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Composition du corpus du DIP
Normes relatives à la création/modification/fin du DIP selon la volonté des E : traités, coutumes
Normes relatives aux droit et obligations des E : comportements, interdiction
Normes relatives aux violation d’une norme et au règlement des différents
Hiérarchie du DIP
Très faible hiérarchie contrairement au droit interne
Normes impératives (jus cogens) : ne peut y déroger sous peine de sanction/réaction des E + priorisation de la charte des NU sur un traité (art 103)
règles coexistence des E (souveraineté, immunité, rapports…), coopération pour protection d’intérêts communs, relations économiques transnationales = conflits potentiels (climat vs énergie fossile)
Normes impératives
interdiction génocide, crime contre l’humanité, esclavage
droit autodétermination, droit international humanitaire
Organisation des rapports entre E
Bilatéralisme : logique transactionnelle, parfois encadrer par un accord multilatéral/norme impérative
Multilatéralisme : selon Devin, association de xxx E pour créer des normes pour des obj communs = pari que les E agiront de même
Réaction au violation des normes de comportement
Décentralisation :
E apprécie si victime ou non et réagit comme souhaite pacifiquement car est souverain
Compétence universelle : obligation de réagir pour l’intérêt commun
Recourt au juge interna sous réserve de la reconnaissance de son autorité
Centralisation relative : CSONU pour usage force, orga régionales, OMC…
Critiques actuels du DI
Abs de réaction suite violations répétées = fin ordre interna ? dénonciation par les E du Sud du double standard (application hétérogène)
remise en cause des droits de l’homme et des juridictions interna (sanctions américaines) → logique transactionnelle > principes communs, bien que parties rarement égales en moyens et droits
Protège les + puissants, décalage entre dev et mise en œuvre = perte confiance des E (avis consultatif sur Israël qui ne suit pas la décision)
Contradiction sur l’usage du DI
Discours/comportements des E ne suivent pas DI → l’écarte avec ses avantages + compliqué de créer un droit commun
en //, E font valoir règlement des litiges par droit et base leurs prétentions dessus et l’invoque ds leurs relations : ref à un cadre interna
Idéalisme juridique vs réalisme politique : s’attacherait + aux crimes qu’aux relations
Avis consultatif sur Israël
rendu en 07/2024 : reconnait occupation illicite de territoires palestinien + interdiction droit autodétermination → Israël doit quitter le territoire et cesser activité de colonisation
= Israël a que faire
Vision réaliste sur l’existence du DI
DI n’est qu’un accessoire des E pour leurs considérations d’intérêt national, rapport de force….
R. Aron : contradictions car E souverains rivaux se soumettent aux lois qu’ils acceptent = pas vrai DI
P. Smith : les E se comportent comme tel car les arrange/suivent directives, pas pour soumission pure → agissent parfois unilatéralement
Vision des E sur le DI
Trouve un intérêt à suivre le DI car instaure une certaine confiance + régulation internationale (arbitrage interna) + coopération/régulation → constit affirme soumission au DI + interprétation subj → risque de se heurter à une juridiction reconnue
Dev politique ext v-à-v DI :
attentes et exécution
régulation : coopération, bonne foi, traités
= principes dégagés de la pratique des E ou du juge interna
Les xxx approches du DI
recul de l’approche jurisnaturaliste
Volontarisme : selon Anzinotti et Trieten, DI est interétatique par objet et création → affaire du Lotus : règle coexistence et obj communs E qui peuvent transposer DI en droit interne
Avis de 1951 sur les réserves (exclusion/ altération de clauses précises applicables) émises par les E sur convention de 1948 sur génocide → risque dénaturation du traité = interdiction destruction d’un grp d’une société
