomes non hodgkiniens
Leucémies aiguës
Myélomes.
Épidurite métastatique et tumeurs vertébrales — Particularités
Une épidurite métastatique peut survenir sans atteinte osseuse
Tumeurs vertébrales rares :
→ bénignes : hémangiome, chondrome
→ malignes primitives : sarcome
⚠ Exception : myélome.
Figure 7.3 — Métastase vertébrale avec épidurite
Métastase du corps de T4 :
Extension aux pédicules et à l’arc postérieur
Hyposignal T1
Hypersignal T2
Fort rehaussement après gadolinium
Extension intracanalaire épidurale
→ compression + engainement médullaires
Effacement des espaces liquidiens périmédullaires
Respect des disques sus- et sous-jacents

Myélopathie cervicarthrosique — Terrain et évolution
→ Compression médullaire cervicale lente
Terrain :
Patient > 40 ans
ATCD possibles :
→ névralgies cervicobrachiales
→ torticolis
→ traumatismes rachidiens cervicaux.
Myélopathie cervicarthrosique — Syndromes lésionnel et sous-lésionnel
Syndrome sous-lésionnel :
Syndrome pyramidal spastique progressif
Troubles sensitifs subjectifs
→ signe de Lhermitte
Syndrome lésionnel :
Signes sensitifs + moteurs
Aréflexie
Amyotrophie d’un ou des deux membres supérieurs.
Myélopathie cervicarthrosique — IRM
L’IRM confirme :
Cervicarthrose
Étroitesse du canal cervical
Arthrose prédominant sur la partie inférieure du rachis cervical
± Hypersignal T2 intramédullaire fréquemment observé.
Figure 7.4 — Myélopathie cervicarthrosique
IRM :
Sténose dégénérative du canal cervical
Éperons osseux
Effacement des espaces liquidiens périmédullaires
Moelle laminée
Hypersignal intramédullaire T2
→ souffrance ischémique liée à la compression chronique

Hernie discale — Compression médullaire
Localisation préférentielle : cervicale
Peut entraîner une compression médullaire extradurale.
Figure 7.5 — Compression médullaire par hernie discale
Hernie discale exclue C5–C6 :
Espaces liquidiens périmédullaires laminés
Compression médullaire
Hypersignal intramédullaire en regard
→ témoigne d’une souffrance médullaire
Absence d’anomalie osseuse associée

Spondylodiscite et épidurite infectieuse — Compression médullaire
→ Peuvent provoquer une compression médullaire extradurale.
Si l’agent est le bacille de Koch :
→ mal de Pott.
Figure 7.6 — Spondylodiscite infectieuse avec compression
Exemple d’une spondylodiscite à staphylocoques :
Plateaux vertébraux L4–L5 :
→ hyposignal T1
→ hypersignal T2
→ rehaussement après injection
Atteinte discale + collection intradiscale
Extension à l’espace épidural antérieur
→ épidurite comprimant la queue de cheval

Hématome épidural — Circonstances de survenue
Peut entraîner une compression médullaire notamment :
Sous traitement anticoagulant
Après une ponction lombaire.
Compression intradurale extramédullaire — Principales étiologies
Ces causes sont dominées par les tumeurs bénignes :
Méningiomes
Schwannomes
Autre cause :
Arachnoïdite.
Méningiome spinal — Terrain et présentation clinique
Terrain typique :
Femme > 50 ans
Évolution :
→ compression médullaire lente
Présentation :
Troubles de la marche progressifs
Associés à un modeste syndrome lésionnel radiculaire.
Méningiome spinal — Localisation et IRM
Localisation :
→ thoracique dans 2/3 des cas
IRM :
Lésion intradurale extramédullaire
Habituellement postérieure
Limites nettes
Forme ovoïde
Allongée selon le grand axe rachidien
Implantation sur la dure-mère.
Figure 7.7 — Méningiome thoracique
Méningiome thoracique T10–T11 :
Formation nodulaire
Responsable d’une compression médullaire
→ cordon médullaire refoulé et comprimé
Isosignal T1
Discret hypersignal STIR
Rehaussement intense et homogène
Épaississement méningé adjacent en queue d’aronde

