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Cartes de révision de vocabulaire et définitions mathématiques pour le cours de FSN (Applications, Fonctions réelles, Fonctions usuelles, Suites numériques, Théorèmes et Formules).
Quantificateur universel (∀)
Signifie « pour tout » ou « quel que soit ». La propriété doit être vraie pour chaque élément de l’ensemble indiqué.
Quantificateur existentiel (∃)
Signifie « il existe au moins un ». Il ne signifie pas qu’il en existe un seul.
Quantificateur d'existence et d'unicité (∃!)
Signifie « il existe un et un seul ». Il affirme à la fois l’existence et l’unicité.
Application f:A→B
Relation entre deux ensembles A et B telle que ∀x∈A,∃!y∈B,f(x)=y. Chaque élément de départ possède exactement une image dans l’ensemble d’arrivée.
Image d’un élément
Pour f:A→B et x∈A, c'est l’unique élément y=f(x) de B associé à x.
Antécédent
Pour y∈B, c'est un élément x∈A tel que f(x)=y. Un élément de B peut avoir zéro, un ou plusieurs antécédents.
Ensemble image Im(f)
Im(f)=f(A)={f(x) ; x∈A}={y∈B ; ∃x∈A,f(x)=y}. On a toujours f(A)⊆B.
Produit cartésien A×B
A×B={(a,b) ; a∈A et b∈B}. Ensemble des couples ordonnés dont la première composante appartient à A et la seconde à B.
Graphe d'une application
Pour f:A→B, c'est le sous-ensemble de A×B noté Γf={(x,f(x)) ; x∈A}.
Restriction d'une application
Pour f:A→B et A′⊆A, c'est l'application f∣A′:A′→B définie par ∀x∈A′,f∣A′(x)=f(x).
Prolongement d'une application
Si A⊆A′′, prolongement de f:A→B à A′′ est une application g:A′′→B telle que ∀x∈A,g(x)=f(x).
Corestriction d'une application
Pour f:A→B et B′⊆B tels que f(A)⊆B′, c'est l'application g:A→B′ définie par ∀x∈A,g(x)=f(x).
Composée g∘f
Pour f:A→B et g:B→C, application g∘f:A→C définie par ∀x∈A,(g∘f)(x)=g(f(x)).
Application injective
Application f:A→B vérifiant ∀x1,x2∈A,f(x1)=f(x2)⇒x1=x2 (ou x1=x2⇒f(x1)=f(x2)). Chaque élément de B a au plus un antécédent.
Application surjective
Application f:A→B vérifiant ∀y∈B,∃x∈A,f(x)=y, ce qui équivaut à f(A)=B. Chaque élément de B a au moins un antécédent.
Application bijective
Application f:A→B vérifiant ∀y∈B,∃!x∈A,f(x)=y. Chaque élément de B a exactement un antécédent ; équivalent à être injective et surjective.
Application identité (IdA)
Application A→A définie par ∀x∈A,IdA(x)=x.
Bijection réciproque (f−1)
Pour f:A→B bijective, application f−1:B→A vérifiant f−1∘f=IdA et f∘f−1=IdB, équivalente à ∀x∈A,∀y∈B,f−1(y)=x⇔f(x)=y.
Majorant d'une fonction sur D
Réel M∈R tel que ∀x∈D,f(x)≤M.
Minorant d'une fonction sur D
Réel m∈R tel que ∀x∈D,m≤f(x).
Fonction bornée sur D
Fonction à la fois majorée et minorée : ∃m,M∈R,∀x∈D,m≤f(x)≤M, ou de façon équivalente ∃C≥0,∀x∈D,∣f(x)∣≤C.
Fonction monotone sur D
Fonction f:D→R vérifiant [∀x,y∈D,x≤y⇒f(x)≤f(y)] OU [∀x,y∈D,x≤y⇒f(x)≥f(y)]. Elle est croissante sur tout D ou décroissante sur tout D.
Fonction paire
Fonction dont le domaine D est symétrique par rapport à 0 et vérifiant ∀x∈D,f(−x)=f(x).
Fonction impaire
Fonction dont le domaine D est symétrique par rapport à 0 et vérifiant ∀x∈D,f(−x)=−f(x).
Fonction périodique sur R
Fonction f:R→R telle que ∃T>0,∀x∈R,f(x+T)=f(x). Le réel T est une période.
Période fondamentale
Plus petite période strictement positive d'une fonction périodique, lorsqu'elle existe.