=/= Objectiviste : DI > droit interna → les E sont des organes d’application du DI
selon Selle, sujet du DI sont les individus et DI est une manif nécessités sociales
Selon Pellet, individus sujet du DI mais souveraineté de l’E centrale
PB : nécessités sociales pas tj retranscrits
Normativiste : selon Kelsen, normes interna sont purement juridiques → PB : hiérarchie normes/sources faible, absence d’instances de contrôle d’application → appréciation des E qui est parfois critiquée (protection souveraineté vs intérêt commun, autres facteurs) = DI est une ? d’équilibre
L’Etat dans le DI
Egaux en droits et capacité → sujets originaires et confère perju à autres acteurs (ONU depuis 1949, OI avc accroissement activités entre E, individus avc DUDH de 1948, même si moyens participation DI limités) → xxx enjeux et objets DI
Création pour protéger intérêts humains : crimes contre l’humanité, aide interna, protection diplo
Communauté international
Figure juridique renvoyant à une entité floue, y est fait ref dans la convention de Viennes ds def des normes impératives car elle a des valeurs/intérêts propres. Est avant tout dirigée par la volonté des E, notamment sur acceptation des normes impératives. But : codification/ dev DI selon besoins des E
CI ds ensemble est cité dans statuts CPI → compétente pour juger atteintes graves à a CI ds son ensemble, même si cercle de compétence dépend des E la reconnaissant
A des obligations des E v-à-v de la CI → tt E peut réclamer violation par un autre E devant une cour compétente pour manquement aux intérêts communs de la CI
Régimes internationaux sur les biens communs
internationalisation négative : droits des E limités car zones non appropriables
Haute mer : utilisation libre sous respect de la convention de Montego Bay et des autres E + limite dans exploitation des ressources
Antarctique : régie par traité de 1959 pour apaiser les tensions et limiter l’intervention des E. Cadre de recherches scientifiques
Espace extra-atmosphérique : non appropriable depuis 1967, exploration/ exploitation seulement ds intérêt des E → conflits d’interprétation des txts
Internationalisation positive : les E ont + de droits
Zone interna des fonds marins : depuis MBay, tous ont droits sur ses ressources → gestion commune via Auto interna des FM (pas de souveraineté des E) qui donne mandats : permet redistribution richesses vs dev exploitation des fonds marins
Les intérêts de l’humanité
UNESCO en charge protection et transmission patrimoine culturel/naturel : coopération et obligations pour les E
Préoccupation communes : droit humanitaire prévus par clause de Martens ds préambule Convention de la Haye : en l’absence de traité spécifique, humain soumis au “droit des gens “
Convention cadre des NU de 1992 pour changement climatique
Répression des crimes internationaux
Def générations futures
Selon Chart NU, générations pas encore nées → def flous mais nécessaires pour justifier restrictions imposés aux générations actuelles
Obligation de prise en compte des intérêts des générations futurs
Selon arrêt Ainés suisses de 2024 : CEDH affirme système actuels répondent aux besoins actuels, non futurs → nécessite élargissement + utilité ONG + mauvaise exploitation des instits interna = repenser les mécanismes/articulation des normes
Répression des crimes internationaux
def crimes interna : crimes portant atteintes au jus cogens
Répression des crimes :
juridiction étatique : exerce compétence sur leur sol, auteur/victime national + compétence universelle
TPI ad hoc : TPIY et TPIR
CPI : compétente si E ont pas capacité/volonté de mener les poursuites, peut être saisie par E partie, ONU ou procureur
Eléments constit de l’E
Art 1er convention de Montevideo de 1933 :
Territoire (frontières discutables)
Population permanente (résidents, nationaux…?)
