1/15
Flashcards de vocabulaire couvrant les définitions fondamentales de la psychologie sociale, les niveaux d'analyse, les expériences historiques de facilitation sociale et le modèle d'activation de Zajonc.
Point de vue psychologique
Approche qui étudie les caractéristiques psychiques et recherche les explications au sein même du sujet individuel, défini par ses spécificités perceptives, motrices, cognitives et affectives.
Point de vue sociologique
Approche qui recherche les explications dans l'organisation et la structure sociales, définissant le sujet collectif à partir de ses appartenances de groupe, de son statut social et de ses rôles sociaux.
Point de vue psychosocial
Conception articulant l'individuel et le collectif comme deux pôles indissociables de l'activité humaine, au sein de laquelle les facteurs psychologiques et sociologiques exercent des influences réciproques.
Psychologie sociale (Jean-Léon Beauvois, 1998)
Discipline qui étudie les comportements, jugements, affects et performances des êtres humains en tant qu'ils sont membres de collectifs sociaux ou occupent des positions sociales qui influencent ces événements.
Regard ternaire (Moscovici, 1984)
Dépassement de la relation binaire Sujet-Objet par l'intégration d'un tiers médiateur, établissant une relation entre le Sujet individuel (Égo), le Sujet social (Alter) et l'Objet.
Facilitation sociale (Norman Triplett, 1898)
Amélioration des performances individuelles observée chez des sujets lorsqu'ils effectuent une tâche en présence de pairs engagés dans la même activité par comparaison à une production isolée.
Paresse sociale (Max Ringelmann, 1882–1887)
Diminution de l'effort individuel constatée lors d'une situation de traction collective à mesure que la taille du groupe s'accroît.
Expérience inaugurale de Triplett
Expérience sur 40 enfants de 9 à 13 ans enroulant un moulinet de canne à pêche en coaction compétitive, révélant 50% d'amélioration, 25% de détérioration (effet inhibiteur) et 25% sans effet mesurable.
Travaux scolaires de Burnham (1910)
Recherches comparant la classe et le domicile, révélant une supériorité en classe sur des tâches motrices et simples, mais une détérioration (et de meilleures performances seul) sur des tâches complexes et créatives.
Expérience d'Allport (1920)
Étude d'associations libres de mots montrant une supériorité quantitative en coaction durant la première minute, mais une inhibition qualitative des associations ultérieures nécessitant de l'originalité.
Expérience de Pessin (1933)
Étude de mémorisation de syllabes sans signification montrant que la présence d'un observateur ralentit l'apprentissage initial, mais permet une meilleure restitution une fois la liste maîtrisée.
Recherches animales (Harlow, 1932 ; Tolman & Wilson, 1965)
Travaux montrant que la présence de congénères facilite les conduites instinctives ou stéréotypées (prise alimentaire, accouplement, construction de nids), mais inhibe les apprentissages nouveaux ou complexes.
Modèle de Zajonc (1965)
Théorie posant que la présence d'autrui provoque une élévation de l'éveil général (drive / activation physiologique), ce qui favorise l'émission de la réponse dominante du répertoire comportemental.
Réponse dominante (Zajonc)
Réponse la plus accessible du répertoire d'un individu : lorsqu'elle est correcte (tâche simple ou maîtrisée), il y a facilitation sociale ; lorsqu'elle est incorrecte ou hésitante (tâche complexe ou en apprentissage), il y a inhibition sociale.
Méta-analyse de 1983
Synthèse de 241 études portant sur 24000 participants, confirmant que la présence d'autrui réduit l'efficience sur les tâches complexes et améliore les réponses sur les tâches simples et automatisées.
Expérience de Zajonc & Sales (1966)
Validation expérimentale utilisant des pseudomots à fréquences de répétition inégales, montrant que les sujets émettent significativement plus de réponses dominantes en présence de deux observateurs que seuls.