Schwannome spinal — Terrain et localisations
Hommes et femmes
Tout âge
Localisations :
Cervicale : 1/2
Thoracique : 1/4
Lombaire : 1/4.
Schwannome spinal — Présentation clinique
→ Compression médullaire lente
Mais avec :
Syndrome radiculaire marqué
Douleurs importantes.
Schwannome spinal — Imagerie
Radiographies rachidiennes :
→ élargissement du trou de conjugaison
IRM :
Tumeur située sur une racine spinale
→ le plus souvent dorsale
Hypersignal T2
Aspect en sablier.
Figure 7.8 — Schwannome « en sablier »
Schwannome thoracique T5–T6 gauche :
Lésion bien limitée en sablier
Développée dans le foramen intervertébral
Extension :
→ vers les espaces paravertébraux
→ vers le canal rachidien
Élargissement important du foramen
→ témoigne du développement lent
Hyposignal T1
Hypersignal T2
Rehaussement homogène après injection

Schwannomes multiples — Neurofibromatose
Des schwannomes peuvent survenir dans le cadre d’une neurofibromatose de von Recklinghausen, surtout si :
Lésions multiples
Signes cutanés :
→ taches café au lait
Antécédents familiaux.
Neurofibromes multiples et compression médullaire
Neurofibromes multiples responsables d’une compression médullaire dans une neurofibromatose de type 1 (NF1).

Arachnoïdite — Définition et causes
Arachnoïdite
→ réaction inflammatoire des leptoméninges engainant la moelle spinale.
Peut survenir dans les suites :
d’une méningite
d’un traumatisme
d’une maladie inflammatoire
→ ex. sarcoïdose.
Compression intramédullaire — Principales étiologies
Principales causes :
Tumeurs
→ épendymome
→ astrocytome
Malformations vasculaires
→ cavernome
→ angiome
→ fistule artérioveineuse durale périmédullaire.
Tumeurs intramédullaires — Principaux types
Les causes intramédullaires sont dominées par les tumeurs.
Dans 2/3 des cas, il s’agit de :
Épendymomes
Astrocytomes.
Malformations vasculaires médullaires — Types et complications
Principales malformations :
Cavernome
Angiome
Fistule artérioveineuse durale périmédullaire
Peuvent entraîner :
Compression médullaire lente
Ou hyperpression veineuse en cas de fistule
Avec risque potentiel :
→ hémorragique
→ ischémique.
Malformations vasculaires médullaires — Exploration
Exploration par :
IRM
Parfois artériographie médullaire
→ fistule
→ angiome
Objectifs :
Visualiser la malformation
Déterminer son type précis
Orienter la stratégie thérapeutique.
Figure 7.10 — Épendymome cervical
Épendymome en regard de C4–C5 :
Masse tissulaire intramédullaire
Centrée sur la moelle spinale cervicale
Partie charnue en hypersignal T2
Formation kystique adjacente
Prise de contraste

Figure 7.11 — Astrocytome de la moelle spinale
Processus expansif du cône terminal, étendu de T8 à L1 :
Hyposignal T1 et T2
Quelques prises de contraste nodulaires après injection
Pas de prise de contraste radiculaire
Corps vertébraux intègres

Figure 7.12 — Fistule durale médullaire
Présentation :
Déficit progressif des membres inférieurs
Troubles sphinctériens
IRM T2 :
Hypersignal T2 intramédullaire suspendu
→ souffrance médullaire chronique
Lacis vasculaire périlésionnel
→ évoque le drainage veineux périmédullaire