Gouvernement : précise par contrôle effectif/exclusif sur pop de l’E
Capacité entrer en interaction avc autres E
Selon Badinter : Collectivité se composant d’une pop + un territoire soumis à un pv organisé caractérisé par la souveraineté, qui distingue E qui est sujet de DI
Def souveraineté étatique
Caractère suprême d’une puissance pleinement indépendante. → affirmé par M. Huber ds affaire île de Palmas (1928) au sein relation interna = égalité souveraine des E
E ne doit son existence à aucun autre → souveraineté s’étend sur territoire et s’impose à la pop → E est la personne morale souveraine : exercer plénitude des capacités interna et se soumet au DI même si a pas participé à sa formation
Affaires conciliant souveraineté et intérêt général
Affaire du Lotus : existence de principe nécessaires à la coexistence des E auxquels se soumettent volontairement car sont souverains
Sentence Huber ds affaire île de Palmas : affirmation souveraineté territoriale et sa protection = assure minimum protection des droits humains → responsabilité à l’égard des autres E et de leur pop
Importance du territoire de l’E
A diminué car considère que que l’E personifie une collectivité humaine et que se contente d’exercer ses prérogative de puissance publique dessus
A un titre de souveraineté sur une portion de terre qui limite l’exercice de ses prérogatives
Espaces maritimes étatiques
Eaux intérieures : compétence plénière et exclusive
Mer territoriale : souveraineté + droit passage inoffensif (coutume + Montego Bay) règlementé
Les détroits
Régimes conventionnels selon relie HM, ZEE… + règles de Montego Bay (pour signataires) pour réguler droit de transit = E ne peuvent interdire passage mais peuvent le réguler. ? impôt droit de passage
Nord-Ouest : débat de prétention (Canada : eaux intérieures, EUA : détroit interna reliant mers libres). N’arrive pas à trouver de droit coutumier
Ormuz : mer territoriale Oman (signataire MB)/Iran = surveille ensemble mais Iran objecteur persistant passage en transit
Interdépendance économique à la fois stratégique, mais inclue négociations
Espace aérien
Réglementation libre des E :
peut intercepter aéronefs sans mettre en danger vie civile
Militaires sans autorisation = violation souveraineté
Transit/escale sur base conventionnelle
Création d’un E
Apparition spontanée officialisé par une déclaration d’indépendance effective sans instruction étrangère → leur confère leurs pv = spawn dans un ordre juri avc des normes impératives → ne peut naître en violant ces normes. Création n’est pas dissociable de l’existence
Droit des peuples à l’autodétermination ne saurait être entravés par arguments sont pas prêts
Reconnaissance d’un E
Par un autre E : acte par lequel un E préexistant proclame une autre entité politique existant pour lui en droit en tant que souverain, qu’est son égal et s’engage à en tirer des conséquences. Est préalable à l’établissement relation diplomatique → devient un E par cooptation
Seulement déclaratif pour éviter hiérarchie E, n’est pas obligatoire mais est encadré (peut pas traiter avc un E né en violant DI).
Pour les E pas reco par tt le monde, peut reco des capacités et conclure → fragmentation des statuts
Constitution du titre sur le territoire primitif
se confond avc l’E car condition préalable à sa création. Depuis XIXe, E se constitue selon principe uti possidetis juris → selon territoire qu’à au moment de l’indépendance (frontières coloniales : irrespect entités ethniques) car évite conflits.
Def comme principe général par la CIJ dans l’affaire Burkina Faso c. R du Mali, repris en Europe.
Par rapport à la vie du territoire de l’E
constitution sur territoire primitif
Acquisition de nveaux territoire
Sécession
Succession d’E
Acquisition de nouveaux territoires
Qd considérait existence de territoire sans maitre : qualification des puissances coloniales pour justifier l’appropriation → avis de 1975 : CIJ affirme qu’une orga différente de celle de l’E =/= sans maitre → abs de souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental
Evolution : affaire île de Palmas de 1928 → reco souveraineté des P-B car ont effectué actes d’admin sur le territoire vs Espagne ne pouvait justifier de la consolidation du titre → nécessité devoirs de l’E
Aj, n’a plus de territoire sans maitre → acquisition se fait au détriment d’un autre E, alors que territoire inviolable, et acquisition par la force non reco
Sécession
Principe intégrité empêche sécession VS réso 1514 (1960) : droit peuple à dispo d’eux même + réso 2625 : rien ne peut encourager une action menaçant intégrité territoriale de l’E souverain conforme à égalité droit des peuples + qui représente le peuple ds son intégralité
ONU reco droit à sécession pour peuples opprimés ds leur E : discrimination raciale, puis + large (Bangladesh, Kosovo → rien en DI n’interdisait sa sécession)
E tiers ne doivent pas ingérer + peuvent reco nvel E si conditions d’effectivité et égalité réunies. Si oui, a transfert de souveraineté de l’ancien E au nveau sur le territoire.