Logarithme népérien (ln)
Primitive de x↦x1 sur ]0,+∞[ qui s’annule en 1 : ln′(x)=x1 et ln(1)=0. Elle définit une bijection de ]0,+∞[ vers R.
Fonction exponentielle (exp)
Bijection réciproque de ln, notée exp:R→]0,+∞[ ou exp(x)=ex. Ainsi ex=y⇔ln(y)=x pour y>0.
Puissance réelle xα
Pour α∈R et x>0, xα=exp(αln(x)).
Fonction tangente (tan)
tan(x)=cos(x)sin(x) pour cos(x)=0. Son domaine est R privé des nombres 2π+kπ, avec k∈Z.
Fonction cotangente (cot)
cot(x)=sin(x)cos(x) pour sin(x)=0. Son domaine est R privé des nombres kπ, avec k∈Z.
Fonction arcsinus (arcsin)
Bijection réciproque de sin restreinte à [−2π,2π] et corestreinte à [−1,1]. Pour a∈[−1,1], θ=arcsin(a)⇔sin(θ)=a et θ∈[−2π,2π].
Fonction arccosinus (arccos)
Bijection réciproque de cos restreinte à [0,π] et corestreinte à [−1,1]. Pour a∈[−1,1], θ=arccos(a)⇔cos(θ)=a et θ∈[0,π].
Fonction arctangente (arctan)
Bijection réciproque de tan restreinte à ]−2π,2π[. Pour a∈R, θ=arctan(a)⇔tan(θ)=a et θ∈]−2π,2π[.
Sinus hyperbolique (sh ou sinh)
Fonction définie sur R par sh(x)=2ex−e−x.
Cosinus hyperbolique (ch ou cosh)
Fonction définie sur R par ch(x)=2ex+e−x.
Tangente hyperbolique (tanh)
Fonction définie sur R par tanh(x)=ch(x)sh(x)=e2x+1e2x−1.
Partie entière (⌊x⌋ ou E(x))
Pour x∈R, unique entier n tel que n≤x<n+1. C'est le plus grand entier inférieur ou égal à x.
Suite définie implicitement
Suite dont chaque terme un est caractérisé, pour chaque indice n, comme l'unique solution d'une équation ou d'une propriété dépendant de n.
Suite stationnaire
Suite constante à partir d'un certain rang : ∃N∈N,∃c∈R,∀n≥N,un=c.
Sous-suite (suite extraite)
Suite (vn) de la forme vn=uφ(n), où φ:N→N est strictement croissante.
Suite périodique
Suite vérifiant ∃p∈N∗,∀n∈N,un+p=un. L’entier p est une période de la suite.
Convergence d’une suite vers ℓ∈R
∀ε>0,∃N∈N,∀n≥N,∣un−ℓ∣<ε.
Divergence vers +∞ d'une suite
∀A>0,∃N∈N,∀n≥N,un>A.
Divergence vers −∞ d'une suite
∀A>0,∃N∈N,∀n≥N,un<−A.
Suite divergente
Suite qui n'admet aucune limite réelle finie. Négation quantifiée : ∀ℓ∈R,∃ε>0,∀N∈N,∃n≥N,∣un−ℓ∣≥ε.
Suites équivalentes (un∼vn)
Pour deux suites avec vn=0 à partir d'un certain rang : limn→+∞vnun=1. Quantifié : ∀ε>0,∃N∈N,∀n≥N,vn=0 et ∣vnun−1∣<ε.
Suites adjacentes
Deux suites u et v vérifiant simultanément : (1) ∀n∈N,un+1≥un ; (2) ∀n∈N,vn+1≤vn ; (3) limn→+∞(vn−un)=0.
Principe de récurrence
Si P(n0) est vraie et si, pour tout n≥n0, P(n)⇒P(n+1), alors P(n) est vraie pour tout n≥n0.
Théorème des gendarmes
Si an≤un≤bn à partir d’un certain rang et si an→ℓ et bn→ℓ avec ℓ∈R, alors un→ℓ.
Théorème de convergence monotone
Toute suite croissante et majorée converge ; toute suite décroissante et minorée converge.
Théorème de Bolzano-Weierstrass
Toute suite bornée de réels admet au moins une sous-suite convergente.
Dérivée de l'arccosinus
arccos est dérivable sur ]−1,1[ et arccos′(x)=−1−x21. Non dérivable en −1 et 1.
Dérivée de l'arcsinus
arcsin est dérivable sur ]−1,1[ et arcsin′(x)=1−x21. Non dérivable en −1 et 1.
Dérivée de l'arctangente
arctan est dérivable sur R et arctan′(x)=1+x21.