Syringomyélie — Définition
Syringomyélie
→ présence d’une cavité intramédullaire.
Syringomyélie — Présentation clinique
Peut associer :
Douleurs
→ névralgie cervicobrachiale
→ épaule et bras
→ à type d’étau ou de brûlures
Syndrome suspendu
→ ne touche qu’une fraction des métamères
→ le plus souvent aux membres supérieurs
Déficit moteur
Amyotrophie
Aréflexie
Scoliose dans 1/3 des cas.
Syringomyélie — Atteinte sensitive caractéristique
Hypoesthésie dissociée :
Atteinte thermoalgique
De distribution suspendue
→ Ne touche qu’une fraction des métamères concernés.
Syringomyélie — IRM
L’IRM montre :
→ cavité centromédullaire
Elle peut remonter jusqu’à :
→ la moelle allongée (bulbe).
Syringomyélie — Anomalies associées et circonstances
Peut être associée à :
Malformation d’Arnold-Chiari
→ engagement des amygdales cérébelleuses dans le trou occipital
Arachnoïdite séquellaire
→ après infection
→ ou hémorragie méningée
Les cavités syringomyéliques peuvent aussi survenir après un traumatisme
Figures 7.13–7.14 — Syringomyélie
Aspect caractéristique :
Hypoesthésie « en cape »
→ révélée notamment par des blessures indolores répétées
Atteinte thermoalgique suspendue
Peut s’associer à des troubles trophiques avec amyotrophie
→ atteinte des motoneurones
Cavitation intramédullaire centrée sur le canal épendymaire

Compression médullaire — Diagnostics différentiels
Principaux diagnostics pouvant simuler une compression médullaire :
Polyradiculonévrite aiguë
Sclérose en plaques
Sclérose latérale amyotrophique
Sclérose combinée de la moelle spinale.
Souffrance médullaire — Nécessité de l’IRM
Tout tableau compatible avec une souffrance médullaire :
→ nécessite une IRM
Objectif :
→ détecter rapidement une compression médullaire lente curable
⚠ Même une compression d’évolution lente expose en permanence à un accident médullaire aigu.
Polyradiculonévrite aiguë — Éléments orientant face à une compression médullaire
Évoquer une polyradiculonévrite aiguë devant :
Installation subaiguë
Paraparésie ou paralysie flasque
Aréflexie ostéotendineuse
Troubles sensitifs
Mais :
→ absence de troubles sphinctériens.
Sclérose en plaques — Présentation pouvant simuler une compression médullaire
Une paraparésie spastique progressive avec autres signes de souffrance médullaire peut révéler une SEP :
→ surtout forme chronique progressive d’emblée
Explorations :
IRM médullaire
IRM encéphalique
Ponction lombaire.
SLA — Éléments différenciant d’une compression médullaire
La SLA peut simuler une compression médullaire.
Mais :
Pas de signes sensitifs
Pas de troubles sphinctériens
Avec :
Fasciculations
Amyotrophie.
Sclérose combinée de la moelle spinale — Orientation diagnostique
Observée au cours de la maladie de Biermer.
Diagnostic biologique :
Macrocytose
Déficit en vitamine B12.
Compression médullaire — Urgence diagnostique et thérapeutique
⚠ La compression médullaire constitue toujours une urgence :
Diagnostique
→ IRM
Thérapeutique
Car aggravation possible en quelques heures :
→ paraplégie / tétraplégie complète et définitive
→ Peut constituer une urgence neurochirurgicale.
Compression médullaire — Traitement étiologique
Selon l’étiologie :
→ Décompression chirurgicale en urgence si nécessaire :
Laminectomie décompressive
Chirurgie d’exérèse
Tumorectomie
± Traitement spécifique complémentaire :
Corticothérapie
Radiothérapie
Antibiothérapie.
Compression médullaire — Mesures thérapeutiques associées
Souvent nécessaires :
Prévention des facteurs d’aggravation
→ notamment immobilisation si instabilité
Prévention des complications du décubitus
Cathétérisme vésical, si nécessaire.