Succession d’E
Substitution d’un E a un autre ds relation interna/ administration du territoire suite à une fusion/absorption/ passation. N’a pas de table rase des obligations antérieurs ni de continuité des obligations interna
Doit réglementer sur les effets succession sur les droits acquis des privés, relations E précédent/successeur, application des traités si rejoint un autre E, si E nouveau n’est pas tenu par traités du prédécesseur.
Cas d’un territoire habité sans pouvoir souverain
Surtout situation d’occupation (Palestine), sensé être temporaire selon la CIJ, et ne peut donner naissance/ transfert à un titre de souveraineté. Occupation donne droits limités et devoirs (administration dans intérêt pop locale). Peut avoir des territoires sous autorités interna hors occupation militaire (Kosovo après attaques contre la Serbie).
Vers un E de Palestine ?
Reconnu par 150 E comme tel, mais gouv palestinien n’a pas de contrôle effectif sur le territoire à cause présence d’Israël. Reco était nécessaire pour empêcher transfo juridiquement absorption des territoires palestiniens en situation de droit, mais manque d’action.
Aj a un staut d’observateur, a adhéré à des traités multilatéraux dont status CPI
Def compétence de l’E
Champ au sein duquel l’E a un titre juridique à exercer certains pouvoirs sur des personnes ou des activités. Les pv de l’E sont des actes juridiques qu’il accomplit lorsqu’à la compétence/titre à agir → exé, légi, juri
Les théories des compétences de l’E
Principe de liberté : souveraineté de l’E est originaire, fait ce que veux tant que pas interdit, même en dehors de son territoire → au XXe, étend lois en dehors territoire mais pas sur autre E. Donne avantage au + puissant : projection loi donc a une compétence universelle → auteurs frileux à ce sujet
Défendue par Fr : DI réparti compétences entre E et conditions exercice → éléments constit donne titre à agir : nationalité = compétence personnelle, service public = protection… Ne peut agir sur autre E sans son consentement. Explique pas naissance compétence universelle
In fine, théorie liberté l’emporte avc affaire du Lotus: comme dommage causé à un navire turque considéré comme son territoire, Turquie compétente pour juger commandant Fr. Conception abandonnée par Montego Bay prévoit compétence en cas accident marin
Déploiement des compétences de l’E sur son territoire
Rattachement territorial direct avc exceptions immunité juridique des E étrangers et des OI via leur représentants
Rattachement indirect : principe territorialité élargie → situation à l’étranger a des effets sur son territoire, validée par CJUE. Aj bcp invoqué ds régulation internet, mais cause rivalités normatives entre E → faudrait une convention interna pour harmoniser le droit
Rattachement non territorial : nationalité, compétence universelle
Extraterritorialité abusive : utilise un lien ténu comme prétexte pour exercer pv de régulation (EUA le font bcp v-à-v d’entreprises étrangères). Peut être utilisée pour protection ordre interna et lutter contre impunité (ex : Convention des EU contre la torture impose de juger auteur si pas extradé → manquement du Sénégal en 2012)
Pv de l’E sur les espaces maritimes sous juridiction nationale
E détient pv souverains inhérents et fonctionnels sur son plateau continental a des fins de protection et d’exploitation des ressources naturelles.
ZEE : droits exclusifs pour exploitation/exploration des ressources naturelles → MB fait compromis entre intérêt national et navigation interna + pv d’enquête sur navires étrangers pour mise en oeuvre mesure nationale
Pv de l’E ds les espaces internationaux
H-M non appropriable, ses ressources vont au premier arrivé, encadré par règles coutumières. E ont compétences perso sur les navires sous leur pavillon, (exception : pirates + navires poursuivis sont sous compétences ts E)
Inconvénient : pavillon de complaisance → solution : accord ponctuel sur un navire, reco de compétences étendues
Obligation générales pesant sur l’E
Interdiction d’emploi de la force sauf cas particuliers + légitime défense
Protection pop civile + droits autres E/ressortissants
Utilisation non dommageable du territoire : manquement de l’Afghanistan qui a laissé Al-Qaida fomenter attaque contre EUA. +/+ utilisé dans domaine écologique → Aff fonderie de trail ou EUA était dévastés par fumée venant du Canada
Environnement : obligations d’agir +/+ précises/étendues + ont obligation de coopérer même sur terri interna selon CIJ + réaliser études d’impact des projets et d’informer les E concernés
MB prévoit que ts E doivent agir pour préserver fonds marins, déjà affirmer par CIJ en 1945 + coopérer de bonne foi
Def et caractéristiques communes des immunités
exemption de charge/obligation :
I de juridiction : interdiction aux tribunaux du for de trancher litige impliquant le défendeur privilégié
I d’exécution : interdiction aux organes de l’E du for de prendre sur son territoire des mesure de contrainte a l’égard d’un E étrangers et de ses agents
Inviolabilité : protection interdisant toute acte de contrainte/détention envers les privilégiés.
Immunité de juridiction de l’E
I de juridiction de l’E et de ses agents met en jeu équilibre de considération → protection souveraineté, droit des privés d’accéder au tribunal, valeurs fonda…
? d’abus et interprétation complaisante → n’a de sens que si a une juridiction compétente car exception procédurale, n’est pas régime d’impunité → E tj invoqué ds resp civile (peut pas invoquer resp pénale)
Raison d’être de l’immunité de juridiction de l’E
Gouv ne peut être soumis à juridiction d’un autre E = restreint ses compétences → égalité des E
Résulte prétentions E + coutume interna : E accorde immunité + large sans se considérer tenu par DI → sujet réticence car veut pas trop élargir
Evolution de l’application de l’immunité de juridiction de l’E
Initialement est absolue(E a que fonctions régaliennes) → exception au pv juridique de l’E + ne peut exécuter jugement contre l’E.
XIXe : E devient interventionniste → diverses activités/ transnationales = - justifié de maintenir immunité absolu → TI ont refusé immunité qd E n’exerçait pas act souve
Aj : immunité de juridiction restreinte est coutumière
Activités exclues du champ de l’immunité de juridiction de l’E
Acte de jure gestionis : actes sans exercice de la puissance publique → transactions commerciales, contrat de travail…
Actes de jure imperii : acte exerçant la puissance publique sont en principe couvert par l’immunité de juridiction, mais E peut y renoncer (ex : consentement exercice pv juridiction de l’E étranger)
Bénéficiaires de l’immunité de juridiction
Affaire Tra To Nga : Viet victime agent orange attaque 14 entreprises pour D/I. 2024, CA Paris dit qu’on agit sous contrôle/sur ordre EUA → immunité de juridiction car émanation de l’E/dépositaire fonction de l’E. En l’espèce ont agit pour protection EUA. CA considère immunité aussi large n’est pas disproportionnée + requérante avait autre recourt aux EUA
Compatibilité de l’immunité de juridiction/exécution avc le droit d’accès à un tribunal
Reco immunité de juridiction à un E étranger introduit restriction au droit d’accès à un tribunal :
champ d’immunité est restreint ds Convention de 2004 : atteinte intégrité personne physique, D aux biens…
Victime peut agir devant tribunaux de l’E auteur et restriction que devant certains tribunaux, mais en pratique compliqué car tribunaux de l’E ne peuvent pas tj statuer sur certains actes de l’E + CEDH reco pas cette règle : si jure imperri alors immunité justifié, si jure gestionis atteinte injustifiée.
Exception immunité de juridiction pour des actes de jure imperii mais contraire à une norme fonda de DI ?
CEDH n’a pas constaté d’exceptions à l’immunité pour actes juri imperii violant des normes impératives/D fonda → Affaire All vs Ita : victimes torture attaquent All sans succès. 2004 : CdC ita reco qu’immunité s’applique pas qd actes sont crimes interna imputables à l’E. All saisit CIJ donnant tort à Ita, affirme qu’à pas de règles coutumières le permettant et n’a pas de conflit entre normes impérative et règles sur immunité car relève des exceptions liminaires
Débat : empêche construction régime juridique cohérent avc normes fonda vrmt effectives en laissant lacunes = victimes de déni de justice. Ita a donc pris une loi pour indemniser victime car décision CIJ viole accès procès équitable. Fr introduit rupture d’égalité entre les justiciables car admet immunité de juridiction mais exceptions pour indemnisation victimes. D’autres E supp immunité pour terrorisme
Protection coutumière et renforcé des biens et avoir de l’E
Protections moyens exercice puissance publique contre créanciers de l’E vs droit des créanciers → CIJ : biens protégés sont ceux pour une activité de service P non commerciale (biens culturels, militaires, BC, fonctions diplo/ consulaires/d’autorité).
Ne sont pas couverts : bien des fonctions commerciales privées de l’E
Condition pour que l’E renonce à son immunité d’exécution
Renonciation si I établie devant lui + expresse (pas présumée) + précise que s’étend à ses biens car lois nationales peuvent protéger biens contre mesures de contrainte et d’exécution forcée.
Certains E (EUA) prévoient exceptions qd est ? d’acte de terrorismes + mesure de gel/confiscation avoirs de BC sont prise comme contre mesure lors violation DI ( + permet garantie paiement réparation) → débat si E n’a pas subit de tort direct sur son territoire
Contre-mesures : doivent être proportionnées/réversibles car a aussi considérations économiques
Immunité d’exécution
Immunité contre l’exécution forcé d’une décision de justice, indépendante de l’immunité de juridiction.
Permet de protéger les biens de l’E contre fonds vautours contraignant les missions de souveraineté de l’E.
Immunités des personnes physiques réputées agir pour le compte de l’E
Agents diplomatiques ont besoins immunités car sont représentants + vulnérables car présent sur territoire étranger → doivent accomplir librement leurs missions de règlement des litiges/coopérations. E agit par leur intermédiaire donc doivent être immunisés, notamment chef E/Gouv/M des affaires étrangères (triade) qui peuvent engager l’E.
L’étendue des immunités des personnes physiques agissant pour le compte de l’E
I ratione materiae : actes accomplis dans l’exercice de fonctions imparties par l’E + exception
I ratione personae : + large, couvre acte ds exercices fonctions, titre privé et antérieur à exercice fonctions.
Exception : actes constitutif de crimes interna → permet lutte contre impunité. Ne concerne pas triade durant mandat (I pénale), mais ap. ne sont concernés que par I rm → sujet sensible : Affaire Yerodia.
Affaire Yerodia
RDC vs Belgique : M Yerodia poursuivie pour violations graves av. devenir M des affaires étrangères. Belgique avait déposé un mandat d’arrêt alors qu’était ministre → RDC dit qu’a méconnaissance immunité de juridiction. CIJ affirme que doit avoir immunité totale durant fonctions pour les accomplir pleinement.
Rappelle que n’a pas d’exceptions pour crime de guerre/contre l’humanité, sauf si E lève I de son représentant + peut être jugé pour des actes accompli à titre privé.
La pratique française concernant l’immunité des personnes physiques agissant pour le compte de l’E
Arrêt Bachar Al-assad : chef d’E syrien + directeur BC se prévalent d’I de juridiction devant juri Fr pour poursuite crime interna. CdC affirme que n’a pas d’exception en droit coutumier à l’immunité, et qu’est à la commu interna de la forger et non à un E, mais chef E bénéficie d’une I fonctionnelle après mandat ne pouvant être opposé en cas de crime de guerre/ c. humanité → cherche à créer un nvel équilibre.
Institution dotées d’une autonomie juridique protégée
OI ont généralement immunité de juridiction/exécution, mais n’a pas de régime communs :
+ souvent ds acte constitutif et protocole ouvert ratification E membres prévoyant étendu immunité.
Lois nationales en complément/à défaut convention applicable. Juge reco rarement règle coutumière obligeant E à octroyer immunité de juridiction car OI ne sont pas E/super E.
Permet d’éviter ingérence étatique, présomption est que tombe sur ts agissements sauf si OI y renonce expressément.
Les difficultés du régime d’immunité juridique des OI
OI n’ont pas de procédure arbitrale en cas de litiges avc privés → conflit avc droit d’accès à un tribunal. CEDH, 1999 : immunité juridiction et art 6 compatibles si existe voies alternatives → pression OI pour les créer
? application qd D/I pour victime → Mothers of Srebrenica, 2013 : décision de 1999 n’est pas transposable → déni de J.
Les personnes privées en DIP
Débat sur statuts pp en D interne et DI → depuis 2GM, sont reco comme sujets DIP : droits, obligations, patrimoine de droits, mais capacités limitées → sujets passifs = faut humaniser DI et diminuer protection des E. Xxx normes interna obligent E à adopter mesures créant D/O pour pp ds ordre juri interne → deviennent sujets médiats.
Les personnes privés considérés en leur qualité de ressortissant d’un E étrangers
E détermine lui-même critères de nationalité : critères démographique, idéologique… + immatriculation (conditionnée) pm. Limité par abus de droit/respect autres E. Effets juridique : est ce que bénéficie immunité diplomatique → opposable aux E. ? si a base fait de rattachement affectif, CIJ répond qu’E ont aussi devoir à remplir si lien effectif.
Standard international minimum de traitement dû aux étrangers
Coutume interna : protection contre arbitraire, déni de J, nationalisation sans indemnisation. Titulaire du droit est l’E et non la personne directement.
Exercice protection diplomatique par l’E de la nationalité
E de nationalité peut exercer protection diplo en engageant discussions avc E du litige : fait valoir droit de faire respecter DI en personne des ressortissants → prend fait et cause devant juridiction interna saisie d’un =/= entre E. Ne peut être exercée que pour un national après épuisement voies internes. Est discrétionnaire + transforme le =/= E/E → litige est non respect du droit de l’E ““
L’effectivité de la nationalité dans la protection diplomatique - l’Affaire Nottebohm
Affaire Nottebohm : nationalité doit refléter attachement réel et effectif à l’E pour qu’il exerce protection diplomatique + naturalisation formelle peut ne pas être reconnue par E.
Pour pp, effectivité ne s’applique pas sauf si xxx nationalité dont une par naturalisation. Peuvent exercer eux même recours ds certains cas si épuise recours interne, ou E peut reprendre litige
Le changement de paradigme après 1945 quand aux personnes privées comme sujets de DI
Selon Scelle : pp sont seuls et vrais sujets DI → création crimes interna + charte NU/DUDH… = pp peuvent s’appuyer sur DI/coutume primant sur leur E de nationalité
La reconnaissance aux personnes privées de la qualité de sujet passif du DI
Sujet passif : titulaire de D/O d’origine interna sans pouvoir sans capacité. D/O résultent dignité humaine, de normes prisent en D interne → peuvent lui être opposé + prennent en compte nvelle jurisprudence
Reconnaissance aux personnes privées de capacités internationales
Capacité normative résiduelle car reste aux E (sauf O régionales, grpe privé) par rapport aux acteurs nn étatique formant délégation auprès des E.
Capacité processuelles : déclencher procédure quasi contentieuse interna contre E pour non exécution norme interna causant préjudice. Compétence tribunaux sous réserve consentement E → permet action indépendante contre E nationale/étranger
Capacité délictuelle : privés répondent de leur actes au pénal en cas de crimes interna, mais résiduelle pour entreprises (mais ont bcp de D) : conflit avc droits des privés
Autre version de l’exercice de la protection diplomatique par l’E de la nationalité
E fait valoir droit propre au respect DI via protection diplomatique → redef par CIJ : sert à protéger DH garanti par traité + indemnité vise à réparer préjudice du privé, pas celui de l’E à travers national